Royaume Antanosy

                                                    Ceux de l'île

recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy58@gmail.com & tany_masina@yahoo.fr)

    Anosy (ou nosy) signifie "île" en malgache et cette enclave oubliée, véritable île perdue au milieu des terres, a été peuplé depuis le XIème siècle. Avant d'être le nom de cette région du sud-est de Madagascar, Anosy désignait avant tout l'île de la rivière de Fanjahira (aujourd'hui dénommée Efaho) d'où est apparue dès le XVIème siècle la célèbre dynastie Zafiraminia. D'autres ont avançaient que l'origine du nom provenait des inondations du fleuve Efaho créant de nombreuses îles temporaires pendant la saison des pluies, et qu'ainsi "anosy" désignerait "terre des îles".

    Le Antanosy sont un groupe ethnique malgache qui vivent principalement dans l' Anosy région du sud-est Madagascar , mais il ya aussi Antanosy vivant près Bezaha , où une partie de la Antanosy déplacés après les Merina conquis Anosy.

    Première peuplade, de la région d'Anosy (région de Taolagnaro ou Fort-Dauphin), connue, les Kimosy, des austronésiens, qui du XIème siècle au XVème siècle, avaient des relations commerciales avec le Moyen-Orient. Pour preuve, les fouilles archéologiques, où des céladons chinois importés et datant des environs du XIVème siècle, ont été trouvés, ainsi que des tessons de marmites en chloritoschiste, fabriqués sur place, et dont la technique est empruntée à la tradition artisanale Persane.

    D'autres vestiges, antérieure à l'arrivée des Européens furent trouvés, comme "la maison de pierre" ou tranovato, apparemment d'origine moyen-orientale.

    Ce peuple autochtone, considéré comme un groupe social dénommé "Noirs" était déjà hiérarchisé en Voajiry (Vizir, de lignée royale), Lohavohitra( aristocrate), Ontsoa (roturier) et Andevo (esclave).

    Vers le XVIème siècle, les ZafiRaminia, de catégorie sociale dénommée "Blanches", arrivèrent, les hommes ZafiRaminia se marièrent avec les femmes de la noblesse locale, et purent s'accaparer des droits seigneuriaux de la famille de leur compagne, formant ainsi le groupe Roandriana, hiérarchiquement, il y avait aussi les Anakandriana (nobles) et les Onjatsy (roturiers), et c'est ainsi que les ZafiRaminia s'intégrèrent dans la région.

    Bien que le Roi Antanosy et les Grands furent des ZafiRaminia, ils étaient "désignés" par les Voajiry qui restaient "les Maîtres de la Terre", et régnaient sur des régions autonomes ("Mahavita tena"), le Roi portait le titre d' Andriambahoaka.

    Les Andriambahoaka, même étant considérés comme de lignée divine, n'avaient aucune autorité pour modifier les Lois fondamentales, mais étaient seulement appelés à arbitrer des situations d'exception.

    Le groupe royal était donc, sous le contrôle de ses sujets, un prémice d'une société "Républicaine".

    En 1613, les Portugais, qui tentèrent de s'installer à Taolagnaro (Fort-Dauphin) demanda au Roi Andriantsiambany, d'envoyer le Prince aîné Andrianjerivao, à Goa en Inde, pour parfaire son éducation et le convertir au Christianisme dans le but inavoué de Christianiser le Pays et le dominer. Le Roi refusa, et les Portugais enlevèrent le Prince cadet Andriandramaka, ce dernier fut baptisé Dom André de Sahavedra.

    Revenu au pays, le Prince fut désigné Roi, à la mort de son père, il reprît le nom d'Andriandramaka et continua de respecter les croyances et coutumes traditionnelles.

Géographie

La région située à l’extrême Sud-Est de Madagascar est constituée de trois Districts (et dispose de 64 communes) :
- District de Fort-Dauphin
- District d'Amboasary-Sud
- District de Betroka

Elle est localisée pour la latitude entre 22,67°sud et 25,20°sud et pour la longitude entre 45,18°Est et 47,40°Est. Elle a une population totale estimée à plus de 640 000 habitants répartis sur 30 198 km². A gauche la carte de la densité de la population en Anosy (2010), cliquer dessus pour agrandir.
La limite orientale et méridionale de l'Anosy est l'Océan Indien. La côte est constituée de lagunes côtières, de sable et de collines qui buttent contre les montagnes de Vohimena. Les précipitations y sont plus élevées sur le versant oriental et diminuent à mesure que l'on se déplace vers l'ouest. Ces montagnes s'étendent jusqu'à Fort-Dauphin en se prolongeant par celles de Bezavona et du pic Saint-Louis (qui culmine à 529 m). On trouve du nord de Mandena au nord de Manafiafy (Saint-Luce) des dépôts de minéraux lourds d'ilménite, zircon, rutile et monazite. Ces sables minéralisés se répartissent sur une épaisse couche allant jusqu'à 18 m d'épaisseur à Mandena. On trouve ces mêmes dépôts à l'extrémité sud de Petriky (ouest du lac Ambinanibe).
Les trois principaux bassins versants hydrologiques proviennent de la zone montagneuse (30% de la zone de captage) et les pentes abruptes permettent un fort ruissellement et des cours d'eau bien définis. Les fleuves se jettent dans des baies souvent par un entremêlement de rivières sinueuses. Des lacs reliés entre eux par des canaux longent souvent les dunes côtières et permettent à l'eau des rivière de rejoindre l'océan. Parfois c'est par infiltration que l'eau rejoint la mer en coupant à t ravers les dunes. Il y a trois grands fleuves dans le sud de l'Anosy : le Mandrare qui longe la frontière sud-ouest de l'Anosy, l'Efaho (anciennement appelé Fanjahira) à l'ouest de Tolagnaro et le Manampanihy qui draine la vallée de Ranomafana avant de se jeter dans l'océan à Manantenina.

Sur les anciennes cartes géologiques la zone d'Amboasary-sud (au nord du district de la basse vallée du Mandrare) était autrefois nommée (en français) : l'Androy Mandraréen. Le nom de l'Androy (stricto sensu) est aujourd'hui le nom de la zone et de la région administrative de l'ouest de la rivière Mandrare. L'Androy Mandraréen ne renvoie donc pas à la région de l'Androy mais bien à la région nord-est du district d'Amboasary sur la rive ouest de la Mandrare. Aujourd'hui cette partie fait parti administrativement parlant de la région Anosy même si les habitants sont de culture Antandroy (l'Androy s'étendant vers l'est jusqu'à Bevilany par le passé). Amboasary-Sud est le centre d’une région productrice de sisal, et le débouché des mines de saphirs des Chaînes Anosyennes qui, depuis 1994, attirent des prospecteurs et lapidaires taiwanais, thaïlandais, européens et américains.

Près du village d’Antanandava (à une dizaine de kilomètres au sud d’Amboasary-Sud) et de l’embouchure du Mandrare se développe un bel ensemble de dunes vives dont on peut observer la progression inexorable sur la végétation. D’Antanandava il est possible de gagner la rive du lac Anony (25 km au sud-est d’Amboasary), vaste plan d’eau salée propice aux sports nautiques qu’un épais cordon de dunes blanches sépare de la mer.
Passé le col de Ranopiso, la végétation change radicalement, témoignant de la barrière climatique qui sépare l’Ouest sec de l’Est humide de cette région si particulière du sud malgache.

Les habitants

     Le pays était habité depuis le XIe siècle. On a aussi trouvé des traces d'occupation humaine au 13ème, 14ème et 15ème siècles, et les recherches continuent. En ces temps anciens la population pratiquait déjà la culture de riz irriguée, l'élevage bovin ou ovin. Ils entretenaient des relations commerciales actives avec la Chine et avec l'Europe.

Les premiers habitants avec la tradition

    D'après la tradition, les premiers habitants de l'Anosy furent les Kimosy. On trouve dans l'Anosy de nombreux pierres dressées appelées "Vatonkimosy" et des tombes. Les Antanosy considèrent les Kimosy comme les premiers maîtres du pays de l'Anosy. D'après Grandidier, les Kimosy venaient de l'Arindrano. On croit que les Kimosy avaient l'aspect bizarre que l'on attribuait aux Vazimba en Imerina. Mais actuellement, on pense qu'ils étaient des malgaches comme les autres malgaches.

Les naufragés originaires de l'Inde

    Au XIVe siècle, un bateau indien parti de Gujirat en Inde de l'ouest fit naufrage dans une baie non loin de Taolagnaro. Le capitaine de ce bateau s'appelait Torobaia, d'après Diégo Lopes de Sequeira, navigateur portugais qui passait dans la région en 1508. Les habitants ont donné le nom de Torobaia à l'endroit où s'échoua.

    Les naufragés appartenaient à l'éthnie Voajiry. Ils ont demandé l'hospitalité aux habitants, vécurent parmi eux et se marièrent avec eux. Leurs descendants furent à l'origine de dynasties célèbres dans l'histoire politique de Madagascar.

Les onjatsy et les Zafindraminia

    Au début de XVIe siècle (1525-1530), des Onjatsy et des Zafindraminia, d'origine arabe, et qui s'étaient établis depuis longtemps à Vohimaro, sur la côte nord-est de Madagascar, vinrent s'installer dans l'Anosy. Ils ont dû abandonner leurs établissements après avoir été attaqués et vaincuspar des Arabes musulmans sunnites venu de Malindi. D'autres Onjatsy et Zafindraminia venant de la région de Mananjary se sont joints à eux et se sont établis dans l'Anosy. Les Zafindraminia fondèrent aussi plusieurs dynasties qui régnèrent et développèrent l'Anosy pendant des siècles.

L'arrivée des Portugais

En 1528, un grand bateau porugais avec plus de cent personnes , hommes et femmes s'échoua dans la baie de Ranofotsy. Ils se sont immédiatement répendus chez lea autochtones et se mélngèrent avec eux.

Certains de leurs descendants occupèrent des postes politiques importants dans les royaumes locaux, dont en particulier Andriamanoro et Andriamasinoro, qui occupaient des postes importants et qui se didaient descendants de Portugais.

Ces naufragés portugais ont bâti un fort, une maison en pierre que l'on appelait "Tragnovato" ou "Maison en pierre", ou "le Fort des Portugais" près de l'embouchure du Fanjahira. Ce fut la première maison en pierre à Madagascar.

La société Antanosy du XVIIe siècle

    Elle présente deux grandes catégories, les Blan,cs et les Noirs.

    - Le groupe des Blancs étaient formés par les Raondriana princes régnants, ainsi que les Anakandriana, descendants de Zafiraminia qui ont épousé des roturiers.

    - Les Noirs étaient les descendants des Voajiry d'origine indienne. Ils étaient chargés de l'administration des villages. En faisaient partie aussi les roturiers et les esclaves.

Les Français

    Le premier bateau français arriva à Anosy en 1527. En 1643 Jacques de Pronis débarqua à Taolagnaro et y fonda une colonie. En 1646, le chevalier Etienne de Flacourt remplaça Jacques de Pronis. Les relations entre les français et les autochtones étaient très difficiles. Ils se faisaient la guerre presque constamment. A cause de ces difficultés, les Français furent obligés de quitter Fort-Dauphin. Ils y revinrent en 1767. Cette fois les Français faisaient des efforts pour améliorer les relations avec les Malgaches.

Les dynasties originaires de l'Anosy

    Plusieurs dynasties étaient originaires de l'Anosy. D'après Fagereng, elles descendaient des naufragés d'origine indienne du 14è et du 15è siècle ainsi que des émigrés d'origine arabe.

    Ces dynasties étaient les suivants : les Zafivoliandro, les Zafitaomana, les Zafimanara, les Zafindravola, les Andrevola, les Zafimanely, les Maroseranana et les Zafiraminia.

Les Zafivoliandro et les Zafitaomana

    Ces dynasties régnaient dans l'Ambolo, dans la haute vallée de Manampanihy. Elles régnaient sous la suzeraineté de la dynastie des Zafiraminia. Après 1770, sous le roi Tsiambany, ils s'étaient revoltés et devinrent indépendantes.

Les Zafindravola

    Ravola, la mère de cette dynastie était une princesse Zafimanara. Ell a épousé Rasoromandotsy, roi des Zafimalaza Antivondro. Les Zafindravola quittèrent l'Anosy et allèrent s'installer dans le nord de l'Androy et régnèrent à Manombo, à Mahafaly et à Tsivory depuis 1500, avant l'arrivée des Zafiraminia.

Les Andrevola et les Zafimanely

    Ces deux dynastie étaient les descendants de Ravatoverere. Elles venaient de l'embouchure de Mandrare. Elles migrèrent vers le nord et s'installèrent dans la vallée de l'Inongy, affluent de la Mananara. A Inongy, elles se sont divisées en deux groupes.

    L'aîné, Rakobà, alla vers l'ouest, et s'établit dans l'Isalo. Il fut le père des Andrevola, qui régnèrent dans  le Fiherenana. Le cadet, Rapapango, le père d'Andriamanely resta encore quelque temps à Inongy, puis émigra vers Ranotsara. Il fut le père des Zafimaly qui régnèrent sur les Bara.

Les Maroseranana

    Trois noms sont souvent mentionnés dans l'histoire de l'origine des Maroseranana. Ce sont :

                - Andriamandraha qui vint s'installer à Nonobe au nord d'Ampanihy ;

               - Andriambe qui vint s'établir dans le sud-ouest du Fiherenana

               - Andriamandazoala qui vint s'établir sur la rive gauche du Bas Mangoky.

    Andrianalimbe fut leur ancêtre commun.

Les Zafiraminia

    On sait avec précision que les Zafiraminia arrivèrent dans l'Anosy et y fondèrent un royaume entre 1525 et 1530. Les Zafiramia vaient deux branches :

    - La première branche était les Andonakavaratra, descendants de la première épouse du fondateur de la dynastie ;

    - La deuxième branche était les Andonakatsimo descendants de la deuxième épouse.

    Au début de leur règne, il y avait un seul roi, appelé "le Roi de tous les Antanosy" qui gouvernait avec les Princes appelés Raondriana. Ceux-ci devinrent nombreux et se mirent à se proclamer rois, multipliant ainsi à l'excès le nombre des royaumes zafiraminia dans l'Anosy. Avec cela, il y eut la révolte des Zafivoliandro et des Zafitaomana qui devinrent indépendants des Zafiraminia.

Les royaume de l'Anosy

    Bien que l'Anosy se fût morcelée, les royaumes restaient groupés en trois confédérations :

    - dans l'Ambolo, les Zafivoliandro et les Zafitaomana régnèrent à Enaniliha, Ranomafana etc...;

    - dans le nord de l'Anosy où vivaient les Antavaratra, régnaient les Andonakavaratra à Farahira, Ankoba, Ifarantsa...;

    - dans les sud où vivaient les Antatsimo régnaient les Antandonakatsimo, à Manambaro, Ranofotsy, Manolobe, Manarivo.

    Anosiarivo était leur capitale commune où les rois se réunissaient pour prendre les décisions importantes.

    Les Antanosy émigrés se sont groupés en entités politiques autonomes.

    En 1877, il y eut 22 rois qui gouvernaient les Antanosy émigrés.

L'identité ethnique

Le Antanosy constituent environ deux pour cent de la population totale, former l'un des groupes ethniques les plus petits malgaches tant en taille et en territoire traditionnel. [1] Ils vivent principalement dans l' Anosy région du sud-est Madagascar , mais il ya aussi Antanosy vie près de Bezaha , où certains des Antanosy déplacés après les Merina conquis Anosy.

Histoire

9ème au 12ème siècles

    - la phase Maliovola de l'Anosy avec indices de l'élevage du bétail et de la pêche. Jardinage et chasse suppose également.

13ème siècle

  • Ambinanibe phase de Anosy montre introduction de la métallurgie du fer et des signes de connexions avec plus vastes réseaux d'échange de l'océan Indien avec peu de preuves de la hiérarchie de règlement ou les différences sociales et peu de changement dans la population. []
  • A commencé à importer " céladon "de Chine , qui a duré jusqu'au 15ème siècle.

14ème siècle

  • Arrivée de la ZafiRaminia à Madagascar selon Racoube, grand ancêtre en Anosy.

15ème siècle

  • Tranovato phase de vallée Efaho moyen et supérieur de l'Anosy où les communautés ont été enrichis et stratifié, avec la montée de la «Paramount chefferies. Ce fut un temps de campagnes militaires et la culture du riz. Céramique ont été importées de Chine, l'Angleterre, la France et le Portugal. Les bovins ont été exportés. []

16ème siècle

  • Poursuite de la phase Tranovato de l'Anosy.
  • 1529 - Le navigateur français Jean Parmentier décrit l'océan au large de Madagascar comme "La Mere Sans Raison."

17ème siècle

  • 1613 - Portugais terre à Manafiafy où ils sont accueillis par le roi Andriantsiambany et 500 de ses soldats.
  • Ehoala phase de Anosy en mettant l'accent sur le riz irrigué, mais manioc ont également été introduites. Établissements étaient plus petits et situés principalement dans les vallées supérieures de distance de la côte. Les bovins et les esclaves continuaient d'être exportés. [7]
  • milieu du 17e siècle - Rise of règle Zafiraminia de la vallée Efaho qu'ils deviennent clé de connexion entre le français et le reste de l'Anosy. Capital était Fanjahira, gouverné par le roi Andriambahoaka Andriandramaka, fils de l'ancien roi Andriantsiambany qui les Portugais avaient rencontré à Manafiafy.
  • 1643-1673 - Plusieurs gouverneurs différents de Fort Dauphin cherché à conquérir Anosy, pillant et brûlant alors des centaines de villages, tuant des milliers de Malgaches, asservir les autres et voler des dizaines de milliers de bovins. Pendant ce temps, vivre à la française, il a également combattu pour plusieurs des rois Anosy. A ce stade, il y avait environ 10 000 Antanosy vivant près de Fort Dauphin, à la population totale de l'Anosy plusieurs fois ce nombre. [25] [26] Pour plus d'informations sur ces 30 ans, voir Tolanaro . Pour plus d'informations sur le travail de l'Eglise catholique romaine à Anosy au cours des 16e et 17e siècles, voir diocèse catholique romain de Tolagnaro .
  • 1674 -. Fort Dauphin évacué et fort et le règlement fermée après plus de la moitié de la population française vivant là à ce moment-là ont été tués [25]

18ème siècle

19ème siècle

  • 1811 - Jean-René, fils d'un colon français de Fort Dauphin et une maman Antanosy, est devenu gouverneur de Toamasina, d'abord sous la Colombie, puis sous le règne de Radama. Il a pris un serment de sang avec Radama en 1817 et est un puissant allié jusqu'à sa mort en 1826.
  • 1825 - Anosy, y compris Fort Dauphin, conquis par l'Imerina, dirigé par Ramananolona qui a ensuite été nommé à la tête de l'établissement commercial à Fort Dauphin. Interrogé par les Français à son tour tuer la nouvelle reine de l'Imerina, Ranavalona, ​​elle a ordonné secrètement deuxième de Ramananolona en commande pour le tuer à quel point ce jeune officier a hérité toutes les terres et les esclaves de son commandant et est devenu le nouveau gouverneur Imerina à Fort Dauphin.
  • 1840-60 - L'occupation de l'Anosy par l'Imerina entraîné la migration de 80 000 Antanosy qui ont déménagé à l'ouest de la rivière Onilahy vallée près de Betioky et Bezaha pour échapper à la règle de l'Imerina, avec 30.000 déplacer ensemble en 1845.
  • milieu du 19e siècle - Certains Antanosy faire partie du système de portage spécialisée du royaume de l'Imerina, retour à Anosy avec leurs gains après la fin de leurs contrats.
  • 1850 - compétences d'artisanat en cuir introduites par les LMS répartis à Anosy quand l'homme dans ce domaine ont fui Imerina fanompoana.
  • 1895 - Madagascar conquis par la France.

20e siècle

  • 1940 - La France de Vichy prend le contrôle de Madagascar.
  • 1942 - Les forces britanniques remplacent le contrôle de Madagascar de la France de Vichy avec celle des Français libres, envahissant Fort Dauphin en 1942.
  • 1959 - 148132 Antanosy.
  • 1965 - Population de la Antanosy estimé à 148 132.
  • 1980 - région d'Anosy devient une zone de haute priorité pour les efforts de conservation résultant de l'afflux d'un grand nombre d'ONG internationales qui commencent à travailler dans ce domaine.
  • 1996 - région Anosy est identifié comme l'une des régions les plus diverses écologique de Madagascar

21e siècle

  • 2005 - Programme mondial contre la faim répond à la malnutrition à Anosy causée par une combinaison de la sécheresse et des inondations.

Société

Les ancêtres des Antanosy d'aujourd'hui migré du nord il ya environ 150-200 ans. Selon MAEP (2003), ils sont divisés en trois groupes de la région:

  • La Région Antavaratra de Manantenina (une alliance entre Antanosy et Antaisaka )
  • Ceux qui occupent la vallée Antambolo dans la région de Ranomafana et Enaniliha
  • Le Antatsimo qui vivent dans la région sud-ouest de l'Anosy, de Ranopiso de la rivière Mandrare

Bien que d'une seule source indique qu'il ya cinq sous-groupes ethniques du peuple Antanosy (la Tesák, Ivondro, Tevatomalama, et Terara Temanalo) Rakotoarisoa indique du nord de l'Anosy ils sont connus comme le Tavaratra (région de Manantenina, bien que certains indiquent les personnes en Manantenina sont les Temanantenina, avec le Tavaratra situé entre la Temanantenina et la Tambato), la Tambolo (région de Ranomafana), la Tambato (Mahatalaky et région Manafiafy), la Tanosy (région Fanjahira) et la Tatsimo (région Ranopiso). Cependant, c'est encore une simplification d'une réalité plus complexe, comme dans le centre de l'Anosy seulement, il ya 30 clans du village.

Une autre façon de décrire les Antanosy, est de se concentrer sur les gens qui sont arrivés Zafiraminia à Anosy dans le 16ème siècle, la conquête de ceux qui y vivent déjà, et dont la dynastie ancienne est délimitée par les cimetières nommés Enosiavaratse (Manarivo), Atsimo Enosy (Andromira) et Samby Anosy (Ifarantsa). Pour une image de guerriers Antanosy voir [3] )

Langue

Le Antanosy parlent un dialecte de la langue malgache , qui est une branche de la groupe linguistique malayo-polynésien provenant des langues Barito , parlé dans le sud de Bornéo .

Économie

La plupart Antanosy pratique l'agriculture de subsistance et de vendre leurs produits agricoles, dont le riz et le manioc. Beaucoup vendent également des produits tirés de la forêt, y compris chaume pour les toitures maison, miel, viande de brousse, les fruits et les champignons, et d'autres matières végétales vendus sur les marchés hebdomadaires de leur communauté. vivre dans les villages éloignés à faible population.

Ce peuple est centré autour de la ville de Tolagnaro, anciennement appelée Fort Dauphin par les colons français venus s’installer dans cette région. Par la suite, cette oasis de fraîcheur, située à la croisée des montagnes, du désert et de l’Océan Indien, ne cessa plus d’être fréquentée que par pirates et marins qui marquèrent profondément son histoire.
Sous la domination Merina, vers 1845, beaucoup d’Antanosy émigrèrent sur la côte Ouest de Madagascar, où ils sont encore présents aujourd’hui, notamment sur les rives du fleuve Onilahy.Certains sont marins où pêcheurs, d’autres encore pratiquent la riziculture et l’élevage ou sont encore forgerons.

Première peuplade, de la région d'Anosy (région de Taolagnaro ou Fort-Dauphin), connue, les Kimosy, des austronésiens, qui du XIème siècle au XVème siècle, avaient des relations commerciales avec le Moyen-Orient. Pour preuve, les fouilles archéologiques, où des céladons chinois importés et datant des environs du XIVème siècle, ont été trouvés, ainsi que des tessons de marmites en chloritoschiste, fabriqués sur place, et dont la technique est empruntée à la tradition artisanale Persane.

D'autres vestiges, antérieure à l'arrivée des Européens furent trouvés, comme "la maison de pierre" ou tranovato, apparemment d'origine moyen-orientale.

Ce peuple autochtone, considéré comme un groupe social dénommé "Noirs" était déjà hiérarchisé en Voajiry (Vizir, de lignée royale), Lohavohitra( aristocrate), Ontsoa (roturier) et Andevo (esclave).

Vers le XVIème siècle, les ZafiRaminia, de catégorie sociale dénommée "Blanches", arrivèrent, les hommes ZafiRaminia se marièrent avec les femmes de la noblesse locale, et purent s'accaparer des droits seigneuriaux de la famille de leur compagne, formant ainsi le groupe Roandriana, hiérarchiquement, il y avait aussi les Anakandriana (nobles) et les Onjatsy (roturiers), et c'est ainsi que les ZafiRaminia s'intégrèrent dans la région.

Bien que le Roi Antanosy et les Grands furent des ZafiRaminia, ils étaient "désignés" par les Voajiry qui restaient "les Maîtres de la Terre", et régnaient sur des régions autonomes ("Mahavita tena"), le Roi portait le titre d' Andriambahoaka.

Les Andriambahoaka, même étant considérés comme de lignée divine, n'avaient aucune autorité pour modifier les Lois fondamentales, mais étaient seulement appelés à arbitrer des situations d'exception.

Le groupe royal était donc, sous le contrôle de ses sujets, un prémice d'une société "Républicaine".

En 1613, les Portugais, qui tentèrent de s'installer à Taolagnaro (Fort-Dauphin) demanda au Roi Andriantsiambany, d'envoyer le Prince aîné Andrianjerivao, à Goa en Inde, pour parfaire son éducation et le convertir au Christianisme dans le but inavoué de Christianiser le Pays et le dominer. Le Roi refusa, et les Portugais enlevèrent le Prince cadet Andriandramaka, ce dernier fut baptisé Dom André de Sahavedra.

Revenu au pays, le Prince fut désigné Roi, à la mort de son père, il reprît le nom d'Andriandramaka et continua de respecter les croyances et coutumes traditionnelles.

Le modèle Antanosy

Dans son ensemble peuplée à partir de l’Asie du Sud-Est austronésienne – mais d’abord austro-asiatique –, Madagascar, inscrite dans le mouvement du commerce maritime de l’océan Indien, est restée ouverte au long des siècles à l’immigration de groupes ayant à la fois su profiter des règles d’hospitalité de ses habitants, et faire agréer la part profitable et assimilable de leurs apports matériels et culturels.
Les historiens peuvent ainsi faire appel à des sources variées, à la condition toutefois de trouver à franchir barrières de langue et d’écriture – ce qui n’est pas des plus aisés, vu la diversité culturelle des nouveaux venus avant leur assimilation.
Pour les francophones cependant, l’obstacle est moins grand à partir du XVIIe siècle, grâce notamment à Flacourt qui, malgré ses imprécisions et ses contradictions, donne assez bien à percevoir ce que fut, en son temps, l’organisation sociale et politique de l’Anosy, historiquement la première région de l’Ile où, de façon certaine, un prince se soit donné pour “roi de Madagascar”.

En Anosy comme ailleurs dans l’île, la dernière dynastie – ici celle des ZafiRaminia – a occulté l’histoire antérieure pour assurer sa légitimité. Le pays antanosy a donc, en particulier avec les Kimosy – littéralement « Petits cochons » ou « Petits chanvres » –, ses populations « préhistoriques » que des traits culturels, tels que l’importance du chien et du sanglier, inscrivent dans le même monde austronésien que leurs successeurs, mais qui furent, au moins en partie, marginalisées et mythiquement nanifiées. De même a été gommé le souvenir des relations avec l’extérieur que rappelle la tranovato ou « maison de pierre », seul vestige architectural ancien qui, avec les produits des fouilles archéologiques attestant une occupation dès le XIe siècle au moins, y témoigne des relations durablement entretenues tant avec les régions qui travaillaient le chloritoschiste qu’avec les réseaux commerciaux qui, du XIIIe au XVe siècle, importèrent des céladons chinois.

Blancs et Noirs dans l’ancienne société de l’Anosy

Quand y débarqua Flacourt, en 1648, l’Anosy, avec pour capitale Fanjahira, était sous le règne de l’Andriambahoaka Andriandramaka, fils d’Andriantsiambany – ce roi dont le faste avait tant impressionné les Portugais en 1613. Et on était alors, en raison même de l’irruption de l’Europe, dans une période charnière où se donnent aussi bien à saisir des traits essentiels hérités du passé que l’amorce de transformations qu’on ne trouvera achevées que bien plus tard et en d’autres régions. Etant né dans une société d’ordres, Flacourt a mieux compris la nature des « conditions » ou « états » de la société antanosy que nombre de ses lecteurs d’aujourd’hui. Mais ayant écrit dans la perspective de la prise du pouvoir exercé par l’Andriambahoaka, et d’une prise de possession au nom du roi de France, il n’a pas toujours été sans gauchir les faits rapportés.
Cela étant, analysant un texte roandriana, Flacourt est certes plus ethnologue que lorsqu’il raconte des événements dont il fut acteur ; mais l’information des grands Roandriana lui tenant souvent lieu de vérité, et l’absolutisme monarchique triomphant alors en Europe, il reste prisonnier de la conception occidentale de la hiérarchie. C’est ainsi que, sans doute poussé en ce sens par les manipulations idéologiques des Roandriana, il donne l’impression que le groupe social des « Blancs (Fotsy) », hiérarchisés en Roandriana, Anakandriana et Onjatsy se donnant tous une origine mecquoise – mais nous avons déjà vu ce qu’il en était –, formerait en son ensemble un groupe dirigeant au-dessus du groupe social des « Noirs (Mainty) », eux-mêmes hiérarchisés en Voajiry, Lohavohitra et Ontsoa, auquel se rattacheraient aussi – début d’un amalgame qu’on trouvera repris et développé ailleurs –, les Ondeves ou « esclaves ». Or, même les Roandriana, en élaborant le récit étiologique de la création des hommes qui, dans leur esprit – et Flacourt le souligne –, fournissait une justification religieuse à la hiérarchie ayant finalement placé au sommet nombre de « Blancs » – donnés pour nés d’une femme issue de la cervelle d’Adam pour les Roandriana, de son cou pour les Anakandriana –, avaient déjà été contraints d’introduire une nuance de taille en plaçant les Voajiry, prétendument issus de l’épaule droite, au-dessus des Onjatsy, qui l’auraient été de la gauche. En fait, quand on tient compte d’informations laissées éparses par Flacourt, on voit bien que les Voajiry étaient très nettement au-dessus des Onjatsy et qu’il existait en Anosy – l’une « blanche » et l’autre « noire », bien qu’il s’agisse déjà de couleurs sociologiques – deux hiérarchies parallèles des hommes et des terres, que seule explique l’histoire de l’intégration des ZafiRaminia dans les institutions d’un royaume ayant préexisté à leur arrivée et comporté une catégorie hors système politique formée des ondevo.
Descendants des anciens princes écartés du groupe souverain, les Voajiry demeuraient, dit ailleurs Flacourt, les « Maîtres de la Terre » et grands seigneurs contrôlant plusieurs villages, voire toute une région comme celle de la Manantenina, où ils étaient politiquement et rituellement – en fait, c’est la même chose – autonomes ou, comme on dit en malgache, mahavita tena. Et le véritable pouvoir restait entre leurs mains, car, si le roi et nombre de Grands étaient des ZafiRaminia, c’étaient les Voajiry qui les désignaient. D’autre part, outre qu’ils détenaient – avec quelques Lohavohitra, seigneurs de bien moindre importance – l’exclusivité de certaines fonctions essentielles de l’appareil d’Etat, ils conservaient – ainsi d’ailleurs que les Lohavohitra, semble-t-il – le droit du sombily, c’est-à-dire celui de « couper la gorge aux bêtes qui leur appartenaient, à leurs sujets et à leurs esclaves ». En l’absence de Roandriana ou d’Anakandriana cependant, à en croire Flacourt ; mais cela ne devait guère être un obstacle à l’exercice de leur droit, puisque les terres de statut « noir » ne comportaient pas de présence « blanche » permanente.
Quant aux ZafiRaminia – ces Austronésiens de culture patrilinéaire peut-être effectivement venus du Nord de Sumatra (Ramni) et de teint généralement plus clair que ceux qui étaient venus, plusieurs siècles avant eux, des Etats gouvernés par des Noirs comme le Champa –, les enfants qu’ils eurent des mariages avec des dames andriana du pays, ils les considéraient comme ZafiRaminia, alors que leurs familles maternelles de culture matrilinéaire les regardaient comme leurs et andriana héritant en cela des droits de leurs mères. C’est ainsi que les ZafiRaminia investirent le groupe andriana, formant le groupe Roandriana maintenu distinct par des mariages endogames – et surtout par le fanambadiana amy troky, analogue au mariage lova tsy mifindra « qui conserve l’héritage » des Hautes Terres –, cependant que, par la poursuite des mariages avec les autochtones, ils « blanchissaient » le groupe anakandriana « enfant d’andriana », qui existait déjà auparavant. Cela ne fit évidemment pas perdre leurs droits à ceux des parents de leurs mères qui avaient hérité de droits seigneuriaux. Et peut-être est-ce même au rôle qu’ils tenaient dans l’administration du royaume que ceux-ci devaient le titre de Voajiry alors d’usage fréquent sur les rives de l’Océan Indien.Quoi qu’il en soit, il faut souligner que l’état de « Blanc » n’impliquait nullement une position dominante, puisque les Onjatsy étaient « pêcheurs pour la plupart et gardiens des cimetières des Grands ». Quant aux simples sujets du royaume d’avant les ZafiRaminia demeurés en place, ce sont des Ontsoa, des « hommes de bien » : défendant le principe hiérarchique, la société traditionnelle malgache qui, historiquement, a longtemps privilégié le noir au détriment du blanc, n’usait de toute façon pas du mépris pour qualifier le peuple, dont elle reconnaissait et la fonction et toute la dignité humaine. Pour elle, le peuple n’était jamais la populace.

 

 

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