IMPOINIMERINA

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Le commandant Lucciardi est assez heureux dans ses négociation avec le roi des Bara, Impoinimerina

recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy58@gmail.com & tany_masina@yahoo.fr)

    En 1873, deux ans avant la mort de Leimanjaka, Rehandry II alla attaquer les Sakalava et les Merina à Mahabo et ramena des milliers de boeufs comme butin de guerre. Les Merina  envoyèrent mille soldats armés de fusils et un canon à la poursuite des Bara. Cette armée fut battue par les Bara et se dispersa en fuite.

    Mais après cela, Ravoninahitriniony vint avec une armée plus forte et mieux armée. Mais au lieu d'attaquer les Bara tout de suite, il les invitait d'abord à un pourparler. Ceux-ci acceptèrent de discuter. Ils reconnurent que ranavalona était la Reine de tout Madagascar et acceptèrent aussi de donner des boeufs pour rembourser ceux qu'ils ont pris à Mahabo. On procèda aux serments solennels. Ranavalona II envoya des tissus de soies comme cadeaux de reconciliation à tous les rois Bara.

    Le commandant Lucciardi est assez heureux dans ses négociation avec le roi des Bara, Impoinimerina, pour amener celui-ci à se reconnaître notre vassal, ce qui est particulièrement important, puisqu’il dispose de 40.000 guerriers. Impoinimerina conserve son autorité sous notre contrôle, selon le système souvent pratiqué au Tonkin. C’est à ce sujet que Galliéni a précisé sa doctrine des « protectorat intérieurs », qui sont « non pas un système de gouvernement, mais, ce qui est tout différent, un système d’administration. Il n’a pas été, il ne pouvait être question de soustraire une partie de la colonie à la législation en vigueur dans les autres régions, ni de restaurer une souveraineté autochtone, et encore moins de nous dessaisir  d’une partie de notre autorité au profit de certains chefs indigènes.

A recueillir l'impôt;

 

 



A assurer l'exécution de toutes les mesures administratives prescrites par l'autorité- française (recrutement des travailleurs pour les travaux d'utilité publique, recensements, mesures d'hygiène, etc.). Impoinimerina accepta, en principe, ces conditions presque ses seules objections tendirent à diminuer l'importance de son rôle et ses responsabilités à l'égard des populations qui n'étaient pas de sa race. Finalement un accord s'établit, et le commandant .Lucciardi pouvait faire à son chef les propositions suivantes <x L'organisation militaire, politique et administrative, à donner au secteur Bara, pourrait avoir pour base les dispositions suivantes » Impoinimerina serait nommé chef des Bara mamono, avec le titre de gouverneur principal et les appointements de 200 fr. par mois » Un secrétaire indigène lettré lui serait adjoint, aux appointements de 15 fr. par mois ~Trente partisans armés seraient mis à la disposition d'Impoinimerina pour assurer la police intérieure et extérieure du secteur; M. le capitaine X. qui commande actuellement le secteur du Bara-Imamono, exercerait les attributions de résident auprès du chef  Impoinimerina, et résiderait à. poste militaire, occupé par trente travailleurs de la campagne.

Lorsque les partisans Bara seront armés et instruits, les postes de milice seraient supprimés, ce qui permettrait de licencier environ soixante miliciens. » Cette organisation, ajoute le colonel Lyautey, qui la relate dans son ouvrage, il était immédiatement sanctionnée par le gouverneur général. Elle créait un précédent des plus heureux.~ » Elle était le premier pas dans cette voie où lui-même allait s'engager avec tant de décision et de bonheur, et qui devait, dans le sud de Madagascar, se traduire par cette formule Négliger les régions improductives, s'appuyer sur les chefs locaux et administrer de la manière la plus économique possible.

Cette formule, si sage, si pratique, dont le regretté commandant Luceiardi aura, du moins, pu voir l'épanouissement, ce sera un honneur du général Galliëni et du colonel Lyautey de l'avoir appliquée partout où la liberté leur en a été laissée. C'estceUe, il faut le rappeler, des
Anglais dans toutes les p'arties neuves de leur empire. C'est celle qu'avait recommandée M. Paul Bert (qu'on se rappelle la création, si remarquée alors, de la province Muong) et qu'a appliquée, en plus d'une région, M. de Lanessan, avec le concours, notamment, du même
général Gallieni.

Impoinimerina s'entendait bien avec les Français.

La mort du vieux mpanjaka Impoinimerina des Bara-Imamono à Tuléar est ressentie comme un soulangement par l'administration française. Tout en restant voué à la cause française, sa seule présence constituait un centre de résistance occulte aux idées nouvelles. "La mort de ce chef, en février 1909, est venue assez opportunément dénouer une situation qui nous aurait sans doute obligé, un jour ou l'autre, à le déposer. Cet événement n'a eu aucune répercussion politique et il a permis immédiatement de réorganiser le disctrict d'Ankazoabo sur des bases nouvelles.

D’Isambo à Inapaka ou la résistance héroïque des Bara

Publié le par Alain GYRE

La conquête française eut finalement raison des derniers royaumes Bara, mais non sans mal, Isambo, roi des Bara Iatsantsa, finit par se soumettre après quelques velléités de résistance. Il fut convoqué à Antananarivo pour y reconnaitre l’autorité de Gallieni. En retour, l’administration coloniale le nomma gouverneur d’Ivohibe. Impoinimerina, roi des Bara Imamono fit de même et se retrouva à la tête du district d’Ankazoabo jusqu’à sa mort en 1909. Ses funérailles durèrent trois mois. Trois mille zébus y furent sacrifiés ! Ramieba, roi des Barabe quant à lui, lutta contre les forces d’occupation. Encerclé dans son fief à Ranohira, il perdit son commandement et fut gardé à vue à Ihosy de mars 1897 à sa mort. Son fils Laitafika poursuivit la lutte. Fait prisonnier à son tour par les troupes françaises, il fut passé par les armes. Les Barabe restèrent groupés pendant quelques années derrière l’étendard de la révolte. Ainsi, inapaka neveu de Ramieba, livra un ultime baroud à la tête d’un dernier carré de fidèles guerriers. Ils se réfugièrent dans les montagnes de l’Isalo d’où ils lancèrent des raids d’harcèlement contre les troupes françaises. Inapaka mourut au combat en 1905. Ce fut pour ce jeune guerrier une mort honorable qui laissa intacte sa dignité de chef. Avec lui s’achevait également la résistance des fiers guerriers Bara.

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Date de dernière mise à jour : dimanche, 26 Février 2017

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