ANTANANARIVO

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"La ville des mille collines sacrées"

recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy58@gmail.com)

Antananarivo ou Tananarive1 (en malgache : « Antananarivo », le « village des milles », à l'origine du royaume Merina il était surtout question de village et non pas de ville) est la capitale économique et politique de Madagascar, de la Province d'Antananarivo et de la région Analamanga (forêt bleue) située dans la partie centrale de l'île. Ses habitants s'appellent les Antananariviens. Sa population dépasse 1 600 000 habitants, son aire urbaine approche les 2,2 millions d'habitants. La ville est divisée en 6 arrondissements et 192 fokontany.

Analamanga devient Antananarivo

Analamanga devient Antananarivo

 

C’est au XIVème siècle que débute l’histoire de cette étonnante ville, lorsque des hommes séduits par le site de cette colline décidèrent de s’y installer. A l’époque, dite période Vazimba, la colline d’Analamanga s’élève à 1483 m au dessus des plaines fertiles et de ce fait constitue un excellent.

 

analamangaTrès vite les Vazimba s’y établissent et s’organisent autour des sources d’eau fort nombreuses, construisant ainsi petit à petit, les futurs quartiers d’Antananarivo. Ils édifièrent des fortifications percées de portes sur les parties les moins escarpées, constructions destinées à protéger le Rova et le palais royal.
Très vite, dès le XVIème siècle, Analamanga attira les convoitises des souverains des collines voisines.
Ce fut le cas d’Andrianjaka, alors roi d’Ambohimanga, fils de Ralambo qui considérait cette colline comme son héritage. Il entreprit dans un premier temps de conquérir toutes les collines autour d’Ambohimanga avant de se diriger vers Analamanga dont il fit rapidement la conquête, sans violence. Analamanga devint la nouvelle capitale de son royaume et il la baptisa Antananarivo. La ville grandit et devint le siège du pouvoir politique, administratif, judiciaire, militaire et économique. Il transforma les marais au pied de la colline en rizières pour nourrir la population, fit creuser des canaux et édifier des digues pour maîtriser les caprices des eaux des quatre rivières de la plaine.

analamanga2De tels travaux firent d’Antaninarivo un lieu économique d’échanges et de rencontres avec les marchés. Les quartiers s’organisèrent en fonction de la place de chaque groupe d’individus dans la hiérarchie sociale de l’époque.

Bien après la mort de ce roi, Antaninarivo connut d’autres développements sous le règne d’autres souverains et le nombre d’habitants fut sans cesse croissant.
En 1794, un autre roi d’Ambohimanga, le grand souverain Andrianampoinimerina fit la conquête de la ville, alors appelée Antananarivo. Sa politique de réunification du royaume Merina qui suivra ainsi que son action de réorganisation économique et sociale vont faire naître une grande capitale qui ne cessera plus d’être.
A sa mort en 1810, Antananarivo est la capitale administrative du royaume d’Imerina unifié comprenant les six provinces de l’Imerina.

Géographie

Antananarivo occupe les pentes d'une arête rocheuse d'un type de rouget culminant à environ 1 435 mètres, parsemée de quelques lacs comme ceux de Mandroseza, Anosy, et surtout le Lac Masay. La ville se trouve à environ 350 km de la côte est de l'île et à 550 km de sa côte ouest.

Patrimoine/ D’ Analamanga à Antananarivo

analamangaDe "LA FORET BLEUE" à « LA VILLE DES MILLE»

La colline d'Analamanga demeura longtemps occupée par les Vazimba, ses habitants primitifs. C’est Andrianjaka qui décida vers 1610 de la conquérir et d’y installer sa capitale. Conquête pacifique, car les Vazimba, voyant les nombreux feux de l’armée royale qui campait dans la plaine, préférèrent se soumettre et le sang ne coula pas. Lorsque Andrianjaka arriva au sommet d’Analamanga, il coupa du bois, faisant des maisons et un fortin ; il fit des bénédictions de grâces et de souhaits, disant : " Que l’on soit mille en cette ville !". Telle est l’origine du nom Antananarivo ou Tananarive, qui signifie « la ville des mille ». Certains auteurs avancent la traduction de" la ville aux mille villages" mais l’opinion généralement admise est celle des mille hommes. Ce thème a été repris sur le blason moderne de la ville qui porte la devise «ny arivolahy tsy maty indray andro» (les mille hommes ne meurent pas en un jour). Ce proverbe malgache rappelle que le nombre et l’union font la force. Le développement et l’histoire de Tananarive seront décrits dans la seconde partie du présent ouvrage.

AMBOHIMANARINA

Cette bourgade située à la sortie de Tananarive sur la route de Majunga ne constitue pas à proprement parler une colline sacrée mais elle est entrée dans l’histoire aux côtés de Tananarive.

Après avoir conquis Analamanga, le roi Andrianjaka jugea bon d’éloigner les principaux chefs des anciens habitants. L’un d’eux, Andriambodilova, fut installé à Ambohimanarina. Par crainte superstitieuse ou par respect, les nou­veaux maîtres d’Analamanga rendaient de grands honneurs aux mânes des Vazimba, leurs prédécesseurs. Après la mort d’Andriambodilova un culte naquit autour de son tombeau, culte demeuré vivant jusqu’’à nos jours.

Ce tombeau se trouve au sommet de la colline d’Anosisoa, dans la commu­ne d'Ambohimanarina. A deux kilomè­tres au nord-ouest, Andranoro constitue un second lieu sacré, en bordure du chemin qui descend du village d'Antehiroka vers la rivière Mamba. On y commémore le souvenir de son épouse Ranoro, la « fille du fleuve ».

Andriambodilova avait rencontré Rano­ro, fille d'Andriantsira, sur les rives de la Mamba et séduit par sa beauté lui demanda de l'épouser. Elle accepta à la condition qu’il s’engage à ne jamais prononcer devant elle le mot « sira » (sel) qui lui rappelait le nom sacré de son père. Or un jour qu’il partait travailler plus tôt que d’ordinaire, Andriam­bodilova demanda à sa femme d'attacher un jeune veau, avec l’intention de revenir traire la vache à son retour. L’étourdie attacha le veau par la queue, il se détacha et alla boire tout le lait de la vache à son retour, Andriambo­dilova fort en colère cria : « Pourquoi n'as.-tu pas attaché le veau, fille du sel ! ». A ces mots elle quitta le toit conjugal, monta dans une barque et s’enfonça à jamais dans les flots à proximité d’un grand rocher, encore vénéré.

Nous emprunterons à J. F. Lebras la description de ces deux sites et des cultes dont ils sont l’objet.

Tombeau d'Andriambodilova

" Une enceinte formée d’un mur épais, haut de 2 à 3 mètres, est percée d’une petite porte basse. Le tombeau, que Lormian (1934) date du 17e siècle, mais qui a été restauré, se trouve au milieu. A l’origine, il devait consister en un amas de pierres ; il se présente maintenant sous l’aspect d’une tombe parallélépipédique en pierre ou brique, surmontée d’une dalle en double pente en forme de catafalque. L’ensemble à 1,20 mètre de haut environ. Tout autour, de petites pierres (émergeant du sol de 20 à 30 cm, et espacées d’une trentaine de centimètres) devaient à l’origine, selon Lormian, recouvrir la tombe primitive. On y dépose des offrandes. D’autres pierres levées, dans le coin des ancêtres, sont aussi recouvertes de traces d’offrandes.

A la tête du tombeau, une pierre levée et une petite table de pierre d’un mètre de haut environ, sont enduites de graisse et de miel déposés par les fidèles. Le tout est entouré d’une balustrade en bois soutenue par des piliers carrés. Une allée permet de faire le tour de l’enceinte. A l’extérieur du mur de clôture, une pierre portant des traces d’offrandes indique l’endroit où fut enseveli le serviteur préféré d’Andriambodilova qui mi après son maître. L’ensemble du beau et des murs est blanchi à la chaux.

Andriambodilova fut de tous temps vénéré, non seulement des habitants la région, mais de ceux des provinces lointaines. Tous les ans le roi de Tananarive faisait tuer sur ce tombeau bœuf « volavita », jusqu’en 1869, de la destruction des « sampy » | les). Radama II y vint en pèlerin Les soldats partant en guerre prenaient un peu de terre du tombeau et la raient dans un coin de leur " lamba".

Aujourd'hui encore les cérémonies; sont fréquentes. Lors des fêtes, certaines coutumes sont à respecter : assistants, avant d'approcher du t beau, doivent se purifier à la sot qui coule à l’est du village, où Andriambodilova prenait son eau ; avant la cérémonie il faut s’abstenir de manger porc, de la chèvre, de l'oignon et tout aliment salé. Il est défendu d'amener dans l’enceinte des porcs ou i chèvres, des instruments de cuivre, des parasols, d’y user de tabac ou d’alcool et de badiner avec une femme. Lors des sacrifices, un bœuf est égorgé son sang est recueilli puis répandu sur les pierres levées de la tête du tombe et de l’entourage, puis le reste est jeté dans la source ».

Après la conquête de Madagascar, l’administration française avait installé un abattoir non loin du tombeau. On y tuait des cochons, ce qui était sacrilège. Des fléaux s’abattirent sur la région : le vent et la grêle détruisirent les récoltes, les digues se rompirent, la fièvre sévissait. Les bouchers témoignèrent d'événements surnaturels, leurs vêtements brûlaient d’eux-mêmes lors qu’ils se rendaient à l’abattoir. L’affaire fit grand bruit à l’époque et les habitants exigèrent le déplacement de l’abattoir. Lorsque satisfaction leur fut donnée, tout rentra dans l'ordre et les malheurs prirent fin.

Tiré du livre: "Antananarivo et l' Imerina" de Philippe Obérlé

Climat

Antananarivo a un climat tropical d'altitude (Cwb selon la classification de Köppen). Bien qu'elle soit située dans la zone intertropicale, la température moyenne sur l'année est modérée par les effets de l'altitude.

Le climat est caractérisé par des hivers frais et très secs et des étés doux et très pluvieux.

La température en saison fraiche descend rarement au-dessous de 10 °C. En saison chaude, elle dépasse rarement 30 °C.

Les gelées sont rares mais pas inconnues. Pendant le mois de juin et ce, selon les années, il se peut que la température du matin descende jusqu'à 1°C, mais le 6 juin 2013, ce record a été battu car il a fait -2°C et cela a provoqué l'apparition des gelées blanches2.

Les journées où le soleil n'apparait pas de la journée sont également très rares (moins d'une dizaine par an).

Moyennes annuelles

Mois
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
décembre
Minimum
17
17
17
15
13
10
10
10
11
13
15
17
Maximum
27
27
27
26
24
22
21
22
24
27
28
28
Record Minimum 12 11 11 7 4 -2 3 2 3 6 6 11
  • Précipitations (nombre de jours avec précipitations supérieures à 1 mm/24h)3. Les pluies sont généralement concentrées en épisodes courts et intenses en particulier pendant la saison des pluies et sauf en cas de certains cyclones.
Mois
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
décembre
jours de
pluie
21
17
14
5
2
0
2
1
3
4
9
19

Démographie

Sa population a été évaluée, en 2001, à 1 689 000 habitants. En 2014, elle est évaluée à 2,2 millions d'habitants.

Les principales ethnies de la grande île sont représentées à Antananarivo, en plus des communautés d'origine étrangère : Européens, Chinois et Indo-pakistanais et autres expatriés arrivés tout récemment..

Toponymie

Son nom signifie « le Village des Mille » (de an, préfixe locatif correspondant à « à » ; tanana signifiant « le village » ; arivo voulant dire « mille »), probablement en raison des « mille guerriers » (en rapport avec l'importante garnison royale merina)4. Les Malgaches lui font souvent subir une aphérèse et une apocope qui donnent Tana (la ville) et il a été francisé à l'époque coloniale en Tananarive car la prononciation malgache élide le an par accentuation sur le Ta et pratique quasi-systématiquement l'élision des voyelles finales.

La région où se situe Antananarivo s'appelle bien entendu Analamanga mais c'est aussi la région de l'Imerina, la région des hautes terres centrales que l'administration coloniale française avait francisé en Emyrne.

Histoire

  • 1610-1630 – On accorde à Andrianjaka, roi merina, la prise au roi vazimba, Rafandrana, de la plus haute des douze collines de l'Imerina (1 468 mètres) appelée « Analamanga » (la colline bleue). Andrianjaka y fit bâtir un « rova » (une forteresse) défendu par près de mille hommes. D'où son nom malgache d'Antananarivo, « la Cité des Mille ».
  • 1710 – Andriamasinavalona, roi d'Antananarivo, partage son royaume entre ses quatre fils. Division de l'Imerina.
  • 1777 – Le Français Mayeur est le premier européen à visiter Antananarivo et à en faire un récit écrit.
  • 1794 – Imboasalama, alors prince d'Ambohimanga, (plus tard, appelé Andrianampoinimerina), s'empare d'Antananarivo et parvient à réunifier l'Imerina. Il fait de la ville sa capitale, statut qu'elle conserve jusqu'à aujourd'hui.
  • 1810Radama Ier succède à son père et prend les rênes du pouvoir à Antananarivo et amorce la modernisation au contact des Occidentaux.
  • 1817 – Le sergent Hastie, envoyé britannique, arrive à Antananarivo pour obtenir l'abolition de la traite des esclaves.
  • 1820 – Arrivée du pasteur Jones de la L.M.S. Ouverture de la première école à Ifidirana.
  • 1832 – Arrivée du Français Jean Laborde. Il est considéré comme le bienfaiteur de Madagascar, car il fit bénéficier le royaume de nombreuses innovations, dans la mécanique, la chimie et l'architecture. Il a notamment construit le Palais de la Reine, tout en bois, dans la pure tradition des maisons mérina des Hauts-Plateaux.
  • 1839-1840 – Construction du Palais de la Reine (Manjakamiadana : "régner dans la sérénité").
  • 1849 – Le 28 mars, martyre des chrétiens. Craignant l'extension de l'idéologie apportée par les Vazaha5 via le christianisme, la reine Ranavalona Ire a lancé une chasse aux chrétiens, les considérant comme des traîtres à leurs traditions et donc à leur souverain. Ceux qui ne renonçaient pas à la foi chrétienne étaient condamnés à la peine de mort.
  • 1850 - La ville compte environ cinquante mille habitants.
  • 1852 – Construction du tombeau du Premier Ministre, à l'initiative de la reine Ranavalona Ire qui fait appel au Britannique James Cameron et au Français Jean Laborde.
  • 1868 à 1880 – Contribution de Cameron à la dotation en nombreuses maisons de briques (supplantant les constructions en bois, seules permises auparavant) de la capitale.
  • 1861 – Le médecin, Dr Andrew Davidson de la L.M.S., fonde le premier dispensaire.
  • 1862-1863 – Règne très court du roi Radama II.
  • 1863-1868 – Règne de la reine Rasoherina. Conversion des dirigeants malgaches au christianisme.
  • 1868-1883 – Règne de la reine Ranavalona II.
  • 1883-1895 – Règne de la reine Ranavalona III.
Les trois règnes précédents marquèrent le retour des architectes et des missionnaires européens qui, fortement inspirés des temples, églises et cathédrales d'Europe, commencent à bâtir des édifices religieux : Ambohipotsy (1863), Ambatonakanga (1864), Ampamarinana, Faravohitra, le petit temple à l'intérieur du Rova, la cathédrale catholique d'Andohalo, et la cathédrale anglicane Saint-Laurent d'Ambohimanoro.
 
Carte Postale d'Antananarivo en 1905
  • 1895 – Le 29 septembre voit la prise de Antananarivo par les forces françaises commandées par le général Duchesne. La ville hisse le drapeau blanc au premier coup de canon et ne subit aucun dégât.
  • 1896
– Le 6 août, Madagascar est déclarée colonie française en conséquence d'une loi d'annexion votée par l'Assemblée nationale française.
– Le 16 septembre, l'arrivée du général Gallieni donne à Tananarive un nouveau statut, celui de capitale de Madagascar. La ville se transformera alors : construction de nouvelles voies urbaines, création d'écoles primaires, fondation de l'Académie malgache (1902), de l'École de Médecine (1897), de l'Institut Pasteur (1898), de l'Assistance médicale (1899). Les réseaux routiers et ferroviaires sont mis en place, vers Tamatave et Fianarantsoa.
  • 1947 – Le 29 mars, insurrection sanglante contre les colonisateurs français dans toute l'île. Les représailles des colons et des milices français a été sanglante, on estime les pertes du côté malgache à plusieurs dizaines de milliers ; aucun chiffre précis n'a été communiqué.
  • 1958 - À la suite du vote du référendum instituant la Communauté française (en lieu et place de l'ancien Empire colonial français) ; la République autonome malgache est mise en place.
  • 1960 – Le 26 juin, déclaration de l'indépendance de Madagascar : Philibert Tsiranana est élu Président de la République malgache.
  • 1972 - Évènements estudiantins du qui poussent Tsiranana à la démission et aboutissent à la Transition militaire. La grand'place est renommée Place du 13-Mai.
  • 1975 - Le 11 février, assassinat du colonel Richard Ratsimandrava.
  • 1976 - Politique de malgachisation sous la République démocratique de Madagascar. Antananarivo devient le seul nom officiel de la ville, y compris dans les textes en langue française (au détriment de Tananarive). Dans les faits, la prononciation étant semblable et le diminutif Tana étant très utilisé, on n'y vit guère de différence.
  • 1984-1985 - Les émeutes dites « du Kung Fu » secouent la ville.
  • 1991
Manifestations et grève générale du mouvement des Forces vives dirigé par Albert Zafy. Le mot d'ordre est de "faire tomber les murs de Jéricho.
Le 31 octobre est signée la Convention de l'Hôtel Panorama (Tananarive) entre les Forces vives et le Gouvernement de Guy Willy Razanamafy, organisant la période transitoire vers la IIIe République.
  • 1995 - Le 6 novembre, incendie dévastateur dans le complexe du Rova qui endommage gravement le Palais de la Reine.
  • 1999 - Marc Ravalomanana est élu Maire d'Antananarivo.
  • 2002 - En février, le gouvernement de Didier Ratsiraka doit quitter la capitale, acquise aux partisans de Marc Ravalomanana, qui conteste les résultats officiels du scrutin de l'élection présidentielle en cours. Tamatave devient la capitale ratsirakiste, tandis que Marc Ravalomanana prend le contrôle de la Province de Tananarive. En mai de la même année, après l'échec des négociations de Dakar, Ravalomanana est reconnu Président de la République et Ratsiraka part en exil en France.
  • 2007 - Andry Rajoelina est élu Maire d'Antananarivo.
  • 2009
De janvier à mars, émeutes dans la capitale sous l'impulsion du mouvement « T.G.V. » d'Andry Rajoelina le peuple étant lassé du « trust » politique du parti TIM de Marc Ravalomanana.
- Le 7 février, des manifestants tentent de prendre d'assaut le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra et l'armée tire sans sommation sur les manifestants causant la mort d'une cinquantaine de civils[réf. nécessaire].
- Le 17 mars, putsch d'Andry Rajoelina qui s'autoproclame Président d'une Haute Autorité de Transition.
- Nommé en 2009, Edgard Razafindravahy occupe la fonction de Président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine d'Antananarivo jusqu'en août 2013.
- Le 25 janvier, le nouveau président élu Hery Rajaonarimampianina est officiellement investi dans ses fonctions au stade municipal de Mahamasina.
- En mars, Ny Hasina Andriamanjato est nommé nouveau premier magistrat de la ville en sa qualité de Président de la Délégation Spéciale.
  • 2015 - Lalao Ravalomanana, épouse de l'ancien maire et président de la République Marc Ravalomanana, est élue Maire d'Antananarivo et devient ainsi la première femme élue à ce poste dans la capitale malgache.

Politique et administration

La Commune Urbaine d'Antananarivo ou Kaominina Antananarivo-Renivohitra (en malgache, renivohitra signifie capitale), constitue l'unique Commune « intra-muros » du district d'Antananarivo Renivohitra. Celle-ci couvre une superficie de 88 km2 pour une population estimée en 1995 à 1 230 915 habitants6.

L'actuelle maire est Lalao Ravalomanana. Elle est entrée officiellement en fonction le mardi 6 octobre 2015.

Jumelages

Économie

La ville est le foyer d'une région en croissance, les industries locales fabriquant de la nourriture, des produits du tabac, des textiles et des marchandises dérivées du cuir.

Agriculture et développement rural

Depuis 2008, la ville accueille le siège du Fonds international de développement agricole (FIDA), une institution spécialisée du système des Nations unies. 80 % de la population sont des agriculteurs mais la tendance commence à s'inverser car les populations quittent la campagne pour la ville.

Transports

 
 
On voit beaucoup de 2CVs à Antananarivo

L'aéroport international d'Ivato se trouve à environ 13,5 km au nord-ouest du centre-ville.

La ville possède une gare dessert les lignes ferroviaires Tananarive-Antsirabe (TA) et Tananarive-Côte Est.

La ville constitue le point de départ de toutes les routes nationales du pays. Elle abrite ainsi plusieurs gares routières pour rejoindre les différentes régions de l'île par la route.

Société

Enseignement

La capitale malgache détient le nombre record d'écoles primaires, collèges et lycées publics de Madagascar. Le lycée Nanisana affiche quant à lui le meilleur taux de réussite au bac du pays en 20137

L'enseignement supérieur est présent dans la ville avec l'Université d'Antananarivo, construite au début des années 60, la plus grande université malgache. La ville abrite également la majorité des établissements supérieurs privés de la grande île.

Cultes

 
Chapelle royale, Rova, 2013

Sports

La capitale abrite la majorité des grandes infrastructures sportives de la grande île, pour la plupart héritées de l'organisation successive de différentes compétitions et jeux sportifs à Antananarivo. Elle compte entre autres : deux grands stades municipaux (celui de Mahamasina, le plus grand, est réservé aux matches de football et de rugby; celui d'Alarobia aux compétitions d'athlétisme), un grand stade de rugby (le stade Maki) à la périphérie de la ville, un Palais national de la culture et des sports, des gymnases couverts (à Mahamasina, à Ankorondrano, ANS d'Ampefiloha), plusieurs courts de tennis, piscines municipales et autres équipements sportifs.

Personnalités liées à Antananarivo

Culture locale et patrimoine

Patrimoine

Depuis 1961, Antananarivo possède un musée d'art et d'archéologie, ainsi qu'un observatoire astronomique, tandis que le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza est situé près du centre.

On peut également y admirer le Palais de la Reine (Rova Manjakamiadana) entièrement reconstruit après un incendie en 1995 ou encore le palais d'Andafiavaratra, dévasté par un incendie criminel en 1976 puis entièrement reconstruit (palais du Premier ministre sous la royauté merina, palais présidentiel de 1960 à 1972), le palais de justice d'Ambatodrafandrana, édifice construit en pierre de taille en 1881, tous trois construits sur la colline sacrée surplombant toute la ville.

La ville d'Antananarivo comptait autrefois plusieurs salles de cinéma qui sont malheureusement aujourd'hui laissées à l'abandon ou devenues des lieux de culte pour des groupes cultuels se revendiquant d'un courant évangélique.

Elle compte également des salles de spectacle et théâtres municipaux (théâtres municipaux d'Isotry et d'Analakely).

Elle abrite par ailleurs la grande Bibliothèque Nationale malgache et une bibliothèque municipale. Le célèbre centre de recherches scientifiques créé par le professeur Rakoto-Ratsimamanga l'IMRA (Institut Malgache de Recherches Appliquées) en 1957

Sécurité

Antananarivo est la troisième ville la plus dangereuse de Madagascar après Toliara et Toamasina[réf. nécessaire].

Héraldique, drapeau, logotype et devise

Blason de Antananarivo Blason Écartelé , au premier et quatrième quartiers, d'or à la rencontre de zébu de sable , au deuxième et troisième, d'azur à la fleur de lis d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Histoire des Maires

Un administrateur-maire désigné pour éviter la polémique

par Alain GYRE

L’administration communale d’Antananarivo, est installée depuis 1936, dans un bâtiment inauguré le 7 mai de la même année par Yves-Léon Cayla, alors gouverneur général de la Colonie. L’édifice a un caractère architectural qui soutient la ligne générale des constructions de l’avenue de la Libération (ex-Fallières, de l’Indépendance à partir de 1960).

« L’ensemble forme une artère moderne de la capitale malgache » (Revue de Madagascar spécial « Tananarive », 1952).

Dès les premières années de l’occupation française à Madagascar, l’organisation administrative d’Antananarivo est envisagée et décidée. Elle rappelle par certains points, compte tenu des problèmes particuliers de la ville, les grandes lignes de l’organisation communale dans la Métropole. Le texte organique, qui donne à la commune d’Antananarivo son caractère particulier et son organisation définitive, prend effet le 9 octobre 1913.

À la veille de l’Indépendance, ce texte est toujours en vigueur mais a subi certaines modifications que nécessitent les conditions nouvelles, inhérentes à l’évolution administrative et politique de la communication. Modifications qui sont intervenues notamment par décrets des 6 mai 1924, 9 mars 1925, 3 décembre 1936, 19 février 1937, 5 mai 1939, 28 juillet 1939, 3 mars 1945 et 17 octobre 1950.

En particulier, le décret organique du

9 octobre 1913 reprend dans ses grandes lignes les dispositions et les attributions définies dans la loi organique du 5 avril 1884 sur les communes en France.

La particularité essentielle du régime administratif d’Antananarivo réside dans le fait que la municipalité est dirigée, non pas par un maire élu, mais par un administrateur-maire désigné par le haut commissaire de la République française à Madagascar et dépendances.

« Il importait, en effet, de soustraire l’autorité du maire, chargé uniquement d’administrer cette ville qui naissait à la civilisation, aux polémiques, aux conflits et aux aléas des ballotages électoraux ou politiques qui ont marqué, ailleurs, l’histoire municipale des cités contemporaines. C’est, en définitive, sous le signe indéniable de l’apaisement que Tananarive a pu se développer pendant les cinquante premières années de ce siècle. »

Cette organisation municipale est le reflet de celles qui lui sont similaires en France, mais adaptées aux besoins de la capitale malgache. Elle comprend les services administratifs habituels et des services techniques. Toutefois, il convient de mentionner, en ce qui les concerne, que les services de la Voirie ont une importance considérable étant donné le relief de la capitale et les difficultés que sa topographie présente.

Ainsi, le Bureau municipal d’hygiène lui-même n’a pas un caractère identique à celui que l’on rencontre dans les villes métropolitaines. Son caractère prophylactique est beaucoup plus développé que son caractère métropolitain de surveillance sanitaire.

Le conseil municipal, élu pour six ans, se compose de deux collèges. Le premier représente les électeurs citoyens français d’origine française ou malgache. Le second est constitué des électeurs citoyens qui gardent leur statut particulier.

Le conseil désigne en son sein trois adjoints au maire, chargés d’assister l’administrateur-maire pour certaines fonctions administratives ou représentatives.

Le premier administrateur-maire délégué d’Antananarivo, à partir du 19 avril 1897, est M. Deslions. Il y restera jusqu’au 21 août 1899.

Pela Ravalitera

Rakotonirina Stanislas 1940-1958

Né le 17 août 1906 à Androhibe (Madagascar)

Décédé le 30 juin 1976 à Paris 18ème

Sénateur de Madagascar en 1958

Stanislas Rakotonirina est né en 1906 à Androhibe, sur les hauts plateaux de Tananarive, à Madagascar. Au terme de ses études secondaires, il obtient les deux certificats d'études du second degré et d'aptitude à l'enseignement.

Sergent de réserve de la classe 1927 du service de la main d'oeuvre et des travaux d'intérêt général de Madagascar (SMOTIG), il fait toute sa carrière à la Caisse nationale d'épargne et de prévoyance comme employé de banque à l'agence de Tananarive.

Il est alors directeur du journal à tendance nationaliste Ny Feon' Ny Tatsimo et milite dans les rangs de l'Union des indépendants de Tananarive lorsqu'il est élu, en 1956, maire de la capitale malgache. En 1957, il est appelé à la vice-présidence du conseil de sa province et est élu à l'assemblée représentative du territoire malgache.

Il se présente ensuite aux dernières élections sénatoriales de la IVe République comme candidat de l'Union des indépendants et est élu le 8 juin 1958. A son arrivée au Conseil de la République, il est nommé membre de la commission des affaires sociales.

Il conservera son mandat de sénateur de Madagascar jusqu'à l'indépendance, avant de devenir questeur de l'Assemblée nationale de la République démocratique de Madagascar.

Il meurt le 30 juin 1976 à la veille de ses 70 ans.

Stanislas Rakotonirina était titulaire de la médaille du Travail.

Monsieur Stanislas RAKOTONIRINA fut le premier Malagasy élu Maire d’Antananarivo jusqu’en 1959, suivant la loi française du 4 avril 1894, déclarant que la Commune sera gérée par une personne élue par les citoyens.

stanislas rakotonirinaLe premier Maire de la Ville des Mille, Stanislas Rakotonirina

Richard Andriamanjato

Richard Mahitsison Andriamanjato, né le 31 juillet 1930 et mort le 16 mai 2013 à Paris, est une personnalité politique, communiste et protestante ainsi que militant anticolonialiste malgache, fondateur du Parti du congrès de l'indépendance de Madagascar en 1958.

Biographie

Richard Andriamanjato est devenu pasteur, après avoir terminé ses études. Il s'impliqua très tôt dans la cause nationaliste et indépendantiste. De 1950 à 1957, il a étudié en France. En 1957, il a rejoint le Conseil de la Fédération protestante de Madagascar. Il est également devenu le président du Conseil des Églises d'Afrique, ainsi que membre du Conseil œcuménique des Églises de Genève et directeur de l'Institut chrétien pour la paix.

Le 8 novembre 1958, il fonda avec son camarade de lutte Francis Sautron, le Parti du congrès de l'indépendance de Madagascar (en malgache Antoko'ny Kongresi'ny Fahaleovantenan'i Madagasikara) AKFM, un parti communiste basé à Madagascar. Il établit des liens avec le Parti communiste français.

Aux élections municipales de 1959, il remporta celles d'Antananarivo et devint maire de la capitale malgache.

En 1972, il soutint Didier Ratsiraka. En 1976, il dirige l'Association pour la renaissance de Madagascar et participe à la coalition gouvernementale. Par la suite il soutint l'homme politique Albert Zafy.

De 1991 à 1993, il a été co-président du Comité de transition pour le redressement économique et social avec Manandafy Rakotonirina. En 1993, il est devenu le président de l'Assemblée nationale de Madagascar jusqu'en 1998.

Richard Andriamanjato meurt à Paris le 16 mai 2013 et son corps sera rapatrié à Madagascar le 23 mai 2013.

Le Pasteur Richard ANDRIAMANJATO a été le plus jeune Maire d’Antananarivo, il est resté le plus longtemps à cette place. (1959-1975). Ce fut le Décret N°60-149 du 03 octobre 1960 qui a défini les termes spéciaux régissant l’administration de la Ville d’Antananarivo appliqués à compter début Janvier 1961. Il est à remarquer que malgré son appartenance au parti de l’opposition, il travaillait toujours en collaboration avec le pouvoir central. En effet, on ne doit pas confondre la diversité des tendances politiques avec les actions pour l’intérêt du peuple.

andriamanjato richardAndriamanjato Richard (Photo antananarivo.mg)

RAKOTOVAO Andriantiana (1983-1990)

il a été président du comité exécutif (l’équivalent du maire) d’Antananarivo qui succéda au Pasteur Andriamanjato Richard, sous la IIe République. Il a été également ministre des Postes et Télécommunications. Durant plusieurs années, il a présidé l’Akfm-Kdrsm pour être par la suite président d’honneur.

Rakotovao Andriantiana s’est éteint, hier, à l’âge de 85 ans.

rakotovao andriatiana
Rakotovao Andriatiana (Photo antananarivo.mg)

Guy Willy Razanamasy

Guy Willy Razanamasy, né le 19 décembre 1928 à Tananarive et mort le 18 mai 2011, est une personnalité politique malgache, Premier ministre de Madagascar et maire d'Antananarivo.

Biographie

Guy Razanamasy a travaillé comme pharmacien et fabricant de médicaments avant de devenir le directeur de la société pharmacologique "Cofarma" et d'entrer en politique. Il a été élu maire d'Antananarivo dans les années 1980.

En 1991, le Président de Madagascar, Didier Ratsiraka, doit faire face à une opposition qui s'amplifie. Des manifestations populaires sont réprimées par l'armée, faisant de nombreuses victimes. Face à la grève générale, un gouvernement rival est constitué par le Comité des Forces Vives (FV) dirigé par Jean Rakotoharison, et une armée réticente à obéir à ses ordres, Didier Ratsiraka a remplacé le Premier ministre de Madagascar Victor Ramahatra par Guy Razanamasy. Ce dernier appelle le Comité des Forces Vives à rejoindre son gouvernement. Il a réussi à persuader quelques personnalités d'entrer dans son premier cabinet. En octobre, il a été en mesure de signer un accord avec l'opposition pour former un gouvernement de transition pour une période maximale de dix-huit mois et fait adopter la Convention du 31 octobre 1991. C'est sur la base de cette convention que les autres solutions de sortie de crise se fondaient. Bien que tout le pouvoir réel a été retiré à Didier Ratsiraka, Guy Razanamasy est resté en place et les membres de la FV ont finalement rejoint son cabinet élargi. Il a conservé ce poste jusqu'en 1993 sous la présidence d'Albert Zafy.

En 1994, Guy Razanamasy redevint maire d'Antananarivo pour cinq ans. Il se présenta à l'élection présidentielle malgache de 1996 comme le candidat de la Confédération des sociétés civiles pour le développement, mais n'a recueillit que 1,2% du total des suffrages exprimés et a été éliminé dès le premier tour.

Après avoir été Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et présenté aux élections municipales par le parti IARIVO MANDROSO, Monsieur Guy Willy RAZANAMASY fut élu Maire. (1995-2000). Il s’est distingué pour avoir commencé les travaux de réhabilitation de la Ville en mettant fin au Marché du Zoma qui se trouvait à Analakely et par la rénovation de l’Avenue de l’Indépendance.

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Guy Willy Razanamasy (Photo antananarivo.mg)

PDS Désiré Lalao Andrianjafy (1992 à 1995)

Marc Ravalomanana

Marc Ravalomanana, né le à Imerinkasinina (région d'Antananarivo) est un homme d'affaires et homme d'État malgache. Il fut maire d'Antananarivo de décembre 1999 à mai 2002 et président de la République de Madagascar du au .

Marc RAVALOMANANA a été le pionnier des opérateurs privés élu Maire d’Antananarivo. (2000-2001)

Autodidacte, il dirige la petite laiterie familiale et la transforme grâce au soutien d'un proche de la famille, et avec l'aide de la Banque Mondiale, en une entreprise industrielle de dimension nationale : le groupe Tiko S.A. Marc Ravalomanana incarne l'exemple même de la réussite car partant de rien il a réussi à implanter sa marque dans tout Madagascar par les produits de Tiko. Tiko devient alors le fleuron de l'industrie agro-alimentaire malgache et permet ainsi à toute la population malgache d'accéder aux produits laitiers.

En , il est élu maire d'Antananarivo, hors des partis politiques, sous les couleurs de l'association Tiako Iarivo (J'aime Iarivo). Il engage la réhabilitation de la capitale et lance de vastes opérations d'assainissement et de grands chantiers d'infrastructures urbaines.

 ravalomanana marcRavalomanana Marc (photo mydago.com)

Après avoir exercé les fonctions du Président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine d’Antananarivo, suite au départ de Monsieur Marc RAVALOMANANA élu Président de la République, Monsieur Patrick RAMIARAMANANA, a été le Maire d’Antananarivo à partir de l’année 2003 jusqu’en 2006 où il fut nommé membre du gouvernement.

patrick ramiaramananaPatrick Ramiaramanana (photo antananarivo.mg)

Hery Rafalimanana a succédé alors Patrick Ramiaramanana.

heryrafalimananaHery Rafalimanana (photo razafimahazo.free.fr)

Andry Nirina Rajoelina

Maire d'Antananarivo

Le , Andry Rajoelina se porte officiellement candidat à la mairie de la capitale de Madagascar, et créé l'association Tanora malaGasy Vonona ou TGV (traduction : Jeunes Malgaches prêts). Il se déclare indépendant et non affilié à l'opposition.

Le , Rajoelina est élu maire d'Antananarivo avec 63,32% des voix face au candidat du parti au pouvoir Tiako I Madagasikara (TIM), pourtant parti favori. Huit jours plus tard, Rajoelina est reçu par Ravalomanana qui le félicite pour son élection10.

Le lendemain de cette rencontre, Rajoelina annonce que la mairie est endettée à hauteur de 8,2 milliards de MGA (environ 3 millions d'euros)11. Au début de , des coupures de l'éclairage public et de l'approvisionnement en eau des bornes fontaines perturbent la stabilité de la ville. En effet, la JIRAMA, compagnie nationale d'électricité, réclame à la commune des arriérés de paiements s'élevant à 3,3 milliards MGA, déduits de 717 millions MGA de taxe communales, les arriérés sont ramenés à 2,58 milliards MGA (environ 950 000 €). Andry Rajoelina réagit sur TV Plus, où il déclare : « La population d’Antananarivo ne doit pas être sanctionnée pour des raisons de stratégie politique »12, estimant que cette manœuvre avait pour but de le déstabiliser politiquement.

Durant son mandat de maire de la Capitale, il n'a au cesse de critiquer et dénoncer les pratiques du pouvoir qui avait entravé administrativement et financièrement l'exercice de son mandat. C'est le début du bras-de-fer entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.

andry rajoelinaAndry Rajoelina (photo reveil-fm.com)

Actuellement, Edgard Razafindravahy est à la tête de la Ville des Mille. Il est nommé Président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine d’Antananarivo par le Président de la Transition, Andry Rajoelina.

Photo3 13 mai 2013

Edgard Razafindravahy (photo Tribune.com)

Lalao Rakotonirainy 

Lalao ra8À 62 ans, Lalao Rakotonirainy – devenue Ravalomanana après son mariage en 1974 – marche sur les pas de son mari qui a dirigé la capitale entre 1999 et 2002 avant de devenir le président de la République. En 2013, elle était déjà désignée candidate à la présidentielle par… Marc Ravalomanana.

Antananarivo, 21 octobre: 2015 est une année stratégique pour la Grande Ile. Les élections municipales et communales se sont déroulées le 31 juillet et les résultats partiels ont été connus dès le lendemain. Pour la première fois dans l'histoire de la commune urbaine d'Antananarivo, une femme tient les commandes de la municipalité. Il s'agit de Lalao Ravalomanana, femme de l'ancien président de la République malgache, Marc.

Passation de pouvoir accomplie entre le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune urbaine d'Antananarivo (CUA), le colonel Joseph Ramiaramanana, et la nouvelle maire élue, Lalao Ravalomanana. Elle succède ainsi aux neuf maires et cinq PDS, dont deux femmes désignées par le ministère de l'Intérieur, à savoir Michelle Ratsivalaka et Olga Rasamimanana.

Lors de la campagne électorale, cinq femmes se sont portées candidates aux côtés de quatre hommes. Les résultats provisoires ont révélé que les trois premières places ont été raflées par Lalao Ravalomanana née Rakotonirainy qui a recueilli 55,9% de voix, Lalatiana Rakotondrazafy qui a obtenu 31,4% des suffrages et Harilala Ramanantsoa qui s'en sort avec 3,1% de voix sur les 610 bureaux de vote des six arrondissements de la capitale. Le taux de participation a été estimé à 29,1%.

Antananarivo-Région Île-de-France: les acquis à préserver et à perpétuer

Le partenariat entre la Capitale de Madagascar et la Région Île-de-France a commencé sous le premier PDS (Président de délégation spécial), Guy Willy Razanamasy (1989-1991). Il s’est poursuivi sous : le PDS Désiré Lalao Andrianjafy (1992 à 1995), puis, à nouveau, Guy Willy Razanamasy, maire élu (1995-1999); Marc Ravalomanana; maire élu (1999-2002); le PDS Rajemison Rakotomaharo (2002-2003): le PDS Patrick Ramiaramanana (2003), élu en 2004 et qui a cédé sa place au PDS Hery Rafalimanana, en 2007. En décembre 2007, Andry Rajoelina a été le dernier Maire élu de la Capitale avant la révolution orange. La PDS Michelle Ratsivalaka lui a succédé de février à juillet 2009, suivie du PDS Edgard Razafindravahy, du PDS Ny Hasina Andriamanjato et du PDS Joseph Ramiaramanana. Ce n’est que le 31 juillet 2015 que des élections de maires ont été organisées, et c’est Lalao Ravalomanana qui a été élue, devenant ainsi la seconde femme à ce poste, tant bien même que Michelle Ratsivalaka ne fut pas élue.

26 ans après, le partenariat entre la Région Île-de-France et la Commune urbaine d’Antananarivo, formalisé en 1989, reste l’un des plus anciens en matière de coopération régionale et décentralisée. Depuis 2000, la Région Île-de-France dispose d’un représentant permanent sur place. Quels sont donc les acquis qui doivent être préservés, quel que soit le premier magistrat de la ville d’Antananarivo? Il semble bien que tout est à refaire. Si après un dossier rédigé, en 2013, par Laurent Pandolfi et Jean-Jacques Helluin.

Jeannot Ramambazafy – 20 octobre 2015

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Date de dernière mise à jour : lundi, 06 Mars 2017

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