RELIGIONS ET CROYANCE

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la croyance traditionnelle manifeste l'existence d'un seul Dieu

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com - tany_masina@yahoo.fr)

Religion

La religion est l'ensemble des croyances, sentiments, dogmes et pratiques qui définissent les rapports de l'être humain avec le sacré ou la divinité. Une religion particulière est définie par les éléments spécifiques à une communauté de croyants : dogmes, livres sacrés, rites, cultes, sacrements, prescriptions en matière de morale, interdits, organisation, etc. La plupart des religions se sont développées à partir d'une révélation s'appuyant sur l'histoire exemplaire d'un peuple, d'un prophète ou d'un sage qui a enseigné un idéal de vie.

La religion peut être définie par ses trois grandes caractéristiques :

  • Les croyances et les pratiques religieuses
  • Le sentiment religieux ou la foi
  • L'union dans une même communauté de ceux qui partagent une même foi : l'Eglise. C'est ce qui différencie une religion de la magie.

L'étude des religions, disparues ou existantes, montre le caractère universel de ce phénomène et une très grande variété dans les doctrines et les pratiques rituelles. On distingue généralement les religions dites primitives ou animistes, les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, shintoïsme, confucianisme, taoïsme…) et les religions monothéistes issues de la Bible (judaïsme, christianisme, islam), le christianisme ayant lui-même donné naissance à plusieurs religions ou Eglises chrétiennes (catholique, orthodoxes, protestantes, évangélique…)

Croyance

La croyance est le processus mental expérimenté par une personne qui adhère à une thèse ou des hypothèses, de façon qu’elle les considère comme vérité, indépendamment des éléments de réalité confirmant ou infirmant cette thèse ou ces hypothèses.

En ce sens elle s’oppose à la notion d’esprit critique, et trouve son antithèse dans l’instrumentalisme qui considère que les modèles scientifiques ne sont que des instruments nous permettant de concevoir commodément les phénomènes.

Par métonymie, le terme désigne aussi l'objet de cette croyance. Le concept philosophique de croyance fait partie de la théorie de la connaissance. Les croyances, qu’elles soient religieuses, scientifiques, superstitieuses ou autres, sont aussi un objet d'étude de l'anthropologie culturelle.

Croyances, religions et philosophies

Les religions et philosophies sont bâties sur un ensemble de croyances, et fonctionnent grâce à des dogmes, ou à des doctrines auxquels le croyant adhère. Le croyant est alors celui qui a la foi, c’est-à-dire qu'il se situe dans un état d'adhésion réfléchie et active aux éléments fondamentaux de sa religion. Les croyances fondamentales varient selon les religions. Selon Tylor, la croyance en une âme immatérielle et subsistant après la mort est à l'origine de toutes les religions, et constitue donc l'élément primordial. De même, Paul Diel7 présente dans La Divinité un enchaînement logique, sous l'angle psychanalytique, reliant l'animisme au monothéisme, avec l'effroi métaphysique comme moteur principal. L'angoisse de la mort serait donc à la base de la croyance en une divinité. La paléoanthropologie situe l'apparition des rites funéraires dans les sociétés préhistoriques dès - 300 000 ans par des marques de rituels autour des morts, puis avec plus de détails avec des sépultures dès - 100 000 ans. Les concepts d‘âme et d‘au-delà seraient donc nés dans cet intervalle.

Les croyances relatives aux mythes, légendes et divinités sont alors des croyances secondaires sur lesquelles sont bâties les doctrines spécifiques de chaque religion, dont l'observation par les individus conditionne leur sort dans l'au-delà. Selon D'Holbach, seule la peur suscitée par les puissances imaginaires est responsable de l'attitude religieuse. La part de chacune de ces croyances, âme, mythes, êtres divins, varie selon les religions. Par exemple, le taoïsme et le bouddhisme ne nécessitent pas une croyance en un ou plusieurs dieux, alors que dans les religions monothéistes, la croyance en Dieu est l'élément primordial. Dans tous les cas, cependant, la croyance que la conformation de l'individu à l'ordre des choses révélées par les mythes, ou aux révélations divines, conditionne ce qu'il advient de l'âme après la mort constitue la base du fonctionnement de la religion et de l'application de ses dogmes.

De même, les philosophies sont bâties sur des croyances relatives à la nature de l'univers et au sens de l'existence. Ainsi, l'hédonisme postule que les plaisirs sont le sens de la vie. Pour le stoïcisme comme pour le bouddhisme, c'est au contraire la capacité à s'en détacher. Un postulat fréquent est l'univers a un ordre préétabli, appelé logos, et que le but de la vie est de s'y conformer au mieux. Pour le pythagorisme, ceci peut se faire à travers la connaissance des nombres.

Plus généralement, tout sens de l'existence ou de l'histoire est une croyance. Les idéologies comme le libéralisme et le socialisme sont ainsi des croyances.

L'athéisme est la croyance en la non-existence d'un Dieu.

L'agnosticisme est l'absence de croyance.

Eglises et religions

Madagascar est un état laïc où il est possible de pratiquer librement le culte de son choix. Environ 50% des Malgaches se réclament de l’une ou l’autre confession chrétienne. La minorité musulmane, entre 5 et 8% de la population, est surtout présente dans le nord-est de l'île.
Le culte des ancêtres occupe une place primordiale à Madagascar et cohabite avec les religions du Livre.

Le culte des ancêtres

L'origine complexe du peuple Malgache a créé des coutumes diverses et particulières. En dépit des nombreuses configurations ethniques et des notions de clans, le pays véhicule un même langage et la croyance à la puissance des ancêtres défunts est répandue à travers toute l'île.

Bien que la croyance traditionnelle manifeste l'existence d'un seul Dieu, omniprésent et omnipotent portant le nom d'"Andriamanitra" (Le Seigneur Parfumé) ou celui d'"Andriananahary" (Le Seigneur Créateur), c'est plutôt vers les ancêtres divinisés ou "Razana" que se portera son culte.

Le culte des ancêtres est une célébration de la "science de la vie", car les défunts sont porteurs de pouvoir et sont défenseurs de la vie sur terre, matérielle autant que spirituelle. Chaque ancêtre garde son individualité et ses attaches familiales.

Son pouvoir est révélé à travers des "ordres sacrés" qui dictent l'organisation politique, culturelle, médicale de la famille ou de la communauté.

La croyance considère que certains sinistres comme les accidents, les maladies sont les conséquences d'un manquement au culte des ancêtres.

C'est une justice infligée par ceux-ci pour avoir violé un "fady" (tabou), par exemple.

À chaque grande occasion marquant la vie (construction d'une maison ou d'une pirogue, d'un mariage, etc) "Razana" sera consulté, invoqué.

Des animaux (poulets, zébus) ou des aliments (rhum, miel, etc.) seront alors offerts en sacrifice ou en libations.

Le protestantisme

La date de l'arrivée des missionnaires protestants à Madagascar remonte en 1818.
Les Gallois David Jones et son ami Thomas Bevan ont été les premiers missionnaires protestants dans ce pays. Ils débarquent à Tamatave vers la fin de l'année 1818.

La première évangélisation de l'île est due à des missionnaires protestants gallois en 1820 (date d'arrivée des missionnaires gallois David Jones et Thomas Bevan envoyés par la London Missionary Society. Ils s'attelèrent tout d'abord à traduire la Bible en langue malgache et à publier celle-ci - cocréant pour l'occasion un alphabet latin pour la langue, avec le roi Radama. Ils seront ensuite épaulés par de nombreux autres de la même mission. La mission protestante norvégienne et la mission catholique française viendront les rejoindre à partir du milieu du XIXe siècle. Ces missionnaires entreprirent la construction d'églises et d'écoles. Début 1835, la reine Ranavalona I a vigoureusement persécuté les premiers convertis au christianisme dans une tentative pour stopper l'influence culturelle et politique européenne sur l'île. En 1869, un successeur, la reine Ranavalona II, se convertit au christianisme et encouragea l'activité missionnaire chrétienne, brûlant les Sampy (idoles royales) dans une rupture symbolique avec les croyances traditionnelles.

L’Islam

L’Islam à Madagascar est lié aux migrations sur la côte-est. Les populations antemoro, antambahoaka, et antanosy se réfèrent toutes à un premier ancêtre : Raminia, venu de La Mecque. Aujourd’hui, l’Islam est véhiculé par les musulmans indo-pakistanais qui financent les mosquées et les écoles coraniques.

Mosquée Sunnite : à Ambatonakanga
Mosquée Khoja : à Ankorondrano et Tsaralalàna
Mosquée Bohra : à Anosizato et Behoririka
Mosquée Aga Khaniste : à Andohan’Analakely

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