CARDINAUX DE MADAGASCAR

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Les missions catholiques aux XIXe et XXe siècles ou missions pontificales

recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy58@gmail.com)

Les missions en Océanie et à Madagascar

C'est en Louisiane et en Océanie que les ardeurs des nouveaux missionnaires français sont sollicitées en premier lieu. Le père Pierre Coudrin, fondateur de l'ordre de Picpus en 1800 offre ses services en 1824 à la congrégation de la Propagande. Le cardinal della Somaglia lui désigne les îles Sandwich où débarquent deux ans plus tard trois picpuciens dont l'un a le titre de vicaire apostolique. C'est que l'Océanie a commencé à être démarchée par des rivaux protestants. La compétition est difficile. Les picpuciens sont rejetés de la première île où ils avaient débarqué. Il faudra l'intervention de la marine française, en 1839 pour rétablir la liberté de culte aux îles Sandwich.

L'Océanie orientale avait été confiée aux picpuciens, c'est aux maristes que Grégoire XVI confie l'Océanie occidentale à partir de 1833. Les missionnaires lyonnais doivent affronter à la fois les cannibales et les protestants. La compétition est rude : mis en difficulté par les cannibales aux îles Gambier, rejetés de Tahiti par les protestants en 1836, les catholiques arrivent à prendre pied chez les Māori de Nouvelle-Zélande (1838), à Wallis (1840), aux îles Samoa, etc. Quand le mariste Gaudet arrive aux Nouvelles-Hébrides, en 1887, les presbytériens, alertés, débarquent à leur tour. Le père Pompallier, mariste, est le premier vicaire apostolique d'Océanie occidentale. La pédagogie missionnaire qu'il a tenté de développer en direction des Māori de Nouvelle-Zélande peut s'exprimer ainsi :

  • Respect des coutumes indigènes
  • Exposition graduelle de la morale et de la doctrine chrétienne
  • Enseignement progressif pour préparer les catéchumènes.
  • Des catéchistes parachèvent le travail de conversion.

Marie-Françoise Perroton, une ancienne dizainière de Pauline Jaricot est la première femme missionnaire. En 1846, Elle débarque à Wallis, âgée de 50 ans, sous le nom de Sœur Marie du Mont-Carmel. Ce n'est que 12 ans plus tard qu'elle recevra, à Futuna, le renfort de 3 nouvelles compagnes.

La reine Ranavalona avait interdit l'accès de Madagascar aux étrangers, mais en 1853 trois Français avaient obtenu de fonder une société d'exploitation. Le Père Marc Finaz arrive, déguisé, à Madagascar en 1855 et se lie d'amitié avec le prince héritier Rakoto Kakoto, qui, en contact avec les Jésuites de l'île Bourbon, est favorable aux catholiques. En 1861, Rakoto succède à sa mère et autorise les prêtres et pasteurs à prêcher la religion chrétienne.

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