Premiers Ministres

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CHEFS DU GOUVERNEMENT

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com)

Le Premier ministre est le chef de gouvernement dans les régimes au pouvoir exécutif bicéphale.

Dans un régime parlementaire, le Premier ministre et son gouvernement sont responsables devant le parlement. Le Premier ministre est généralement élu par le parlement, éventuellement sur proposition du chef de l'État, ou bien nommé directement par le chef de l'État.

Le terme « Premier ministre » insiste sur sa primauté par rapport aux autres ministres du gouvernement ou cabinet auquel il appartient.

Liste des Premiers ministres malgaches :

# Nom Début mandat Fin mandat Parti
- Philibert Tsiranana
(président du gouvernement)
14 octobre 1958 1er mai 1959 PSD
1 Joël Rakotomalala 11 janvier 1976 30 juillet 1976 Militaire
2 Justin Rakotoniaina 3 juillet 1976 31 juillet 1977 AREMA
3 Désiré Rakotoarijaona 31 juillet 1977 12 février 1988 Militaire
4 Victor Ramahatra 12 février 1988 8 août 1991 Militaire
5 Guy Willy Razanamasy 8 août 1991 10 août 1993 Iarivo Mandroso
6 Francisque Ravony 10 août 1993 30 octobre 1995 CSDDM
7 Emmanuel Rakotovahiny 30 octobre 1995 5 juin 1996 UNDD
8 Norbert Lala Ratsirahonana 5 juin 1996 21 février 1997 AVI
9 Pascal Rakotomavo 21 février 1997 23 juillet 1998 AREMA
10 Tantely Andrianarivo 23 juillet 1998 26 février 2002 AREMA
11 Jacques Sylla 26 février 2002 20 janvier 2007 Indépendant
12 Charles Rabemananjara 20 janvier 2007 17 mars 2009 Militaire
13 Roindefo Monja 17 mars 2009 10 octobre 2009 MONIMA
14 Eugène Mangalaza 10 octobre 2009 18 décembre 2009 Mouvance Ratsiraka
- Cécile Manorohanta 18 décembre 2009 20 décembre 2009 TGV
15 Albert-Camille Vital 20 décembre 2009 2 novembre 2011 Militaire
16 Jean-Omer Beriziky 2 novembre 2011 16 avril 2014 Mouvance Albert Zafy
17 Roger Kolo 16 avril 2014 12 janvier 2015 HVM
18 Jean Ravelonarivo 14 janvier 2015 en fonction Militaire

Les Premiers Ministres de la deuxième Républiques :

  • Joël RAKOTOMALALA                       : 11 janvier 1976 – 30 juillet 1976 – Militaire
  • Justin RAKOTONIAINA                      : 03 juillet 1976 – 31 juillet 1977 - AREMA
  • Désiré RATOARIJAONA                     : 31 juillet 1977 – 12 février 1988 - Militaire
  • Victor RAMAHATRA                          : 12 février 1988 – 08 août 1991 – Militaire
  • Pascal RAKOTOMAVO                        : 21 février 1997 – 23 juillet 1998 - AREMA
  • René Tantely Gabrio ANDRIANARIVO  : 23 juillet 1998 - 26 février 2002 - AREMA

Colonel Joël RAKOTOMALALA

Buste joel1Le colonel Joël RAKOTOMALALA est né en mars 1929 à Tanandrana, dans la province du Tuléar. Ancien élève de l'École de formation des officiers ressortissants des territoires d'outremer (1957-1959), de l'École d'application de l'infanterie de Saint-Maixent (1959 - 1960) et de l'École d'application des transmissions à Montargis (1960-1961), il est diplômé de l'école d'état-major. Il a été promu lieutenant-colonel en janvier 1973. Il est marié et père de neuf enfants.

Nommé ministre de l'information en mai 1972, dans le gouvernement Ramanantsoa, il devient ministre des postes et télécommunications dans le gouvernement Ratsimandrava. Membre du directoire militaire du 11 février au 14 juin 1975, il est membre du Conseil suprême de la révolution depuis le 15 juin de la même année.

Le président Didier Ratsiraka a nommé dimanche 11 janvier 1976, le lieutenant-colonel Joël RAKOTOMALALA au poste de premier ministre. Le nouveau chef du gouvernement a été en même temps promu au grade de colonel.

Crash de l’Alouette III à Ankazomiriotra le 30 juillet 1976.

Sept personnes :

Joel tenue de combatCopie de angavo7Colonel rakotonirainyCopie de rampananaCopie de todisoaCopie de ndremenatoCopie de victor randriantsoa

1°- le Premier ministre, le colonel RAKOTOMALALA Joël,

2°- Monsieur RAJAONAH Pierre, le ministre du Développement rural et de la réforme agraire,

3°- le lieutenant-colonel RAKOTONIRAINY Alphonse, le chef de l’Etat-Major général de la défense nationale et des forces armées populaires,

4°- le commandant RAMPANANA Martin, directeur de cabinet militaire du Premier ministre,

5°- le sous-lieutenant TODISOA Angelison, pilote de l’hélicoptère,

6°- l’adjudant-chef Fernand NDRIAMANATO, mécanicien de l’hélicoptère

7°- Monsieur Victor RANDRIANTSOA, caméraman de la Télévidion Malagasy (TVM), ont trouvé la mort vendredi 30 juillet 1976 vers midi heure locale dans un accident d'hélicoptère l'Alouette III survenu à Ankazomiriotra près d'Antsirabe, à 170 kilomètres de Tananarive.

Les raisons de ce déplacement dans le Vakinankaratra étaient multiples et plusieurs points d’arrêt étaient prévus. Il y avait la visite de Befaka qui était un endroit pilote pour le gouvernement, où a été mis en place un programme d’intensification de la riziculture. Ensuite étaient prévues, la mise au point sur l’opération contre les voleurs de zébus opérée par la gendarmerie puis une cérémonie de sortie de promotion de Peloton des Cadres de Réserves (PCR) à l’Académie militaire d’Antsirabe. Enfin, une rencontre avec la compagnie de service civique de Mandoto.

Copie de angavo5Angavo3Angavo 1Angavo



Ils sont passés à Antanifotsy (au Nord Est d’Antsirabe) puis à Befaka - Fandriana (au Sud-Est d’Antsirabe) et c’est sur la route de Mandoto que le crash a eu lieu, vers midi. Ils ne sont jamais arrivés ni à Antsirabe, ni à Mandoto alors qu’ils devaient être de retour sur Antananarivo en fin de matinée.

Debris alouette iiiL'appareil est tombé en panne à la suite d'une explosion ; il a ensuite perdu de l'altitude et percuté une colline.

Le président Ratsiraka, qui a annoncé lui-même la nouvelle à la radio malgache, a décrété un deuil national et déclaré que " la seule façon de surmonter cette douleur était de défendre jusqu'au bout la révolution pour laquelle les disparus sont morts ". Le premier ministre effectuait une tournée dans le cadre de la campagne pour la réforme agraire, dont il était le principal animateur...

A la suite du décès le 30 juillet, dans un accident d'hélicoptère, du colonel Joël Rakotomalala premier ministre, le chef de l'État malgache a mis fin aux fonctions des membres du gouvernement. Ils demeurent toutefois chargés d'expédier les affaires courantes. Plusieurs nominations provisoires ont été annoncées à cette occasion : le lieutenant-colonel Manpila Jaona, membre du Conseil suprême de la révolution et ministre de l'intérieur, assumera l'intérim de la défense, que le colonel Rakotomalala cumulait avec les fonctions de premier ministre ; M. Vasaha Evariste, ministre des transports et du ravitaillement, assure désormais l'intérim du développement rural, dont le ministre, Pierre Rajoanah a péri dans l'accident. Le lieutenant-colonel Jean Rakotoharison, qui était commandant des forces d'intervention,...

Le site de la diaspora malgache

Interviews

Interview exclusive de Rakotonirainy Malalanirina Sylvia, fille de feu colonel Rakotonirainy Alphonse décédé lors du crash de l'alouette III du 30 juillet 1976

Mercredi 30 Juillet 2014
Malalanirina rakotonirainy
Rakotonirainy Malalanirina Sylvia
 
Lala-Haingo (RLH) : Quelles étaient les principales victimes de ce crash aérien ?

Malala Sylvia (MS) : Sept personnes ont été les principales victimes de cet « accident » : le premier ministre, le colonel Rakotomalala Joël, Monsieur Rajaonah Pierre, le ministre du développement rural et de la réforme agraire, le lieutenant-colonel Rakotonirainy Alphonse, le chef de l’Etat-Major général de la défense nationale et des forces armées populaires, le commandant Rampanana Martin, directeur de cabinet militaire du premier ministre, le sous-lieutenant Todisoa Angelison, pilote de l’hélicoptère, l’adjudant-chef Fernand Ndriamanato, mécanicien de l’hélicoptère et Monsieur Simon Randriantsoa, caméraman.
RLH : Quelles étaient les raisons de ce déplacement ?

MS : Les raisons de ce déplacement dans le Vakinankaratra étaient multiples et plusieurs points d’arrêt étaient prévus. Il y avait la visite de Befaka qui était un endroit pilote pour le gouvernement, où a été mis en place un programme d’intensification de la riziculture. Ensuite étaient prévues, la mise au point sur l’opération contre les voleurs de zébus opérée par la gendarmerie puis une cérémonie de sortie de promotion de Peloton des Cadres de Réserves (PCR) à l’Académie militaire d’Antsirabe. Enfin, une rencontre avec la compagnie de service civique de Mandoto.

RLH : A quel moment de leur périple le crash a eu lieu ?

MS : On sait qu’ils sont passés à Antanifotsy (au Nord Est d’Antsirabe) puis à Befaka - Fandriana (au Sud-Est d’Antsirabe) et c’est sur la route de Mandoto que le crash a eu lieu, vers midi. Ils ne sont jamais arrivés ni à Antsirabe, ni à Mandoto alors qu’ils devaient être de retour sur Antananarivo en fin de matinée.

RLH : D’après vous, que s'est-il passé?

MS : Il y a donc eu d’énormes retards dans le programme, ce qui me paraît surprenant car les déplacements militaires sont en général réglés à la minute près et mon père qui était un homme très ponctuel, aurait dû intervenir.

Un mystère dont je n’ai pas encore la réponse…

RLH : Est-ce que les causes de cet accident sont établies ?

MS : Les causes de cet accident ne sont pas connues. L'hélicoptère Alouette III était peut-être vieux mais était bien entretenu, le sous-lieutenant Todisoa qui était à la manette était un pilote confirmé et expérimenté, et ce jour-là, les conditions météorologiques étaient bonnes.

RLH : N’y a t-il pas eu enquête en la matière ?

MS : Si en effet, mais les résultats n’ont jamais été publiés. Une enquête préliminaire a été instruite par la circonscription régionale de la gendarmerie d’Antananarivo en liaison avec les autorités judiciaires d’Antsirabe. Une commission technique militaire avait été également désignée. Comme l’Alouette III est de manufacture française, des experts français sont arrivés le 2 août à Madagascar mais sous les ordres de la présidence, ils ont été empêchés d’aller sur le terrain et ont été assignés à rester dans leur hôtel en centre ville d’Antananarivo. Pendant ce temps, les autorités malgaches avaient déjà évacué les débris de l’hélicoptère et les avaient fait ramener à Antananarivo.

RLH : Qu’en est-il de l’expertise dans ces conditions ?

MS : Les experts français ont donc conduit leurs investigations sur la base de seules observations des morceaux présentés de l’appareil.

RLH : Est-ce la procédure normale ?

MS : Ce genre de procédure n’est pas commune à mon sens car de manière générale et universelle, les débris d’aéronef ne doivent pas être déplacés avant l’arrivée des experts, qui eux doivent se rendre sur les lieux du drame pour relever tous les indices et faire une reconstitution des faits. C’est étrange, même le commandant de la gendarmerie de l’époque, le général Rakotomanga Mijoro n'avait pas été informé des résultats de l'enquête alors qu'il n'avait quitté ce poste qu'un an après le drame. Il dit dans son livre « ne préjugeant en rien des résultats de ces enquêtes dont je ne connais pas les conclusions depuis mon départ de commandement ».

RLH : Quelles en ont été les conclusions ?

MS : Les autorités ont conclu que ce crash fut « un simple accident » sans d’autres explications.

RLH : Cette conclusion vous paraît donc erronée ?

MS : Les mesures prises autour de cet accident semblent inhabituelles, à mon sens.

RLH : Quelles étaient donc ces mesures inhabituelles ?

MS : Le ministère des affaires étrangères malgache avait envoyé une note aux ambassades qu’aucune délégation étrangère n’était officiellement invitée à venir au stade de Mahamasina pour honorer les morts ni pour assister aux cérémonies.

Durant les jours de deuil, les autorités malgaches ont informé les transporteurs aériens qui desservent Madagascar, qu’à l’exception des résidents permanents, aucune entrée sur le sol malgache n’était autorisée pour les étrangers. Il en était de même de ceux qui détenaient des passeports diplomatiques ou de service. Par contre, les personnes qui voulaient quitter le territoire pouvaient partir librement. Ces restrictions pour un soi-disant « simple » accident me paraissent disproportionnées.

RLH : Y a-t-il eu des précédents où des restrictions similaires ont été mises en place ?

MS : Le même scénario avait été appliqué durant six semaines lors de l’assassinat du colonel Ratsimandrava en février 1975. En comparant ces deux évènements et les actions qui en découlent, faut-il alors croire que ces restrictions ne sont pas anodines et que cet accident d’hélicoptère n’était pas aussi banal que ce qu’on voulait nous faire croire ?

RLH : Cette suspicion repose-telle sur quelque chose de concret ?

MS : Tout ce que je peux dire, c’est que durant les dernières semaines avant ce drame, mon père était très inquiet concernant sa sécurité et nous avait demandé d’être vigilant. Lui-même avait changé ses habitudes, ne se déplaçant plus à son bureau qu’en voiture au lieu de s’y rendre à pied. Il va sans dire que tant qu’on ne publiera pas de manière claire, les résultats de ces enquêtes, les doutes subsisteront et donneront raison aux rumeurs. Etait-ce un sabotage ?
Alphonse rakotonirainy
Le lieutenant colonel Rakotonirainy alphonse
 
RLH : Qui était Rakotonirainy Alphonse ?

MS : Il est de la promotion Maréchal Bugeaud de Saint-Cyr dont la particularité fut d'avoir été formée pour la guerre d'Algérie . Mon père fut, quant à lui, affecté au 12ème bataillon de Chasseurs Alpins, stationné sur la frontière algério-tunisienne. Et c’est de là qu’en 1961, le Colonel Ramanantsoa Gabriel, chef d’Etat- Major, l’avait fait appeler pour rejoindre la nouvelle armée malgache, née avec l’indépendance. Après les généraux Ramanantsoa et Ramarolahy, mon père devient le troisième chef de l’Etat-Major de l’Armée malgache. Il n’a jamais accepté de poste politique car il disait que l’armée, indépendante, devrait rester dans les casernes et s’atteler à sa mission première, la défense militaire du pays.

Alors qu’il est chef de l’Etat-Major général des forces armées, Rakotonirainy Alphonse sera parrain de la 8ème promotion de l’Académie militaire malagasy 1975-1977, promotion Richard Ratsimandrava. Et en 1980, la 13ème promotion avait décidé de porter le nom de Rakotonirainy Alphonse. Mon père avait ce trait particulier, qu’il s’impliquait énormément dans toutes les taches qui lui incombaient et donc, c’est naturellement qu’il s’occupait beaucoup de ses filleuls de la 8ème, qui étaient accueillis à la maison comme des fils. Et d’ailleurs, même après son décès, la 8ème fut toujours auprès de la famille, comme la 13ème aussi d’ailleurs. En ce jour de souvenir de ce drame, je voudrais juste rappeler ce que mon père avait écrit dans le livre-album de la 8ème promotion.
Rakotonirainy lettre
Lettre du lieutenant - colonel Rakotonirainy
MS : Rakotonirainy Alphonse était un homme hors du commun de part sa compétence, sa grande culture, son humanisme selon ses contemporains. Sa grande simplicité, sa générosité naturelle et son grand sens de l’humour, étaient parmi les nombreux traits de sa personnalité qui le faisait apprécier de tous. Il avait pourtant des tas de principes rigides : honneur, loyauté, respect, travail et discipline, mais qui ne l’empêchaient pas d’avoir des relations très simples avec autrui. « Le travail comme loi, l’honneur comme guide » sont les devises de l’école militaire interarmes qu’il a pris pour siennes.

RLH : Pourquoi avez-vous tenu à en parler 38 ans après ?

MS : La mort de mon père et de ses compagnons d’infortune, ne mérite pas de rester inexpliquée et ce ne serait que justice si tous ces mystères ayant entouré cet accident du 30 juillet 1976 trouvent enfin des réponses claires.

Lien vidéo : Tsingerim-pahatsiarovana an’i Rakotonirainy Alphonse

Propos recueillis par Lala Haingo Rajaoarisoa
 

Professeur Justin RAKOTONIAINA

Justin rakotoniainaNomination par le Président de la République démocratique de Madagascar du Pr J. Rakotoniaina comme MEN. Il publie un petit livre documentaire « Education socialiste et Révolution » pour l’Année scolaire 1976. il essaie d’appliquer les idées concernant l’éducation écrite dans le Livre rouge, base de la Révolution socialiste malagasy. La décentralisation et la démocratisation sont à l’ordre du jour. Le Ministre est un betsileo, originaire de Fianarantsoa. Il a comme SG Mr François de Paul Rabotoson.

A la suite du décès le 30 juillet, dans un accident d'hélicoptère, du colonel Joël Rakotomalala premier ministre, le chef de l'État malgache a mis fin aux fonctions des membres du gouvernement. Ils demeurent toutefois chargés d'expédier les affaires courantes.

M. Didier Ratsiraka, président de la République démocratique de Madagascar, a nommé le Professeur Justin RAKOTONIAINA au poste du Premier Ministre pour succéder au colonel Joël RAKOTOMALALA.

Il a rendu publique, vendredi 20 août 1976, la composition du nouveau gouvernement malgache dirigé par M. Justin RAKOTONIAINA.

Le cabinet comprend dix-neuf membres, dont un seul militaire contre deux dans l'équipe précédente.

Quatre nouveaux ministres entrent dans ce gouvernement et quatre autres changent de portefeuille. Parmi les nouveaux venus figurent : MM. Vincent François de Paul Rabotoson, ministre de l'éducation nationale ; Simon Pierre, ministre du développement rural et de la réforme agraire, qui remplace M. Pierre Rajaonah, également tué dans l'accident d'hélicoptère, et Bruno Rakotomavo, ministre des affaires.

Dans une conférence de presse tenue vendredi 20 août, à l'issue de la présentation du cabinet, M. Rakotoniaina a annoncé qu'il poursuivrait l'action de son prédécesseur.

- M. Justin Rakotoniaina, ministre de l'éducation nationale du précédent gouvernement malgache, a été nommé premier ministre, jeudi 12 août, par le président Didier Ratsiraka, en remplacement du colonel Joël Rakotomalala, tué, le 30 juillet, dans un accident d'hélicoptère.

La radio malgache qui annonce cette nomination a précisé que le nouveau gouvernement sera formé avant le 22 août 1976.

[Né en 1933, M. Justin Rakotoniaina a été professeur de droit à l'université de Madagascar. En août 1973, il a occupé le poste d'ambassadeur en Algérie, Tunisie et Guinée. Il a été nommé ministre de l'éducation nationale le 16 Juin 1975 et reconduit dans ses fonctions en janvier dernier.]

Général Désiré RAKOTOARIJAONA

Desire rakotoarijaonaLe général de division Désiré Rakotoarijaona est né le 19 juin 1934 à Andravoahangy-Antananarivo, il est marié et père de 5 enfants.

Il porte le grade de général de division de la Gendarmerie nationale.

L'officier supérieur est un ancien Premier ministre de Madagascar, un homme d'État et homme politique malgache.

Le lieutenant-colonel Désiré Rakotoarijaona est âgé de quarante-trois ans. Il a été nommé ministre des finances en février 1975. Il fut membre du directoire militaire - tout en conservant son portefeuille - du 11 février au 13 juin 1975 avant de devenir membre du Conseil suprême de la révolution

Il est nommé Premier ministre par le président Didier Ratsiraka en remplacement de Justin Rakotoniaina.

CONSTITUTION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT.

Le président malgache, M. Didier Ratsiraka, a rendu publique, vendredi 21 octobre, la composition du Conseil suprême de la révolution (C. S. R.) et du nouveau gouvernement.

Le premier ministre, le colonel Désiré Rakotoarijaona, est maintenu dans ses fonctions, et le ministre des affaires étrangères, M. Christian Rémi Richard, est remplacé par M. Jean Bemananjara, ancien directeur du cabinet civil de la présidence de la République.

Le nombre des ministres passe de vingt à vingt et un membres.

DÉMISSION DU GOUVERNEMENT.

Le premier ministre, le colonel de gendarmerie Désiré Rakotoarijaona, a remis, jeudi 20 octobre, la démission de son gouvernement au président Ratsiraka, une décision attendue depuis l'ouverture, le 7 octobre, de la première session de l'assemblée élue fin août.

Le chef de l'Etat devait annoncer, ce vendredi, la composition du nouveau gouvernement ainsi que le renouvellement des membres du Conseil suprême de la révolution, deuxième institution de la République démocratique malgache chargée de contrôler l'action du gouvernement.

Il occupa ce poste du 31 juillet 1977 au 12 février 1988, où il fut alors remplacé par Victor Ramahatra par le Président Didier Ratsiraka. Il fut également candidat à l’élection présidentielle de 1996, après laquelle il se retirera progressivement de la vie politique.

Colonel Victor RAMAHATRA

Ramahatra victorLe lieutenant-colonel Victor Ramahatra, qui était ministre des travaux publics, a été nommé, le vendredi 12 février 1988, premier ministre et chargé de former un nouveau gouvernement après la démission du général de gendarmerie Désiré Rakotoarijaona. Le chef du gouvernement a présenté sa démission le même jour " pour raisons de santé " au Conseil suprême de la révolution et au Conseil de gouvernement réunis sous la présidence du chef de l'Etat, M. Didier Ratsiraka, a annoncé la radio nationale, précisant que le gouvernement du général Rakotoarijaona a été dissous.

Il fait une carrière militaire qui le conduit au grade de colonel .

Ministre des transports depuis 1982 , il est nommé premier ministre en février 1988 et forme un gouvernement dans lequel Jean Bemananjara est ministre des affaires étrangères .

A la suite de 7 semaines de manifestations de l’opposition , il démissionne le 08 août 1991 . Promu général , il est conseiller militaire spécial de Ratsiraka de 1997 à 2002 .

Il est emprisonné de juin à novembre 2002 pour avoir commandité une tentative d’assassinat contre le président Ravalomana .

Le général de division Victor Ramahatra, ancien Premier ministre, conseiller spécial du président sortant, a été libéré 2 novembre 2002 après-midi de la maison centrale d'Antanimora où il a été maintenu en détention préventive depuis le 23 juin dernier. Des sources judiciaires informent que le général a bénéficié d'un non lieu, les charges ayant été jugées non fondées. L'ancien Premier ministre avait été inculpé de trahison et son placement sous mandat de dépôt à la maison centrale d'Antanimora avait stupéfié l'opinion. Les médias ont rapporté à l'époque, l'existence d'une opération "Toro". Le général -appelé "Toro" dans l'intimité- a été présumé le principal instigateur et organisateur d'une expédition de mercenaires en territoire malgache, en pleine crise post électorale. Dans un communiqué de démenti, l'ancien Premier ministre s'était estimé "sali dans (ses)principes et dans (son) statut d'officier général" et avait déclaré que "les convictions personnelles doivent être laissées à la porte de l'institution militaire" et que "c'est l'essence même de la formation d'officier et de la vocation de servir dans l'armée". Il avait par ailleurs expliqué sa position devant les événements. "La légalité constitutionnelle (étant) le pilier de l'armée, je me dois de l'appliquer de la même manière avec laquelle j'ai assumé ma mission de conseiller de président de la République, dans sa fonction de Président, gardien de la Constitution. Je me remets actuellement à la disposition de l'armée". Bien avant son arrestation, il s'était déjà présenté comme le veut la règle, au général Jules Mamizara, ministre de la Défense nationale. Après 4 mois de préventive et trois auditions, aucun fait répréhensible n'a été retenu contre le général Ramahatra, qui vient de recouvrer la liberté. Rappelons qu'il assumait parallèlement à ses fonctions de conseiller spécial, les responsabilités de coordonnateur national de la lutte contre l'invasion acridienne.

Le Général Victor Ramahatra condamne l’opération Tandroka

08/11/2012

C’est un ancien Premier ministre qui parle. Et il sait de quoi il dit. « Une situation de guerre requiert l’aval d’une Assemblée populaire et doit être officiellement déclarée par le président ». C’est le bref rappel du général Victor Ramahatra lors de la journée de réflexion sur la situation dans le Sud du pays, à l’Académie Malgache, hier. Une manière pour cet ancien chef du gouvernement de la deuxième République de réitérer que l’opération militaire dans le Sud relève encore du cadre de Rétablissement de l’ordre public.

Il s’est empressé toutefois de préciser que dans ce cadre, les moyens utilisés doit être proportionnels à ceux auxquels le camp d’en face a généralement recours.
« Si le but de la mission est d’arrêter Remenabila, on n’incendie pas les villages et on ne tire pas dans le tas à coup de lance-roquette pour le faire sortir », a-t-il affirmé. Le général à la retraite voit mal la nécessité de recourir à des armes de guerre dans une opération de rétablissement de l’ordre public. En outre, dans ce cadre, l’envoi de l’armée sur place semble déplacé, étant donné que c’est normalement l’affaire de la gendarmerie et de la police qui doit exécuter un mandat d’arrêt délivré par un procureur.
Le débat sur la méthode employée par l’armée dans le Sud du pays, afin de débusquer Remenabila n’est pas près de finir. C’est une longue histoire qui va certainement encore faire couler beaucoup d’encre dans les mois à venir.

Marié à Nivonirina Rajoelson depuis 1971 , il en a 2 fils et 5 filles .

Pascal RAKOTOMAVO

Pascal rakotomavo2Pascal Joseph Rakotomavo (né le 1er avril 1934 - mort le 14 décembre 20101,2,3) est un homme politique malgache, premier ministre du 21 février 1997 au 23 juillet 1998.

Il est ministre des Finances et de l'Économie de 1982 à 1989 et conseiller spécial du président Didier Ratsiraka de 1989 à 1993. Sa nomination au poste de premier ministre en février 1997, après le retour de Ratsiraka à la présidence, est considérée comme une surprise. Rakotomavo est ensuite gouverneur de la province de Tananarive de juin 2001 à 2002.

Il est le directeur de campagne de Ratsiraka à l'élection présidentielle de 2001 mais, face à la grave crise politique entre Ratsiraka et le candidat de l'oppostion Marc Ravalomanana, en tant que gouverneur il adopte une position neutre. Le 28 février 2002, Ratsiraka nomme le général Léon-Claude Raveloarison comme gouverneur militaire de la province de Tananarive, sous le régime de la loi martiale. Rakotomavo est le seul des six gouverneur provinciaux à ne pas signer un décret de transfert provisoire de la capitale malgache Toamasina, bastion de Ratsiraka pendant la crise4. Après la victoire de Ravalomanana dans le conflit, Rakotomavo, contrairement aux gouverneurs des autres provinces, n'est pas poursuivi.

René Tantely Gabrio ANDRIANARIVO

Tantely1René Tantely Gabrio Andrianarivo (né le 25 mai 1954 à Ambositra) est un homme politique malgache. (Ecole centrale de Paris), il fut Premier ministre du 23 juillet 1998 au 31 mai 2002 sous la présidence de Didier Ratsiraka.

Biographie

Pendant le premier mandat de Ratsiraka, sous la Seconde république, Andrianarivo exerce les fonctions de ministre d'État à l'Industrie, l'Énergie et aux mines.

Après la victoire de Ratsiraka à l'élection présidentielle de 1996 à Madagascar, Andrianarivo devient ministre chargé de l'Économie et des Finances dans le nouveau gouvernement de Pascal Rakotomavo, nommé le 27 février 1997 ; il est l'un des trois ministres d'État de ce gouvernement, avec Pierrot Rajaonarivelo et Herizo Razafimahaleo.

Suite aux élections législatives en mai 1998, il est nommé Premier ministre du gouvernement par Ratsiraka en juillet de la même année en remplacement de Rakotomavo.

Pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2002 opposant Ratsiraka et Marc Ravalomanana, lequel contraignerait Ratsiraka à l'exil, Andrianarivo décrète l'état d'urgence imposé par Ratsiraka, Ravalomanana s'autoproclamant président le 22 février. Les mois d'après, les deux gouvernements rivaux luttent pour le contrôle de l'île. Le 27 mai 2002, les forces armées de Ravalomanana attaquent la résidence du premier ministre à Antananarivo — le dernier bâtiment officiel de la capitale sous contrôle du gouvernement Ratsiraka — et s'empare d'Andrianarivo ; le premier ministre de Ravalomanana, Jacques Sylla, s'installe dans la résidence. En réponse, Ratsiraka annonce son refus de participer à une discussion avec la partie adverse tant que Andrianarivo ne serait pas relâché.

Le procès d'Andrianarivo débute le 22 décembre 2003 et le 24, il est reconnu coupable de détournement de fonds et d'usurpation de pouvoir et est condamné à douze ans de travaux forcés. Il doit aussi versé 42 milliards de francs malgaches, en remboursement des fonds détournés et dommages. Andrianarivo se défendit, en s'appuyant que malgré la nomination de Sylla au poste de premier ministre par Ravalomanana, il restait officiellement le Premier ministre de Madagascar jusqu'au 27 mai 2002, car il n'avait jamais été démis de ses fonctions par décret ; il a dit qu'il avait été nécessaire de retirer de l'argent afin de payer des salaires et d'autres dépenses administratives. Selon Amnesty International, le procès comporte des irrégularités. Sa santé était aussi déclinant à ce moment. D'ailleurs, Ravalomanana révèle dans son discours officiel de fin d'année de 2003 que Andrianarivo avait été autorisé à recevoir un traitement médical.

Parti en France, Andrianarivo rencontre l'ancien président Albert Zafy le 11 juin 2007 ; Zafy a alors rencontré Ratsiraka et l'ancien ministre d'État Pierrot Rajaonarivelo les jours prcédents.

Pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2002 opposant Ratsiraka et Marc Ravalomanana, lequel contraignerait Ratsiraka à l'exil, Andrianarivo décrète l'état d'urgence imposé par Ratsiraka, Ravalomanana s'autoproclamant président le 22 février. Les mois d'après, les deux gouvernements rivaux luttent pour le contrôle de l'île. Le 27 mai 2002, les forces armées de Ravalomanana attaquent la résidence du premier ministre à Antananarivo — le dernier bâtiment officiel de la capitale sous contrôle du gouvernement Ratsiraka — et s'empare d'Andrianarivo ; le premier ministre de Ravalomanana, Jacques Sylla, s'installe dans la résidence. En réponse, Ratsiraka annonce son refus de participer à une discussion avec la partie adverse tant que Andrianarivo ne serait pas relâché.

Le procès d'Andrianarivo débute le 22 décembre 2003 et le 24, il est reconnu coupable de détournement de fonds et d'usurpation de pouvoir et est condamné à douze ans de travaux forcés. Il doit aussi versé 42 milliards de francs malgaches, en remboursement des fonds détournés et dommages. Andrianarivo se défendit, en s'appuyant que malgré la nomination de Sylla au poste de premier ministre par Ravalomanana, il restait officiellement le Premier ministre de Madagascar jusqu'au 27 mai 2002, car il n'avait jamais été démis de ses fonctions par décret ; il a dit qu'il avait été nécessaire de retirer de l'argent afin de payer des salaires et d'autres dépenses administratives. Selon Amnesty International, le procès comporte des irrégularités. Sa santé était aussi déclinant à ce moment. D'ailleurs, Ravalomanana révèle dans son discours officiel de fin d'année de 2003 que Andrianarivo avait été autorisé à recevoir un traitement médical.

 

 

 

 

 
 
 
Commentaires (1)

1. Rakotonirainy Malalanirina Sylvia dimanche, 22 Février 2015

Bonjour,
Très intéressant cette bibliographie des PM malgaches, seulement, pour faire les choses sérieusement, il aurait fallu citer les sources ou les auteurs des phrases recopiées, sinon on tombe sur le plagiat. Internet est un joli outil à la portée de tous, permettant de partager facilement les informations, néanmoins, ceci n'empêche pas de respecter le copyright et la propriété intellectuelle...Merci donc de mettre les sources de vos propos.
http://www.madaplus.info/Interview-exclusive-de-Rakotonirainy-Malalanirina-Sylvia-fille-de-feu-colonel-Rakotonirainy-Alphonse-decede-lors-du_a8979.html
Bien cordialement

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Date de dernière mise à jour : jeudi, 26 Février 2015

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