ANOSY

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désigne aujourd'hui une région du sud-est de Madagascar où vivent les Antanosy

recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy58@gmail.com)

 
 
Tongasoa eto Tolagnaro (Bienvenue à Fort-Dauphin)
Fort-Dauphin ou Tolagnaro en malgache (écrit aussi Taolanaro ou Tolanaro) est une ville de la province de Toliara (Tuléar), chef-lieu de la région Anosy, située dans le sud-est de l'île de Madagascar. La population de la région est estimée à environ 545000 habitants sur une superficie de 25 731km². La ville est distante de 1122 km d'Antananarivo, la capitale de Madagascar. Cette ville portuaire du grand sud malgache, ancienne étape de la célèbre route des Indes, chargée d'histoire, est ouverte sur le monde depuis le XVIe siècle, depuis le jour où des naufragés portugais ont élu domicile dans la région.
Des plages de sable fin qui s'étirent sur plusieurs kilomètres, des criques protégées par des récifs de corail, des forêts où s'ébattent les lémuriens et où les scientifiques sont en quête d'espèces rares : à la pointe sud-est de Madagascar, coincé entre la montagne et l'océan Indien, Fort-Dauphin ne manque pas d'attraits. Cette région compte parmi les plus belles côtes de l'île. Taolanaro qui veut dire « site de rêve » en malgache a particulièrement mérité son nom. La ville est dominée par une magnifique chaîne montagneuse et le Pic Saint-Louis au nord. Elle est constituée de deux parties : la première regroupe le centre administratif et les banques avec des bâtiments d’époque coloniale. Le second cœur de la ville se développe autour du stationnement de taxi-brousse et du marché de Tanambo.
Latitude : 25-02 S - Longitude : 046-57 E - Altitude : 8 m
 
 

Géographie et climat

La région littorale de Tolagnaro est dominée par les montagnes de Vohimena (au sud de la chaîne Anosyenne) dont les zones ondulées de basse altitude se prolongent en une plaine côtière qui s'étend sur plusieurs kilomètres vers l'océan Indien. Cette plaine est surtout composée de sables littoraux déposés au cours des transgressions marines du Pléistocène. Ces sables qui sont remarquablement minéralisés, ont formé une série de dunes en crête de faible amplitude qui se termine le long du rivage par un ensemble de lagunes côtières et des plages de sable fin.
L'hydrologie côtière entre Petriky dans le sud et Sainte-Luce dans le nord-est montre que les zones de captage des systèmes s'étendent depuis les régions montagneuses de l'intérieur vers les plaines alluviales côtières. Les fleuves sont bien définis dans l'intérieur des terres mais dans les plaines côtières, l'interaction entre les infiltrations des eaux de pluies et l'écoulement des fleuves est source d'une considérable variation saisonnière. A l'est et à l'ouest de Fort-Dauphin les rivières et fleuves finissent dans des lacs et des canaux de type mangroves pour aboutir dans l'océan.
Les températures annuelles varient de 19 à 30°C avec une moyenne d'environ 24°C. La pluviométrie annuelle est marquée par un gradient abrupt de Petriky à Sainte Luce. Mandena (au plus proche de la ville de Fort-Dauphin), situé entre ces deux stations, reçoit une pluviométrie moyenne annuelle de l'ordre de 1600 mm. Ainsi la région de Fort-Dauphin est plus verte et plus fertile que les régions avoisinantes. Pour connaître les prévisions météo détaillées des 12 prochains jours à Fort-Dauphin, cliquez sur ce lien.
 
 
Le chiffre correspond au nombre de fokontany présents dans chaque commune
(subdivision administrative comprenant hameaux, villages, secteurs ou quartiers)
 

Hydrologie de la région

Un certain nombre de fleuves traversent les plaines et sont à l'origine des sables côtiers déposés dans plusieurs baies. La plupart des dépôts sont disséqués par un certain nombre de rivières. Les bras de rivières se développent généralement derrière des systèmes de dunes côtières (zone lagunaire) et déversent leurs eaux soit par suintement sous-superficiel à l'océan (sous les dunes antérieures), soit par des canaux fluviaux se jetant dans l'océan. Ces embouchures côtières comprennent le plus souvent une barrière naturelle de sable servant d'obstacle à l'eau de mer pendant les périodes où la précipitation est moins importante mais submergée pendant les périodes de crues. Pendant ces périodes un échange a lieu entre l'eau douce et l'eau salée de l'océan qui remonte davantage dans les terres après la crue.
 
Le fleuve Efaho

Le sud-est de Madagascar peut être subdivisé en trois unités de drainage hydrologique principales : zone de montagne, plaine et sables côtiers. Les chaînes de montagnes englobent plus de 30% du bassin versant total drainant la région. Des images satellites montrent des secteurs montagneux avec des pentes raides qui assurent la concentration rapide des eaux de pluies. Les rivières sont clairement définies dans les régions montagneuses alors que dans les plaines côtières l'interaction entre les infiltrations des eaux de pluies et le flux fluvial produit une variation saisonnière considérable.
Les eaux dans les secteurs des régions montagneuses sont généralement potables alors que ce n'est généralement pas le cas dans les rivières côtières en raison de l'influence des mouvements des marées et la dispersion des eaux salines par les embouchures des rivières. Pendant les périodes de grande averse, il peut y avoir un "nettoyage" à l'eau douce de ces systèmes hydrologiques. C'est le cas, par exemple, dans le secteur de Mandena localisé dans un environnement côtier avec des chaînes de montagnes très proches et montant brusquement en altitude à partir d'une plaine côtière étroite. Les rivières principales de la région sont Mandromodromotra, l'Efaho qui se jette dans le lac Ambinanibe, la Lanirano qui connecte, à travers un secteur marécageux et lagunaire, les Lacs Lanirano, Besaroy et Ambavarano avec la rivière Anony qui forme au final une sorte d'estuaire.
 

Histoire coloniale

Au mois de mars 1642, Jacques de Pronis et Foucquenbourg, commis de la Compagnie des Indes Orientales (Société de l'Orient), et accompagnés de douze colons, embarquent à Dieppe à bord du navire Saint-Louis dans le but de fonder un comptoir commercial, de créer des habitations ainsi que de pratiquer la traite à Madagascar. Après avoir envisagé de s'établir dans la baie d'Antongil, ou sur l'île Sainte-Marie, les colons débarquent dans la baie de Manafiafy (Sainte-Luce). A ses débuts, la colonie comprenait huit naufragés français, soixante-dix colons envoyés par la Société de l'orient à bord du Saint-Laurent, et l'équipage du Saint-Louis qui ne put rentrer en France en raison de l'échouage de son navire sur la route du retour vers la France. Mais, la région étant insalubre en raison des lagunes et des marécages, et voyant les fièvres emporter ses hommes, Pronis décide de transférer la colonie sur la presqu'île de Tholongar (presqu'île actuelle de Fort-Dauphin) à la fin de l'année 1643. Il fonde donc le comptoir commercial français de Fort-Dauphin, sur ordre de Richelieu (la dénomination du fort, Fort Dauphin, est en l'honneur du prétendant à la couronne de France, le futur roi soleil, Louis XIV). A l'origine, la ville devait servir de point de ravitaillement sur la route des Indes et initialement le fort n'était qu'une construction sommaire entourée de palissade de bois.
En 1648, Étienne de Flacourt renvoya Jacques de Pronis en France, car ce dernier avait vendu des esclaves, des Lohavohitz, catégorie de population Antanosy bourgeoise, riche et puissante (envoyés à l'île Maurice), ce qui avait choqué les indigènes. Il prit sa place à la tête du comptoir, et réalise durant cette période une étude minutieuse des coutumes, de l'histoire, et de la flore de l'île. Son œuvre est composée de trois volumes, le Dictionnaire, le Catéchisme et surtout l'œuvre centrale, l'Histoire de la Grande Isle Madagascar. Arrivé en compagnie de deux prêtres lazaristes, il repart de l'île en 1655, en ayant au préalable établi un plan d'occupation de Madagascar, mais sans avoir pu réellement concrétiser sa mission commerciale.
En 1668, Souchu de Rennefort décrivit le fort ainsi : « [...] Le Fort Dauphin a été dessiné carré par celui qui l'a commencé. Il y a deux bastions qui commandent le Port sur le côté Nord, l'enceinte du reste était formée de pieux de la grosseur du bras lorsque nous l'occupâmes, et la symétrie contrainte à 50 pieds de long et 26 de large, la principale porte regarde l'occident et voit devant elle une petite prairie et un agréable paysage, l'autre opposée, regarde l'Orient et la mer [...] ».
Après le départ de Flacourt, le comptoir périclite progressivement. Par la suite, le départ des colons s'intensifie notamment à cause des nombreuses difficultés rencontrées par la colonie, dont les plus contraignantes sont l'isolement, les conflits entre les colons et surtout les luttes contre les populations locales de l'Anosy. En août 1674, les derniers colons français sont chassés par la tribu des Tanosy, qui avait déjà marqué son hostilité envers les portugais et les hollandais, un siècle plus tôt. Après le massacre de nombreux colons, les survivants se réfugièrent dans le fort afin de tenir un siège en attendant des renforts. Le 8 septembre 1674, le navire Blanc Pignon sauva le reste de la colonie et les derniers colons se réfugient alors sur l'île Bourbon (la Réunion). Après le départ des colons français, Fort-Dauphin et sa région passent sous le contrôle du Roi Tanosy, et furent fréquentés par de nombreux navires, dont bon nombre d'entre eux s'adonnaient à la piraterie.
De 1766 à 1771, les français commandés par le comte de Maudave tentent de se rétablir à Fort-Dauphin, afin de faire de l'ancien comptoir une base d'approvisionnement pour leurs colonies des Mascareignes (la Réunion, l'île Maurice et l'Île Rodrigues). Les colons furent bien accueillis par la population locale, et le projet connut des débuts prometteurs, malgré le manque de moyens. Cependant en 1770, l'administration centrale de la marine abandonna le projet entrepris quatre ans plus tôt. Jusqu'à la fin du 18ème siècle et au cours du 19ème siècle, Fort-Dauphin resta un port commercial important, très fréquenté par les flottes navigant dans l'océan Indien.
En savoir plus : voir l'histoire de la région Anosy ici et visualiser l'exposition sur le site historique de la ville ici.
 

Population et démographie

La région de Tôlanaro est peuplée par le peuple des Antanosy (ou Tanosy). Lors du recensement de 1975, la ville comptait 19 605 habitants. En 1993, la population était de 30 690 habitants et elle a atteint environ 39 000 habitants à la mi-2001. En 2008 plus de 46 000 habitants vivaient à Tôlanaro. Depuis l'installation de la société minière QMM la population de la ville a vite augmenté, on estime aujourd'hui à environ 59000 le nombre de personnes vivant à Fort-Dauphin ou sa périphérie proche.
 

Économie

Historiquement, le "vieux port" de Tôlanaro était une porte ouverte sur le monde qui servait avant tout à l'exportation des langoustes, des crabes et des algues desséchées. L'activité de pêche de la langouste à Fort-Dauphin était jusqu'alors l'activité économique la plus importante de la région. La fermeture de la saison de pêche de ces animaux a été récemment revue pour l’ensemble de l’île en 2004 pour passer de la période comprise entre les mois de janvier à mars à celle définie du 1er octobre au 31 décembre (saison de reproduction). Ce décalage doit excentrer la pression de la pêche, à court terme, sur les langoustes qui ont été surexploitées pendant un certain temps. Il est à noter aussi l'existence de nombreuses plantations de Sisal (le sisal est une plante originaire de l'est du Mexique d'où l'on extrait des feuilles des fibres très résistantes servant à la fabrication de cordage, de tissus grossiers et de tapis. Fort-Dauphin dispose de potentiels économiques enviables par bon nombre de régions, sinon de pays de l’océan Indien. Cette ville a des atouts inestimables qui sont malheureusement sous-exploités, du fait de son éloignement de la capitale Tananarive et de la vétusté de ses infrastructures routières et historiquement portuaires (ce n'est plus le cas aujourd'hui avec le port d'Ehoala), ce qui ne permet pas à la ville de développer son économie. Le nouveau port de Fort-Dauphin situé à Ehoala (jouant un rôle important sur le plan régional, dans la mesure où sa position géographique se trouve sur la route des échanges Europe-Afrique du Sud-Océan Indien-Asie) à vocation à offrir un nouveau souffle à l’économie locale. Cette ville dispose également d’atouts touristiques majeurs surenchéris par une faune et une flore de grande qualité.
 
Production exécutive : Njaka Rajaonisaona - Réalisation : Erick Rabemananoro (Banque mondiale, Juin 2013)

Elle regorge de produits agricoles, maritimes mais surtout miniers. La découverte de gisements d’ilménite (un minerai de titane et de fer) et de zirsill (un mélange de zircon et de sillimanite utilisé notamment dans l'industrie de l'électronique) a ainsi fortement inspiré les investissements du géant mondial Rio Tinto et de sa filiale malgache QIT Madagascar Minerals SA (QMM SA). Les sables noirs de Fort-Dauphin renferme du bioxyde de titane qui sert de base à la couleur blanche et entre dans la composition de tous les produits synthétiques blancs, peintures, plastiques, etc. Ce gisement qui comblerait jusqu'à 10 % des besoins mondiaux pendant 40 ans permettra l'exportation de 750 000 tonnes d’ilménite et 40 000 tonnes de zirsill par an, à destination du Canada.
 
La zone minière de QMM avec la drague flottante récupérant l'ilménite

L’installation de QMM SA a rassuré les investisseurs étrangers, à savoir des loueurs de 4x4, hôteliers, restaurateurs, logisticiens et voyagistes, qui s’intéressent désormais aux potentiels de Fort-Dauphin. Mais d'un point de vue fort-dauphinois l’arrivée de QMM SA inspire une certaine réserve, d’autant que l’inflation est devenu la règle du jeu, même si ce projet a créé de très nombreux emplois directs. Les exigences pour la réalisation du projet ont été nombreuses : Rio Tinto/QMM a dû construire des routes et une centrale électrique produisant au moins l'équivalent de toute l'électricité actuellement consommée à Madagascar (200 Mégawatts). Elle doit aussi restaurer et reboiser les soixante kilomètres carrés de végétation qu'il lui faudra raser pour extraire des millions de mètres cubes de sable noir. Mais dans un pays au bord du naufrage économique on ne peut pas condamner un projet qui aura de nombreuses retombées : "améliorer la situation économique nationale, c'est permettre au gouvernement d'agir sur l'environnement" commente Olivier Langrand, représentant local du Fonds mondial pour la nature (WWF).
 
Emission TV Zone Australe (Antenne Réunion) de Serge Marizy et Manon Le Chevallier

Dans le contexte économique actuelle de Fort-Dauphin le port d’Eloaha est pressenti comme un outil déterminant de développement. QMM souligne que cet équipement sera le deuxième plus grand port de cette région de l’océan Indien. Rio Tinto/QMM, qui est chargé de la gestion de l'infrastructure, a investi 110 millions de dollars et l’État Malgache 35 millions. Mis en service en mars 2009 mais effectif depuis juillet 2009, ce port sert en grande partie aux activités de Rio Tinto/QMM. La compagnie, propriétaire de l’usine d’extraction située à 14 kilomètres du Port, a construit une route reliant la mine de Mandena et le port d’Ehoala. Le quai principal du port sera dédié, une semaine par mois, à l’exportation de l’ilménite et du zirsill. L'équipement servira également à l’acheminement d’équipements divers, d’engins, de matériels, et de pièces de rechange. L’activité portuaire étant d’utilité publique, le site d’Ehoala assurera aussi dans d’excellentes conditions l’exportation et à l'importation fort-dauphinoises. Le sisal, les produits de la pêche, les produits de première nécessité, les matériaux de construction et les carburants circuleront ainsi plus aisément. Le port commence à permettre le développement du tourisme de croisière, au même titre que les infrastructures portuaires de Tamatave et de Diego Suarez. Le port d’Ehoala offre en effet un quai principal long de 275 mètres dragué jusqu’à 15,75 mètres de profondeur. Il est capable d’accueillir différents types de navire. Le port d’Ehoala abrite également un quai de 150 mètres dragué à 8 mètres de fond, et un quai intermédiaire de 75 mètres de longueur. Tout le complexe portuaire est abrité par un brise lame de 625 mètres de long. Le site portuaire est doté de 400 hectares d’espace disponible dédié au développement industriel. Au final, il s'agit d'un véritable outil pour le développement de la région d’Anosy.
 
Le port d'Ehoala situé sur la presqu'île du même nom
 
Le port d'Ehoala est couvert par les normes internationales de sûreté ISPS
(International Ship and Port Security) et comporte :
Un brise-lames d’une longueur de 625 mètres
1 môle polyvalent comprenant 3 postes à quai pouvant accueillir différents types de navires
Deux épis d’enrochement pour contenir le mouvement du sable littoral
Un terre-plein sécurisé pour le stockage des containers et des marchandises diverses
Un bloc d’alimentation électrique pour les containers réfrigérés.
2 entrepôts pour le stockage de l’ilménite
2 entrepôts pour le stockage des marchandises générales
400 hectares d’espace disponible réservé au développement industriel pour les investisseurs : Ehoala Park et Ehoala Village approvisionnées en eau et en électricité par Rio Tinto QMM.
 
Reportage sur le port d'Ehoala de Fort-Dauphin : émission de la chaîne Outre-Mer 1ère de 2010 (France Télévisions)
 

Le tourisme

Le nombre de sites touristiques et ses variétés font de la Région Anosy une destination fort prisée par les touristes :
- Le tourisme balnéaire, avec cette morphologie rare où une magnifique chaîne de montagne côtoie la plage sur des kilomètres, offrant la possibilité de passer d'une nature verdoyante du type tropicale et souvent d'une originalité primaire à des plages d'une grande beauté.
- L'écotourisme, avec les deux mondes constitués par la zone humide avec ses forêts primaires, s'étendant sur la côte Est depuis Tolagnaro et la zone subaride avec un bush vaste et peu habitée. Dans ces deux contrées ainsi qu'au sein de la zone de transition où se trouve le parc national d'Andohaela, les faunes et flores abondent en espèces endémiques, faisant de ces endroits un paradis pour les naturalistes, les botanistes et tous ceux qui aiment la nature dans toute sa pureté virginale. L’importante richesse en biodiversité de l’Anosy avec 18 aires de conservations lui confère un statut particulier dans ce domaine de l’écotourisme.
- Le tourisme de montagne qui, avec à Taolagnaro, le pic Saint-Louis, et les montagnes d'andohaela, offrent des vues panoramiques rarement égalées.
- Le passage saisonnier des baleines et la valse des dauphins au large des côtes dauphinoises qui deviennent un autre attrait touristique non négligeable.
Suite à la construction du nouveau port il est prévu que l'ancien soit reconverti en marina (port de plaisance). Les activités connexes au tourisme tels les prestations liées aux circuits de visite et à l’artisanat seront appuyées pour se développer. Des festivités régionales régulières et diversifiées seront organisées pour attirer et occuper les visiteurs. Sur le plan du désenclavement régional, en sus de la RN13 qui permettra de prolonger jusqu’à Fort-Dauphin le circuit du Grand Sud, on prévoit une ouverture progressive du ciel Fort-dauphinois à d'autres compagnies aériennes locales ou étrangères et avec de nouvelles destinations internationales directes pour favoriser le développement touristique et commercial de la région.

L’écotourisme est un voyage responsable dans un environnement naturel où les ressources et le bien-être des populations sont préservés. Ce tourisme écologique a pour objectif principal de découvrir ou faire découvrir la nature, des paysages ou des espèces particulières tout en respectant les écosystèmes, voire en contribuant à les restaurer, dans une approche volontaire de "remboursement de la dette écologique" générée par ce tourisme qui cherche à diminuer son empreinte écologique.

A Fort-Dauphin et dans la région de l'Anosy tout a été mis en œuvre pour valoriser la biodiversité, l'environnement et l’écotourisme:
- Existence de corridor forestier dans la région.
- Gestion rationnelle des ressources naturelles dans les Aires Protégées.
- Sensibilisation des villageois pour la maîtrise des feux sauvages et la gestion des feux de végétation.
- Existence de nombreux Organismes d’appui, ONGs, projets et programmes qui interviennent dans le domaine de la conservation et la protection de l’environnement : GTZ, CIRAD, PSDR, ANAE, ONUDI, CIREEF, WWF, SAGE.
- La promotion de 18 aires de conservation riches en biodiversité (aires protégée communales et régionales), du Pic Saint-Louis et des montagnes d'Andohaela.
- Viabilisation des sites balnéaires de Libanona, Lokaro et Baie d'Italy.
- Reconversion du vieux port en port de plaisance.
 

Infrastructures La ville de Tôlanaro est difficile à atteindre par la route. L'aéroport, au sud de la ville, a des liaisons régulières avec la capitale Tananarive et Tuléar. Une liaison aérienne régulière est établie avec Saint-Denis de la Réunion ainsi que Johannesbourg (Afrique du Sud).
Le port aux normes internationales d'Ehoala.
La ville dispose également d'un hôpital.
 

Cartes postales anciennes de Fort-Dauphin

Plage de Faux-Cap
 
 
 
 
 
Carte de 1907
 
Carte de 1948
 
 
 
 
 
 
Ilôt Santa-Cruz où se situe le Tranovato (voir Histoire de l'Anosy)
 
Maison typique Antanosy
 

 

 

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Date de dernière mise à jour : lundi, 06 Mars 2017

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