DIRIGEANTS DE MADAGASCAR

Wikipedia 1Dada roby

depuis 1787, début du règne d'Andrianampoinimerina

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com - tany_masina@yahoo.fr)

Ce tableau recense les souverains et chefs d'État malgaches depuis 1787, début du règne d'Andrianampoinimerina qui unifia les royaumes merinas vers 1806. Le général Gallieni renversa la monarchie et imposa la colonisation française en 1897, qui durera jusqu'à la proclamation d'une République autonome en 1958 et l'indépendance en 1959.

Du 28 février 1897 au 1er mai 1959, Madagascar est une colonie française.

Royaume

Les souverains du royaume de Madagascar

1°- ANDRIANAMPOINIMERINA :

andrianampoinimerina-ombalahy-be-maso-1-copie.jpgLe seigneur cher au cœur des Merina

Andrianampoinimerina est le personnage central de l’histoire de l’Imerina.

Son règne, devenu exemplaire, a jeté les bases d’un Etat organisé « pré-moderne » et prospère.

Ambohimanga devient une cité modèle. 

Le roi s’installe à Antananarivo, redevenue capitale de l’Imerina vers 1791 mais demandera à être inhumé à Ambohimanga qui, depuis sa mort (1810) confirme son statut de cité sacrée. Aujourd’hui encore sa mémoire est unanimement vénérée. Il faut reconnaître que l’œuvre et le personnage sont tels que même les historiens les plus réservés ont du mal à les évoquer sans tomber dans l’hagiographie

Pour mieux régner et assurer la paix dans son royaume, Andrianampoinimerina divise l'Imerina en six grands territoires: 
l'Avaradrano au Nord et au Nord-est d'Antananarivo, le Vakinisisaonyu à l'Est et au Sud-est, l'Ambodirano à l'Ouest et au Sud-ouest, le Marovatana au Nord d'Ambodirano, le Vonizongo au Nord encore du Marovatana, le Vakinankaratra au pied du massif de l'Ankaratra.

2°- RADAMA 1er

radama-1er-trone.jpgRadama Ier, né vers 1793 et mort le 27 juillet 1828, est un monarque malgache. Il a régné sur le royaume de Madagascar de 1810 à 1828. Cette période est marquée par une consolidation du jeune royaume et une affirmation diplomatique vis-à-vis des puissances européennes et locales.

Radama naît sous le nom de Ilaidama (ou Laidama) à Ambohimanga, vers 1793. Il est le fils cadet du roi Andrianampoinimerina, lequel le préféra à son frère aîné Ramavolahy pour lui succéder. Très tôt en effet, son père remarque ses qualités de meneur d'hommes, au point qu'il n'hésite pas à lui confier le commandement de la première expédition contre le royaume d'Andrantsay, dans le futur Vakinankaratra, alors qu'il n'est encore adolescent.

Aussitôt sur le trône, après le décès de son père en 1810, Radama doit mener plusieurs expéditions (qui se révèlent victorieuses) contre les Bezanozano, les Sihanaka et des principautés betsileo qui, pensant pouvoir profiter de son inexpérience politique, tentent de retrouver pleinement leur indépendance. La preuve est donc faite que l’hégémonie de l'Emyrne est solide et il ne reste plus à Radama qu’à chercher les moyens d’accomplir le testament politique de son père, lui enjoignant de « faire de la mer la limite de son royaume » (Ny ranomasina no valamparihiko). Autrement dit, d’étendre son autorité jusque dans les régions côtières afin de pouvoir traiter directement avec les puissances européennes. L’occasion de passer à l’action va lui être fournie par le Royaume-Uni lui-même.

Il fixe la capitale du royaume à Tananarive.

3°- RANAVALONA 1ère

ranavalona-1ere-tsy-adidiko.jpgRanavalomanjaka Ire, née vers 1788 et décédée le 16 août 1861, est une reine malgache issue des hautes terres de l'île (en Imerina). Elle règne sur le royaume de Madagascar de 1828 à 1861. Cette période est marquée par une prise de distance vis-à-vis des Européens. Considérée comme une souveraine autoritaire, elle n'en reste pas moins une souveraine dotée d'une envergure certaine, qui reste une référence dans l'imaginaire indépendantiste national.

Elle est d'abord désignée du nom de Mavo (ou Ramavo) et ensuite Rabodonandrianampoinimerina (ce qui signifie « la petite fille ingénue d'Andrianampoinimerina »), en référence à son oncle, le roi Andrianampoinimerina. Elle devient reine de Madagascar après la mort de son mari, Radama Ier. On la désigne également par le titre de Ranavalo-Manjaka Ire (« Ranavalona régnante »).

Rabodonandrianampoinimerina naît entre 1788 et 1790 d'une cousine du roi Andrianampoinimerina et est ensuite adoptée par Ralesoka, sœur aînée de ce dernier. C'est à ce titre qu'elle devient membre de la très haute aristocratie malgache, ce qui amène Andrianampoinimerina à en faire l'épouse principale de son fils et successeur immédiat, Radama, futur Radama Ier. La lignée royale perdure ainsi, fruit de nobles ascendances.

4°- RADAMA II

radama2-cadre.jpgRadama II succéda sa mère Ranavalona 1ère en 1861. Avant d'être élevé au rang de roi, le 12 septembre 1862, il était connu sous le nom de Prince Rakoto.
Le peuple accueillit le jeune roi avec bonheur, trop heureux d'être enfin soulagé des rigueurs du règne de Ranavalona 1ère.

 Il se montra à la hauteur de leurs attentes : humanitaire et généreux, il ouvrit Madagascar à tous les étrangers. Le 12 septembre 1862, il signa un traité d'amitié avec la France alors dirigée par l'Empereur Napoléon III.

Les faveurs faites aux étrangers furent très mal jugées par la population mécontente. Le 11 mai 1863, le roi Radama II fut étranglé et son corps enterré secrètement sur la colline d'Ilafy. Plusieurs historiens démentent cet événement qui demeure la grande énigme de l'histoire malgache : Radama II a-t-il été assassiné le 11 mai 1863 ou s'est-il enfuit ?
Son règne n'aura duré que deux ans et neuf mois !

5°- RASOHERINA

rasoherina4.jpgRasoherina, née en 1814 et décédée le 1er avril 1868 est une reine malgache.

Rasoherina naît sous le nom de Rabodozanakandriana (ou Rabodo) en 1814. Elle est la fille d'Andriantsalama et de Rafaramanjaka et donc la nièce de la reine Ranavalona Ire.

Elle épouse le fils et héritier de Ranavalona, Rakoto. Il succède à sa mère en 1861 sous le nom de Radama II et Rabodo est couronnée reine consort. Après l'assassinat de Radama II en 1863, un conseil réunissant de princes mené par Rainilaiarivony approche Rabodo, le jour suivant la mort de son mari. Ils lui donnent alors les conditions à remplir sous laquelle elle pourrait obtenir le trône. Ces conditions incluent la défense par la monarchie de la liberté de culte. Rabodo est couronnée le 13 mai 1863 sous le nom de règne Rasoherina.

Le réel détenteur du pouvoir au début de son règne est le Premier ministre Rainivoninahitriniony, qui l'épouse quelques semaines après le couronnement. Un an plus tard, Rasoherina le remplace en nommant Rainilaiarivony Premier ministre. C'est de facto le réel dirigeant de Madagascar, et plus tard aussi l'époux de la reine.

La capitale, Tananarive, se modernise et voit émerger des maisons bourgeoises, souvent de type anglais.

6°- RANAVALONA II

ranavalona-ii-1.jpgLa reine Ranavalona II succéda à la reine Rasoherina, sa cousine, après son décès survenu le 1er Avril 1868. Ses quinze ans de règne introduisirent différentes innovations dans la vie quotidienne des Malgaches qui perdurèrent jusqu'à nos jours comme, par exemple, l'abandon par la royauté des croyances religieuses ancestrales, jadis le fondement du pouvoir politique.

Ranavalona II est née en 1829 sous le nom de Ramoma dans le palais d'Ambatomanoina, quartier de Masombahiny. Elle est la fille du prince Razakaratrimo qui était prince d'Ambohitrambo de par sa femme. Sa mère, la princesse Rafarasoa Ramasindrazana était la fille de la sœur d'Andrianampoinimerina, ce qui lui conférait la légitimité du pouvoir, selon la règle de succession érigée par le grand roi. Elle appartenait à la dynastie Merina.

On lui donna comme époux le premier ministre Rainilaiarivony, fils de Rainiharo et de Rabodomiarana, car il était le représentant des Hova.[1] Il épousa successivement les trois femmes régnantes : Rasoherina, Ranavalona II, et Ranavalona III. Il était premier ministre de Madagascar entre 1864 et 1895.

Ranavalona II n'a pas eu de descendant, mais ses frères Ramboasalama, Ramahatrarivo, et Ramonjamanana jouissaient d'une nombreuse postérité.

7°- RANAVALONA III

ranavalomanjaka-iii.jpgLe 22 novembre 1883 commence le règne de la reine Ranavalona III, sur l'île de Madagascar. La jeune femme née le 22 novembre 1861, fut la dernière souveraine malgache. Dominée par la politique du premier ministre, également son mari, elle voit son pays devenir peu à peu une colonie française.

La France organise à Madagascar une première expédition de 1881 à 1882, aboutissant à un protectorat flou. En 1890, la France signe une convention avec l'Angleterre et l'Allemagne pour la reconnaissance réciproque de certains territoires. Désormais, les Français agissent plus librement à Madagascar et envoient une seconde expédition en 1894. Sans résistance malgache organisée, la reine Ranavalona III se soumet à la France par un traité de protectorat. Le général Gallieni parvient à calmer la révolte populaire.

La France envahit Madagascar dès 1895. Dans la nuit du 27 au 28 février 1897, le gouverneur général Joseph Gallieni fait arrêter Ranavalona III, reine de Madagascar, et la destitue, ce qui met fin au royaume de Madagascar et transforme l'île en colonie française. La reine est alors exilée à La Réunion.

Gouverneurs coloniaux de Madagascar

Suzeraineté française et protectorat

- Charles Le Myre de Vilers

Armee coloniale le myre de viliersCharles Marie1 Le Myre de Vilers né le 17 février 1833 à Vendôme et mort le 9 mars 1918 à Paris, est un diplomate français. Il fut Ministre plénipotentiaire de la Cochinchine et Résident général de Madagascar.

Il était le fils d'un officier de marine. Entré à l'École navale en 1849, il fit une carrière de marin jusqu'à son entrée dans le corps préfectoral en 1861. Il fut préfet de Joigny en 1863, de Bergerac en 1867 et d'Alger en 1869.

Durant la Guerre de 1870, il reprend ses fonctions de marin et sert comme aide de camp de l'amiral La Roncière, s'illustrant lors du siège de Paris. Il est de nouveau préfet, de la Haute-Vienne, en mars 1873.

Il fut gouverneur de Cochinchine et Ministre plénipotentiaire à la Cour d'Annam. Il élabore un code pénal, des conseils d'arrondissement, le conseil municipal de Saïgon, s'attèle à la construction d'infrastructures et à séparer le militaire du civil[pas clair].

Il fut Résident général à Madagascar le 9 mars 1886 sous le Gouvernement Charles de Freycinet (3) avant de se retirer pour se présenter aux élections législatives.

- Paul Augustin Jean Larrouy

Paul-Augustin-Jean Larrouy est un diplomate français né à Lagardelle-sur-Lèze en France le 1er janvier 18571 et décédé à Buenos Aires en 1906. Il a été Résident général adjoint à Madagascar de mars 1888 au 12 décembre 1889, et Résident général à Madagascar d'octobre 1892 à 1894.

Le rôle de Paul Augustin Larrouy lors de son deuxième séjour à Madagascar en tant que résident général a été de maintenir l'autorité de la France devant un pouvoir malgache récalcitrant soutenu en particulier par l’Angleterre et faisant face à une rébellion des Menalamba mécontents des accords signés avec la France en 1885 par la reine Ranavalona III. Il quitte Tananarive à sa demande en 1894, laissant la place à Charles Le Myre de Vilers. Après lui la France décide une annexion pure et simple de Madagascar en 1896 et fait appel au général Joseph Gallieni.

- Maurice Bompard

Bompard maurice0711r3Louis Maurice Bompard, né le 17 mai 1854 à Metz (Moselle) et mort le 7 avril 1935 à Grasse (Alpes-Maritimes), est un diplomate et homme politique français.

Tout d’abord conseiller de Préfecture dans le département du Nord en 1880, Bompard intègre le cadre diplomatique. Attaché auprès de Paul Cambon, résident général de France en Tunisie en 1882, il occupe les fonctions de secrétaire général du gouvernement tunisien du 4 février 1883 au 2 novembre 1886 et devient chef du bureau d'Afrique au Ministère des Affaires étrangères en 1887.

Il est envoyé ensuite à Madagascar en 1889 comme résident général, puis au Monténégro en 1892 en qualité de ministre plénipotentiaire.

- Hippolyte Laroche

Hippolyte laroche copie 1Hippolyte Laroche est un homme politique français né le 26 janvier 1848 à Lyon (Rhône) et décédé le 14 septembre 1914 au Mans (Sarthe).

Fils d'un colonel, il entre à l'École navale. Après une carrière dans la Marine, il devient préfet de la Charente, d'Alger, de la Loire et de la Haute-Garonne, puis résident général à Madagascar où il impose un traité qui fait de Madagascar une colonie française. Il est député de la Sarthe de 1906 à 1914, siégeant au groupe de la Gauche radicale. Il est également président du conseil d'arrondissement.

Prédécesseur du Général Gallieni, Hippolyte Laroche arriva à Madagascar en janvier 1896, comme résident français, pour être remplacé par le général après l’annexion. Bon et courtois, il rendit tous les honneurs à la reine vaincue. Laroche favorisa l’arrivée des trappistes dans l’Ile et surtout décréta l’abolition de l’esclavage le 26 août 1896, le jour même où il remettait ses pouvoirs à Gallieni.

- Joseph Simon Galliéni

Gallieni decor copieJoseph Simon Gallieni, né le 24 avril 1849 à Saint-Béat dans la Haute-Garonne et mort le 27 mai 1916 à Versailles, est un militaire et administrateur colonial français. Il exerça une grande partie de son activité dans les opérations de colonisation menées par la France, laissant une empreinte profonde sur l'histoire de la colonisation française, et termina sa carrière pendant la Première Guerre mondiale. Il fut fait maréchal à titre posthume en 1921.

Promu général de brigade, il est envoyé en 1896 à Madagascar en tant que gouverneur général. Il arrive à Tananarive le 15 septembre. À la méthode diplomatique de son prédécesseur, le général M. Laroche, il préfère la méthode forte pour endiguer la montée de la résistance anti-coloniale. Il instaure le travail forcé des indigènes. La cour royale, foyer de résistance contre la France, est placée sous surveillance.

Selon le général Gallieni, l'action militaire devait être accompagnée d'une aide aux peuples colonisés dans différents domaines tels que l'administration, l'économie et l'enseignement. Elle nécessitait un contact permanent avec les habitants ainsi qu'une parfaite connaissance du pays et de ses langues. Sous l'impulsion de Gallieni, de nombreuses infrastructures sont mises en place : chemin de fer, Institut Pasteur, écoles.

- Victor Augagneur

Gouverneur jean victor augagneur 1914Jean-Victor Augagneur, dit Victor Augagneur, (né à Lyon le 16 mai 18551 et mort au Vésinet le 23 avril 1931) est un médecin et homme politique français. Docteur en médecine, il est professeur à la Faculté de médecine de Lyon. Originaire du Brionnais, il est fils de Pierre-François Augagneur, jardinier puis régisseur à Lyon, petit-fils d'un menuisier de Saint-Laurent-en-Brionnais et d'un jardinier garde-champêtre de Vauban, Victor Augagneur (son nom d'usage) n'est pas issu de la bourgeoisie lyonnaise contrairement à la biographie citée en référence. Il fait ses études au séminaire de Semur-en-Brionnais avant d'embrasser la carrière médicale.

De 1905 à 1910, il est nommé gouverneur de Madagascar

En 1907, le gouverneur général de Madagascar, Victor Augagneur, propose le rattachement de La Réunion à Madagascar. Ce projet est mal reçu par les Réunionnais, les députés, Lucien Gasparin, Pierre Édouard Augustin Archambeaud s’élèvent aussi contre le rattachement de la Réunion à Madagascar et considèrent la perte de prestige de La Réunion comme une injure de la part de la métropole. un véritable soufflet pour certains qui comprenaient très mal une telle inversion de hiérarchie entre la grande île, Madagascar et La Réunion.

- Hubert Auguste Garbit

GarbitHubert Auguste Garbit est né le 4 avril 1869 à Lyon.

Issu de Polytechnique, il prend le 22 septembre 1893 un poste de Lieutenant à Diégo Suarez. Sa carrière se déroule principalement à Madagascar où rapidement il gravit tous les échelons. Il quitte madagascar pour un très court séjour à La Réunion, où il est nommé intérimaire pour le poste de gouverneur.

Garbit prend ses fonctions à La Réunion le 30 août 1912.

Il doit gérer quelques mois après son arrivé les cyclones de 1913 qui balayent la colonie.

Il quitte La Réunion, le 24 novembre pour Tamatave pour prendre sa fonction de gouverneur général de Madagascar. Son remplacement à La Réunion, Pierre Louis Alfred Duprat est nommé par décret, le 28 septembre 1913.

- Auguste Charles Désiré Emmanuel Brunet

Gouverneur auguste brunet 01Auguste Charles Désiré Emmanuel Brunet est né à Saint-Benoît île de La Réunion le 4 janvier 1878, il est le fils de Louis Brunet, maire de Saint-Benoît, journaliste, député et sénateur de La Réunion.

Il est nommé secrétaire général du Gouvernement général de Madagascar et dépendances pour exercer l'intérim du Gouverneur général du 13 mars 1923 au 20 février 1924, à la mise en retraite anticipée du gouverneur général de Madagascar Garbit laisse supposer que le poste va revenir au gouverneur par intérim, le Réunionnais Auguste Brunet. Or le ministre Albert Sarraut nomme Ollivier, filleul de Gaston Doumergue, président en exercice au sénat. L'affaire fait grand bruit et l'opinion réunionnaise crie au scandale car Auguste Brunet étant plus gradé qu'Ollivier, première classe contre deuxième classe, le poste aurait dû normalement lui être attribué. L'opinion réunionnaise insinue que c'est parce qu'il n'est pas créole que le député de La Réunion Georges Boussenot n'a pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher le passe-droit.

- Martial Henri Merlin

Gouverneur martial merlinMartial Henri Merlin (1860-1935) est un ancien administrateur colonial, gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française (AOF) à plusieurs reprises, de Madagascar, de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) et de l'Indochine française.

Également impliqué dans la valorisation de la colonie, il crée à Dakar en 1903 un jardin et une pépinière, connus sous le nom de Parc forestier et zoologique de Hann.

Succédant à Ernest Roume, Martial Merlin est nommé gouverneur général de l'AOF une première fois du 15 décembre 1907 au 9 mars 1908. À son départ, c'est William Merlaud-Ponty qui prend la relève. Lui-même devient gouverneur général de l'AEF du 28 juin 1908 au 15 mai 1917.

Du 24 juillet 1917 au 1er août 1918 il est gouverneur général à Madagascar.

Lorsque Joost van Vollenhoven quitte le poste à l'AOF le 22 janvier 1918, l'intérim est assuré par Gabriel Louis Angoulvant et Charles Désiré Auguste Brunet, puis c'est Martial Merlin qui reprend ses fonctions à la tête de l'AOF du 16 septembre 1919 au 18 mars 1923. Jules Carde lui succède cette fois.

D'août 1923 à avril 1925, il est gouverneur de l'Indochine française.

Il meurt à Paris le 8 mai 1935.

- Abraham Schrameck

Abraham0319r3Abrahama Schrameck, né le 26 novembre 1867 à Saint-Étienne et mort le 21 octobre 1948 à Marseille, est un homme politique français.

Il est successivement chef de cabinet de Louis Lépine, alors préfet de la Loire, puis directeur de l’administration pénitentiaire, préfet des Bouches-du-Rhône de 1911 à 1918, gouverneur général de Madagascar de 1918 à 1920 et ministre de l'Intérieur des deuxième et troisième gouvernements Paul Painlevé en 1925. Il est élu sénateur des Bouches-du-Rhône à quatre reprises entre 1920 et 1939.

Il s'attire alors les foudres de l'Action française (AF). Charles Maurras publie une lettre ouverte, violemment antisémite, contre Schrameck, qui était juif, en réaction à l'assassinat de sept militants nationalistes en moins de six mois et au désarmement du service d'ordre de l'Action française par Schrameck1,2. Cet épisode fut largement couvert par la presse de l'époque. Le député Jules Delahaye, également proche de l'AF, déclare en 1911 : « Il ne faut pas un juif à la tête des prisons pour maltraiter les chrétiens » 3.

En juillet 1940, Schrameck vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il fut bientôt arrêté et interné en raison de ses origines juives. Parvenant à gagner la Provence, il y resta caché jusqu’à la Libération.

- Marcel Olivier
Marcel Olivier est gouverneur général. Il favorise l’activité des grandes compagnies commerciales et crée la Banque de Madagascar ainsi qu’une organisation de crédit agricole, alors que les exportations de produits primaires s’envolent, dans le contexte favorable de la prospérité passagère que connaissent les années vingt. De grands travaux d’infrastructure (routes, chemins de fer) sont poursuivis.

Le P. Joseph de Villèle était une figure populairement connue à Tananarive, où on l'appelait familièrement "le Père Joseph." En raison de son dévouement inlassable pour les plus déshérités, les enfants abandonnés, on le comparait volontiers à Saint Vincent de Paul...

...M. Marcel Olivier, ancien Gouverneur Général de Madagascar, avait écrit à son sujet, en 1934: "C'est une véritable joie pour moi que de trouver une occasion de dire mon admiration, mon affectueux respect et ma gratitude au vénérable Père Joseph de Villèle qui, depuis quarante-six années, voue son cœur et ses forces à une tâche magnifiquement humaine."

- Léon Henri Charles Cayla

Gouverneur leon caylaLéon Henri Charles Cayla, né à Oran le 17 novembre 1881 et décédé à Saint-Germain-en-Laye le 25 avril 1965, est un ancien administrateur colonial, gouverneur général de Madagascar et de l'Afrique-Occidentale française (AOF).

En 1910 il est nommé chef de cabinet du gouverneur général à Madagascar, où il sera par la suite nommé gouverneur général à deux reprises.

Il est l'adjoint du maréchal Lyautey pour l’organisation de l’Exposition coloniale internationale (1931).

Cayla a également été conseiller du gouvernement à Alexandrette et gouverneur de l’État des Alaouites, puis au grand Liban

Il est nommé Gouverneur Général de Madagascar de 1930 à 1939. Malgré la crise mondiale, il rétablit l’équilibre de la balance commerciale de l’île et poursuit les grands travaux, notamment l’aménagement des ports modernes de Tamatave et de Diego Suarez – ce dernier établi jadis par le colonel Joffre. La reconstruction de Tamatave et les transformations de Tananarive, de Fianarantsoa et de Majunga voient le développement dans l’île d’un urbanisme moderne. En passant de 12 000 à 25 000 km, la longueur du réseau routier double au cours de cette période. La production de café est multipliée par six. Une ligne aérienne est alors établie avec la France. Marcel de Coppet remplace Léon Cayla en juin 1939.

- Jules Marcel de Coppet

Marcel de coppet 1Jules Marcel de Coppet (1881-1968) est un administrateur colonial français. C'est également un acteur de la vie intellectuelle et littéraire de son temps, proche d'André Gide et surtout de Roger Martin du Gard dont il épouse la fille.

Il commence sa carrière coloniale en 1908 à Madagascar, où il est attaché au cabinet du gouverneur, puis au Sénégal en 1910. Nommé administrateur en 1917, il est envoyé en Guinée. Il devient administrateur en chef en 1923, et chef du cabinet du gouverneur du Tchad de 1926-1928. C'est à ce poste qu'il reçoit André Gide, qui publiera ensuite Voyage au Congo et Le Retour du Tchad.

Il est gouverneur de Madagascar de juin 1939 à l'été 1940, au début duquel il est limogé par le régime de Vichy pour avoir tenté de maintenir la Grande Île dans la guerre au côté des Britanniques, et révoqué le 25 novembre 1940. Il est remplacé par Léon Cayla4.

Réintégré dans l'administration coloniale en septembre 1944, nommé au Conseil d'État en décembre 1945, il devient haut-commissaire à Madagascar en mars 1946, où il assiste au début de l'insurrection et organise sa répression jusqu'en décembre 1947.

Il dirige les parties consacrées à Madagascar d'une encyclopédie publiée en 1947. Il est président du conseil d'administration de la Banque de l'AOF en 1948.

Pierre Gabriel Adhéaume de Chevigné
ChevignePierre Gabriel Adhéaume de Chevigné, fils du comte François de Chevigné, officier de Marine, né le 16 juin 1909 à Toulon et mort le 4 août 2004 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), est un colonel, résistant et homme politique français, qui fut ministre de la IVe République et compagnon de la Libération. C'est le petit-fils de la fameuse comtesse de Chevigné, modèle de la duchesse de Guermantes.

Il est élu député MRP des Basses-Pyrénées aux élections de 1945-1958. Envoyé par le gouvernement en qualité de Haut-commissaire de la République française à Madagascar, il mène pendant les années 1948-1949 la pacification, la reconstruction et la réorganisation de la Grande Ile.

Secrétaire d'état à la Guerre de 1951 à 1954 dans les Cabinets René Pleven, Edgar Faure, Antoine Pinay, René Meyer et Joseph Laniel, il est également Ministre de la Défense nationale dans le gouvernement Pflimlin en mai 1958. Président, de 1964 à 1976, du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, il est aussi gouverneur général honoraire de la France d'Outremer et administrateur de l'Union des Blessés de la Face (Gueules Cassées).

Pierre de Chevigné est décédé le 4 août 2004 à Biarritz. Il est inhumé au cimetière d'Abitain (Pyrénées-Atlantiques).

- Robert Bargues

Robert Issac Bargues (né le 21/10/1900 à Bordeaux et mort le 28/01/1989 à Cannes) effectue une carrière d'administrateur de la France d’outre-mer.

Robert Bargues succède à Chevigné. Il conduit le redressement économique de l’île et crée les « communes rurales autochtones modernisées » qui doivent contribuer au développement des campagnes.

André Soucadaux remplace André Bargues. Il est nommé par le gouvernement Mendès-France, au sein duquel un député européen de Madagascar, Roger Duveau, est secrétaire d’État à l’Outre-Mer et a fait voter l’amnistie pour les condamnés de 1948.

- André Soucadaux

Andre soucadauxJean Louis Marie André Soucadaux remplace André Bargues. Il est nommé par le gouvernement Mendès-France, au sein duquel un député européen de Madagascar, Roger Duveau, est secrétaire d’État à l’Outre-Mer et a fait voter l’amnistie pour les condamnés de 1948.

14 octobre 1958, réunion à Antananarivo du congrès des assemblées provinciales présidé par le sénateur Norbert Zafimahova, vote du congrès qui abouti à la naissance de la République malgache.

Le gouverneur André Soucadaux reconnaît le lendemain le fait accompli et une Assemblée Constituante est formée le 16 octobre à partiçr du congrès.

Discours du haut commissaire André Soucadaux qui proclame Madagascar État membre de la communauté en ces termes : "Au nom du gouvernement de la république, je prends solennellement acte de la volonté du peuple malgache de devenir librement État membre de la communauté, et je proclame la caducité de la loi du 6 aout 1896, dite loi d'annexion".

Dirigeants de la république Madagascar

Chefs d'Etat de 1958 à 1975
- Philibert Tsiranana

Portrait officiel tsira01ic4Philibert Tsiranana, né le 18 octobre 1910 et mort le 16 avril 1978 (à 67 ans), est un homme politique malgache. Il fut le premier président de la République malgache de 1959 à 1972.

Pendant douze ans, la République de Tsiranana connaît une stabilité institutionnelle qui tranche face aux troubles politiques qui secouent l’Afrique francophone à la même époque. L’économie progresse lentement en suivant la voie d'un socialisme pragmatique. Madagascar se voit attribuer le surnom d’« Île heureuse ». Cette particularité participe à la construction de sa popularité.

Son bilan aurait pu apparaître honorable s'il n'avait pas connu une fin de mandat plus que mitigée. Usé sur le plan physique et politique, corrompu par le pouvoir, Tsiranana peine à dissimuler derrière l'image populaire d'un bienveillant maître d’école, son penchant pour l’autoritarisme. Il demeure toutefois une figure politique malgache de premier plan et reste connu dans son pays comme le « père de l’indépendance ».

- Gabriel Ramanantsoa

ramanantsoa-portrait.jpgGabriel Ramanantsoa, né le 13 avril 1906 à Tananarive et mort le 9 mai 1979 à Paris, est un militaire et homme politique malgache. Il est Premier ministre en 1972, puis chef d'État de la République de Madagascar de 1972 à 1975, lors de la « Transition militaire ».

En mai 1972, après des protestations politico-sociales massives dirigées contre le président Philibert Tsiranana, ce dernier confie le 18 mai les pleins pouvoirs à Ramanantsoa qui devient Premier ministre du pays, une fonction qui n'existait plus depuis l'indépendance. Tsiranana demeure président en titre, mais de plus en plus contesté, il est finalement destitué à la suite du référendum du 8 octobre 1972 qui confirme les pleins pouvoirs à Ramanantsoa qui devient officiellement le deuxième chef d'État de la République malgache dès le 11 octobre. Par cette consultation, le peuple malgache détermine une période quinquennale de transition militaire qui a pour but de procéder à la malgachisation de la société.

Guidé par une idéologie plutôt conservatrice et très respectueux de la légalité, rien ne semblait le prédestiner à être porté au pouvoir par un mouvement populaire issu de revendications étudiantes, nationalistes et révolutionnaires.

Il entame alors une période de réconciliation politique, qui va échouer. Le 5 février 1975, lassé des tensions qui divisent jusqu'au sein de son gouvernement, il démissionne dans un lourd contexte politique, ethnique et social au profit du colonel Richard Ratsimandrava qui était jusqu'alors ministre de l'intérieur.

- Richard Ratsimandrava

PortraitRichard Ratsimandrava, né le 21 mars 1931 à Tananarive et mort le 11 février 1975 dans la même ville, est un militaire et homme politique malgache. Il est chef d'État de la République de Madagascar pendant six jours du 5 au 11 février 1975, date de son assassinat.

Le 5 février 1975, à cause de rivalités et de problèmes non résolus et face à la situation de crise politique, Ramanantsoa lui remet les pleins pouvoirs. Il cumule alors les fonctions de chef de l'État et du gouvernement, ainsi que de ministre d'État, chargé de la Défense nationale et du Plan.

C'est alors une occasion sans précédent pour lui d'appliquer au mieux sa politique qui s'établit sur :

  • Un développement national prenant comme base les initiatives de la communauté villageoise, le « fokon'olona », et trouvant leurs financements dans leurs propres transactions marchandes, gérés à travers la commission « Vatoeka » du « fokon'olona »3.
  • La malgachisation de l'économie plus soucieuse d’équité et de justice, cherchant à articuler une économie de subsistance locale, rurale, informelle à l’économie de marché tirée par la ville, les sociétés commerciales assurant les échanges avec l’extérieur.
  • La décentralisation des pouvoirs.

AndriamahazoGilles Andriamahazo, né le 5 mai 1919 à Fort-Dauphin, mort le 13 septembre 1989 à Antananarivo, est un général et un homme politique malgache. À la suite de l'assassinat du président Richard Ratsimandrava, il est nommé président du Directoire Militaire de la République de Madagascar du 12 février au 15 juin 1975.

D'origine Merina, engagé dans l'armée française à la fin de ses études secondaires, il participe à la Seconde Guerre mondiale comme sous-officier au sein des Forces françaises libres après qu'un accord franco-britannique a placé l'île sous l'autorité de la France libre, le 14 décembre 1942. En 1944, il parfait sa formation à l'École militaire interarmes de Cherchell en tant qu'élève-officier. Affecté en Allemagne en 1945, il est promu sous-lieutenant en 1949.

Rentré à Madagascar en 1950 comme aide de camp du haut-commissaire Robert Bargues, il combat en Algérie et à Madagascar, avant de prendre le commandement d'une compagnie à Dreux.

Au moment de l'indépendance de Madagascar, en 1960, il regagne l'île avec le grade de commandant. Après un commandement à Tuléar, il rejoint l'état-major, où il s'élève rapidement jusqu'au grade de général de brigade en 1970. Il est alors nommé inspecteur général des forces armées et du service civique. Durant les événements de 1972, le président Tsiranana le nomme gouverneur militaire de la capitale, où il se distingue par son action modératrice.

Sous le régime militaire, il est nommé ministre de l'Aménagement du territoire (1972-1974). En qualité de ministre d'État, chargé de la coordination du gouvernement, il devient le 5 février 1975 le suppléant quasi-officiel du président, ainsi que le militaire le plus gradé, avec le retrait du général de division Ramanantsoa. La nuit même de l'assassinat du colonel Ratsimandrava, le 12 février 1975, un directoire militaire de dix-huit officiers émanant de toutes les armes des six provinces du pays et représentant toutes les tendances politiques, à l'exception du PSM et de l'extrême gauche, est créé afin de résoudre la crise politique. Celui-ci instaure la loi martiale, interdit toute activité politique et suspend les partis politiques. Officier le plus gradé du directoire, Andriamahazo prend sa tête et assume les fonctions de chef de l'État jusqu'au 15 juin 1975, date à laquelle le capitaine de frégate Didier Ratsiraka devient président du conseil suprême de la Révolution1,2.

Sous la IIe République, Gilles Andriamahazo est promu général de division (1975) et préside le comité militaire pour le développement, avant de prendre sa retraite en 1976. Il meurt d'une attaque cardiaque en 1989, à l'âge de 70 ans.

- Didier Ignace Ratsiraka

Deba entier copieDidier Ignace Rat-siraka (né le 4 novembre 1936 à Vatomandry, dans la province de Tamatave) est un militaire et homme d'État malgache, qui fut par deux fois président de la République (1975-1993 et 1997-2002) ; officier de marine de carrière et fondateur de l'AREMA, il est surnommé l'Amiral rouge.

Fils d'un fonctionnaire de l'administration coloniale française, il entame un parcours scolaire brillant qui le mène à l'École des élèves officiers de la Marine (EOM), dont la scolarité est confondue avec celle de l'Ecole navale à Brest. Jeune officier, il est ministre des Affaires étrangères durant la Transition militaire malgache (1972-1975), à l'issue de laquelle il fait approuver par le peuple une nouvelle Constitution à orientation socialiste, et il est élu président de la République démocratique de Madagascar. Le choix de la planification et de la malgachisation se révèle finalement un échec économique et social qui le pousse à accepter en 1991 la transition libérale réclamée par les forces vives d'Albert Zafy, qui lui succède à la tête de l'État (1993).

Candidat aux élections présidentielles suivantes (1996) et ayant pris note de l'échec du socialisme, il se veut désormais le promoteur d'un humanisme écologique. Il parvient de justesse à battre Zafy et redevient président de la République. Il procède alors à un rééquilibrage de la Constitution en faveur du chef de l'État et le pays renoue avec une croissance économique modérée durant ce dernier mandat.

- Albert Zafy

zafy-albert-6bis.jpgAlbert Zafy, né le 12 décembre 1927 à Ambilobe (Province de Diego-Suarez), est un médecin et homme d'État malgache. Principal leader de l'opposition à la fin de la IIe République, il est président de la République de 1993 à 1996.

Surnommé "l'homme au chapeau de paille", cet ardent partisan de la réconciliation nationale participe actuellement aux travaux des Mouvances politiques malgaches reconnues par la communauté internationale pour trouver une sortie de crise neutre et consensuelle au putsch effectué par Andry Rajoelina en mars 2009.

En 1989, avec le début de libéralisation de la République démocratique de Madagascar, qui sous l'impulsion de Didier Ratsiraka, autorise désormais le multipartisme et reprend le chemin de la démocratie libérale, Albert Zafy revient à la politique en créant le parti UNDD.

Avec d'autres partis politiques, ils réclament un changement plus rapide du régime politique en place et forment une vaste coalition d'opposition, les Forces vives Rasalama. Contrairement au Président Ratsiraka qui prône une simple révision constitutionnelle de la République démocratique de Madagascar, les Forces vives sont partisanes de faire table rase du régime socialiste et d'élaborer une nouvelle Constitution.

Finalement, les tensions explosent en mai 1991, alors que les débats sur la révision de la Constitution de 1975 commencent dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale populaire. Les Forces vives organisent des manifestations énormes, regroupant plusieurs centaines de milliers de Malgaches sur la Place du 13-Mai à Tananarive, qui doit son nom aux manifestations étudiantes qui avait abouti à la première Transition en 1972. Le mot d'ordre est de "faire tomber les murs de Jéricho".

- Norbert Lala Ratsirahonana

Ratsirahonana copieNorbert Lala Ratsirahonana (né le 18 novembre 1938 à Antananarivo) est un homme politique malgache.

Il fonde et dirige le parti Asa Vita no Ifampitsarana, dans l'opposition au président Didier Ratsiraka. Lui et son parti font partie de la grande coalition qui élit Albert Zafy à la présidence en 1993. Ratsirahonana devient alors président de la haute cour constitutionnelle.

Le 28 mai 1996, quand le premier ministre d'alors est déposé par le parlement par l'échec d'un vote de confiance, Zafy nomme Ratsirahonana à ce poste. Mais peu après, Zafy est destitué de ses fonctions le 5 septembre 1996 et Ratsirahonana devient président intérimaire de la république. Il est candidat à l'élection présidentielle le 3 novembre 1996, à laquelle il arrive quatrième en nombre de voix après Ratsiraka, Zafy and Herizo Razafimahaleo, avec 10.14% des voix1,2.

Ratsirahonana se rallie au candidat Zafy au second tour, le 29 décembre, mais Ratsiraka l'emporte de justesse3 ; Ratsirahonana quitte ses fonction présidentielle lors de l'investiture de Ratsiraka le 9 février 1997. Douze jours plus tard, il perd aussi son poste de premier ministre quand Ratsiraka y nomme un de ses alliés. Le AVI devient le principal parti d'opposition, malgré un rôle faible, gagnant 13 des 150 sièges aux élections législatives de 1998.

Ratsirahonana devient président du Comité exécutif national du groupe Panorama, coalition d'opposition en septembre 19974.

En 2001, Ratsirahonana participe à l'élection présidentielle en soutenant la candidature de Marc Ravalomanana5.

Il est nommé comme « ambassadeur itinérant » du président sous le régime de Ravalomanana. En 2006, Ratsirahonana quitte ce poste ; en août de la même année, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2006. Selon les résultats officiels, il reçoit 4.22% des suffragess et prend la cinquième place en nombre de suffrages. Son meilleur résultat est dans la province de Tananarive où il reçoit 7.14% des suffrages6.

En mars 2009, suite au passage d'Andry Rajoelina au pouvoir du gouvernement de transition, celui-ci nomme Norbert Ratsirahonana comme son conseiller spécial, et membre de la Haute Autorité de la Transition.

Marc Ravalomanana

Ra8Marc Ravalomanana, né le 12 décembre 1949 à Imerinkasinina (banlieue de Tananarive1), est un homme d'affaires et homme politique malagasy. Il fut maire d'Antananarivo de décembre 1999 à mai 2002 et président de la République de Madagascar du 6 mai 2002 au 17 mars 2009

En malgache le nom Ravalomanana signifie « le huitième qui possède », et à Madagascar il est, en conséquence, souvent surnommé Ra8 (prononcé Ravalo), ou par ses partisans "Dada" de l'anglais dady : le Père.

L'auto-investiture du 22 février 2002 n'a pas été acceptée par la communauté internationale. Marc Ravalomanana a dû renouer avec la voie diplomatique et accepte la médiation du président sénégalais Abdoulaye Wade.

Les choses ont évolué différemment. Le conseiller spécial de Marc Ravalomanana, Norbert Lala Ratsirahonana, ancien président de la Haute Cour Constitutionnel, a su convaincre les membres de la HCC de confirmer la victoire du candidat Marc Ravalomanana au premier tour. Après un nouveau décompte2, une deuxième investiture a eu lieu, cette fois-ci « légale », le 6 mai 2002. Les représentations diplomatiques envoient leur numéro deux[réf. nécessaire] à Mahamasina assister à une cérémonie officialisant l'entrée en fonction de Ravalomanana.

Le régime Ravalomanana fort de ce statut légal recouvre le contrôle de l'administration. Il a fallu à nouveau démanteler les barrages "anti-économiques"2 dont celui sur la RN2 reliant Antananarivo à Toamasina, la ville du grand port. Pour cette mission, les réservistes ont été préférés à des éléments de l'armée régulière pour désarmer les milices et les militaires aux ordres de Ratsiraka et assurer la pacification du territoire. Les États-Unis ont été les premiers à reconnaître le nouveau pouvoir à Madagascar après l'issue de la crise politique de 2002.

- Hippolyte Rarison Ramaroson

Hippolyte copieLa crise politique commence à se décanter. Sentant l'étau se resserrer autour de lui, le président Marc Ravalomanana a conféré les pleins pouvoirs aux militaires.

Par l’Ordonnance 2009-001 en date du 17 mars 2009, le Président de la République a décidé de conférer à un Directoire militaire les pleins pouvoirs, dirigé par le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondu.

Il s'agit du vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson à qui est confiée la mission d'organiser des « assises nationales ».

Mais les plus hauts gradés des forces armées ne les ont gardés que quelques heures. Ils les ont transmis à Andry Rajoelina qui assume ses fonctions de président de la Haute autorité de la transition (HAT).

Le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson a été très clair : « On nous a donné les pleins pouvoirs, nous remettons les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina. Nous ne voulons rien garder ». Et puisque le directoire militaire a reçu le pouvoir par ordonnance mardi matin, c’est encore par ordonnance qu’il a désigné Andry Rajoelina pour présider la transition.

- Andry Nirina Rajoelina

AndryAndry Rajoelina, né le 30 mai 19741 à Antsirabe, est un homme d'affaires et homme politique malgache, maire de Tananarive du 12 décembre 2007 au 3 février 2009 puis président de la Haute Autorité de transition de la République de Madagascar (de facto chef d'État) du 17 mars 2009 au 25 janvier 2014.

Le 16 mars 2009, à la suite de nombreuses manifestations orchestrées par Andry Rajoelina[réf. nécessaire], le président malgache Ravalomanana est amené à démissionner pour éviter des bains de sang et préserver sa vie. Il transfère le pouvoir à un directoire militaire par l’ordonnance 2009-001 du 17 mars 2009, lequel transfère à son tour les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina, qui devint ainsi président de la Haute Autorité de la transition (HAT). La communauté internationale, y-compris l'Union africaine, considère cette prise de pouvoir comme un coup d'État.

Le 17 mars 2009, Andry Rajoelina est prononcé président de la Haute Autorité de la transition de la République de Madagascar et signe l'ordonnance no 2009-003 qui porte création de la Haute Autorité de la Transition (HAT) et la suspension du Parlement démocratiquement élu. Le 18 mars 2009 la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dans son Acte 79-HCC/G du 18 mars 2009 valide ces transferts.

La clef du Palais d’Iavoloha, de Madagascar dixit le Président de la Transition Andry Rajoelina, a été remis officiellement au Président élu Hery Rajaonarimampianina. Cette clef nous conduira vers le développement, le succès, confie l’homme fort de la Transition.

La cérémonie de passation de pouvoir au Palais d’Iavoloha entre les deux hommes a mis fin à 5 ans de transition et de crise. Une nouvelle page de l’histoire est à écrire. Le sort de 20 millions de malgaches est maintenant entre les mains du Président Hery Rajaonarimampianina.

- Hery Martial Rajaonarimampianina

Hery copieHery Rajaonarimampianina, né le 6 novembre 1958 à Antsofi­nondry, est un homme d'État malgache, président de la République depuis le 25 janvier 2014.

Sans parti mais ouvertement soutenu par Andry Rajoelina auteur du coup d'État de 2009 dont la candidature a été refusée par la communauté internationale, Hery Rajaonarimampianina se présente quarante-cinq jours avant le premier tour sous l'étiquette de l'association Hery Vaovao hoan'i Madagasikara1 parmi 32 autres candidats à la présidentielle.

Il est notamment opposé au représentant du parti au pouvoir, Edgard Marie Noé Razafindravahy du parti Tanora Gasy Vonona (TGV), au candidat de l'ancien président Ravalomanana, Jean-Louis Robinson du parti Antoko ny Vahoaka Aloha No Andrianina (AVANA), à deux anciens Premiers ministres de la Transition, Camille Vital et Roindefo Monja, ou encore à d’autres ténors de la vie politique de Madagascar, l’ancien vice-Premier ministre Hajo Andrianainarivelo, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo, au neveu de l'ancien président, Roland Ratsiraka, qui se sont tous préparés depuis plusieurs mois voire depuis des années à cette course à la magistrature suprême.

Le 17 janvier 2014, il est officiellement proclamé président de la République par la Cour électorale spéciale, avec 53,49 % des suffrages devant son adversaire, Jean-Louis Robinson, crédité de 46,51 %9. Le camp de ce dernier accuse cependant de fraude électorale celui du nouveau président.

Il est investi le 25 janvier 2014 à Mahamasina en présence de son adversaire qui a reconnu sa défaite quelques jours plus tôt.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×