Arbres fruitiers

wikipedia.jpgdada.jpg         Répartition géographique à Madagascar

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recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy@gmail.com & tany_masina@yahoo.fr)

Arbres fruitiers

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Un arbre fruitier est un arbre cultivé spécialement pour ses fruits comestibles.

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 Un fruit est, pour les botanistes, une structure formée par l'ovaire mûr issu d'une fleur, contenant une ou plusieurs graines, mais seuls comptent ici les fruits ayant un intérêt alimentaire et économique pour l'homme. Fruit est entendu au sens large puisque dans certains cas c'est seulement la graine qui est récoltée, par exemple dans le cas du caféier ou du châtaignier.

Cependant tous les fruits consommés par l'homme ne sont pas produits par des arbres : certains sont produits par des plantes herbacées, soit plantes potagères ou maraîchères telles melon, pastèque et fraisier, sans oublier le bananier qui est une plante herbacée géante, ou l'ananas, par des arbustes et arbrisseaux, tels le framboisier, le groseillier ou la myrtille, également cultivés dans les jardins, le kiwi ou la vigne.

Par ailleurs, les arbres fruitiers peuvent être intéressants pour d'autres aspects que les fruits : pour leur bois (on parle parfois de fruitiers forestiers, pour leurs propriétés médicinales, ou comme plantes ornementales par exemple.

Répartition géographique des fruits à Madagascar

La diversité climatique de Madagascar permet d'avoir une gamme très large de fruits :

  • Les fruits tropicaux sur la côte Est et la partie Nord Ouest de l'île : bananes (disponibles sur le marché pendant toute l'année), ananas, litchis, papayes, goyaves et mangues. La saison de récolte varie suivant les fruits : litchis (mi Novembre à Décembre), ananas (mi-Novembre à fin Février). La papaye, l'avocat et la goyave sont plutôt cultivés dans le moyen Ouest.
  • Les kakis, bibasses ou nèfles du Japon, groseilles du cap ou pok-poks ou physalis qui sont des fruits tropicaux que l'on trouve sur les hautes terres centrales.
  • Les fruits tempérés sur les hautes terres centrales (Région du Vakinankaratra surtout) : pommes, poires, pêches, prunes, fraises, abricots. La période de récolte de ces fruits s'étend de mi-Novembre (Abricot) à Mars-Avril. Mais on peut trouver des variétés tardives de pommes au mois de Mai. Les agrumes qui se trouvent à la fois sur les Hautes Terres (Axe Antananarivo Antsirabe Fianarantsoa et dans le moyen Ouest) et sur la côte Est (Toamasina Brickaville, Vatomandry). Le raisin cultivé industriellement pour la fabrication du vin dans la région d'Antsirabe et de Fianarantsoa Ambalavao.
  • La mangue, dont la principale zone de production est la partie Ouest de l'île, de Toliary au Sud, en passant par Morondava, Maintirano, le Moyen Ouest, le Nord Ouest (Mahajanga Maevatanana, Antsohihy) et se terminant au Nord (Ambanja, Ambilobe).
  • La grenadelle ou fruit de la passion qui se trouve sur les Hautes Terres centrales et au Sud Est.

Liste de fruits :

1° Abricot

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Historique

L'abricot est un fruit originaire du nord-est de la Chine, près de la Russie. Il y est cultivé depuis près de 4000 ans. Il arrive au Moyen-Orient par la Route de la Soie, puis dans l'empire gréco-romain où il trouve une terre d'accueil chaude et ensoleillée.

La culture de l'abricotier ne commencera qu'à partir du XVIIIe siècle en France, après avoir été planté par La Quintinie dans le potager de Versailles.

C'est la précocité de l'abricotier, souvent premier arbre du jardin à fleurir, qui est à l'origine de son nom. Venant du catalan abercic, de l'espagnol albaricoque, de l'arabe al barquq, la véritable racine de l'abricot, le latin praecoquum, signifie tout simplement "précoce".

Pharmacologique

C'est la carotène, ou provitamine A, qui apporte la couleur orangée, donc plus la couleur est intense, plus la quantité est élevée. L'abricot est le fruit champion en carotène : 2 petits abricots, soit 100 g apportent 50% de l'apport conseillé pour un adulte. Celui-ci se transforme dans l'organisme en vitamine A qui aide à améliorer la qualité de la peau et des muqueuses, ainsi que la croissance et la vision crépusculaire.

Les autres vitamines sont également présents : vitamine C, du groupe B et E. De même, avec 600 mg au 100 g de minéraux, le fruit apporte potassium, fer, cuivre et magnésium.

Ces oligo-éléments sont important avant une activité sportive intense, mais également dans la phase de récupération après les exercices.

2 ° Airelle

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Les airelles sont des sous-arbrisseaux montagnards des régions tempérées du genre Vaccinium, de la famille des Ericaceae. Le nom désigne également leurs fruits.

Noms communs : airelle rouge, canneberge, bleuet, aradeck, atrès, macéret, mourlie, quéquénier, myrtille, raisin de bruyère ou raisin des bois.

Airelle rouge

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L'Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea subsp. vitis-idaea) également appelée Airelle vigne du Mont Ida, Airelle à fruits rouges ou Airelle à pomme de terre est un sous-arbrisseau du genre Vaccinium de la famille des Ericaceae.

L'airelle rouge à proprement parler est une sous-espèce de Vaccinium vitis-idaea.

Vaccinium proviendrait d'un nom emprunté à une langue non indo-européenne. Quant au Mont Ida, il s'agit d'une montagne de Crète.

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Indication :

> Les airelles rouges restent une des plante médicinale des plus efficaces et des plus extraordinaires. Les jus à base d'airelles rouges auraient un effet préventif prouvé chez les femmes atteintes de cystite. Des études effectuées en Finlande ont montré une réduction importante des cystites chez les femmes qui en buvaient régulièrement.

>Il est prouvé que les molécules présentes dans les airelles rouges modifieraient l'adhésion de la bactérie Eschericha Coli (principale cause de cystites) et diminuerait ainsi le nombre et la fréquences des infections urinaires.

> Il faut relever que certaines préparations à base d'airelles rouges, notamment les granulés à dissoudre dans un verre d'eau ont un goût spécial. Dans ce cas prendre plutôt les gélules à base d'airelle rouge.

3° Alkékenge

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L’Alkékenge, Coqueret alkékenge ou Lanterne (Physalis alkekengi), est une espèce de plante du genre Physalis et de la famille des Solanaceae. La plante est surtout connue pour son faux-fruit, une baie comestible de couleur orange enfermée dans un calice rouge orangé semblable à une lanterne. Cette plante est parfois appelée Amour-en-cage, Cerise d'hiver, Cerise de juif.

Le terme « alkékenge », qui est apparu dans la langue française au XIVe siècle, vient de l'ancien français « alquequange » ou « alcacange », lequel dérive de l'arabe al-kakang. Dans son sens étroit, il désigne la lanterne chinoise, plante ornementale de l'espèce Physalis alkekengii dont les fruits sont enfermés dans une enveloppe d'un orange vif. Toutefois, dans la langue populaire, le mot peut désigner n'importe quelle plante du genre Physalis.

Usage médicinal

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La tradition lui reconnaît un usage dans le traitement de la goutte et des œdèmes du fait de son caractère dépuratif (qui purifie le sang par une action diurétique).

On lui reconnaît aussi un effet anesthésiant et anti-inflammatoire contre les douleurs causées par les hémorroïdes lorsque le liquide du fruit broyé est appliqué directement aux parois anales.

On utilise les baies à maturité. fraîches ou séchées ; elles entrent dans la composition de nombreuses préparations magistrales médicinales. Il faut par contre éviter de les consommer lorsqu'elles sont vertes.

4° Amande

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Originaire d’Asie centrale, traditionnellement connue pour être le fruit de l’amandier, l’amande était déjà très utilisées au moyen-âge. Il existe également une amande de mer, coquillage bi-valve comestible.

En ce qui concerne le fruit de l’amandier (de la famille des rosacées), celui ressemble à une minuscule pêche, de par sa peau duveteuse et veloutée.

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À l’intérieur de la coque, on trouve un noyau, également appelé amande. On dénombre plus de 50 variétés d’amandes.

Cette amande est une graine oléagineuse dont le goût est doux pour les espèces cultivées et amères pour les espèces sauvages.

L’amande se ramasse verte ou à maturité. Lorsqu’elle est verte, elle se déguste ainsi au dessert, comme un fruit.

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L’amande amère (sauvage) peut une fois séchée être utilisée en pâtisserie, mais en très faible quantité, car elle contient de l’acide cyanhydrique, très dangereux pour la santé.

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Comme tous les oléagineux, l’amande peut produire de l’huile après broyage et pressurage. Très utilisée dans l’antiquité, l’huile d’amande est connue pour son action hydratante de la peau, adoucissante, cicatrisante et anti-inflammatoire. L’huile peut être utilisée comme purgatif pour le bétail.
Très riche en vitamine E (antioxydant naturel puissant), en fibres, en phytostérol et en acides gras insaturés, l’amande selon une étude menée par des chercheurs américains et chinois aurait une action bénéfique dans la défense contre les radicaux libres. Il suffirait d’en manger chaque jour une petite poignée.

5° Amélanche

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Amelanchier est un genre d'arbustes ou d'arbres rustiques, les amélanchiers, originaire d'Amérique du Nord et d'Europe quant à l'espèce Amelanchier ovalis, est composé de 26 espèces et appartenant à la famille des Rosaceae, sous-famille des Maloideae.

Aux États-Unis, il est dit que l'amélanchier « ouvre et ferme la saison végétale ». Dans l'Europe médiévale, l'amélanchier était surnommé l'Arbre aux Oiseaux, faisant souvent partie des jardins des simples des monastères ou du jardin central des cloîtres.

Description

Les amélanchiers, 3 à 5 mètres de haut pour 3 mètres de large, prospèrent principalement sur des sols acides et surtout pas calcaires. L'arbre a besoin d'une terre riche, profonde, fraîche, consistante. Ses feuilles caduques, simples, vertes prennent de belles couleurs cuivre et pourpre en automne. L'amélanchier supporte des températures très froides jusqu'à –30 ° C, mais craint les étés trop secs et les vents desséchants. Il peut donc être nécessaire durant l'été de protéger le pied de l'arbre afin de lui conserver son humidité en empêchant l'évaporation du sol.

Les amélanchiers ont des fleurs étoilées généralement blanches, en grappes terminales, plus ou moins roses selon les variétés. Le calice est pentalobé. Les pétales sont généralement oblongs-obovés. Les étamines sont nombreuses et le pistil est formé de 5 carpelles fermés et concrescents en un ovaire pentaloculaire, surmonté de 5 styles unis à la base. La floraison est brève et ne dépasse pas une dizaine de jours courant avril et exhale un parfum doux légèrement vanillé.

Les fleurs donnent des piridions qui ressemblent à des baies. Ces fruits sont comestibles, rouges ou noires, appelés amélanches (ou saskatoon en langue Cri, d'où l'autre expression les désignant, « baies de Saskatoon »). Ce sont des fruits décaloculaires (à dix loges) par l'établissement de fausses cloisons.

6° Ananas

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L'ananas (Ananas comosus) est une plante xerophyte, originaire d'Amérique du Sud (nord du Brésil), d'Amérique centrale, et des Caraïbes. Il est connu principalement pour son fruit comestible, qui est en réalité une infrutescence. Le mot ananas vient du tupi-guarani naná naná, qui signifie « parfum des parfums ».

L'ananas est une plante tropicale qui meurt si elle est exposée à une température inférieure à 10 °C : c'est pour cette raison qu'on ne doit pas conserver le fruit au réfrigérateur. Elle requiert un sol bien drainé, riche et acide. Un pH de l'ordre de 4,5 à 5,5 est important pour une bonne croissance : les maladies originaires du sol sont ainsi réduites. L'ananas n'apprécie pas du tout l'eau stagnante, d'où l'importance du drainage.

L’ananas tolère une faible fertilité du sol, mais on obtient une meilleure production sur sol fertile riche en matières organiques et en potassium. De hauts niveaux d’aluminium et de manganèse soluble dans le sol sont tolérés.

Un ananas nécessite quatorze à vingt mois de la plantation à la récolte : six à huit mois pour la phase végétative, et cinq à six mois du forçage à la récolte. Le même plant fructifie généralement deux, voire trois fois : une première fois après vingt mois, et une seconde fois quinze mois après.

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Les confitures contiennent 70% de fruits. Sans colorant, elles offrent un authentique et riche goût de fruit naturel.

 

Histoire

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L’histoire de l’ananas remonte vers le mois de novembre 1493, lors du second voyage de Christophe Colomb et de ses compagnons.Ils découvrirent sur une île des Caraïbes baptisée «Guadeloupe», un fruit qui constituait pour les autochtones un des aliments de base. L’ananas signifiant littéralement «fruit (a) excellent ou savoureux ou parfumé (nana)». En langage des indiens Guaranis, serait originaire des bassins du
Paraguay et de haute vallée de base. Très vite, la dissémination de l’ananas par les Portugais et les Espagnols suivit l’ouverture des grandes voies maritimes. La première description de la plante fut réalisée par un envoyé du roi Ferdinand d’Espagne en 1535. Dès le XVIIIème siècle, on trouvait l’ananas dans la majorité des pays tropicaux, où sa culture se développait
progressivement dans le but de satisfaire d’abord les besoins des populations locales et d’approvisionner les marchés des zones tempérées par la suite. Plus tard, vers 1700, la culture sous serre, lancée par les Hollandais, prit de l’envergure. L’ananas fut ensuite cultivé à grande échelle en Amérique du sud, et s’est développé aux îles Hawaï en 1790, à Formose, aux philippines, puis en Australie et en Afrique à la fin du XXème
siècle.
 
Quant à sa présence à Madagascar, elle remonte à 1548, avec l’arrivée des Portugais dans le nord et le nord-est. Les premières plantations furent installées par les colons sur la côte est. Ensuite, les ouvriers de ces plantations, qui avaient eu du surplus de rejets d’ananas, ont contribué à l’expansion de cette plante dans toute l’île.
 

Pour la santé

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 La tige de l'ananas possède une enzyme, la broméline, qui fait partie de la famille des protéases : elle a des effets cicatrisants, anti-inflammatoires et facilite la résorption des œdèmes3. Elle est de plus utilisée pour faciliter la digestion.

La broméline est aussi efficace contre la tendinite. Grâce à son pouvoir désinfiltrant, il est conseillé dans les régimes associés à la rétention d'eau, ou à la cellulite. La broméline peut aussi servir pour attendrir la viande.

Des vertus cosmétiques lui sont aussi attribuées, notamment pour faire diminuer l'acné : se frotter un morceau d'ananas sur la peau neutraliserait les acides graisseux, mais enlèverait aussi la pellicule graisseuse faisant partie l'épiderme.

7° Arbousier

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L'arbousier est un arbre de 5 à 15 mètres de haut[réf. nécessaire]. L'écorce, gris brunâtre à la base, devient rougeâtre à la partie supérieure.

Ses feuilles à bordure dentée d'une dizaine de centimètres de long sont persistantes ovales, alternes, vert foncé luisant au-dessus, vert pâle dessous. Elles sont riches en tanins.

Les fleurs blanc-verdâtre, en forme de clochettes blanches pendent en grappes et apparaissent en septembre-octobre, en même temps que les fruits.

Le fruit rouge orangé à maturité est une baie charnue, sphérique, à peau rugueuse, couverte de petites pointes coniques. Toutefois, il ne faut pas le confondre avec la fraise chinoise (Myrica rubra) très similaire mais qui possède un noyau. C'est un fruit comestible, sans goût très prononcé, qui est mûr en hiver. Il est riche en vitamine C. La chair est molle, un peu farineuse, acidulée et sucrée, et elle contient de nombreux petits pépins. Les fruits mettent un an pour arriver à maturité. Il n'est pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l'année et les fruits mûrs nés des fleurs de l'année précédente.

Utilisation

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L'écorce brun rouge est diurétique. En décoction, sa racine est utilisée contre l'hypertension. On lui attribue des propriétés anti-inflammatoires, il est également efficace contre les rhumatismes. Les feuilles, l'écorce et le fruit sont réputés astringents, et efficaces pour stopper la diarrhée (pris en décoction)1.

Le fruit peut être consommé cru, être utilisé pour la confection de confitures et de pâtisseries, ou fermenté pour produire une boisson alcoolisée. Il possède une très légère toxicité : consommé cru en trop grande quantité, il peut induire des coliques bénignes et des vomissements. On en tire une liqueur, un vin distillé en brandy, du miel (notamment l'amaro de corbezzolo en Sardaigne), une eau de vie portugaise (aguardente de medronho)… Ses fruits aromatisent la bière corse Torra blonde.

Les feuilles et les fruits se récoltent à l'automne, le bois et la racine peuvent l'être à la même époque ou au printemps1.

Sa bonne résistance aux gaz d'échappement en fait un bon gardien des villes.

8° Asiminier trilobé

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L'asiminier trilobé (Asimina triloba) est un petit arbre de la famille des Annonaceae.

Cet arbre, originaire d'Amérique du Nord, produit les plus gros fruits comestibles que l'on peut rencontrer naturellement aux États-Unis et le Sud-Ouest d'Ontario[réf. nécessaire], où il est appelé pawpaw tree.

Le nom d'« asiminier » a été repris du vocabulaire des Français de Louisiane, il dérive du nom du fruit « asimine » qui a été emprunté à une langue amérindienne locale.

L'espèce est originaire de la partie est de l'Amérique du Nord, depuis le Canada (Ontario) et le nord-est des États-Unis (New Jersey, New York), jusqu'au sud-est des États-Unis (Floride, Louisiane).

Il pousse sur sols humides, dans les plaines ou les sous-bois.

Nutrition

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Ce fruit contient divers nutriments diététiquement intéressants, tels que l'acide ascorbique (Vitamine C), la méthionine (acide aminé essentiel) et le manganèse (oligo-élément), mais il contient aussi des acides gras saturés (acide myristique, acide palmitique).

Toxicité

Les fruits sauvages, bien que généralement comestibles, peuvent déclencher une dermatite chez certaines personnes et parfois une gastro-entérite grave lorsqu'ils sont ingérés.

9° Avocat

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L'avocat est le fruit de l'avocatier (Persea americana), un arbre de la famille des Lauraceae, originaire du Mexique.

Le mot avocat provient de l'espagnol, aguacate, lui-même dérivé du mot de langue nahuatl ahuacatl qui signifie testicule, par analogie à la forme de cet organe.

C'est un fruit climactérique particulier : sa maturation est non seulement associée à la production d'éthylène, mais elle ne peut s'effectuer qu'une fois le fruit détaché de l'arbre.

Un peu d'histoire

Les premières pousses d’avocatier ont été retrouvées au cours de fouilles dans les forêts tropicales du Mexique : elles datent de 8 000 ans avant notre ère. À cette époque déjà, les Mayas et les Aztèques l’avaient intégré à leur régime alimentaire.

De l’empire aztèque à la cour d’Espagne

À son arrivée en Amérique Latine au XVIe siècle, l’explorateur Cortès se vit offrir des avocats. Le chroniqueur qui l’accompagne décrit le fruit bien mûr « comme du beurre », qui possède « un goût délicat et crémeux ». Les populations indigènes l’appellent ahua qualt qui devient rapidement, par déformation aguagate puis avocat.

L’avocat est ramené en Espagne au XVIIe siècle et sa culture s’étend rapidement aux Antilles, à la Californie, l’Afrique, l’Australie, Israël, et bien évidemment à l’Espagne.

Les Américains utilisent des avocats pour les sushis (ce que les Japonais ne font pas).

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En Europe, l’avocat est plus souvent utilisé en salade, consommé nature ou salé.

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Mais à Madagascar et au Brésil, le fruit entre dans la composition de desserts ou se déguste avec un peu de sucre.

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Dans les régions nord de Madagascar (Diego-Suarez, Sambava, Antalaha..), on utilise l'infusion de feuilles pour soigner divers troubles, asthénie, diabète, indigestion, troubles des règles. Le noyau d'avocat entre également dans la composition de préparations aphrodisiaques.

10° Banane

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La banane est le fruit ou la baie dérivant de l’inflorescence du bananier. Les bananes sont des fruits très généralement stériles issus de variétés domestiquées. Les fruits des bananiers sauvages et de quelques cultivars domestiques contiennent des graines. Les bananes sont généralement jaunes lorsqu'elles sont mûres et vertes quand elles ne le sont pas.

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Les bananes constituent un élément essentiel du régime alimentaire de certaines régions.

Diffusion mondiale

Le bananier fut introduit en Afrique de l’Est, en Chine, en Mélanésie, dans le Pacifique Sud à partir du commencement de l’ère chrétienne. Sa culture commence à Madagascar vers 500 de notre ère. Il fut amené en Méditerranée (Afrique du nord et Espagne) par les Arabes à partir de 650. Début XVIe siècle les Portugais l’implantent dans les Canaries et de là en 1516 le frère Tomas de Berlanga prélève des rejets dans la cloitre des franciscains près de Las Palmas et les transporte à Hispaniola.

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A Madagascar, la banane est connue depuis des siècles. Flacourt en décrivait déjà quelques espèces en 1596. Le bananier est rencontré dans tout Madagascar mais sa culture est essentiellement concentrée sur la Côte-Est, notamment dans les provinces de Toamasina et de Fianarantsoa jusqu’à 800-900 mètres d’altitude.
 

Il existe trois grands types de banane d’un point de vue alimentaire : les bananes dessert, les bananes à cuire (parmi lesquelles les bananes plantains occupent une place prépondérante) et les bananes à bière (en Afrique la bière de banane (kasiksi) de production artisanales ou industrielles).

11° Bergamote

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La bergamote est le fruit du bergamotier, arbre, de la famille des Rutacées principalement cultivé en Calabre (Italie). Selon Giorgio Gallesio1 elle serait issue d'un croisement entre une orange amère et une lime (aussi appelée citron vert).

Ce fruit ressemble à une petite orange à la chair verdâtre et à la peau lisse et épaisse, de couleur jaune à maturité. Sa chair est légèrement acide et amère. Il pèse entre 80 et 200 grammes.

Histoire

Selon certains, la bergamote vient d'Orient et aurait été introduite en Europe par les croisés et son nom serait une déformation du mot turc beg armudi qui veut dire « poire du seigneur », alors que d'autres soutiennent qu'elle a été rapportée des îles Canaries par Christophe Colomb et qu'elle tirerait son nom de la ville de Berga, au nord de Barcelone, où elle fut cultivée à l'origine. Selon la légende, par une nuit de pleine lune, la bergamote nous fait voir l'endroit où naissent les fées.

Propriétés thérapeutiques

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L'huile essentielle de bergamote extraite de fruits peu mûrs a de nombreuses propriétés utilisées en aromathérapie. Elle contient du limonène, de l'acétate de linalyle (un des composé de l'essence de menthe) et différentes furocoumarines dont le bergaptène. Elle est :

Elle est principalement conseillée dans des cas de colique intestinale, de parasites intestinaux, de digestion difficile ou d'inappétence. Cependant l'huile essentielle de bergamote est photosensibilisante.

12° Bigarade

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Le bigaradier est un arbre de 5 à 10 mètres. Il s'est répandu au début de l'ère chrétienne en Inde et fut introduit dans le sud de la France par les croisades. Les Maures le cultivèrent intensivement près de Séville en Espagne, ce qui valut au fruit son surnom d'orange de Séville.

Le fruit du bigaradier est surtout utilisé en conserve ou cuit (confiture, sirop, marmelade). La marmelade d'orange est faite uniquement à partir de l'orange amère et non de l'orange douce.

Très parfumée, la fleur de bigaradier sert à la fabrication de l'absolu de fleur d'oranger, de l'eau de fleur d'oranger et de l'essence de néroli utilisée en parfumerie et pour aromatiser les aliments. Ces extraits contiennent une forte proportion d’anthranylate de méthyle responsable de la note typique de la fleur d’oranger amer. Les rameaux sont utilisés pour la fabrication de l'essence de petit grain bigarade, une huile essentielle riche en acétate de linalyle.

Du zeste du fruit on extrait l'essence d'orange amère utilisée pour la fabrication du triple sec, d'amers, du Grand Marnier et du Cointreau.

13° Brugnon

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Le brugnon (Prunus persica var. nucipersica) est issu de la mutation spontanée d'un pêcher, suite à une greffe de prunier. Sa dénomination provient de l'occitan "brinho", lui-même dérivé du terme latin signifiant "prune". Ce fruit existe depuis le XVIIe siècle. Il se distingue de la pêche par sa peau lisse et diffère de la nectarine par son noyau qui adhère à la pulpe.

Très rustique et supportant des températures négatives, le brugnonier peut être cultivé dans toutes les régions.

Le plus souvent c'est sa floraison précoce qui pose des problèmes car les gelées printanières sont souvent préjudiciables à la fructification.

Propriétés du brugnon

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La chair du brugnon (Prunus persica var. nucipersica) est très aromatique. Elle ne se défait pas à la cuisson. Elle est donc conseillée pour préparer des tartes ou des clafoutis d'été. Consommé cru, ce fruit fournit des antioxydants qui ralentissent le vieillissement cellulaire. Il est également source de vitamines (A et C) et il contribue aux apports quotidiens en potassium.

14° Canneberge

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La canneberge, la grande airelle rouge d’Amérique du Nord, l’atoca ou l’ataca1 (au Québec) ou encore souvent appelée par son nom anglais dans les produits industriels en Europe, cranberry, est un arbrisseau qui croît dans les tourbières des régions froides. Sa présence caractérise les sols à sphaignes, imbibés d'eau.

Qualités thérapeutiques

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Le fruit de la canneberge (cranberry) (Vaccinium macrocarpon) est reconnu pour ses qualités thérapeutiques, en premier lieu en tant qu'antioxydant, qualité mesurée par exemple par la valeur ORAC (Oxygen radical absorbance capacity).

La canneberge est riche en vitamine C et en antioxydants, en particulier des flavonoïdes.

Ce fruit contient un élément particulier, la proanthocyanidine de type A (PAC A). Ce composé empêcherait certaines bactéries Escherichia coli responsables des cystites d'adhérer à la vessie et de causer l'infection.

15° Canne à sucre

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La canne à sucre est une grande graminée tropicale herbacée à port de roseau, d'une hauteur allant de 2,5 à 6 mètres3. Les tiges, d'un diamètre de 1,5 à 6 cm, sont pleines4. Les feuilles, alternes, sont réparties en deux files opposées et ont un limbe de 1 m de long environ sur 2 à 10 cm de large. Elles sont au nombre de dix sur les plantes en pleine croissance, la partie inférieure de la tige se dénudant au fur et à mesure que les feuilles basses se dessèchent.

Origine et distribution

Originaire de Nouvelle-Guinée et des îles avoisinantes, la canne y fut certainement mise en culture plus de mille ans avant notre ère. De là, elle entreprit le grand voyage qui devait d’abord la mener en Inde, puis en Chine.

Et c’est en Inde, vers 325 avant J.C., qu’Alexandre-le-Grand rencontre ce fameux « roseau qui produit du miel, sans le concours des abeilles » et le rapporte en Occident. Quelques échanges commerciaux s’amorcent, mais la culture de la canne ne dépasse toujours pas les frontières de l’Inde.

Alors qu’il lui avait fallu près quinze siècles pour faire le trajet Inde-Iran, la canne en mettra moins de deux pour être présente dans tout le bassin méditerranéen. C’est le début de l’aventure qui lui fera conquérir le monde entier.

Dès le début du XVIe siècle, à partir de Madère, les Portugais acheminent technologies et matériel au Brésil. En 1542, le premier moulin à sucre fonctionne à Pernambouc. Si les Espagnols font de même à Hispaniola (Saint-Domingue), à Cuba, en Jamaïque et à Porto-Rico, ils sont plus préoccupés par les ressources minières du continent américain. Et ne s’intéressent que très peu à l’industrie sucrière.

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La culture de la canne à sucre, sous ses formes traditionnelles est généralement considérée comme très ancienne à Madagascar. On signale que "dès 1821, M.M. de Rontaunay et Arnoux ont des sucreries et des guildiveries sur la côte Est..." Avant la colonisation les établissements les plus connus étaient l'usine royale de Melville près de Tamatave et celle créée vers 1878 par de Lastelle près de Mananjary, auxuelles il faut ajouter une quinzaine de petites sucreries déjà implantées à Nosy-Be, colonie française depuis 1840. Avec la colonisation ces activités périclitèrent, du fait surtout de la concurrence du sucre importé, notamment celui de la Réuinon.

 

Baobab

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Date de dernière mise à jour : mardi, 12 Novembre 2013

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