Le Fandroana malagasy

wikipedia.jpgdada.jpgTriomphe de l'idéologie monarchique

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com)

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Fandroana était la fête du Bain sacré, en usage autrefois chez les Merina du centre de Madagascar.

Les traditions en attribuent l'invention au roi Ralambo au XVIe siècle mais la comparaison avec les usages des peuples d'Asie du Sud-Est (Indonésie) apparentés aux Merina montre qu'il s'agit en réalité de la perpétuation de l'ancienne fête des eaux. Chez les Merina cependant, le Fandroana (qui signifie littéralement "bain") dont la célébration durait près d'une semaine avait également englobé la fête du nouvel an. Il avait été longtemps célébré au début du mois d'Asaramanitra ou Alahamady, inaugurant l'année du calendrier lunaire. À partir de l'année 1884 cependant, la célébration du Fandroana culmina le 22 novembre, à la fois jour d'anniversaire de la naissance et de l'accès au trône de la reine Ranavalona III. Le Fandroana faisait également alors office de fête nationale du Royaume merina.

Après l'abolition de la royauté en 1897, les autorités coloniales françaises le remplacèrent par la célébration du 14 juillet, célébrant en France la prise de la Bastille. Depuis cependant le milieu des années 1990, la célébration du Fandroana tend à revenir peu à peu par le biais des festivités de l'Alahamadibe.

 A l'instar des Chinois, les malagasy "anciens" ont fêté la nouvelle année un autre jour que le premier janvier suivant le calendrier grégorien. Le premier jour de l'année malagasy 2009 ou Alahamadibe 2009 correspond au 26 mars du calendrier grégorien. L'éphéméride malagasy est conçue suivant le mouvement astral. En effet, la notion de l'espace-temps est liée à la notion de destin chez les malagasy, et c'est cette considération qui régit son univers socioculturel.

En général, l'année qui dure 354 jours se subdivise en 12 mois lunaires de 28 jours, et la semaine malagasy commence le jeudi et se termine le mercredi. Par exemple, le premier mois Alahamady de l'année 2003 a commencé le 4 décembre et s'est terminé le premier janvier. Pour l'année 2004, il dure du 24 novembre au 22 décembre… Trois jours durant, danses, musiques, hiragasy, divers jeux, de la viande de zébu à profusion, lampions, kabary animeront les quelques communautés qui le célèbrent encore. l'Alahamady, n'est certes plus célébré avec le faste d'antan, mais l'on continue à le fêter à travers l'île, notamment en Imerina et dans la région Antemoro...

La durée d'un mois malagasy

La durée d'un mois malagasy (qui correspond à la lunaison) est variable.
Cette lunaison peut durer entre 28 à 31 jours. Il faut compter 28 jours pour Adaoro, Adizaoza, Alahasaty, Asombola, Alakarabo, Alakaosy, Adalo, Alohotsy alors qu'il faut attendre jusqu'à 31 jours avant que la nouvelle lune n'apparaisse en Alahamady, Asorotany, Adimizana, et Adijady.
Le 28ème jour est celui de la conjoncture et il faut compter 1 jour entre celui ci et l'apparition de la nouvelle lune voire 2 pour Alahamady, Asorotany, Adimizana et Adijady. Ces jours supplémentaires sont appelés - en astrologie - les « jours qui reviennent » et on en « tue » 1 -ou 2 jours- selon les mois..
Le mois malagasy dépend beaucoup de la lunaison et un astrologue, digne de ce nom, doit impérativement en tenir compte.
Les mois sont donc représentés comme suit : Alahamady, Asorotany, Adimizana et Adijady correspondent aux 4 grandes divisions astrologiques lunaires, soit les 4 angles d'une case. Ils possèdent chacun 3 destins : le « vava » le « vontony « et le « vodiny » alors que les autres mois - placés sur les côtés latéraux (2 sur chaque côté ) - ne comprennent chacun que 2 destins (vava et vodiny).

Le premier jour du mois est le jour de la nouvelle lune si celle-çi se produit avant 12h. Sinon, le premier jour du mois est le lendemain.

Le calcul se fait donc comme suit.
En 1964, l’Alahamady a commencé le 13 février 1864 à 16h02 . Mais comme on a dépassé le moment où le soleil est perpendiculaire au faitage de la maison (c’est à dire au zénith donc midi), le décompte doit donc se faire à partir du lendemain, c’est à dire le 14.
14 –1 vava alahamady 18 - 5 vody adaoro
15 – 2 vt " 19 – 6 vv adizaoza
16 – 3 vd " 20 – 7 vd
17 – 4 vv adaoro 22 – 8 vv asorotany :
Et ainsi de suite jusqu’à votre date de naissance…
La lunaison dure donc 29 jours sauf pour les destins mère où il faut compter 30 voire 31 jours avant que la nouvelle lune n'apparaisse. D’où une année compte 354 ou 355 jours et commence le premier jour du premier mois (qui porte le nom de Alahamady). Elle est donc différente du calendrier européen qui, basé sur sur le cycle solaire, dure par contre 365 jours (ce mode de calcul a été adopté par les Antalaotra)
Les astrologues s'appuient sur ce qui existe. En l'occurrence, c'est sur un calendrier lunaire, du strict point de vue astrologique, tout jour d'un mois lunaire qui dépasse le 28 est "tué" et a la même signification que le 28 ème jour.

Les noms des mois

Malgache

Arabe

Signe

Equiv. Grégorien

Alahamady

Al-h' amal

Bélier

mars-avril

Adaoro

Ath-thaûr

Taureau

avril-mai

Adizaozo

Al-dzaûza

Gémeaux

mai-juin

Asorotany

As-sarat ân

Cancer

juin-juillet

Alahasaty

Al-asad

Lion

juillet-août

Asombola

As-sumbula

Vierge

août-septembre

Adimizana

Al-mizan

Balance

septembre-octobre

Alakarabo

Al-aqrab

Scorpion

octobre-novembre

Alakaosy

Al-qaûs

Sagittaire

novembre-décembre

Adijady

Al-djadi

Capricorne

décembre-janvier

Adalo

Ad-dalû

Verseau

janvier-février

Alohotsy

Al-h'ût

Poissons

février-mars


Selon E.F. Gautier "Dans le Madagascar actuel, au XIX ème et XX ème siècle, l'Imérina, sur qui l'attention est restée longtemps concentrée, est la seule province peut-être qui ait eu un calendrier entièrement lunaire ; elle le doit apparemment aux musulmans comoriens, avec qui elle a été en relations faciles et suivies.

Avant de porter des noms arabes, les mois portaient des noms empruntés au sanscrit. Ces noms de mois, ont été, "suivant toute vraisemblance, d'un usage général dans l'île entière". Ce n'est qu'à partir du XVII ème siècle que ces noms ont peu à peu disparu pour laisser place à ceux que nous connaissons.



En 2004, la lune et le soleil entrent ensemble et en même temps le 19 avril à 1h43 du matin, dans le signe zodiacal de l'Alahamady, qui correspond au signe du bélier. Ce phénomène s’est produit (de 1890 à 2050) en : 1909, 1928, 1939, 1985, 2004 et se produira en 2023. Ce sont des faits astrologiques. Par ailleurs, cette année sera marquée par deux nouvelles lunes d'Alahamady, le 21 mars et le 19 avril 2004 ce qui a eu pour conséquence une éclipse partielle (et non totale) du Soleil. Ce qui est signe de gloire.

Le début de l'année se produirait lors de la nouvelle lune de la période où le Soleil entre ou vient d'entrer dans le signe du Bélier. Nous avons donc affaire à un calendrier luni-solaire puisque le nombre de mois (lunaires) va dépendre de la position du Soleil. 12 ou 13 mois selon les années.

En effet, tous les ans, si le soleil entre toujours dans le signe Alahamady le 21 mars, la lune, quant à elle, n’y entre que plus tard et leur alignement face à la terre sera l’éclipse totale du soleil, appelée encore nouvelle lune de l’Alahamady ou Tsinan’Alahamady, qui est le nouvel an malagasy (le 1er jour du 1er mois). Le soleil est entrée en 2004 dans le signe Alahamady (à l’angle 0°) ainsi que la lune. Leur alignement s'est fait en même temps le 21 mars. Selon les connaisseurs en astronomie, il y a eu deux Tsinan’Alahamady en 2004. En effet, le soleil et la lune se sont alignés une nouvelle fois dans le signe zodiacal de l’Alahamady le 19 avril 2004 à 16h 22mn. Ce sont des faits scientifiques qui n’ont rien à voir avec la foi ou toute idée de culte.

Asaramanitra, nouvel an malagasy

Selon le calendrier malagasy, qui est luni-solaire, l'Asaramanitra marque le nouvel an. Ralambo a créé ex nihilo le Fandroana “Fête du Bain”, et qui signifie bain royal et populaire, mais il l’a profondément modifié. Antérieurement, le Fandroana, à la fois rituel agraire et fête dynastique de bain des reliques royales, avait lieu au début de l’année solaire, au début du mois d’Asaramanitra de l’ancienne année à dénomination sanscrite. Ralambo l’inscrivit dans le calendrier d’origine arabe et le situa au premier croissant de la lune du Bélier (Alahamady) au jour anniversaire de sa naissance. Derrière le rituel dynastique, il personnalise la fête et organise son propre culte, abandonnant désormais l’Alakaosy, “Lune du Sagittaire”, à la célébration des anciens princes.

TABLE DE CONCORDANCE DES MOIS DANS LES DIFFERENTS NOMS QU'ILS ONT PROTES (dréssée par E.F. Gautier)

Première nomenclature
(empruntéeà l'arabe ; signes du zodiaque)

Deuxième nomenclature
(empruntée au sanscrit)

Mois français
(correspondants en pays Antaimoro et en 1904)

Alahotsy (Pisces)

Asaramasay

Mars

Alahamady (Ariès)

Asarabe

Avril

Adaoro (Taurus)

Vatravatra

Mai

Adizaozy (Gemini)

Asotry

Juin

Asorotany (Cancer)

Hatsiha

Juillet

Alahasaty (Leo)

Volasira

Août

Asombola (Virgo)

Fosa

Septembre

Adimizana (Libra)

Maka

Octobre

Alakarobo (Scorpius)

Hiahia

Novembre

Alakaoza (Sagittarius)

Fisakamasay

Décembre

Adijady (Capricornus)

Fisakavy

Janvier

Adalo (Aquarius)

Volombita

Février

 

LES NOMS DES JOURS

Jour

Nom

Dimanche

Alahady

Lundi

Alatsinainy

Mardi

Talata

Mercredi

Alarobia

Jeudi

Alakamisy

Vendredi

Zoma

Samedi

Sabotsy

 



Andrianampoinimerina, pour concrétiser sa puissance spirituelle ancestrale et la sienne, va remodeler la cérémonie la plus ancienne et la plus importante: l’Asaramanitra "Fandroana", appelée inexactement le " bain royal". "Ralambo institua le Fandroana en souvenir des ancêtres, ainsi que pour les sanctifier et les invoquer, je n’y changerai rien. Voici maintenant ce que j’ai à dire, je m’emploie, moi le roi, à les sanctifier et pour cela, à l’occasion du Fandroana , vous sacrifierez un bœuf volavita et un autre qui soit beau, sur chacune des douze collines où reposent mes ancêtres, voilà ce que vous leur offrirez au retour du Fandroana. Je vous en informe, ô mes sujets, pour que vous n’y changiez rien et que vous vous rappeliez mes ancêtres . Vous pourrez ainsi me sanctifier en en augmentant le nombre. Mes douze femmes correspondent en nombre aux douze collines sacrées, elles m’offrent le " hasina", offrande de piastre entière au moment du Fandroana, elles font prendre le "jaka" et le " tatao" , viande consacrée à la population et datant du Fandroana de l’ année d’avant, pour permettre aux gens de vieillir et atteindre mille ans, voilà ce que vous ferez, ô mes sujets, car ce sont là mes ancêtres que vous prierez. Voici les sommets que vous invoquerez : Ampandrana , Merimanjaka, Alasora, Ambohitrabiby, Antananarivo, Ambohimanga, Ambohidratrimo, Ilafy, Namehana et les douze collines sacrées des ancêtres à ajouter aux noms précédents, voilà ce que vous invoquerez quand vous prierez pour moi. Quand vous invoquerez vos ancêtres, il faudra vous rappeler que les miens précèdent les vôtres".

À Anosimanjaka, les Zana-dRanavalona célébraient depuis plus longtemps le 22 novembre, date que la dernière reine Ranavalona III, avait fixée pour la célébration du Nouvel An malagasy. Ce rite n'a rien changé depuis. Toute la communauté s'est donnée rendez-vous à Ambatondrafotsy pour la traditionnelle « Fandroana » à partir de 8 heures. L'eau purificatrice, l'eau symbole du pardon a été le fil conducteur de cette pratique de Fandroana. On a enchaîné avec l'abattement du zébu à l'issue duquel on a distribué la viande parfumée ou « hena manitra ». Le nouvel an est également une occasion pour rendre hommage aux aînés d'où le fameux « solombodiakoho » qui a été offert à tous les plus de 70 ans.

La vie quotidienne du Malagasy se base ainsi sur les astres et son rapport avec la lune. Caractérisé par le Bain Royal et le culte des Ancêtres, depuis le règne de Ralambo (1575-1610), à travers tous les lieux sacrés du centre du pays, l'Alahamady est synonyme d'ablution et de purification. En cette période, amis et ennemis se serrent la main, fraternité et convivialité sont les maîtres mots, différends et autres rancunes sont jetés aux oubliettes…

En outre, l'Alahamadibe est un grand événement dans la tradition malagasy. Il marque la fin de la période pluvieuse ou Fararano et le début de la moisson. C'est en quelque sorte la fin de la misère. L'Alahamadibe coïncide également avec la célébration de l'anniversaire de trois souverains malagasy que sont Ralambo, Andriamasinavalona et Andrianampoinimerina. Pour ces différentes raisons, la nouvelle année malagasy, est célébrée dans la joie et dans l'allégresse, comme il se doit, à chaque début d'année.

Le premier mois hébreux appelé Nissan ou Abib est exactement similaire au 1er mois malagasy, à la différence qu’ils fêtent la pleine lune du mois à Pâques ; les chrétiens, quant à eux, fêtent Pâques le premier dimanche après la pleine lune du mois hébreux.

L'Alahamady n'est en fait que la plus forte expression du Culte des ancêtres, récupérée par la Royauté. Cette cérémonie traditionnelle se déroule au début de l'année lunaire, dans les premiers jours du mois Alahamady qui est, par excellence, le moment de la sanctification. Le Fandroana est un bon exemple d'institution bien établie, car il comporte une structure interne bien définie...

Le Fandroana se déroule au début de l'année lunaire, dans les premiers jours du mois Alahamady qui est, par excellence, le moment de la sanctification (Taona fihasinana). Les préparatifs commencent à la fin du mois précédent, c'est-à-dire bien avant l'apparition de la nouvelle lune d'Alahamady lorsque la lune d'Alohotsy est sur son déclin.

Dès que le souverain a solennellement annoncé l'approche de la fête, la vie prend un cours anormal : les marchés sont suspendus. Défense est faite de mettre à mort aucun animal, sauf les volailles que seul le peuple a la permission de tuer. Quant au souverain, il sacrifie un coq rouge l'avant-veille du nouvel an. Sa famille remplace les nattes des tombeaux royaux la journée suivante (veille 1er Alahamady), qui se termine par le bain proprement dit, considéré comme la dernière purification de l'année.

Aussitôt que le souverain s'est baigné, il proclame sa puissance sacrée, par une phrase rituelle : « Ho masina anie aho ! » Les assistants mangent alors le riz mêlé de miel et de la viande conservée du Fandroana précédent, sorte de communion destinée à renforcer l'union du peuple autour du souverain.

Le premier jour d'Alahamady est consacré aux sacrifices des bœufs. L'hommage aux ancêtres se déroule la semaine suivante concurremment avec les offrandes de cadeaux, signes d'affection mutuelle entre parents et enfants, frères et sœurs. Chaque classe de la population remet une piastre au souverain, en signe d'allégence et de rachat du droit de vivre (« vidin'aina »).

Sa signification profonde

Voir dans cet ensemble de cérémonie, la répétition pure et simple de gestes traditionnels serait en méconnaître la signification profonde du Fandroana. Le Fandroana est un bon exemple d'institution bien établie, car il comporte une structure interne bien définie. Ainsi, le sacrifice du coq rouge est un « Faditra », explicitement destiné à éloigner le mal et la mort. Le sang du coq rouge est plus tard porté au Nord du foyer, près du souverain qui s'en oint diverses parties du corps en guise de « Sorona ». Parallèlement, l'action de se baigner ou de s'asperger est une purification (sens de conjuration), c'est un geste religieux. Mais on la fait suivre immédiatement d'une bénédiction et de l'offrande du « Hasina », de manducation du riz mêlé de miel et de viande : c'est le « Santatra » alimentaire de l'année nouvelle. Quand à la première journée du mois Alahamady, elle est toute entière consacrée à l'augmentation collective du « Hasina », c'est-à-dire que les sacrifices des bœufs reçoivent l'appellation en même temps de « Sorona » - « Santatra » - « Hasina », et ces sacrifices s'accompagnent d'invocations aux ancêtres royaux. Invocations destinées à faire participer le roi à leur puissance sacrée.

Le jour du 1er Alahamady est Andro tsy maty (exempt de sanctions pénales, liberté de mœurs, pas d'interdits du mariage). C'est aussi le jour où l'on célébrera de préférence un mariage, où l'on adoptera ou rejettera un enfant car toute relation sociale créée ce jour là sera d'une parfaite stabilité. Le Fandroana peut donc être défini comme une véritable liturgie cosmique de la vie et de la mort ou, plus exactement comme un rite collectif de passage de la mort à la vie. Jusqu'au bain royal domine l'aspect conjuratoire, mais dès que le souverain a proclamé sa puissance sacrée, lui et son peuple franchissent le seuil d'une existence nouvelle symbolisée par la nouvelle lune. Le Fandroana est la manifestation la plus forte de l'intégration de la société humaine au cosmos et du rôle médiateur attribué au souverain. Véritable grand-prêtre le souverain est à la fois l'acteur principal et le bénéficiaire des cérémonies. Le souverain entraîne à sa suite tout son peuple dans l'année nouvelle, et dès qu'il a proclamé sa puissance, la première offrande de « Hasina » exprime la soumission des sujets tout comme la manducation des prémices exprime l'union avec le roi. Tout se passe comme si la parole royale recréait le monde. La conjonction parfaite de cette parole et d'un phénomène cosmique ne signifie pas autre chose que la victoire de la société sur le temps, donc celle de l'homme sur la mort. Le même processus s'est fait dans les croyances. La réincarnation s'accomplit en fonction du statut terrestre de l'individu.

Commentaires (2)

1. Fiti mercredi, 12 Avril 2017

Efa neken'ny Avo indrindra io anarana malagasy io matoa tanteraka

2. Andriantseheno jeudi, 21 Février 2013

Instructif mais absolument pénible à lire en raison de son obsession "malgachiste"! Car pourquoi s'obstiner à appeler "malagasy", ce qui n'est que MERINA. A quoi rime ce négationnisme de soi, de sa culture et de sa propre identité ancestrale qui relève de la pathologie servile sur fond d'aliénation? Sa dia tena maty fanahy tokoa ny merina ka tsy afaka ny tsy ibadabada ny redirenin'ny vazaha rehetra? Ce sont les colonialistes français qui ont inventé les "malgaches" pour en faire leurs esclaves jusqu'à la fin des temps. Le "peuple malgache" n'existe pas, pas plus que la "langue malagasy" ou le "fomba malagasy", sauf dans la cervelle lessivée de leurs esclaves devenus incapables de se regarder autrement qu'à travers les yeux de leur maître, ou plutôt de leur propagande, qui leur nie jusqu'au simple doit d'exister par eux-mêmes. Je trouve particulièrement choquant.que l'on puisse associer à des élucubrations malgachistes le nom de Ralambo qui a "officialisé" (et non "inventé"!) depuis le XVIe siècle le nom de MERINA-AMBANIANDRO, sans parler d'AndrianampoiniMERINA qui n'a sans doute jamais entendu prononcer de sa vie cette appellation injurieuse française de "malgache". Un sobriquet méprisant pour qualifier les "gens les plus insignifiants" comme témoignait Robert Drury, ce captif anglais des Sakalava au début du XVIIIe siècle.En fait, le "malgache" n'était d'abord que l'esclave nègre de Madagascar, si avidement recherché par les négriers français, jusqu'à ce que les Anglais n'en déforment la prononciation en "malagasy"... Aucune personne, aucun peuple, aucune langue, aucune localité de Madagascar ne s'est jamais appelé "malagasy".

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Date de dernière mise à jour : mardi, 13 Août 2013

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