ARCHEVÊQUES D'ANTANANARIVO

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créée en 1841, par détachement de celle de l'île Bourbon

recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy58@gmail.com)

Liste des archevêques d'Antananarivo

(Archidioecesis Antananarivensis)

La préfecture apostolique de Madagascar est créée en 1841, par détachement de celle de l'île Bourbon (aujourd'hui La Réunion).

Elle est érigée en vicariat apostolique en 1848, rétrogradée au rang de préfecture apostolique dès 1849 du fait des difficultés pour pénétrer l'île, puis de nouveau érigée en vicariat apostolique le 5 mai 1885.

Celui-ci change de dénomination en 1898 pour devenir le vicariat apostolique de Madagascar Centrale, puis une nouvelle fois le 20 mai 1913 pour devenir le vicariat apostolique de Tananarive.

Il est érigé en archevêché le 14 septembre 1955 puis change de dénomination le 28 octobre 1989 pour devenir l'archevêché d'Antananarivo.

Est préfet apostolique

  • décembre 1841-† 22 septembre 1847 : Pierre Dalmond, préfet apostolique de Madagascar.

Dalmond, Mgr Pierre De 1800? à 1847

Né à Cambieu, près de Villefranche (Tarn) il fit ses études secondaires à la Fage et entra au grand séminaire de Montpellier. Ordonné prêtre à Albi en 1824.

Après avoir été vicaire à Gaillac et un an curé à Marnaves, il part en 1826 pour la Guadeloupe où il passe quatre ans. Mais le climat l'oblige à revenir en France.

Une rencontre avec l'abbé Henri de Solages, originaire lui aussi du diocèse d'Albi, et qui vient d'être nommé Préfet Apostolique de Bourbon (La Réunion), Madagascar et des îles de l'Océan Indien, le décide à partir porter l'Évangile dans ces terres lointaines. Il arrive à Bourbon en janvier 1831.

D'abord vicaire à Saint-Paul, puis à Saint Denis, il est nommé Vice-Préfet Apostolique pendant que M. de Solages tente de pénétrer à Madagascar.

Après l'échec de ce dernier qui meurt de misère à Andevoranto, sur la côte est malgache, le 8 décembre 1832, M. Dalmond se sent appelé à aller, à son tour, évangéliser Madagascar. Il apprend la langue malgache et, en 1837, se rend à l'île Sainte Marie, à proximité de la côte est de Madagascar, qui, depuis le 30 juillet 1750, relève de la France. Il en repart le 5 octobre suivant, après y avoir conféré 180 baptêmes, "dont un tiers d'adultes," a-t-il précisé. Il refit deux nouveaux séjours à Sainte Marie, l'un de six mois en 1838, l'autre de huit mois en 1839. A son départ, il laisse dans les 1 500 baptisés.

En 1840 nous le retrouvons à Nosy Be, île près de la côte nord ouest de Madagascar, où la principale reine de l'île, Tsiomeko, alors âgée d'une quinzaine d'années, le prie de se fixer dans son village. Il y ouvre une école, et la reine prend place parmi ses élèves pour apprendre à lire et à écrire. Après un séjour de huit mois, il retourne à Bourbon (octobre 1840), laissant "environ une cinquantaine d'adultes disposés pour le baptême."

A Bourbon, où il doit remplir à nouveau les fonctions de Vice-Préfet Apostolique pendant un voyage en France du titulaire de la charge, M. Poncelet, il compose en malgache un livre de prières, un catéchisme, un recueil de cantiques et un Abrégé d'Histoire Sainte, de l'Ancien et du Nouveau Testament. Dans les années qui suivent, il fera paraître, en 1842, un Vocabulaire et grammaire pour les langues malgaches Sakalave et Betsimisara (sic), et en 1844 un Vocabulaire malgache-français pour les langues Sakalave et Betsimisaraka.

En décembre 1841, il apprend que Rome a fait de Madagascar une préfecture apostolique détachée de Bourbon, et qu'il en est le premier titulaire.

L'année suivante, après un rapide passage à Nosy Be, il débarque à la baie de Saint-Augustin, sur la côte sud-est de Madagascar. Mais il ne fait que prendre un premier contact avec les habitants de la "Grande Ile," et repart le 13 novembre pour Nosy Mitsio, au large de la côte nord-ouest. "Je baptisai douze personnes, a-t-il noté; il y avait environ cent cinquante adultes disposés au baptême, mais étant seul et devant faire un voyage en France pour chercher des missionnaires je n'osai les baptiser."

En effet, il est à Rome en mai 1844. Après avoir pu exposer la situation de la mission dont il a la responsabilité à Grégoire XVI, il s'adresse au Père Roothaan, Général de la Compagnie de Jésus, qui lui promet des aides. A Paris, le Père Libermann, fondateur de la Société du Saint Cœur de Marie, lui donne les mêmes assurances.

Le 24 décembre 1844, il est de retour à Bourbon avec deux missionnaires du Saint Cœur de Marie, MM. Webber et Richard, et six Jésuites: quatre Pères et deux Frères Coadjuteurs. Les premiers sont destinés au nord de Madagascar et aux îles voisines; les seconds au sud.

Sans retard M. Dalmond exécute ce plan qui annonce la réalisation de ses plus chers désirs. Mais Mayotte, dans l'archipel des Comores, vient d'être choisie comme siège de l'administration française des "Petites Iles." M. Dalmond en fait le centre de la mission confiée aux missionnaires du Saint Cœur de Marie, et dès janvier 1845, il y conduit MM. Richard et Webber. A peine revenu à Bourbon, il s'embarque avec les Jésuites pour la baie de Saint Augustin (embouchure de l'Onilahy) où ils arrivent le 17 juin. L'accueil chaleureux de la population tourne à l'hostilité après l'arrivée sur les lieux d'un baleinier dont le capitaine se dit américain. Les missionnaires ne peuvent rester et profitent du passage d'un navire français pour rejoindre Bourbon (9 novembre). Ils y retrouvent M. Webber dont la santé a été fortement éprouvée par le climat de Mayotte.

Abattu par ces difficultés, M. Dalmond traverse alors une période de découragement. Il suggère à la Congrégation de la Propagande de confier la mission de Madagascar aux seuls Jésuites, et demande à entrer lui-même dans la Compagnie de Jésus. S'adressant au provincial des Jésuites de Lyon, il écrit: "Depuis vingt ans que je suis dans les colonies, mes forces physiques n'ont pas diminué ... mais les forces morales sont très affaiblies." Il signe sa lettre: "Préfet apostolique de force, Jésuite de cœur."

Ses désirs ne sont pas exaucés. Il continuera à porter le poids de ses responsabilités. Le 25 décembre 1845, il repart pour Nosy Be, de là à Mayotte où M. Richard est "dans un état désespéré." De retour à Nosy Be, il y installe la mission d'une façon stable, et quand il en repart dans les derniers jours de 1846, il laisse dans l'île trois chapelles, deux écoles et "une soixantaine de personnes sachant la prière," dont vingt-cinq baptisées.

Mais ses forces déclinent. Il remet pratiquement sa charge entre les mains du Père Jouen arrivé dans la mission le 4 juin 1846, en le nommant Vice- Préfet Apostolique.

Pourtant les néophytes de Sainte Marie--son premier champ d'apostolat--n'ont pas revu de prêtres depuis 1839. Trois Sœurs de Saint Joseph de Cluny résident dans l'île depuis le 1er novembre 1846, privées de tout secours religieux. Il y repart en janvier 1847. Un nouveau voyage le conduit à Mayotte dans les premiers jours de juillet. Il est de retour à Bourbon le 14 août. Il paraît épuisé. Son état alarme son entourage. Il estime qu'il est de son devoir de retourner à Sainte Marie.

Sur ces entrefaites, Pie IX a érigé la Préfecture Apostolique de Madagascar en Vicariat et l'a désigné pour en être le premier Préfet Apostolique. Mais celui qui fut le fondateur de la mission catholique à Madagascar, et dont la prudence et le sens de l'organisation ne semblent pas avoir été toujours à la mesure du zèle qui le dévorait, mourra sans avoir appris cette nomination. Il rendit le dernier soupir, loin de tous ses confrères, assisté par le frère Mazars et trois Sœurs de Saint Joseph de Cluny, le 22 septembre 1847.

Bernard Blot

Est vicaire apostolique

Alexandre Hippolyte Xavier MONNET


Alexandre Hippolyte Xavier MONNET
 
 Mgr Alexandre Monnet

 
  • Né le 4 janvier 1812 - Mouchin, 59419, Nord, Nord-Pas-de-Calais, France
  • Décédé le 1er décembre 1849 - Dzaoudzi, île de Mayotte , à l’âge de 37 ans
  • Inhumé le 3 décembre 1856 - Sainte-Marie (Ile de la Réunion)
  • Prêtre , missionnaire, Evêque

 

 Parents

 Frères et sœurs

Sont préfets apostoliques

Jouen, R.P. Louis
De 1805 à 1872
Église Catholique
Madagascar
 

Né à Toutainville, près de Pont Audemer, dans l'Eure, le 19 juin 1805, Louis Jouen commença à l'âge de douze ans, au petit séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet, les études secondaires et cléricales qui devaient le conduire à recevoir l'ordination sacerdotale le 5 juin 1830.

Il est successivement vicaire à Saint-Nicolas du Chardonnet et secrétaire de Mgr Mathieu (le futur cardinal) à Langres et à Besançon, puis entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à Avignon le 3 septembre 1839.

En 1845, alors qu'il commence à se faire une réputation de prédicateur de talent, à Aix où il est en résidence, il se sent appelé à aller travailler dans les missions lointaines et s'offre pour la Chine. Le Général de la Compagnie de jésus, le Père Roothaan, lui répond le 8 novembre de cette année: "Au lieu de la mission de Chine, le Seigneur vous destine celle de l'île Bourbon et de Madagascar." Déjá ses supérieurs pensaient à lui pour remplacer le Père Cotain à la tête de la mission naissante.

Il s'embarque dans les premiers jours de mars 1846 avec le Père Finaz (voir ce nom) et le Frère Lebrot, arrive à Bourbon (La Réunion) le 5 juin suivant, et entre en charge le 2 juillet.

Sa position est délicate. Supérieur religieux des Jésuites qui travaillent dans la mission - quatre prêtres et deux frères coadjuteurs - il en porte la responsabilité au spirituel, tandis que le supérieur ecclésiastique, chargé d'organiser le travail apostolique, est le fondateur de la mission, M. Dalmond (voir ce nom).

Le premier geste du P. Jouen fut d'envoyer son compagnon de voyage, le P. Finaz se mettre à la disposition de M. Dalmond à Nosy Bé. Dès sa première entrevue avec M. Dalmond, qui eut lieu à Bourbon le 26 novembre 1846, un accord est passé qui distingue dans le territoire sur lequel s'étend la juridiction de M. Dalmond deux missions-sœurs: la mission coloniale constituée par les comptoirs français (Sainte Marie, Nosy Bé, Mayotte) et la mission malgache proprement dite qui s'étend sur Madagascar et les îles adjacentes. La première est confiée aux Pères du Séminaire du Saint Esprit, la seconde aux Jésuites. M. Dalmond reste le responsable de l'ensemble avec le titre de Préfet Apostolique. Il nomme le Père Jouen Vice-Préfet.

Mais Madagascar, -- la Grande Terre, comme l'on disait alors - du moins la portion du territoire placée sous l'autorité de Ranavalona I, reste fermée à toute pénétration missionnaire. Les Jésuites, dans ces conjonctures, ne peuvent que tenter des expériences missionnaires, qui seront plus ou moins couronnées de succès, dans les "Petites Iles".

Après avoir envoyé le P. Cotain à Mayotte et le Père Mathieu à Sainte Marie, le P. Jouen quitte Bourbon en décembre 1846 pour Nosy Bé, où il arrive le jour de Noël.

Après un premier séjour de huit mois au milieu des populations auxquelles il est venu apporter l'évangile et qu'il apprend à connaître, il retourne à Bourbon qui lui tient lieu de quartier général.

En attendant que Madagascar accueille les missionnaires, il accueille, dans la propriété de la Ressource, de jeunes Malgaches que les Pères et les Frères forment à la vie chrétienne, en leur apprenant divers métiers manuels. Il prévoit que ces élèves - ils dépasseront la centaine en 1851 - seront les futurs catéchistes de Madagascar. Certains parlent déjà de séminaire. En effet, le premier prêtre jésuite, le Père Basilide Rahidy (voir ce nom) aura été un des premiers élèves de cet établissement.

Bien qu'il ne réussît jamais lui-même à parler aisément le malgache, il encourage les travaux littéraires. Une imprimerie est installée à la Ressource, d'où sortent des livres destinés à répandre les idées chrétiennes parmi les populations de Madagascar: catéchisme en malgache, recueils de prières et de cantiques, traduction de l'Histoire Sainte, etc.

En 1848, un voyage conduira M. Dalmond jusqu'aux Seychelles, qu'il était alors question de rattacher à la mission malgache. Ce projet sera abandonné, et la mission des Seychelles confiée aux Pères Capucins (1853).

Après la mort de M. Dalmond (1846) et de Mgr Monnet (1849), le Père Jouen est nommé Préfet Apostolique de Madagascar et les îles adjacentes, en cumulant cette charge avec celle de supérieur régulier des membres de la Compagnie de Jésus.

Épiant les occasions de s'établir à Madagascar, l'année 1853 le ramène à la baie de Baly, en compagnie du P. Goré et du F. Remacle, sur la cote nord-ouest de Madagascar, où il avait fait un premier séjour en l'année précédente. Le roi Sakalava Reboky, "bon et respectable vieillard," conclut un accord avec lui. La mission catholique fonde son premier poste sur la Grande Terre, près du village de Mahagolo. Une chapelle est construite, a écrit la Père: "ce 5 août, nous avons célébré la messe dans notre nouvelle maison et pris ainsi possession de la Grande Terre et de la première habitation qu'il nous ait été donné d'élever dans cette partie de la côte Ouest".

Les missionnaires s'accrochèrent tant qu'ils le purent à cette première station, mais sans résultat. La baie de Baly servait au trafic des esclaves. Plusieurs navires furent capturés et pillés par les populations riveraines. Le 13 février 1859, un bâtiment français arrive, un officier, de la part du commandant, somme les missionnaires de s'embarquer, et le village est bombardé. "Six mois après cet évènement, a écrit le P. Jouen, la corvette reparaissait dans la baie de Baly. Les villages incendiés avaient été rebâtis…Une seule chose n'avait pas changé, c'étaient les ruines de la Mission. Je les ai visitées non sans quelque émotion, comme le soldat qui revoit le champ où il a bivouaqué et souffert."

De la Réunion où il séjourne habituellement le P. Jouen a compris que rien de décisif ne se ferait tant que la mission ne réussirait pas à s'installer à Tananarive. Il guette les occasions d'y envoyer des avant-gardes.

Le 6 avril 1855, M. Lambert, traitant, de Maurice, vient lui offrir de conduire un Père à Tamatave, avec, éventuellement, la possibilité de gagner Tananarive. Le Père Jouen propose au Père Finaz de tenter cette aventure. Sous le nom d'emprunt de M. Hervier, celui-ci séjournera à Tananarive, hôte de Jean Laborde (voir ce nom) jusqu'en juillet 1857.

A cette date, le Père Jouen lui-même et le P. Webber, cachant eux aussi leur véritable identité sous des pseudonymes, auront réussi à monter à Tananarive et à faire la connaissance du Prince Rakoto, le futur Radama II.

Dès L'avènement de ce prince, le 16 août 1861, les missionnaires reprennent le chemin de Tananarive. Le Père Jouen, le P. Webber et le F. Lebrot débarquent à Tamatave le 22 août. Le 23 septembre le P. Webber est à Tananarive, le lendemain il est reçut par le jeune roi qui lui donne "toute latitude de prêcher la Religion, ouvertement, avec le plus d'éclat possible."

Le P. Jouen, après un voyage pénible au cours duquel il fit une chute qui faillit lui coûter la vie, rejoint Tananarive le 12 octobre.

Il lui incombe d'organiser la mission dans les perspectives nouvelles, pleines d'espoir, qui sont devenues les siennes. Une tâche immense s'ouvre devant lui, mais il a trop attendu l'heure où Tananarive pourrait devenir le centre de la mission pour ne pas y concentrer tous les moyens dont il dispose, sans dégarnir pour autant les postes déjà fondés à la Réunion et sur les côtes de Madagascar. Or, en cette fin d'année 1861, la Préfecture Apostolique compte 39 prêtres et 25 frères coadjuteurs.

En 1866, année de l'arrivée à Madagascar des Frères des Écoles Chrétiennes qui viendront assurer la relève des Pères à l'école de Tananarive, la mission dirige déjà quatre paroisses en ville, une dans la banlieue, trois écoles de garçons et cinq pour les filles.

Les Sœurs de Saint Joseph de Cluny sont, en effet, arrivées à Tamatave le 23 octobre 1861, à Tananarive le 11 novembre suivant et, sans tarder, ont ouvert des écoles dans chacune de ces villes. Une de leurs premières élèves dans la capitale avait été une des nièces du Premier Ministre, Rasoamanarivo, (voir ce nom) alors âgée de 13 ans, qui devait être l'angle tutélaire des catholiques pendant la guerre de 1883-1885.

Les relations entre le Père Jouen et Radama II sont telles que le 15 août 1862, le roi et son épouse Rabodo viennent assister à une messe que le Père célébra pour eux à l'église d'Andohalo. Le 23 septembre suivant, avant la cérémonie du couronnement du jeune souverain qui devait se dérouler à Mahamasina, le Père Jouen célébra la messe dans le palais en présence du roi, de la reine, du Père Finaz et de Jean Laborde. Après avoir béni la couronne, il la déposa sur le front du nouveau monarque, en disant: "Sire, c'est au nom de Dieu que je vous couronne, Régnez longtemps pour la gloire de votre nom et pour le bonheur de votre peuple!"

La tragique disparition de Radama II en la nuit du 11 mai 1863 fut cruellement ressentie par tous les missionnaires, en particulier par le P. Jouen qui, dès les premiers jours de 1862 avait envoyé au Ministre des Affaires Étrangères de Paris, une notice où il parlait du jeune roi en des termes qu'il faut relire dans les perspectives de l'époque pour en apprécier l'objectivité!

En 1864, le Père Cazet (voir ce nom) arrive dans la mission. Il est désigné pour remplacer dans la charge de supérieur religieux le Père Jouen qui reste Préfet Apostolique. Pendant les huit dernières années de sa vie celui qui a présidé à l'établissement de la mission catholique au cœur de Madagascar, continue; comme par le passé, à animer le travail de ses subordonnés.

En 1870, le champ d'action des missionnaires s'étend sur 38 villages situés dans un rayon de huit à dix lieues de la capitale. A Tamatave également la mission s'enracine. Le 23 septembre 1869, le P. Jouen y bénit une nouvelle église destinée à remplacer la chapelle en falafa construite en 1864.

Mais il a dépassé la soixantaine. Sa robuste santé manifestement décline. "Des accès de goutte aux pieds et aux mains, de plus en plus fréquents et violents ne lui laissèrent vers la fin de sa vie que très peu d'instants de repos."

En août 1872 il part pour Maurice dans l'espoir d'y recueillir des subsides pour sa mission. Il y arrive pour être hospitalisé, et c'est à L'hôpital du Bon et Perpétuel Secours qu'il mourut le 4 janvier 1872. Comme il en avait exprimé le désir ses restes mortels furent ramenés pour être ensevelis en terre malgache. Depuis le 27 janvier 1876 ils reposent dans le cimetière d'Ambohipo. Son souvenir mérite de rester vivant; il fut celui qui a implanté le catholicisme au cœur de l'île.

Bernard Blot

Cazet, Jean-Baptiste
De 1827 à 1918
Catholique
Madagascar
 

Jean-Baptiste Cazet naquit le 31 juillet 1827 à Jurançon, près de Pau (Basses Pyrénées) dans une famille dont les profondes convictions religieuses inspira l'éducation qu'il reçut jusqu'à son entrée au noviciat de la Compagnie de Jésus, à Toulouse, le 20 janvier 1848. Il fut ordonné prêtre à Vals près Le Puy (Haute-Loire) le 25 mai 1861.

Il fit son "troisième an" comme socius du P. Ginhac, alors maître des novices, à Toulouse. Doué d'un esprit précis, plus porté au réel qu'à la spéculation, ses amis voyaient en lui un successeur du P. Gury dans l'enseignement de la théologie morale.

En dépit d'une santé qui paraissait fragile, il demande à être envoyé dans la "Mission des Iles." Il arrive à la Réunion le 30 juillet 1864, désigné pour remplacer le Père Jouen dans la charge de supérieur régulier de la mission. Il entre en fonction le 25 octobre. Son lieu de résidence reste Saint Denis de la Réunion, mais il fait de fréquents séjours à Madagascar, afin de guider les religieux qui dépendent de lui.

En 1872, à la mort du Père Jouen qui était resté Préfet Apostolique, il est appelé à lui succéder dans cette nouvelle fonction, et vient s'établir à Tananarive.

À partir de cette date sa biographie se confond avec l'histoire de la mission catholique à Madagascar. Pendant quarante ans, grâce à la clairvoyance avec laquelle il jugeait les situations les plus complexes, par la fermeté de ses décisions et surtout par la loyauté qu'il apportait dans les affaires qu'il traitait, il sera le chef incontesté qui présidera au développement de l'Église, dans le vaste territoire dont il porte la responsabilité.

Le Père de la Devèze, qui l'a connu, écrira de lui: "Mgr Cazet ne s'est pas fait un seul ennemi. À Paris comme à Tananarive, on savait qu'il disait vrai, qu'il voyait juste et qu'il était absolument désintéressé."

Il commence sa carrière sous la monarchie merina et le gouvernement de Rainilaiarivony. Il la terminera sous l'administration française, ayant eu affaire avec quatre résidents (Le Myre de Vilers, Bompart, Larrouy et Laroche) et trois gouverneurs généraux (Galliéni, Augagneur et Picquié). Malgré de profondes divergences de vue qui, à diverses reprises, créèrent un climat de tension entre la mission catholique et le pouvoir civil, il inspira à tous un sentiment de respect, qui parfois devint de la vénération.

Deux guerres (1883-1885 et 1894-1895) vinrent interrompre, sinon compromettre, la tâche qu'il poursuivait. Elles furent sans doute les deux plus grandes épreuves de sa vie. Pendant la première de ces guerres, en juillet 1884, désolé d'avoir abandonné les 24 000 baptisés et les 60 000 catéchumènes que comptait alors sa mission, il n'hésita pas à solliciter de Rainilaiarivony l'autorisation de revenir à Tananarive les réconforter par sa présence. Ses demandes réitérées restèrent sans réponse.

Sous son impulsion la mission catholique avait pris de tels développements qu'en cette même année 1884, Léon XIII décida de l'ériger en vicariat apostolique, placé sous sa houlette. Il fut sacré évêque à Lourdes le 11 octobre 1885, et était de retour à Tananarive le samedi saint 1886, pour célébrer sa première grand'messe pontificale en terre malgache, le lendemain, fête de Pâques, en la cathédrale d'Andohalo.

Cette cathédrale qu'il avait voulue, il en avait béni la première pierre le 8 mai 1873. Bien qu'elle n'était pas encore achevée, et que sa consécration ne devait avoir lieu que le 17 décembre 1890, elle servait déjà au culte depuis 1878.

Un de ses premiers gestes, à son retour dans sa mission, en qualité d'évêque, et qui révèle ses sentiments intimes, fut d'aller rendre visite aux malades de la léproserie de la mission, et de leur porter ses premières bénédictions. Dans les semaines qui suivent il multiplie les tournées dans les postes de campagne, partageant les conditions de vie des broussards d'alors. Il confie un jour à l'un de ses correspondants: "Je suis assis par terre sur une natte, j'écris sur mes genoux; un livre et un journal me servent de table."

Grâce à ses directives la mission élargit à la fois son champ d'action et son rayonnement. Durant la période où il la conduisit (1872-1911): à Tananarive, ouverture de deux nouvelles paroisses; en Imerina, création de quinze districts missionnaires; dans le Vakinankaratra, quatre; au Betsiléo, 23 ; et sur la côte est, Mananjary en 1873. En 1888, ouverture à Ambohipo du collège Saint Michel, qui sera transféré à Tananarive (Amparibe) en 1900. En 1889, fondation de l'observatoire d'Ambohidempona que dirige le Père Colin. En 1897, création de l'école normale des catéchistes à Ambohipo.

Un seul vicariat apostolique s'étendant sur l'île entière était un champ trop vaste pour une seule congrégation. Mgr Cazet fait appel aux Lazaristes qui arrivent à Fort-Dauphin le 7 avril 1896, et prennent en charge tout le territoire situé au sud du 22e parallèle. Répondant à leur tour à une demande semblable, les Pères du Saint Esprit reçoivent, en 1898, le nord du 18e parallèle et s'établissent à Doégo Suarez. L'année suivante, les Pères de la Salette viennent assurer la relève des Jésuites dans le Vakinankaratra; 1900 est marqué par l'arrivée des Sœurs de la Providence et des Franciscaines Missionnaires de Marie; 1901 par celle des Jésuites de la Providence de Champagne qui reçoivent en partage la mission du Betsiléo.

Le dernier acte du long épiscopat de Mgr Cazet sera l'ouverture en 1911, dans les locaux du collège Saint Michel, d'un petit séminaire où se formeront les futurs prêtres diocésains malgaches. Auparavant le Vicaire Apostolique avait eu la joie de voir arriver au sacerdoce plusieurs Jésuites originaires de la mission, et même de conférer lui-même l'ordination sacerdotale au second d'entre eux, le Père Venance Manifatra, dans la cathédrale de Tananarive, le 23 mars 1896.

Convaincu du rôle que l'enseignement était appelé à jouer tant sur le plan humain qu'en vue de la formation chrétienne, dès son entrée en charge il encouragea les écoles de la mission. Le nombre des élèves des écoles catholiques passa de 3000 environ en 1872 à 82 700 en 1900, pour retomber à 7400 en 1910.

Cette chute brutale est due au décret que signa Augagneur le 23 novembre 1906, qui, interdisant de tenir les classes dans les locaux qui servaient aux réunions de prière le dimanche, sur les 1200 écoles que dirigeait la mission catholique dans le seul vicariat de Tananarive, en ferma 900.

Déjà d'autres épreuves étaient venues le frapper au cours de sa longue carrière. En 1890, il avait été condamné par le tribunal français de Tananarive pour avoir mis ses fidèles en garde contre l'influence de la franc-maçonnerie. En application des lois votées en France contre les congrégations religieuses, un procès tenu en 1911 lui refusa l'immatriculation des propriétés appartenant à la mission. En 1908 d'abord, puis en 1910, il sollicita l'autorisation d'être enterré dans la cathédrale qu'il avait construite. Cette demande lui fut refusée. La sérénité avec laquelle il supporta ces avanies étonna tous ceux qui recevaient alors ses confidences.

À partir de 1900, âgé de 73 ans, il sent ses forces baisser, et se décharge d'une partie du labeur qui lui incombe sur le coadjuteur qui lui est donné en la personne de Mgr Henri de Saune.

Une chute, en 1911, le rend infirme des jambes, laissant intacte toute la lucidité de son esprit. Il offre sa démission et laisse à son successeur un vicariat, qu'il avait reçu avec moins de 2 000 fidèles et, qui malgré les divisions de 1896 (Fort-Dauphin) et de 1898 (Diégo-Suarez), en compte 183 000.

Condamné à l'immobilité, celui qui avait animé la mission catholique de Madagascar pendant près de quarante ans, passa les six dernières années de sa vie dans un fauteuil, acceptant sans jamais se plaindre, le sort qui était le sien. À l'un de ses visiteurs qui le complimentait un jour sur sa mine, il répondit: "Ce n'est pas à la mine que j'ai mal, mon général; c'est à la jambe!"

Il rendit le dernier soupir le 6 mars 1918. Prononçant son éloge funèbre, le Père Venance Manifatra cita le mot qu'il venait de recueillir sur les lèvres d'un ami de la mission: "Monseigneur Cazet fut le conquérant moral de Madagascar."

Bernard Blot

Sont vicaires apostoliques

Jean-Baptiste Cazet naquit le 31 juillet 1827 à Jurançon, près de Pau (Basses Pyrénées) dans une famille dont les profondes convictions religieuses inspira l'éducation qu'il reçut jusqu'à son entrée au noviciat de la Compagnie de Jésus, à Toulouse, le 20 janvier 1848. Il fut ordonné prêtre à Vals près Le Puy (Haute-Loire) le 25 mai 1861.

Il fit son "troisième an" comme socius du P. Ginhac, alors maître des novices, à Toulouse. Doué d'un esprit précis, plus porté au réel qu'à la spéculation, ses amis voyaient en lui un successeur du P. Gury dans l'enseignement de la théologie morale.

En dépit d'une santé qui paraissait fragile, il demande à être envoyé dans la "Mission des Iles." Il arrive à la Réunion le 30 juillet 1864, désigné pour remplacer le Père Jouen dans la charge de supérieur régulier de la mission. Il entre en fonction le 25 octobre. Son lieu de résidence reste Saint Denis de la Réunion, mais il fait de fréquents séjours à Madagascar, afin de guider les religieux qui dépendent de lui.

En 1872, à la mort du Père Jouen qui était resté Préfet Apostolique, il est appelé à lui succéder dans cette nouvelle fonction, et vient s'établir à Tananarive.

Henri Lespinasse de Saune naquit à Toulouse le 7 juillet 1850. Son père fut l'un des principaux fondateurs de l'Institut Catholique de cette ville. D'après ses propres confidences, dès l'âge de 6 ans il se sentit appelé à être Jésuite. Pourtant ce dessein ne se réalisera qu'à l'âge de vingt-cinq ans.

C'est le 30 août 1911, que Mgr de Saune prit en mains le gouvernement de la Mission de Tananarive. Les forces déclinantes amenèrent Mgr Cazet à donner sa démission. Cette année 1911 est aussi celle où l'on fêta le cinquantième anniversaire de l'établissement de la mission Catholique en Imerina. L'action du nouveau vicaire apostolique sera marquée par cette circonstance. On n'en est plus aux premières pénétrations du christianisme, mais à une phase d'expansion. C'est aux problèmes qu'elle pose que devra faire face l'administration de l'Évêque.

En premier lieu l'immensité du diocèse dépasse les forces des quelques missionnaires déjà surchargés de travail. Aussi Mgr de Saune s'appliquera-t-il à trouver de l'aide et à réorganiser le champ d'apostolat. En 1913, vont être créés dans la région qu'il administrait jusque là deux nouveaux vicariats apostoliques: celui de Fianarantsoa avec à sa tête Mgr Givelet et celui de Betafo, qui en 1918 s'établira à Antsirabe, avec Mgr Dantin. D'autre part, il fit également appel à d'autres congrégations religieuses pour leur confier quelques secteurs de son propre diocèse. Ainsi en 1920 la région de Vatomandry fut confiée aux prémontrés, dont le P. Vinvent Cotte est bien connu. En 1926, les quelques rares pères qui travaillent dans l'Ouest vont être relayés par les Trinitaires dans la région de Miarinarivo et par les Salétains dans celle de Maintirano. En 1927, vu son grand âge, ses forces déclinantes, et surtout le mauvais état de sa vue Mgr de Saune présenta à Rome sa démission. Elle fut acceptée, mais on lui demanda encore d'administrer pendant un an le diocèse. Ce n'est qu'en février 1928, que son successeur, Mgr Etienne Fourcadier fut nommé. Il ne s'arrêta pourtant pas de travailler, proposant ses services aux curés de la ville. Vers la fin de juin 1929, atteint de fièvre, il fut immobilisé jusqu'à sa mort, qui survint au matin du 7 août.

Étienne Fourcadier est né le 28 avril 1867 à Viala-du-Tarn dans le département de l'Aveyron.

Il entre dans la Compagnie de Jésus.

Le 15 février 1928, le pape Pie XI le nomme vicaire apostolique de Tananarive, avec le titre d'évêque de d'Hippo Diarrhytus.

Il résigne sa charge le 22 avril 1947 et meurt le 2 mai 1948.

Né le à Saint-Denis-en-Margeride, en Lozère (France) dans une famille paysanne de 13 enfants (dont 11 vécurent) 2 prêtres et 3 religieuses. Il entre en 1917 au petit séminaire de Marvejols (Lozère), élève studieux et intelligent il saute 2 classes et passe son baccalauréat en fin de 1ere, puis en 1921 au grand séminaire de Mende (Lozère).

Apres le service militaire, il entre au Noviciat des Jésuites de Mons-Caussens (Gers) en 1924 puis en 1926 au Juvénat de Florennes (Belgique). Il étudie la philosophie au Scolasticat de Vals-près-le-Puy (Haute-Loire) de 1927 à 1929.

En 1929 et 1930, il entre à la Régence de Tivoli – Bordeaux (Gironde) puis retourne en Belgique pour étudier la théologie à Enghien de 1930 à 1934. Il sera ordonné prêtre dans la Compagnie de Jésus le 28 août 1932 à l'âge de trente ans.

De 1934 à 1935 : théologie à Enghien puis à Saint-Acheul

De 1935 à 1937, Biennium pour l' agrégation de théologie à la Grégorienne à Rome.

Évêque à Madagascar

En juin et juillet 1937, il fera un pèlerinage sur les Lieux Saints à Jérusalem avant de s’embarquer pour Madagascar le 11 août 1937 où il exercera en tant que professeur de théologie pour les Scolastiques et les Séminaristes de 1937 à 1942.

De 1942 à 1948, il est nommé Recteur du Collège Saint Michel (Madagascar), supérieur Général des Jésuites et

En 1948, il est nommé Vicaire Apostolique, d'Antananarivo et évêque de Vaga, sur l'île de Madagascar, alors colonie française.

En 1955, l'évêché d'Antananarivo devient archevêché, et Victor Sartre en est le premier archevêque.

En 1958 il est nommé Archevêque de Tananarive

Alors que les Malgaches demandent l'indépendance, Monseigneur Sartre écrit au pape Jean XXIII, en décembre 1959, qu'il « offrirait volontiers sa démission pour laisser la place à un prêtre du pays »2. Il démissionne ainsi le pour laisser sa place à Mgr Jérôme Louis Rakotomalala. Il est alors nommé archevêque titulaire de Beroë (un diocèse disparu), et quitte Madagascar pour Rome afin de préparer le Concile Vatican II en tant que membre de la Commission préparatoire des Missions de 1960 à 1962 avant de participer lui-même au IIe concile œcuménique du Vatican (Vatican II) de 1962 à 1965.

Pendant le concile, il va au Cameroun de 1963 à 1965 comme simple missionnaire et Recteur du Grand Séminaire d'Otélé.

De 1968 à 1970, il passe quelque temps sur l'île de La Réunion comme opérarius, avant de revenir à Madagascar où il exercera plusieurs missions :

  • Professeur au Grand Séminaire d’Ambatoroka
  • « Apprenti » broussard – comme il l'a défini lui-même – à Imerintsiatosika
  • Vicaire à Ambatolamby puis à la disposition de la région

Il a pris sa retraite à la Maison Saint Ignace en 1974 tout en continuant à aider les Malgaches :

-Vicaire à Ambatolampy jusqu'en 1984

- vicaire dans la région nord du doyenné d'Anjozorobe avec les pères jésuites

. Il est décédé le à Analamahitsy à 98 ans. Les Malgaches lui ont réservé des funérailles grandioses.(Adopté par la population locale: la foule s'est prêtée à la traditionnelle fête et au repas des veillées mortuaires durant toute la nuit)

Il repose à Ambiatibé, sous une dalle de granit blanc  : une plaque rappelle son nom les grandes dates de sa vie.

Sont archevêques

Victor Alphonse Marie Sartre est un évêque catholique français, personnage marquant de l’histoire de l’Église de Madagascar. Il a consacré toute sa vie à l’évolution du peuple malgache. Né le à Saint-Denis-en-Margeride, en Lozère (France), il est décédé le à Analamahitsy (Madagascar) à l’âge de 98 ans. Il était le doyen des évêques français

Jérôme Louis Rakotomalala, o.m.i., né le à l'Île Sainte-Marie et mort le à Tananarive, était archevêque de Tananarive de 1960 à sa mort et premier cardinal malgache.

Prêtre

Il est ordonné prêtre le pour le diocèse de Tananarive. Il en est le vicaire général de 1946 à 1960.

Évêque

Le , le pape Jean XXIII le nomme archevêque de Tananarive, succédant à Victor Sartre qui a démissionné pour laisser la place à un prêtre du pays. Il est consacré par le pape en personne le 8 mai suivant.

Il prend part au Second concile du Vatican entre 1962 et 1965.

Cardinal

Le pape Paul VI le crée cardinal avec le titre de cardinal-prêtre de S. Marie Consolatrice al Tiburtino lors du consistoire du . Il est le premier cardinal malgache.

Victor Razafimahatratra, né le à Ambanitsilena-Ranomasina (Madagascar) et mort le , était un prêtre jésuite malgache, archevêque de Tananarive de 1976 à sa mort. Il fut créé cardinal en 1976.

Jésuite et prêtre

Victor Razafimahatratra entre dans la Compagnie de Jésus en 1945 et y est ordonné prêtre le , Il fait sa profession religieuse et prononce ses vœux solennels le .

Évêque et archevêque

D'abord recteur de séminaire, il est nommé évêque de Farafangana le , il est consacré le 18 avril suivant. Le , il devient archevêque de Tananarive.

Cardinal

Il est créé cardinal par le pape pape Paul VI lors du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de Sainte-Croix-de-Jérusalem.

Armand Gaétan Razafindratandra, né le à Ambohimalaza à Madagascar et mort le à Majunga1, est un cardinal malgache, archevêque de Tananarive de 1994 à 2005.

Prêtre

Après avoir été ordonné prêtre le pour le diocèse de Tananarive, Armand Gaétan Razafindratandra a été envoyé à l'Institut catholique de Paris suivre une spécialisation en pastorale catéchétique et des études en sciences sociales.

De retour dans son diocèse, il est nommé directeur de l'enseignement catéchétique et responsable des aumôneries des écoles publiques, tout en étant vicaire à la cathédrale.

Il est ensuite nommé à la tête d'un petit séminaire, puis du grand séminaire d'Ambatoroka.

Évêque

Nommé évêque de Majunga (Madagascar) le , il est consacré le 2 juillet suivant par le cardinal Victor Razafimahatratra. Le 3 février 1994, il est nommé archevêque de Tananarive, charge qu'il assume jusqu'au , date à laquelle il se retire pour raison d'âge.

Il a présidé la conférence épiscopale malgache de 1997 à 2002.

Cardinal

Il est créé cardinal par le pape Jean-Paul II lors du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de Ss. Silvestro e Martino ai Monti.

Il s'éteint à Majunga (Madagascar) le samedi .

Odon Marie Arsène Razanakolona, né le à Fianarantsoa, est un prélat malgache, archevêque d'Antananarivo.

Biographie

Ordonné prêtre le , il est nommé évêque d'Ambanja le . Le , il devient archevêque d'Antanarivo.

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