REPUBLIQUE MALGACHE

wikipedia.jpgdada.jpgQuatre républiques se sont succédé depuis le retour de l'indépendance :

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com)

Rappel

Avant le 6 août 1896, date de la loi d’annexion, Madagascar était une nation reconnue sur le plan international.

Puis, avant le retour de cette indépendance (26 juin 1960), la proclamation de la république de Madagascar a eu lieu le 14 octobre 1958 dans l’amphithéâtre du lycée Galliéni à Andohalo où une stèle dressée dans l’actuel jardin, rénové par le maire Andry Rajoelina, rappelle l’évènement. Tout le monde, actuellement, semble l’avoir oublié. Cette proclamation de la république de Madagascar avait fait suite au Congrès des assemblées provinciales, présidé par le leader politique du Sud, Norbert Zafimahova, concurrent direct de Philibert Tsiranana à la présidence de la république. La loi d'annexion de 1896 avait, auparavant, été déclarée caduque par le Haut Commissaire français André Soucadaux.

En fait, cette année 1958 a été riche en évènements. Cette proclamation de la république a été précédée, le 28 septembre, d’un référendum sur l’adhésion à la Communauté française. Le pays a voté « Oui » sauf la population d’Antananarivo. Le 16 octobre, l'Assemblée Constituante et Législative provisoire, présidée par Norbert Zafimahova, élabore la Constitution du jeune état dont l'exécutif fut assuré par un gouvernement provisoire présidé par Philibert Tsiranana.

Cette constitution sera adoptée le 29 avril 1959. Et ici, il importe de le savoir : il n’y a jamais eu de vote au suffrage universel. Philibert Tsiranana, ayant recueilli 113 voix sur 113, des membres de cette Assemblée constituante, devient le premier président de la première république malgache, pour sept ans. D’où vient alors cette idée de lui donner le nom de « Père de l’Indépendance » ? Dès le départ, donc, la notion de république et d’indépendance a été tronquée dans la Grande île.

Oui, parce que tous les présidents à venir seront pères de quelque chose et tous les Malgaches chercheront à être appelés « présidents » (« Raprezy », « Prezidà »).

Préface

En votant oui, les peuples d’Afrique et de Madagascar acceptaient une offre précieuse, les Territoires d’Outre-Mer pouvant, aux termes de l’article 76 de la Constitution promulguée le 4 Octobre 1958 :

-          soit garder leur statut ;

-          soit s’intégrer plus étroitement au sein de la République en devenant des Départements d’Outre-Mer ;

-          Soit devenir des Etat Membres de la Communauté s’administrant eux-même et gérant démocratiquement leurs propres affaires après avoir librement mis en commun un certain nombre de pouvoirs, de services ou de charges.

Il importait dès lors que Madagascar fît son choix parmi ces trois formules et, à cette fin, tous les conseillers provinciaux élus de la population furent réunis, en congrès, à Tananarive, les 14 et 15 Octobre 1958.

A l’issue de ce congrès étaient proclamées :

-          la caducité de la loi d’annexion de 1896 ;

-          la naissance de la République Malgache « Etat Libre, sous la forme républicaine, au sein de la Communauté ». Résultats du vote : 208 voix pour, 0 voix contre et 26 abstentions.

L’INDEPENDANCE : Mais l’indépendance devenait une exigence du monde nouveau et du temps modernes. Les entretiens franco-malgaches sur le transfert des compétences ont abouti et, le 26 juin 1960, le Président Philibert Tsiranana a proclamé solennellement la souveraineté nationale malgache. 

Tsiranana le père de l'indépendance malgache

L'accession à l'indépendance de Madagascar a été un modèle du genre et on le doit largement à l'habileté de Philibert Tsiranana qui a su profiter de la loi Defferre, inventée à l'origine pour faciliter la décentralisation dans les colonies, mais très vite mise à profit pour créer une autonomie qui allait déboucher sur la souveraineté. La révolte de 1947, réprimée durement par De Chévigné, avait plongé le pays dans un état de torpeur politique dont Madagascar semblait ne pouvoir se remettre. Les premiers députés malgaches élus avaient «porté le chapeau» de la responsabilité de l'insurrection et leurs successeurs apparaissaient fort peu crédibles pour élaborer la réconciliation. Plus que jamais le fossé semblait profond entre les «côtiers» qui, à l'Est du pays, avaient supporté les aléas de la lutte armée et ceux des hauts plateaux qui

étaient soupçonnés de l'avoir fomentée dans le cadre des sociétés secrètes manipulées par le MDRM (Mouvement Démocratique de Rénovation Malgache). Tsiranana devenu parlementaire de la République française adopta le parti courageux de s'entendre avec les Merina et les Betsileo des Hautes Terres et d'obtenir les nécessaires concessions de la France. Pour cela il

fallut gommer l'aspect ethnique du PADESM (parti des Déshérités de Madagascar) où l'on avait associé les côtiers francophiles avec les «nouveaux hova» que Gallieni avait délivrés de leur ancienne servitude sans toutefois les pourvoir en terres à cultiver. Au PADESM Tsiranana substitua graduellement le Parti Social Démocrate qu'il mit sur pied avec ses amis socialistes de la SFIO française. Les gens de la côte et des Hautes Terres qui craignaient une dérive socialiste

se regroupèrent autour de Norbert Zafimahova, proche du MRP centriste de France, mais l'abandonnèrent au profit du PSD dès que Tsiranana eut pris le dessus, avec l'aide du gouverneur général Soucadaux. Les anciens députés MDRM furent ramenés d'exil Les trois années qui précédèrent l'indépendance furent placées sous le signe d'une saine démocratie mais, peu à peu, la montée en puissance du PSD poussa certains membres et affiliés à des comportements dominateurs et c1ientélistes auxquels seuls échappèrent les opposants du Parti du Congrès de l'Indépendance (AKFM) à Tananarive et à Diego Suarez.

L'indépendance, version Tsiranana, permit le transfert harmonieux des compétences, une transition que certains historiens dénoncèrent injustement en parlant d'état néo-colonial. Certes des administrateurs français restèrent auprès du président pour l'aider à gérer un pays, mais cette situation impliquant le passage coopératif du témoin impérial à l'ancien colonisé

devenu souverain a été fréquemment la règle, et, lorsque cette procédure a

été oubliée comme elle le fut au Congo belge, l'inexpérience et la corruption

ont vite fait place aux structures organisées de l'ordre colonial.

Alors qu'il venait de surmonter les tribulations d'une maladie

cardiovasculaire et s'apprêtait à passer les rênes du pouvoir, le président

Tsiranana fut persuadé par quelques thuriféraires hauts placés de rester en

fonction. TIne put désormais arbitrer la rivalité entre ses dauphins: Jacques

Rabemananjara, le ministre des affaires étrangères, et André Resampa, le

ministre de l'intérieur, énergique organisateur qui avait contribué à la dérive

du PSD vers le parti unique. Un complot imaginaire envoya Resampa vers le

bagne bien réel de l'Ile Sainte Marie. Le pays avec un chef affaibli et un

pilote dans la geôle du navire ne put faire face aux contestations, dont la plus

redoutable, celle des étudiants, abattit le régime en 1972.

On était désormais parti pour trente ans de mauvaise gouvemance

durant laquelle nord coréens et cubains surgis d'autres azimuts vinrent

contribuer à l'endettement du pays qui, à partir de 1977, devint colossal,

générant ainsi inflation, pauvreté et corruption.

Devant un tel désastre le peuple qui a survécu plutôt mal que bien, se

mit à regretter Papa Tsiranana, qui vivait au milieu de son peuple

simplement, veillait lui-même qu'aux fêtes ses milliers d'invités aient leur

part de poulet et se passait de gardes du corps, puisqu'il n'avait jamais eu de

sang sur les mains. Il recevait sans protocole ceux qui venaient le visiter au

petit déjeuner et les écoutait amicalement en buvant avec eux un grand bol

de café au lait dans lequel, ignorant superbement son diabète, il mettait sept

morceaux de sucre.

A cet homme généreux, je rends un hommage filial, et nous saurons gré

à André Saura d'avoir établi une si utile documentation qui rétablit une vérité

dont nul vazaha ou malagasy de bonne foi ne saurait disconvenir.

Pierre Vérin

Professeur émérite des Universités

Rappel Historique du début de l'indépendance

  • Le 29 Avril 1959: l'Assemblée constituante malgache adopte une constitution inspirée des institutions de la Vème République française; celle-ci institue un système présidentiel qui octroie la quasi-totalité du pouvoir exécutif aux mains du présidents, chef du gouvernement, face un parlement bicaméral relativement faible sur le papier et quasi totalement faible dans la pratique.
  • Le 1er Mai 1959: Philibert Tsiranana est élu président de la République malgache quasi-unanimement par le parlement (113 voix contre 1 abstention)
  • 26 juin 1960: Proclamation de l'indépendance malagasy. Dans les années 60, Madagascar est l'un des pays les prometteurs parmi les anciennes colonies françaises.

La République malgache

Quatres républiques se sont succédé à Madagascar depuis le retour de l'indépendance, entrecoupées par la fracture historique de 1972-1975, par le difficile régime de transition démocratique de 1990-1992 et par la crise de 2002 qui a paralysé le pays. Ces régimes ne se comprennent qu'en prenant en considération l'impact de la présence française dans l'histoire de la Grande Île et la question de la reconnaissance internationale, devenu un enjeu important.

Première République

tsiranana-sceau-copie.jpgPhilibert Tsiranana, né le 18 octobre 1910 et mort le 16 avril 1978 (à 67 ans), est un homme politique malgache. Il fut le premier président de la République malgache de 1959 à 1972.

Pendant douze ans, la République de Tsiranana connaît une stabilité institutionnelle qui tranche face aux troubles politiques qui secouent l’Afrique francophone à la même époque. L’économie progresse lentement en suivant la voie d'un socialisme pragmatique. Madagascar se voit attribuer le surnom d’« Île heureuse ». Cette particularité participe à la construction de sa popularité.

Son bilan aurait pu apparaître honorable s'il n'avait pas connu une fin de mandat plus que mitigée. Usé sur le plan physique et politique, corrompu par le pouvoir, Tsiranana peine à dissimuler derrière l'image populaire d'un bienveillant maître d’école, son penchant pour l’autoritarisme. Il demeure toutefois une figure politique malgache de premier plan et reste connu dans son pays comme le « père de l’indépendance ».

Transition Militaire

gal-ramanantsoa-copie.jpg1°- Gabriel Ramanantsoa, né le 13 avril 1906 à Tananarive et mort le 9 mai 1979 à Paris, est un militaire et homme politique malgache. Il est Premier ministre en 1972, puis chef d'État de la République de Madagascar de 1972 à 1975, lors de la « Transition militaire ».

En mai 1972, après des protestations politico-sociales massives dirigées contre le président Philibert Tsiranana, ce dernier confie le 18 mai les pleins pouvoirs à Ramanantsoa qui devient Premier ministre du pays, une fonction qui n'existait plus depuis l'indépendance. Tsiranana demeure président en titre, mais de plus en plus contesté, il est finalement destitué à la suite du référendum du 8 octobre 1972 qui confirme les pleins pouvoirs à Ramanantsoa qui devient officiellement le deuxième chef d'État de la République malgache dès le 11 octobre. Par cette consultation, le peuple malgache détermine une période quinquennale de transition militaire qui a pour but de procéder à la malgachisation de la société.

Guidé par une idéologie plutôt conservatrice et très respectueux de la légalité, rien ne semblait le prédestiner à être porté au pouvoir par un mouvement populaire issu de revendications étudiantes, nationalistes et révolutionnaires.

ratsimandrava-1.jpg2°- Richard Ratsimandrava, né le 21 mars 1931 à Tananarive et mort le 11 février 1975 dans la même ville, est un militaire et homme politique malgache. Il est chef d'État de la République de Madagascar pendant six jours du 5 au 11 février 1975, date de son assassinat.

Le 5 février 1975, à cause de rivalités et de problèmes non résolus et face à la situation de crise politique, Ramanantsoa lui remet les pleins pouvoirs. Il cumule alors les fonctions de chef de l'État et du gouvernement, ainsi que de ministre d'État, chargé de la Défense nationale et du Plan.

C'est alors une occasion sans précédent pour lui d'appliquer au mieux sa politique qui s'établit sur :

  • Un développement national prenant comme base les initiatives de la communauté villageoise, le « fokon'olona », et trouvant leurs financements dans leurs propres transactions marchandes, gérés à travers la commission « Vatoeka » du « fokon'olona »3.
  • La malgachisation de l'économie plus soucieuse d’équité et de justice, cherchant à articuler une économie de subsistance locale, rurale, informelle à l’économie de marché tirée par la ville, les sociétés commerciales assurant les échanges avec l’extérieur.
  • La décentralisation des pouvoirs.

andriamahazo-button-copie.jpg3°- Gilles Andriamahazo, né le 5 mai 1919 à Fort-Dauphin, mort le 13 septembre 1989 à Antananarivo, est un général et un homme politique malgache. À la suite de l'assassinat du président Richard Ratsimandrava, il est nommé président du Directoire Militaire de la République de Madagascar du 12 février au 15 juin 1975.

Sous le régime militaire, il est nommé ministre de l'Aménagement du territoire (1972-1974). En qualité de ministre d'État, chargé de la coordination du gouvernement, il devient le 5 février 1975 le suppléant quasi-officiel du président, ainsi que le militaire le plus gradé, avec le retrait du général de division Ramanantsoa. La nuit même de l'assassinat du colonel Ratsimandrava, le 12 février 1975, un directoire militaire de dix-huit officiers émanant de toutes les armes des six provinces du pays et représentant toutes les tendances politiques, à l'exception du PSM et de l'extrême gauche, est créé afin de résoudre la crise politique. Celui-ci instaure la loi martiale, interdit toute activité politique et suspend les partis politiques. Officier le plus gradé du directoire, Andriamahazo prend sa tête et assume les fonctions de chef de l'État jusqu'au 15 juin 1975, date à laquelle le capitaine de frégate Didier Ratsiraka devient président du conseil suprême de la Révolution1,2.

Sous la IIe République, Gilles Andriamahazo est promu général de division (1975) et préside le comité militaire pour le développement, avant de prendre sa retraite en 1976. Il meurt d'une attaque cardiaque en 1989, à l'âge de 70 ans.

Deuxième République

ratsiraka-sceau1-copie.jpgDidier Ratsiraka (né le 4 novembre 1936 à Vatomandry, dans la province de Tamatave) est un militaire et homme d'État malgache, qui fut par deux fois président de la République (1975-1993 et 1997-2002) ; officier de marine de carrière et fondateur de l'AREMA, il est surnommé l'Amiral rouge.

Fils d'un fonctionnaire de l'administration coloniale française, il entame un parcours scolaire brillant qui le mène à l'École des élèves officiers de la Marine (EOM), dont la scolarité est confondue avec celle de l'Ecole navale à Brest. Jeune officier, il est ministre des Affaires étrangères durant la Transition militaire malgache (1972-1975), à l'issue de laquelle il fait approuver par le peuple une nouvelle Constitution à orientation socialiste, et il est élu président de la République démocratique de Madagascar. Le choix de la planification et de la malgachisation se révèle finalement un échec économique et social qui le pousse à accepter en 1991 la transition libérale réclamée par les forces vives d'Albert Zafy, qui lui succède à la tête de l'État (1993).

Troisième République

sceau-zafy1-copie.jpg1°- Albert Zafy, né le 12 décembre 1927 à Ambilobe (Province de Diego-Suarez), est un médecin et homme d'État malgache. Principal leader de l'opposition à la fin de la IIe République, il est président de la République de 1993 à 1996.

Surnommé "l'homme au chapeau de paille", cet ardent partisan de la réconciliation nationale participe actuellement aux travaux des Mouvances politiques malgaches reconnues par la communauté internationale pour trouver une sortie de crise neutre et consensuelle au putsch effectué par Andry Rajoelina en mars 2009.

pm-ratsirahonana.jpg2°- Norbert Lala Ratsirahonana (né le 18 novembre 1938 à Antananarivo) est un homme politique malgache.

Il fonde et dirige le parti Asa Vita no Ifampitsarana, dans l'opposition au président Didier Ratsiraka. Lui et son parti font partie de la grande coalition qui élit Albert Zafy à la présidence en 1993. Ratsirahonana devient alors président de la haute cour constitutionnelle.

Le 28 mai 1996, quand le premier ministre d'alors est déposé par le parlement par l'échec d'un vote de confiance, Zafy nomme Ratsirahonana à ce poste. Mais peu après, Zafy est destitué de ses fonctions le 5 septembre 1996 et Ratsirahonana devient président intérimaire de la république. Il est candidat à l'élection présidentielle le 3 novembre 1996, à laquelle il arrive quatrième en nombre de voix après Ratsiraka, Zafy and Herizo Razafimahaleo, avec 10.14% des voix.

ravalomanana-sceau-copie.jpg3°- Marc Ravalomanana, né le 12 décembre 1949 à Imerinkasinina (banlieue de Tananarive1), est un homme d'affaires et homme politique malgache. Il fut maire d'Antananarivo de décembre 1999 à mai 2002 et président de la République de Madagascar du 6 mai 2002 au 17 mars 2009

En malgache le nom Ravalomanana signifie « le huitième qui possède », et à Madagascar il est, en conséquence, souvent surnommé Ra8 (prononcé Ravalo), ou par ses partisans "Dada" de l'anglais dady : le Père.

À l'issue de la crise post-électorale de 2002, Marc Ravalomanana et son parti Tiako i Madagasikara devaient une nouvelle fois légitimer leur accession au pouvoir. C'est chose faite avec les élections législatives et communales largement dominées 3.

Au terme de son premier mandat, Marc Ravalomanana fut réélu au premier tour de l’élection présidentielle du 16 décembre 2006 avec l'obtention de 54,79 % (2 435 199 ) des voix.

hippolyte-ramaroson-copie.jpg4°- Le vice-amirale Hyppolite Rarison Ramaroson est un militaire malgache qu'a occupé de facto la Présidence de Madagascar pendant la journée du 17 mars 2009.

                      Le 17 mars 2009, le Président de la République Marc RAVALOMANANA, constatant que les circonstances qui prévales exige la sauvegarde de l’intérêt supérieur de la nation ordonne :

-         Article 1er       : Les pleins pouvoirs sont donnés à un Directoire Militaire dirigé par le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues, il en est le Président ; 

-         Article 2        : la composition et l’organisation de ce Directoire Militaire sont laissées à l’appréciation souveraine de son Président.

-         Article III.- le Directoire Militaire exerce cumulativement les fonctions du Président de La République et celle du Premier Ministre qui leur sont respectivement dévolues par la Constitution.

Le gouvernement du général Charles Rabemananjara est dissout par décret du chef de l'État.

Les fonctions de président de la République et de Premier ministre sont confiées à un directoire militaire à qui le président Ravalomanana remet le pouvoir.

 Il est prévu que le directoire soit présidé par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, « le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues ».

Le pays est dirigé pendant quelques heures par le viceamiral Hippolyte Rarison Ramaroson.

rajoelina-copie.jpg5°- Andry Rajoelina, né le 30 mai 19741 à Antsirabe, est un homme d'affaires et homme politique malgache, maire de Tananarive du 12 décembre 2007 au 3 février 2009 puis président de la Haute Autorité de transition de la République de Madagascar (de facto chef d'État) du 17 mars 2009 au 25 janvier 2014.

Le 16 mars 2009, à la suite de nombreuses manifestations orchestrées par Andry Rajoelina, le président malgache Ravalomanana est amené à démissionner pour éviter des bains de sang et préserver sa vie. Il transfère le pouvoir à un directoire militaire par l’ordonnance 2009-001 du 17 mars 2009, lequel transfère à son tour les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina, qui devint ainsi président de la Haute Autorité de la transition (HAT). La communauté internationale, y-compris l'Union africaine, considère cette prise de pouvoir comme un coup d'État.

Quatrième République

Hery Rajaonarimampianina, né le 6 novembre 1958 à Antsofi­nondry, est un homme d'État malgache, président de la République depuis le 25 janvier 2014.

Le 17 janvier 2014, il est officiellement proclamé président de la République par la Cour électorale spéciale, avec 53,49 % des suffrages devant son adversaire, Jean-Louis Robinson, crédité de 46,51 %9. Le camp de ce dernier accuse cependant de fraude électorale celui du nouveau président.

Il est investi le 25 janvier 2014 à Mahamasina en présence de son adversaire qui a reconnu sa défaite quelques jours plus tôt.

 

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