ETHNIES

wikipedia.jpgdada.jpgMadagascar une île multi-ethnique

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com)

18-ethnies2-copie.jpg

Ethnie, Ethnicité

Etymologie : du grec ethnos, groupe d'êtres d’origine ou de condition commune, nation, peuple.

Une ethnie est un ensemble de personnes qui partagent la même culture, la même langue, les mêmes traditions, les mêmes coutumes, qui se transmettent de génération en génération.

Le concept d'ethnie est apparu dans les années 1930. Il se distingue de celui de race qui concerne les caractères biologiques et morphologiques liés à des ancêtres communs et non à la culture.

L’ethnicité est le caractère ethnique de quelque chose, ce qui comporte des caractères spécifiques à une ethnie. Selon le sociologue Max Weber (1864-1920), l'ethnicité est le sentiment de partager une ascendance commune, que ce soit à cause de la langue, de coutumes, de ressemblances physiques ou de l'histoire vécue (objective ou mythologique). Cette notion est le fondement de la notion d'identité.

Ethnie de Madagascar

-Ethnies : Terminologie très utilisée pour parler et différencier le peuple malgache, il s’agit toutefois d’une terminologie aussi inadéquate que de parler en France d’ethnies pour les basques, les alsaciens ou les bretons.

Réparti sur tout le territoire, le peuple malgache est divisé en dix-huit ethnies différentes ayant leurs propres coûtumes et moeurs. D’origine distincte, chacune d’elles possède une identité très singulière. Malgré ces différences, tous les clans sont considérés comme Malagasy et même si ils ont chacun leur propre dialecte, le « malagasy ofisialy » (malgache officiel) reste la langue commune.

Les 18 groupes ethniques de Madagascar

Je vous cite ci-dessous ces 18 ethnies appelés aussi en malgache « foko valo ambin’ny folo »

Cette répartition proviendrait surtout de l'administration coloniale française que les malgaches auraient intégré.

On distingue ainsi : Les karazabes côtiers :

Au nord,

antakarana.jpgbetsimisaraka.jpgtsimihety.jpg

  • Antakarana (« Ceux du pays des roches »)
  • Betsimisaraka (« Ceux qui ne se laissent pas se séparer »), et aussi sur la façade ouest, estimée à plus de 1,6M d'individus3
  • Tsimihety (« Ceux qui ne se laissent pas se soumettre »), estimée avec environ 0,75M d'individus

A l'est

antambahoaka.jpgantemoro.jpgantefasy.jpgantesaka.jpgbezanozano1.jpgtanala.jpg

  • Antambahoaka («  ceux aimés du peuple », Descendants de Rabevahoaka)
  • Antaimoro (« Ceux de la côte »)
  • Antaifasy (« Ceux qui vivent avec le tabou »), estimé à environ 30 000 individus
  • Antaisaka (« Ceux de la terre de sakalava »), estimé à 0,7Millions d'individus
  • Bezanozano (« Ceux qui portent des nattes »)
  • Tanala (« Ceux des forêts »)

Au sud

antanosy.jpgantandroy.jpgmahafaly1.jpg

À l’ouest

sakalava1.jpgvezo1.jpg

  • Sakalava (« Ceux de la Longue Vallée »), estimé à un peu plus de 0,55Millions d'individus
  • Vezo (pêcheurs)

Les karazabes des hauts plateaux :

merina.jpgbara2.jpgbetsileo1.jpgsihanaka.jpg

  • Merina (« Ceux des hautes terres »), le groupe majoritaire estimé à plus de 3Millions d'individus
  • Bara (« Ceux de l'intérieur »)
  • Betsileo (« Les nombreux qui ne cèdent pas » ou invincibles), estimé à 1,3Millions d'individus
  • Sihanaka (« Ceux qui errent dans les marais »)

Auxquels, on pourrait en rajouter une dix-neuvième, les Vazaha (« Étrangers blancs », 50 000), composés d'hommes d'affaires ou de coopérants, mais certains sont vazahas zanatany, c'est-à-dire « enfants de la terre ».

On peut aussi considérer les Antalaotsy, « Gens de la mer », qui se décomposent en Kajemby et en Marambitsy, comme un groupe particulier.

A qui ressemblent donc les Malgaches ? A tout le monde ? A personne. D'un visage à l'autre, on observe un mystérieux mariage entre le teint brulé des peuples abyssins, les yeux étirés des ancêtres asiatiques, et les traits partagés des Sémites et des Bantous.
Singulière symbiose de deux continents dans une même île. Union étroite ou association ? Au bout du compte, une harmonie difficilement explicable...Dans le Sud, aride et sec, c'est l'Afrique qui domine. La peau des hommes se fait plus sombre, les masques mahafalys sont peints de couleurs vives. Lorsque la sécheresse pousse les tribus du Sud vers les Hauts plateaux de l'Imerina, l'Afrique bascule dans le vert des rizières et l'Asie l'emporte dans les visages plus clairs et les gestes des danseurs "pilalao".
Est-ce la main des dieux ou le pouvoir des âmes qui ont fait ce pays ?
Sans doute les deux à la fois. Florence Théard

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×