BOTOKEKY LAURENT

wikipedia.jpgdada.jpgSénateur de Madagascar en (1958-1959)

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com)

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Extrait de la table nominative 1958 à 1959

Laurent Botokeky [Sénateur de Madagascar].

Election

  • Elu le 8 juin 1958
  • Fin de mandat le 15 juillet 1959 (Cessation de mandat en application de l'ordonnance n°58-974 du 17 octobre 1958, relative au fonctionnement provisoire des pouvoirs publics)

Est nommé membre de la commission des affaires culturelles [21 janvier 1959].

Né le 5 décembre 1919 à Bosy (Madagascar)

Sénateur de Madagascar en 1958

 

 

A l’indépendance de Madagascar, Laurent Botokeky, est nommé Secrétaire d’Etat auprès de la Présidence chargé de l’Education Nationale, après avoir obtenu le certificat d'aptitude à l'enseignement, par le décret n°59-04/PR. L’enseignement est entièrement dispensé en français pour la discipline Malagasy.

Après-guerre, il adhère au Parti social et démocratique de Madagascar et des Comores, devient conseiller de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, et dirige le quotidien bilingue Ady Tsara, journal d'information politique, économique, social et littéraire.

Il est élu le 31 mars 1957 conseiller provincial de Tuléar sur la liste démocratique d'action sociale et économique, et est membre de la commission permanente et secrétaire de l'Assemblée provinciale de Tuléar.

Il se présente alors à Madagascar aux élections du 8 juin 1958 au Conseil de la République, où il est élu, avec l'étiquette Union et Progrès socialiste, par 28 voix sur 244 suffrages exprimés.

Il s'apparente alors au groupe socialiste.

Pour la première fois depuis d’indépendance de Madagascar en 1960, la Grande Ile est secouée en mai 1972 par un mouvement de contestation populaire de grande envergure.

Notable de Morondava, ce catholique fervent fut engagé dans une fraternité franciscaine, en même temps qu’il mena une carrière politique. En 1956, il est cofondateur, avec André Resampa, Philibert Tsiranana et Albert Sylla, du Parti social-démocrate, le PSD. Il est ministre de l’Éducation nationale sous la Première République (1960-1972), la réforme de 1970 porte d’ailleurs son nom.

Le Foyer Universitaire Malgache d’Arago qui avait la dénomination “LA MAISON DES ETUDIANTS DE MADAGASCAR” a été construit du temps de la colonisation.
Situé au 8, boulevard Arago - 75013 Paris, il permettait d’accueillir les enfants des colons et ceux de la classe privilégiée Malgache de l’époque.

Il a été mis sous l’autorité du gouvernement Malgache après l’indépendance donc rattaché à l’Ambassade de Madagascar à Paris.

La pose de la première pierre eut lieu solennellement le 09 Novembre 1960, sous la présidence effective du Premier Président Malgache : Monsieur Philibert Tsiranana, qui lors de son allocution a rappelé que ce Foyer sera “un Foyer de fusion des cultures Malgaches et Français où naîtra l’harmonie, si nécessaire, à la construction de notre commun avenir”.
Le Foyer Universitaire Malgache de Cachan fut inauguré officiellement le 18 Janvier 1962, par le chef d’Etat en personne en présence des hautes personnalités Françaises et Malgaches et ouvrit ses portes en installant ses premiers résidents le 1er Février 1962.

Le premier règlement intérieur régissant le foyer a vu le jour en novembre 1966. Il a été approuvé par le Ministre Laurent Botokeky.

DES MORTS, DES BLESSES, BEAUCOUP DE SANG

Le car de police renversé trois quarts ‘d’heure plus tôt est incendié. Les manifestants mettent également le feu au podium du rallye Agip édifié devant l’hôtel de ville. Cependant, la foule dans son ensemble reste étonnamment calme. Vers 11 h, les FRS sont lâchés. Ils ne se contentent plus de balancer des grenades lacrymogènes. Cette fois, ils tirent. Des rafales de mitraillettes crépitent autour de l’hôtel de ville. C’est la tuerie. Des dizaines de manifestants restent couchés au sol. Des vitrines de magasins bordant l’avenue s’effondrent. De grenades de « dissuasion » éclatent. Des cocktails Molotov lancés par des manifestants explosent dans les jambes des FRS. Des morts, des blessés, beaucoup de sang. Certains magasins sont transformés en infirmerie de fortune. Des ambulances arrivent. Des voitures particulières sont réquisitionnées pour transporter les blessés vers les hôpitaux. La foule entonne l’hymne national. Les gendarmes, toujours déployés en travers de l’avenue, n’ont pas bougé.

Pendant toute la matinée, en l’absence du président Philibert Tsiranana, en cure à Ranomafana, Victor Miadana, ministre des Finances, préside un conseil de cabinet qui décide la création d’une commission technique d’étude permanente de 72 membres – représentants du gouvernement, des enseignants et des enseignés – sur les problèmes de l’enseignement.

La radio annonce dans l’après-midi la démission de Laurent Botokeky, ministre des Affaires culturelles. Il est aussitôt remplacé par Norbert Ranohavimanana, un technicien de l’enseignement, dont la nomination devrait satisfaire les étudiants.

 

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Date de dernière mise à jour : mardi, 10 Février 2015

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