Tsiambany

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Il savait lire et écrire le malgache avec des caractères arabes

recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy58@gmail.com & tany_masina@yahoo.fr)

 

C'est en 1613 que deux Jésuites dont le Père Luis Mariano, vont accompagner une expédition envoyée de Goa à la recherche des descendants de Portugais naufragés au siècle précédent. La navigation, le long des côtes ouest et sud, leur permet de repérer deux régions où pourraient s'établir les missionnaires : dans l'ouest et dans le royaume d'Anosy au sud où ils relèvent les traces laissées par leurs compatriotes.

Ce fut le premier roi Zafindraminia qui rencontra des Européens, des portugais, 1613. Sa capitale était Fanjaira. Il était contemporain d'Andriamanana, roi des Masikoro Tsienimbalala, ainsi que d'Andriandahifotsy, roi du Menabe. Les trois souverains entretenaient de bonnes relations avec les Européens.

1. Ses origines

    Le Père Luiz Mariano demanda au Roi Tsiambany de lui raconter l'histoire de ses ancêtres. Le roi lui répondit que ses ancêtres venaient de La Mecque et de Mangalore en Inde. Un jour qu'ils naviguaient, leur bateau fut emporté par un courant et échoua sur la côte nord-est de Madagascar. Le roi dit que sa famille, les Zafiraminia, comprenait deux groupes. Le premier groupe en était à sa dix-septième génération et le second à sa quatorzième.

2. Ses relations avec les Européens

    Le roi Tsiambany avait de bonnes relations avec les étrangers. Il savait lire et écrire le malgache avec des caractères arabes. Quand il a conclu un accord d'amitié avec Paulo Rodeiguès da Costa, capitaine de bateau portugais en 1613, il rédigea lui-même, en malgache, le texte de l'accord, en caractères arabes. Par cet accord, il accepta de confier son fils Andrianjerivao au Vice-roi portugais de Goa, pour qu'il fût baptisé et instruit. Pendant son absence, deus prêtres portugais restaient auprès du roi comme garants.

    Mais lorsque le moment du départ arriva, le roi changea d'avis et n'acceptait plus de se séparer de son fils. Les Portugais, furieux, enlevèrent et embarquèrent de force Andriandramaka. Conduit à Goa, celui-ci après une maladie, demande le baptême et durant deux ans est éduqué au collège des Jésuites.

    En 1617, il est ramené dans sa patrie avec le Père Luis Mariano et d'autres pères Jésuites. Les portugais l'appelaient "Don André", traduction portugaise du malgache "Ny Andriena", Le noble ou le prince.

3. Le différend concernant Andriantsambatra

    Le roi Tsiambany entra en conlit avec les Portugais au sujet de son neveu Andriantsambatra. Les Portugais l'ont enlevé et emporté de force à Goa. Il en revint en 1617. Mais lorsque les Portugais ont appris que le roi était toujours fâché contre eux, ils n'ont pas osé débarquer et ont ramené Andriantsambatra à Goa. Conscient de la gravité de l'affaire, les Portugais ont décidé de quitter l'Anosy, et de rapatrier tous les missionnaires .

    Malgré cette affaire, le roi Tsiambany continuait ses bonnes relations avec les Européens. En avril 1625, par exemple, il a bien reçu un grand nombre de marins hollandais pendant onze jours.

Randriamamonjy Frédéric de l'Académie malgache (Histoire des Régions de Madagascar)

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Date de dernière mise à jour : lundi, 13 Janvier 2014

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