Andry Nirina RAJOELINA

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PRESIDENT DE LA HAUTE AUTORITE DE LA TRANSITION

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com - tany_masina@yahoo.fr)

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Andry Nirina Rajoelina (malgache: [janɖʐ ʲ n ʲ ə rin radzoel] ) (né le 30 mai 1974) a été le président de la Haute Autorité de transition de Madagascar . Il est devenu président le 21 Mars 2009 lors d'une crise politique , après avoir occupé le poste de maire de Antananarivo pendant un an avant, et a démissionné le 25 Janvier 2014 suivant internationalement reconnues élections générales tenues en 2013. Avant d'entrer dans l'arène politique, Rajoelina a lancé plusieurs entreprises à succès, y compris une société d'impression et de publicité appelée Injet en 1999 et les réseaux de radio et de télévision Viva en 2007. Il a commencé sa carrière en tant qu'entrepreneur dans ses années d'adolescence, d'abord comme disc-jockey dans les clubs et les acteurs locaux, et plus tard par l'organisation et la promotion d'événements musicaux de la capitale.

Après la hausse au pouvoir, Rajoelina a dissous le Sénat et l'Assemblée nationale et transféré ses pouvoirs à une variété de nouvelles structures de gouvernance qu'il a faites chargé de superviser la transition vers une nouvelle autorité constitutionnelle. Ces structures administratives ont à plusieurs reprises en conflit avec le processus par la médiation internationale pour établir un gouvernement transitoire de consensus. Les électeurs ont approuvé une nouvelle constitution dans un référendum national organisé unilatéralement par l'administration Rajoelina en Novembre 2010, ouvrant la voie à la IVe République et mettre en place les conditions permettant Rajoelina de se tenir dans la prochaine élection générale . En Janvier 2013, il a annoncé sa décision de s'abstenir de se présenter à l'élection générale de 2013, mais mai 2013, il a infirmé cette décision et a présenté sa candidature. Un tribunal électoral spécial a décidé en Août 2013 que sa candidature n'était pas valide et que Rajoelina ne serait pas autorisé à se présenter aux élections de 2013. Il a déclaré un intérêt à se présenter comme candidat à la présidence aux prochaines élections.

Biographie

Les premières années

Andry Rajoelina est né le 30 mai 1974 dans une famille relativement aisée à Antananarivo. Son père, aujourd'hui à la retraite colonel Roger Yves Rajoelina, avait la double nationalité et a combattu pour l'armée française dans la guerre d'Algérie . À l'âge de 13 ans, Rajoelina est devenu le junior-classe champion 1987 de karaté national. Alors qu'il était encore au lycée, Rajoelina a commencé à travailler en tant que disc-jockey lors de soirées et clubs à Antananarivo pour gagner de l'argent de poche. Bien que la famille de Rajoelina pourrait permettre une éducation d'université pour leur fils, il a choisi d'abandonner ses études après avoir obtenu son baccalauréat de lancer une carrière d'entrepreneur.

En 1994, Rajoelina a rencontré sa future épouse Mialy Razakandisa , qui était alors de terminer sa dernière année dans une école secondaire à Antananarivo. Le couple courtisé longue distance pendant six ans alors que Mialy a complété ses études de premier cycle et de maîtrise en finance et comptabilité à Paris, ils ont été réunis à Madagascar en 2000 et mariés la même année. Leur mariage a produit deux garçons, Arena Rajoelina (né 2002) et Ilonstoa Rajoelina (né 2005), et une fille née en 2007 que le couple nommé Andrialy Rajoelina, une contraction de leurs propres noms.

Entrepreneur de médias

En 1993, à l'âge de 19 ans, Rajoelina a créé sa première entreprise:. Une petite entreprise de production d'événement appelé Show Business Les connexions et l'influence de son père, un officier militaire de premier plan, en combinaison avec ses propres connaissances Rajoelina d'Antananarivo vie nocturne, ont été des facteurs dans le succès de l'entreprise. L'année suivante, il avait fermement établi sa réputation parmi l'élite de la jeunesse de la capitale pour l'organisation d'un concert annuel appelé Live qui a réuni étrangers et artistes musicaux malgaches . L'événement a continué de croître en popularité d'année en année, attirant 50 000 participants sur son dixième anniversaire. [4]

En 1999, il a lancé Injet, une société de publicité et d'impression numérique qui a rapidement grandi en importance avec l'expansion de ses panneaux publicitaires à travers la capitale. [4] L'activité a été le premier à rendre la technologie d'impression numérique disponibles sur l'île. Magazine local Echo Australe, [3] qui a nommé alors maire d'Antananarivo Marc Ravalomanana leur entrepreneur de l'année en 1999, décerné le même honneur sur Rajoelina en 2000. [2] Après le mariage de Rajoelina en 2000, les parents riches de sa femme investi dans Injet et a permis à Rajoelina en 2001 à acquérir Domapub, une concurrence basée à Antananarivo entreprise de panneaux publicitaires qui leur appartenaient. [6] Le couple a travaillé ensemble pour gérer les entreprises familiales, avec Rajoelina responsable de Injet et sa gestion des affaires de Domapub femme. [5 ] Un concours organisé par la banque française BNI Crédit Lyonnais remporte le premier prix du meilleur jeune entrepreneur à Madagascar Andry Rajoelina en 2003. [7]

Les activités commerciales de Rajoelina lui a attiré progressivement dans l'arène politique. Peu de temps après Ravalomanana a remporté les élections présidentielles en 2001, Rajoelina lie d'amitié avec la fille du nouveau président et a continué d'étendre sa relation avec l'élite politique de la capitale au cours de la présidence Ravalomanana. Il a assumé un rôle de plus en plus politique après les politiques de Ravalomanana Tiako Je Madagasikara gouvernement (TIM) dominé de plus en plus entravé l'expansion de ses activités commerciales, par exemple en exigeant le retrait des panneaux publicitaires première LED d'Antananarivo, qui Rajoelina avait installé à un rond-point majeur dans la capitale. En mai 2007 il a acheté les stations de radio et de télévision Ravinala, qu'il rebaptise Viva TV et Viva FM. Le lancement officiel de ces canaux de médias nouvellement acquises le 27 mai a été suivie par un grand nombre de l'élite politique et culturelle de la capitale, y compris maire d'Antananarivo Hery Rafalimanana et Jacques Sylla , président du parti politique TIM. Rajoelina a utilisé ces canaux médiatiques comme points pour formuler des critiques de l'administration Ravalomanana, transformer rapidement son image publique dans celui d'un chef de l'opposition.

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Suite à son mariage avec Mialy Razakandisa, fille de la femme d'affaires Nicole Razakandisa, il devient actionnaire de la société Domapub, une autre société de gestion de panneaux publicitaires qu'il rachètera par la suite. Injet/Domapub détient alors le monopole de l'affichage publicitaire à Antananarivo.

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En 2007, il rachète pour 400 millions de MGA (environ 150 000 €)6, la radio et chaîne de télévision Ravinala, propriété de l'homme politique Norbert Ratsirahonana qu'il rebaptise Viva.

En 1994, Andry Rajoelina débute sa carrière dans le secteur de l'événementiel, il organise et anime en tant que DJ les soirées dansantes « Live » où se retrouvent le tout-Tana le samedi soir.En 1998, grâce à la trésorerie générée par les soirées « Live » et au financement octroyé par la société de capital-risque Fiaro, filiale de la compagnie d'assurances de l'État ARO, dirigée à l'époque par Pascal Rakotomavo du parti AREMA de Didier Ratsiraka, il crée l'entreprise d'impression numérique et de gestion de panneaux publicitaires Injet.

Injet est la première entreprise à Madagascar à acquérir la technologie d'impression grand format ce qui lui permet de rapidement dominer le marché de l'affichage publicitaire. Il épouse Mialy Razakandisa, fille de la femme d'affaires Nicole Razakandisa et devient actionnaire de la société de sa femme Domapub, une autre société de gestion de panneaux publicitaires qu'il rachètera par la suite. Injet/Domapub détient alors le monopole de l'affichage publicitaire à Antananarivo. Dans la foulée est également créée Publi-diffusion, société de sérigraphie sur textiles (t-shirts, vêtements de travail...).

Mialy Rajoelina : Première Dame de la Quatrième République (2009-2013)

Mialy copiePortrait : Mialy Razakandisa est l'aînée de trois sœurs.

- Prisca Razakandisa

- Tiana Razakandisa

Elle s'est mariée mère de deux garçons et d'une petite fille. Ayant obtenu son diplôme du Baccalauréat à l'École Sacré Cœur d'Antanimena, elle a fait des études de finances et de comptabilité gestion en France. Actuellement à la tête de Fitia, elle partage ses moments entre ses enfants et l'association. Son pêché mignon? Le chocolat.  Mialy Rajoelina, Présidente de l'Association Fitia réclame une trêve politique à l'occasion de la Fête de la Nativité. Elle nous livre ses impressions sur la situation actuelle du pays et sa motivation pour les actions de bienfaisance.

Elle est la porte-parole et présidente d'une association caritative nommée « Fitia » qui a pour but d'aider les personnes démunies, ayant des problèmes de santés ou autres. Elle a contribué à de nombreuses aides sociales comme la prise en charge de familles en difficultés. Elle est la plus jeune des Premières dames que Madagascar a connu.

Époux : Andry Rajoelina (m. 2000)

Comment vivez-vous la transition. Subissez-vous aussi des pressions ?

Cela va faire trois ans que nous traversons la transition. Je trouve que c'est long et difficile à la fois. Il y a toujours des pressions, des attaques de toutes parts, mais le plus dur à supporter, ce sont les médisances. La virulence de la haine envers ma famille devient de plus en plus ignoble.

Est-ce pareil pour vos enfants ?

On ne le cache pas, le monde des enfants est aussi dur. Porter le titre d'« enfants de président », n'est pas facile à vivre pour eux. J'essaie toutefois de leur apporter une enfance heureuse avec les choses simples de la vie. C'est important pour leur épanouissement. D'ailleurs, nous avons choisi d'habiter dans cette humble demeure et non de vivre dans un palais d'Etat.

Actuellement, il y a une remarque sur la construction de nouveaux hôpitaux. L'opinion publique estime qu'il serait mieux de réhabiliter ceux qui existent déjà. Qu'en pensez-vous ?

A mon avis, la réhabilitation suppose de grands travaux vu l'état des hôpitaux existants. Le bruit, la poussière, la pollution engendrés peuvent nuire encore plus à l'état de santé des patients. Lors de nos récentes visites pour le Noël de partage par exemple, j'ai remarqué qu'il n'y avait pas assez de lits. Ils se retrouvent avec 2 enfants malades par lit. C'est vraiment désolant.

Pensez-vous que les actions de bienfaisance auxquelles vous vous attelez ont un rapport avec le régime actuel ?

Je ne suis pas là pour soigner l'image du régime, encore moins pour faire joli! J'estime que la Grâce et la Bénédiction que j'ai reçues représentent plus que je ne mérite. Il est important pour moi d'aider autrui à travers mes actions sociales, et surtout cela me permet de garder les pieds sur terre.

Comment voyez-vous les autres organisations qui font aussi des actions sociales ? Comme des concurrentes ?

D'autres organisations et associations œuvrent également dans les actions sociales que je ne considère pas du tout comme de la concurrence. Il y a tant de personnes à aider, à soutenir et chacun a sa motivation.

Est-ce que l'Association Fitia vous accapare ? Qu'est-ce qui vous a le plus marqué?

Une dizaine de personnes travaillent pour l'association et organisent tout le programme. A travers nos actions, nous constatons la misère qui est frappante et cela me touche profondément. Le peu que je puisse apporter soulage ainsi les peines et les souffrances des enfants, notamment, ceux qui sont vulnérables ou frappés par la maladie comme le cancer par exemple. On ne sait plus pourquoi cette maladie touche autant de personnes. Est-ce à cause de l'alimentation, de l'environnement, de l'hygiène de vie?

L'association œuvre-t-elle dans tout Madagascar ?

L'association essaie de toucher les femmes paysannes malgaches. Dans cette optique, nous essayons de démontrer à tous que cela ne sert à rien de s'habituer à l'assistanat. Tant qu'un individu a la force d'agir, il faut qu'il bouge. Les femmes sont très actives notamment dans la campagne, il faut leur donner les moyens de réussir et les soutenir dans ce qu'elles entreprennent. Elles ne demandent que ça.

Quels sont les bons souvenirs à remémorer et les mauvais souvenirs qui vous hantent ?

Je pense que pour pouvoir avancer, il est préférable de laisser de côté les mauvais souvenirs. Les bons souvenirs?  Mon dernier voyage avec la JCI à Bruxelles. C'était une expérience très enrichissante qui m'a permis de grandir. Je remercie les membres de m'y avoir invitée et de m'avoir permis d'évoluer encore plus.  Et bien sûr, la célébration de la fête des mères, c'était à la fois émouvant et surtout très sympathique.

Quelles sont les perspectives de Fitia pour 2012 ?

Toujours faire mieux autant que possible. Maintenant, nous évaluons nos organisations, les points forts et les points à améliorer.

Comment gérez-vous votre emploi du temps entre la famille et l'association ?

Ma priorité reste mes enfants. Je me conforme à leurs horaires et au calendrier. Je les dépose à l'école tous les matins et si je suis disposée, je les prends à la sortie. Notre présence à la maison vaut son pesant d'or pour le bien être et l'équilibre des enfants. Tout ce qui concerne mon travail se fait exclusivement au bureau ou par téléphone. J'essaie toujours de préserver des moments privilégiés avec mes enfants.

Bon nombre de personnes avouent que vous être la Jackie Kennedy malgache. Vos impressions ?

(Rires). Merci du compliment ! Si je le suis, et bien c'est vraiment a une très petite échelle.

Portez-vous des habits de grandes marques comme Christian Dior ou autres?

Je pense qu'on n'a pas besoin de porter de la très haute couture pour se démarquer. Je reconnais que je suis coquette, mais j'aime surtout les vêtements sobres. Et ce que je porte n'a rien à voir avec la collection que vous pouvez trouver dans les vitrines de l'avenue Montaigne.

Avez-vous des loisirs particuliers ?

J'aime lire, on vient de m'offrir un livre qui m'accroche énormément ; écouter de la bonne musique du genre Ray Charles, Michael Buble, Kevin Kern, Omar Akram, sans oublier la tendance actuelle comme Akon.., regarder des films. Quand je voyage à l'extérieur, je me fais toujours une séance de ciné. J'adore ça! Avec les enfants, nous sommes allés voir Tintin dernièrement, c'était excellent!

Un dernier message pour Noël et Nouvel an ?

Que la paix et la sérénité inondent chaque foyer. Que tout un chacun ait la Santé pour pouvoir affronter la nouvelle année.

Propos recueillis par Farah Randrianasolo (L’Hebdo de Madagascar du 23 décembre 2011)

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Huit jours plus tard, Rajoelina est reçu par Ravalomanana qui le félicite pour son élection.

Le lendemain de cette rencontre, Rajoelina annonce que la mairie est endettée à hauteur de 8,2 milliards de MGA (environ 3 millions d'euros)9. Début janvier 2008, des coupures de l'éclairage public et de l'approvisionnement en eau des bornes fontaines perturbent la stabilité de la ville. En effet, la JIRAMA, compagnie nationale d'électricité, réclame à la commune des arriérés de paiements s'élevant à 3,3 milliards MGA, déduits de 717 millions MGA de taxe communales, les arriérés sont ramenés à 2,58 milliards MGA (environ 950 000 €). Andry Rajoelina réagit sur TV Plus, où il déclare : « La population d’Antananarivo ne doit pas être sanctionnée pour des raisons de stratégie politique »10, estimant que cette manœuvre avait pour but de le déstabiliser politiquement.

Le 29 décembre 2007, l'oncle de Rajoelina, Jeannel Ramarofidy est placé à la tête du conseil municipal.

Le 5 janvier 2008, à la suite de coupures de l'éclairage public et de l'approvisionnement en eau des bornes fontaines dans la ville par la compagnie nationale d'électricité JIRAMA, Andry Rajoelina réagit sur TV Plus, principale chaîne de l'opposition, il déclare :

« La population d’Antananarivo ne doit pas être sanctionnée pour des raisons de stratégie politique »

— Andry Rajoelina, 

En effet, la JIRAMA réclame à la commune des arriéres de paiements s'élevant à 3,3 milliards MGA, déduits de 717 millions MGA de taxe communales, les arriérés sont ramenés à 2,58 milliards MGA (environ 950 000 €).

Le 7 janvier 2008, Rija Rajoelina, annonce la création de l'association TGV Europe qu'il préside et qui est l'antenne européenne de l'association TGV.

Confrotation avec le Président Marc Ravalomanana

Le 13 Décembre 2008, le gouvernement a fermé Viva TV de Andry Rajoelina, indiquant qu'un entretien de Viva avec l'ancien chef exilé de l'Etat Didier Ratsiraka était «de nature à troubler la paix et la sécurité». Ce mouvement catalysé l'opposition politique et à un public déjà insatisfait avec d'autres actions récentes menées par Ravalomanana, y compris l'accord Juillet 2008 Daewoo Logistics de louer la moitié des terres arables de l'île pour la culture sud-coréenne de maïs et l'huile de palme, et l'achat d'un deuxième jet présidentiel Novembre 2008 à un coût de 60 millions de dollars. [15] Dans une semaine Rajoelina a rencontré une vingtaine de dirigeants de l'opposition les plus éminents de Madagascar, appelé dans la presse comme le "Club des 20", à élaborer une déclaration commune demandant que l'administration Ravalomanana améliorer sa l'adhésion aux principes démocratiques. La demande a été diffusé lors d'une conférence de presse publique où Rajoelina a également promis de consacrer un espace public ouvert politiquement dans la capitale où il appellerait la Place de la démocratie («Démocratie Place").

A partir de Janvier 2009, Andry Rajoelina a mené une série de rassemblements politiques dans le centre-ville d'Antananarivo où il a donné la parole à la frustration que les politiques de Ravalomanana ont déclenché, en particulier chez les personnes marginalisées économiquement et membres de l'opposition politique. Le 17 Janvier il a rassemblé 30.000 partisans dans un parc public et l'a déclaré le nom de Place de la démocratie. [14] Lors d'un rassemblement le 31 Janvier 2009 Rajoelina a annoncé qu'il était en charge de l'ensemble de la République malgache, en déclarant: «Depuis le président et le gouvernement n'a pas assumé leurs responsabilités, je proclame donc que je vais courir toutes les affaires nationales à partir d'aujourd'hui ". Il a ajouté que la demande pour le président Ravalomanana de démissionner officiellement prochainement être déposée auprès du Parlement de Madagascar . [18] Cette auto-déclaration de la puissance discrédité Rajoelina dans les yeux de beaucoup de partisans qui s'étaient rassemblés autour de son message pro-démocratie originale , et le nombre de participants à des rassemblements ultérieurs diminué, en moyenne autour de 3.000 à 5.000 participants. [14]

Le 3 Février, Ravalomanana a rejeté Rajoelina en tant que maire d'Antananarivo et a nommé une délégation spéciale dirigée par Guy Randrianarisoa de gérer les affaires de la capitale. Rajoelina a dénoncé la décision et a averti qu'il ne serait pas acceptée par la population. [19] Le lendemain Rajoelina au lieu désigné Michele Ratsivalaka pour lui succéder en tant que maire. Rajoelina a incité les manifestants le 7 Février à occuper le palais présidentiel, ce qui incite la garde présidentielle d'ouvrir le feu sur la foule avance, tuant 31 personnes et en blessant plus de 200. [15] désapprobation populaire de Ravalomanana intensifiée et polarisé certains en faveur de sa démission, bien que perceptions de Rajoelina comme une alternative restées mitigées. [14] Les conflits entre les manifestants pro-Rajoelina et les forces de sécurité ont continué au cours des semaines suivantes, faisant plusieurs morts supplémentaires. Les forces de sécurité ont tenté en vain d'arrêter Rajoelina à son composé le 5 Mars, ils ont également perquisitionné les bureaux de son réseau de médias Viva. Initialement, ils ont encerclé Viva, et après trente minutes, le personnel a tenté de retirer la propriété Viva, à quel point les forces de sécurité ont pris d'assaut le bâtiment et ont confisqué l'équipement. [20] Pour les prochains jours, Rajoelina a pris refuge dans la maison de l'ambassadeur français, déclaration à la presse qu'il craignait pour sa sécurité. [21]

Le 11 Mars, après une déclaration de neutralité par les dirigeants de l'armée, des soldats pro-opposition du CAPSAT (Corps d'armée du personnel et administratives et services techniques) ont pris d'assaut le siège de l'armée et contraint le chef d'état-major de démissionner . [22] Au cours de la prochains jours, l'armée a déployé des forces pour permettre à l'opposition d'occuper les principaux ministères, [23] le chef de la police militaire a transféré sa fidélité à Rajoelina, [24] et l'armée a envoyé des réservoirs contre le président Iavoloha Palais . [25] Rajoelina a rejeté Ravalomanana offrir le 15 Mars à tenir un référendum national afin de déterminer si le président doit démissionner, et a appelé les forces de sécurité pour arrêter le président. [26] Le lendemain, l'armée a pris d'assaut le président Ambohitsorohitra Palais et capturé la Banque centrale. [27] Quelques heures plus tard Ravalomanana a transféré son pouvoir à un groupe de personnel supérieurs de l'armée, un acte décrit par l'opposition comme une démission volontaire, bien que plus tard Ravalomanana a déclaré qu'il avait été contraint sous la menace de quitter le pouvoir. [28] Le conseil militaire aurait été chargé d'organiser élections dans les 24 mois, et ré-écriture de la constitution de la «Quatrième République». [29] Cependant, le vice-amiral Hyppolite Ramaroson a annoncé le 18 Mars qu'il serait de transférer le pouvoir directement à Rajoelina, lui le président de l'opposition dominée faisant Haute Autorité de Transition (HAT) qu'il avait nommé semaines plus tôt. Avec le soutien de l'armée, l'autorité a été chargé de prendre la tâche précédemment accordé à la proposition de la Direction militaire de Ravalomanana. [30] La Cour constitutionnelle de Madagascar considéré comme le transfert du pouvoir, de Ravalomanana à la commission militaire, puis à Rajoelina, pour être légal, [ 31] de la déclaration du tribunal n'a pas accompagnée d'une justification de sa décision. [32]

Après le transfert de l'armée du pouvoir à Rajoelina, les troupes de la marine malgache appelé à sa démission le 25 Mars, menaçant de recourir à la force contraire à protéger la constitution de Madagascar et de dénoncer Rajoelina à la «guerre civile se produisant à Madagascar". Les troupes de la marine ont affirmé qu'il y avait des preuves «irréfutables» que Rajoelina avait payé des centaines de corps d'armée de millions d' ariary et qu'ils devraient être jugés conformément à la loi militaire, mais a appelé à d'autres pays de ne pas s'impliquer dans ce qu'ils considéraient comme un purement interne affaire. [33] Rajoelina a prêté serment comme président le 21 Mars au stade de Mahamasina devant une foule de 40 000 partisans. [34] Il était de 35 ans au moment de prêter serment, lui le faire plus jeune président de l'histoire du pays et le plus jeune chef de gouvernement dans le monde à cette époque. [35]

La Communauté de développement de l'Afrique australe , un bloc de 15 nations, y compris Madagascar, a annoncé le 19 Mars qu'il ne reconnaîtrait pas la présidence de Rajoelina depuis la reprise était inconstitutionnelle. [36] Son ascension à la présidence a également été condamné par la l'Union européenne et le Etats-Unis , [37] et l' Union africaine . suspendu Madagascar et a menacé de sanctions si le gouvernement constitutionnel n'avait pas été rétablie dans six mois [38] Pas de diplomates étrangers ont assisté à l'investiture de Rajoelina; [32] . la HAT ministre des Affaires étrangères a déclaré qu'aucun avait été invité

Président de la Haute Autorité de Transition

Rajoelina a pris le pouvoir dans un climat de tension national et la pression internationale pour rétablir l'autorité constitutionnelle. Le nouveau chef de l'Etat a annoncé le 17 Mars qu'une nouvelle constitution serait soumis à l'approbation des électeurs et des élections générales auraient lieu dans les 24 mois. [40] Immédiatement après sa prise de fonction, Rajoelina a commencé à nommer les dirigeants de l'opposition à des postes au sein de la HAT. Il a dissous le Sénat et le Parlement et a transféré ses pouvoirs à son cabinet, les fonctionnaires de la HAT et le Conseil nouvellement créé pour le renforcement économique et social, à travers laquelle ses politiques ont été émises sous forme de décrets. Le pouvoir législatif repose en pratique avec Rajoelina et de son cabinet, composé de ses plus proches conseillers. Un comité militaire créé en Avril a augmenté lutte contre la THA sur la sécurité et la politique de défense. Le mois suivant, après la suspension des 22 gouverneurs régionaux du pays, Rajoelina a renforcé son influence sur le gouvernement local en nommant remplacements malgré le fait que gouverneurs régionaux ont été élus normalement positions. La Commission nationale d'enquête (CNME) a été créé peu de temps après, bien que son but officiel était de renforcer l'efficacité de la THA dans le traitement des questions judiciaires et juridiques, la nouvelle entité a mené des enquêtes et des arrestations de partisans du TIM et d'autres opposants du parti TGV. En outre, la nouvelle administration a lancé une forte répression des manifestations par la nouvelle opposition, composée en grande partie des partisans de Ravalomanana, à deux manifestations en Avril 2009 les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des civils non armés pour protester contre la fermeture de la HAT de trois réseaux de médias anciennement contrôlées par Ravalomanana, tuant quatre personnes et en blessant soixante. [15] Les analystes politiques ont critiqué Rajoelina pour utiliser sa position principalement à consolider son pouvoir et de protéger sa position politique et les intérêts des entreprises et ceux de ses partisans, faisant observer que son départ vaste gamme de partisans au sein du mouvement d'opposition a considérablement diminué au cours du temps. [14]

Depuis son arrivée au pouvoir, Rajoelina a régulièrement engagé des négociations en cours pour établir les conditions dans lesquelles les élections libres et équitables pourraient être tenus pour restaurer la constitutionnalité de l'État et sa légitimité aux yeux de la communauté internationale. Le 4 Août 2009 Rajoelina a rencontré l'ancien Madagascar présidents Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy ainsi que l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano agissant en tant que médiateur dans les quatre jours des pourparlers de crise de médiation qui s'est tenue à Maputo , au Mozambique. [41] Le Maputo Accords signés par les quatre chefs de file en Août et autres accords signés à Addis-Abeba en Novembre fourni des lignes directrices pour une période de transition politique consensuelle. Dans les mois qui ont suivi, toutefois, Rajoelina entravé la mise en œuvre des accords, des décisions politiques unilatérales et en remplissant tous les postes gouvernementaux importants avec les représentants du parti TGV. [15]

Après avoir été repoussé à plusieurs reprises, [42] un référendum constitutionnel a été organisé le 17 Novembre 2010 qui a abouti à l'adoption du quatrième constitution de l'Etat avec 73% d'avis favorables et un taux de participation de 52,6%. [43] L'indépendance politique malgache groupe de surveillance KMF -CNOE, [44] ainsi que l'opposition politique et la communauté internationale, a cité de nombreuses irrégularités dans le processus, qui a été menée unilatéralement par la HAT. [45] La Constitution en vigueur à l'époque Rajoelina a pris le pouvoir nécessaire que les candidats à la présidentielle atteindre un minimum de 40 ans. [46] L'un des changements substantiels accomplis par la nouvelle Constitution a été d'abaisser l'âge minimum pour les candidats présidentiels de 40 à 35, ce qui Rajoelina admissibles à se présenter aux élections présidentielles. [47] En outre, le nouvelle constitution a chargé le chef de la Haute Autorité de Transition - la position tenue par Rajoelina -. être conservés en tant que président intérimaire jusqu'à ce qu'une élection pourrait avoir lieu [48] [49] La nouvelle Constitution contient également une clause que les candidats présidentiels tenus d'avoir vécu dans Madagascar depuis au moins six mois avant les élections, à moins efficacement Ravalomanana et les autres dirigeants de l'opposition en exil de se présenter à la prochaine élection. [49] L'élection générale a été reportée à plusieurs reprises et est reportée sine die à la mi-Août 2013. [ 50]

Politiques et gouvernance

La HAT sous la direction de M. Rajoelina a affecté, des activités concrètes très visibles qui font appel à des préoccupations populaires. Rajoelina organise occasionnellement des événements de distribuer des articles de base à des groupes de bénéficiaires pauvres, notamment des médicaments, des vêtements, du matériel d'entretien maison et des fournitures scolaires. L'administration Rajoelina a également dépensé des milliards d'ariary pour subventionner les besoins de base comme l'électricité, l'essence, et denrées alimentaires de base. Travaux Publics projets de construction figurent en bonne place parmi les activités de l'Rajoelina. En 2010, deux ans après Rajoelina avait lancé le projet en tant que maire d'Antananarivo, la HAT a achevé la reconstruction de l'Hôtel de Ville (mairie) d'Antananarivo qui avait été détruite dans un incendie criminel politiquement motivé en 1972. La même année, , Rajoelina a supervisé la construction d'un hôpital construit aux normes internationales à Toamasina. Grâce à son Trano mora («maison pas cher») initiative, la HAT a construit plusieurs ensembles de logements subventionnés destinés aux jeunes couples de la classe moyenne. De nombreux autres travaux de construction projets ont été annoncés, y compris la restauration des escaliers historiques à Antananarivo construit au 19ème siècle sous le règne de la reine Ranavalona I , la rénovation des deux principaux marchés de Toamasina et de son boulevard principal, la réfection de la route très fréquentée entre Toamasina et Foulpointe , et la construction d'un stade de 15.000 capacités municipales et nouvelle mairie de Toamasina.

Au niveau national, les sanctions et la suspension de l'aide des bailleurs de fonds à hauteur de 50 pour cent du budget national et 70 pour cent des investissements publics ont entravé la gestion de l'administration Rajoelina des affaires de l'Etat et sa capacité à combattre systématiquement la pauvreté sur une plus grande échelle. A émissaire des Nations Unies a conclu en 2011 que l'adhésion controversée de Rajoelina à la présidence avait réduit la sécurité alimentaire, avec classement Madagascar parmi les pires au monde pour la nutrition des enfants. Le non-paiement fréquent de fonctionnaire et salaires des militaires a donné lieu à l'école régulière et les fermetures d'hôpitaux, des grèves générales et des augmentations généralisées dans la corruption. La criminalité et l'insécurité ont augmenté de façon spectaculaire, avec une forte hausse des crimes violents et de vols à Antananarivo et les incidences de plus en plus fréquentes et meurtrières de bétail armés bruissant dans la région centre-sud de l'île. Principaux indicateurs de développement ont fortement diminué depuis 2009, y compris la mortalité maternelle et infantile, scolarisation et d'achèvement, le revenu par habitant et le taux d'emploi. En 2010, les Nations Unies ont classé Madagascar parmi les dix pays les plus pauvres du monde, notant que les gains économiques réalisés sous Ravalomanana avaient été perdus suite à hausse inconstitutionnel de Rajoelina au pouvoir. En 2011, Forbes Magazine a rangé Madagascar comme la pire économie du monde, les failles de son instabilité politique et une mauvaise gouvernance.

Les conditions environnementales sur l'île sont également détériorées sous Rajoelina. L'exportation illégale de danger palissandre des forêts nationales protégées a brusquement augmenté sous la HAT, avec plusieurs chefs d'entreprise et des hommes politiques liés à la HAT avoir été impliqué dans le trafic du bois précieux à la Chine, les ONG et le gouvernement américain ont accusé l'administration Rajoelina de vente le bois pour compléter le budget national et de financer ses projets de travaux publics. En raison de l'accélération de la déforestation et un pic de consommation de viande de brousse liée à l'approfondissement de la pauvreté, de l'île des lémuriens se déplacent vers l'extinction. A Juillet 2012 l'évaluation a révélé que 90 pour cent des espèces de lémuriens ont été jugées menacées d'extinction, soit une augmentation de 38 pour cent en 2008. Le manque de fonds pour les pesticides et systématique pulvérisation conduit à la Mars 2013 épidémie de criquets infestation qui devrait persister pendant cinq à dix ans et nécessitera 41 millions de dollars américains pour mettre sous contrôle, l'approfondissement du risque de famine nationale et la destruction de l'habitat pour les espèces en voie de disparition.

Depuis son arrivée au pouvoir, le chapeau de Rajoelina a poursuivi l'action contre Ravalomanana et ses intérêts commerciaux. Le 2 Juin 2009 Ravalomanana a été condamné à une amende de 70 millions de dollars américains (42 millions de livres) et condamné à quatre ans de prison pour abus de bureau qui, selon le ministre de la Justice Christine Razanamahasoa HAT, inclus l'édition 2008 Décembre achat d'un deuxième avion présidentiel ("Air Force II") une valeur de 60 millions de dollars. Rajoelina a vendu le jet controversée en 2012 et a poursuivi une action en justice contre Tiko pour récupérer 35 millions de dollars en arriérés d'impôts. En outre, le 28 Août 2010 la HAT a condamné Ravalomanana par contumace aux travaux forcés à vie et a émis un mandat d'arrestation pour son rôle dans les manifestations et les décès qui en découlent. Rajoelina a également cherché à se distinguer de son prédécesseur dans les choix politiques. Une des premières mesures de Rajoelina en tant que président a été d'annuler affaire impopulaire de Ravalomanana avec Daewoo Logistics. Il a également rejeté la stratégie de développement à moyen terme de Ravalomanana, appelé le Plan d'action de Madagascar, et a abandonné les réformes éducatives initiées par son prédécesseur qui ont adopté malgache et l'anglais comme langues d'instruction, au lieu de retourner à l'utilisation traditionnelle de la langue française.

Candidature présidentielle

Le 15 Janvier 2013, Rajoelina a officiellement renoncé à sa candidature à la prochaine élection présidentielle , alors prévue pour mai 2013. Cette décision fait suite à une déclaration similaire de la part de l'ancien président Ravalomanana. Exclusion de deux personnalités politiques de la prochaine élection générale était un préalable essentiel à la reconnaissance internationale des élections, tel que défini par la Communauté de développement de l'Afrique australe dans sa feuille de route pour mettre fin à la crise politique. Rajoelina a exprimé son soutien à Edgar Razafindravahy, intérimaire maire d'Antananarivo et le candidat officiel du parti TGV parmi plusieurs autres candidats du parti, et a déclaré son intention de se présenter aux élections présidentielles 2018. [77]

Cependant, le 3 mai 2013, Rajoelina a fait des arrangements de dernière minute de se présenter aux élections présidentielles de 2013, déclarant l'accord de feuille de route avait été violé lorsque l'épouse de l'ancien président Ravalomanana, Lalao , a décidé de se tenir debout. La candidature de l'ancien président Didier Ratsiraka a également été autorisée;. la candidature de trois personnalités politiques a été rejetée par la communauté internationale. Rajoelina va courir contre quarante autres candidats au total, dont sept sont affiliés à son propre mouvement politique.

L'Union africaine a exhorté Rajoelina, Ravalomanana et Ratsiraka de retirer leurs candidatures controversées, et l'Union européenne a répondu par un financement suspendu à l'élection. Le gouvernement français a sanctionné les trois candidats en révoquant leur visa français, efficacement leur interdisant de territoire français, et envisage de geler leurs actifs financiers et immobiliers. Suite à la suspension du financement des élections, la HAT à nouveau repoussé la date des élections citant insuffisance des ressources financières, l'élection est prévue pour être tenue, le 23 Août 2013

Article détaillé : Crise politique de 2009 à Madagascar.

Le 13 décembre 2008, le gouvernement de Marc Ravalomanana ordonne l'arrêt des émissions de la chaîne de télévision Viva TV, propriété de Andry Rajoelina, qui avait diffusé l'interview de l'ancien Président Didier Ratsiraka appelant à déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu.

Le 17 décembre 2008, Andry Rajoelina exige la réouverture de sa chaîne télévisé, l'ouverture de la télévision et de la radio nationale à des représentants de l'opposition et lance un ultimatum au gouvernement qui expire le 13 janvier 2009.

Le 17 janvier 2009, Rajoelina appelle alors ses partisans à manifester contre le gouvernement sur la place du 13-Mai à Antananarivo.

Le 24 janvier 2009, il appelle à une grève générale et exige la démission du ministre de la Communication et du ministre chargé des Domaines.

Le 25 janvier 2009, les émetteurs de la station VIVA de Rajoelina sont démantelés et mis sous scellés par les forces de l'ordre.

Le 26 janvier 2009, il organise une autre manifestation anti-gouvernementale qui dégénère en émeutes et en une série de pillages. L'immeuble de la radio télévision publique (RNM) est incendié par les manifestants. Les locaux des entreprises et véhicules du Groupe TIKO appartenant à Ravalomanana sont pillés et incendiés : la radio et télévision MBS, les centrales de distribution Magro, l'imprimerie Blueprint, le journal le Quotidien... L'auditorium d'Ankorondrano du parti présidentiel Tiako i Madagasikara (TIM) est également incendié. Plusieurs centres commerciaux (Jumbo Score Ankorondrano, Galerie Zoom, Supreme Center Behoririka...) sont également pillés et brûlés. Au moins 68 personnes [21], principalement des pilleurs piégés par les flammes, périssent en moins de trois jours. Cet épisode dramatique a reçu le surnom du Black Monday ou Lundi noir par la presse malgache.

Le 31 janvier 2009, Rajoelina se proclame « en charge des affaires du pays » sur la place du 13 mai[22].

Le 7 février 2009, Andry Rajoelina organise une manifestation sur la place du 13-Mai et demande à ses partisans de marcher sur le palais d'État d'Ambohitsorohitra pourtant classé « zone rouge ». Malgré les sommations d'usages et les négociations avec les forces de l'ordre, les manifestants forcent le corridor de sécurité harangués par Roindefo Monja, le général retraité Dolin Rasolosoa et Étienne Andriamahefarisoa.

Pour faire la lumière sur ces événements, Marc Ravalomanana annonce la création d'une commission d'enquête internationale. Le bilan est de 28 morts et 212 autres blessés.

Le 4 mars 2009, des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre à Ambositra font deux morts par balles parmi les manifestants et plusieurs blessés de part et d'autre.

Le 6 mars 2009, Andry Rajoelina, sous le coup d'un mandat d'arrêt, se réfugie à l'ambassade de France.

Le 11 mars 2009, les militaires mutins du Capsat favorables à Andry Rajoelina s'emparent du ministère de la Défense nationale et forcent le ministre, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, à démissionner.

Le 16 mars 2009, le CAPSAT, des éléments mutins de l'armée malgache, partisans d'Andry Rajoelina, prennent d'assaut et s'emparent le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra gardé par des éléments de la garde présidentielle. Les rafales de mitraillette, les tirs de canon et de roquette durent plusieurs heures.

Le 17 mars 2009, les militaires du Capsat s'emparent du palais d'Iavoloha où se réfugiait le président Marc Ravalomanana. Les coups de feu durent plusieurs heures. Ce dernier assiégé et avant de quitter le pays dissout son gouvernement et signe une ordonnance (ordonnance no 2009-001 du 17 mars 2009) pour transférer le pouvoir exécutif à un directoire militaire chargé d'organiser des élections sous deux ans. À l'épiscopat d'Antanimena où se déroule une réunion d'information sur ladite ordonnance, les officiers censés dirigés le Directoire sont pris à parti par les militaires obéissant à Andry Rajoelina. Ils sont capturés et transférés manu militari au camp du Capsat[29]. À leur sortie du camp du Capsat, les officiers capturés insistent sur le fait qu'ils n'ont pas fait l'objet d'intimidations et annoncent qu'ils ont signé une ordonnance (ordonnance no 2009-002 du 17 mars 2009)[30]. Rajoelina s'autoproclame alors le 17 mars 2009 président de la Haute Autorité de la transition de la République de Madagascar et signe l'ordonnance no 2009-003 qui porte création de la Haute Autorité de la Transition (HAT) et la suspension du Parlement démocratiquement élu.

Le 18 mars 2009 la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dans son Acte 79-HCC/G du 18 mars 2009 valide ces transferts. Pourtant, selon d'autres juristes malgaches, cette dernière n'aurait pas vocation à ce genre de validations et le 28 avril 2009, des militaires favorables à Andry Rajoelina prennent d'assaut les locaux de la HCC.

À la recherche de la reconnaissance internationale

Le 21 mars 2009 dans la matinée, Andry Rajoelina prête serment en qualité de président de la Haute Autorité de la transition au stade de Mahamasina, à Antananarivo, devant environ 20 000 personnes.

Des partisans du président déchu Marc Ravalomanana manifestent régulièrement dans l'enceinte de "Magro", un des sites de son empire commercial. La capitale a connu quelques troubles (attaque de Radio Viva appartenant à Rajoelina, des poses de bombes artisanales, des heurts entre des mutins - moins d'une trentaine de gendarmes - issus de la Force d'intervention de la gendarmerie nationale et l'armée).

Le régime de transition cherche dans ces conditions la reconnaissance internationale.

La communauté internationale demande que se tiennent des élections le plus rapidement possible pour rétablir l'ordre démocratique et constitutionnel[34]. Mais la fracture profonde entre les différentes parties malgaches n'a pas permis d'y parvenir jusqu'à aujourd'hui.

Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, alors à la présidence de l'Union européenne, a lui qualifié la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina de « coup d'État » dans une interview à la presse durant le sommet européen de mars 2009.

Le 23 mars 2009, il connaît une autre manifestation d'opposants à son régime qui dénoncent la prise de pouvoir, qualifiée de coup d'État par une partie de la communauté internationale. Sa prise de pouvoir est condamnée par une partie de la communauté internationale qui déplore le non-respect des voies démocratiques du pays et le recours à la force. En réalité, Andry Rajoelina a utilisé, comme ses prédécesseurs, y compris Marc Ravalomanana, l'appel à manifestation sur la place du 13 mai 1972 pour renverser le président de la République en place.

Les tentatives de négociations entre les parties malgaches et l'impossible consensus

Andry Rajoelina a négocié avec les mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy.

Le 8 août 2009, il signe ainsi des accords de partage de pouvoir appelés "Accords de Maputo" ainsi qu'un acte additionnel à "Addis Abbeba".

Les différents postes législatifs et exécutifs sont ainsi partagés équitablement entre les différentes factions politiques qui acceptent in extermis de laisser Rajoelina à la présidence si les accords sont appliqués. Sont ainsi nommés un Premier ministre de consensus en la personne d'Eugène Mangalaza, deux co-présidents pour une présidence collégiale, Emmanuel Rakotovahiny et Fetison Rakoto Andrianirina, et le président de l'Assemblée nationale, Mamy Rakotoarivelo.

Les différentes parties n'arrivant pas à travailler ensemble, le 22 décembre 2009, Rajoelina limoge le Premier ministre et menace d'arrestations les autres protagonistes.

Plusieurs annonces d'élections n'aboutissent pas faute de participation de toutes les parties malgaches (octobre 2009, en mars 2010 « entre le 15 avril et le 15 décembre 2010 » ; 12 août 2010 pour un référendum constitutionnel, élections législatives et présidentielles en novembre 2010.

Les États-Unis dénoncent le « climat d'intimidation » qu'il fait régner à Madagascar et ses violations des droits de l'homme. En vérité, les différentes parties malgaches rivalisent de provocations qui compliquent la sortie de crise.

Après la COMESA, la SADC à travers Robert Mugabe propose une intervention militaire pour expulser Rajoelina du pouvoir.

Cette proposition curieuse de la part d'une organisation internationale régionale comportant plusieurs États dirigés par des dictateurs montre la complexité de crise malgache.

Les liens étroits de l'ancien président Ravalomanana avec les dirigeants de la SADC pourraient affaiblir la position de cette organisation en tant qu'intermédiaire neutre dans la recherche d'une solution à cette crise.

Feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar.

(Ivato, 16 et 17 septembre 2011).

Préambule.

Les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route se sont convenus de prendre les engagements ci-après;

I. Institutions de la Transition

1. Continuation du dialogue Malgacho-Malgache entre les Acteurs Politiques Malgaches pour la formation d’un Gouvernement de Transition d’Union Nationale et l’élargissement de la composition du Congrès de Transition (CT), du Conseil Supérieur de Transition (CST) et de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ;

2. Le processus de transition neutre, inclusif et consensuel devra aboutir à la tenue d’élections crédibles, libres et transparentes à Madagascar ;

3. Monsieur Andry Rajoelina est le Président de la Transition. En cette qualité, il exerce les fonctions du Chef d’Etat ;

4. Nomination d’un Premier Ministre de consensus qui va diriger un Gouvernement de Transition d’Union Nationale ;

5. Le Premier Ministre sera nommé par le Président de la Transition sur une liste de personnalités proposées par les Acteurs Politiques Malgaches parties signataires de la Feuille de Route. Il est entendu que le Premier Ministre de consensus ne peut être originaire ni de la même province ni de la plateforme politique qui soutient le Président de la Transition ;

6. Les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route sont invités à présenter une liste de personnalités parmi lesquelles le Président de la Transition, sur proposition du Premier Ministre de consensus, nomme les Membres du Gouvernement de Transition. Dans la formation du Gouvernement de transition, le Président de la Transition et le Premier Ministre de consensus s’engagent à opérer à une allocation juste et équitable des portefeuilles, en respectant les critères de provenance politique, de représentation de genre et d’équilibre régional. En cas de révocation d’un membre du gouvernement, il sera remplacé par un autre membre de son groupe de provenance politique selon les mêmes règles de procédure de nomination ;

7. Pour l’élargissement de la composition des autres institutions de la transition, comme le Congrès de Transition (CT), le Conseil Supérieur de Transition (CST) et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route sont invités à présenter une liste de personnalités parmi lesquelles le Président de la Transition nomme les membres de ces institutions. En nommant les membres de ces institutions, le Président de la Transition s’engage à opérer une allocation juste et équitable des postes, en respectant les critères de provenance politique, de représentation de genre, d’équilibre régional, ainsi que l’équilibre de partage entre les Acteurs Politiques Malgaches signataires de la présente Feuille de Route, pour une bonne gestion de la transition;

8. Le Gouvernement de Transition sera chargé de l’administration des affaires courantes du pays et la mise en place des conditions nécessaires pour des élections crédibles, justes et transparentes en coopération avec la communauté internationale. Il s’abstiendra de prendre de nouveaux engagements à long terme, ceux-ci ne relevant que de la compétence du futur Gouvernement à l’issue des élections ;

9. Le Parlement de Transition sera chargé du contrôle du travail du Gouvernement de Transition. Le Parlement de Transition sera aussi chargé de la ratification des ordonnances adoptées pendant la transition, en particulier celles qui concernent le processus électoral, ainsi que de la proposition et de l’adoption de la législation pertinente.

II. Cadre Électoral

10. Elaboration et mise en oeuvre, avec l’appui des experts des Nations Unies, d’un cadre électoral crédible, neutre, transparent et indépendant, fondé sur le respect des droits fondamentaux et des normes internationales, notamment par :
a. L’élargissement de la composition de la CENI et la révision de ses tâches essentielles pour assurer une représentation équilibrée de tous les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route. La CENI devra être chargée d’organiser toutes les élections, notamment les élections législatives, présidentielles et municipales. Disposant des pleins pouvoirs dans la gestion de l’ensemble du processus électoral, la CENI aura la responsabilité d’assurer que les élections se déroulent de manière libre, juste et transparente. Lesdits pleins pouvoirs de la CENI s’arrêtent à la publication des résultats provisoires des élections ;
b. la révision du Code électoral ;
c. promouvoir l’adoption et le respect d’un Code d’Éthique et de Bonne Conduite Électorale des Acteurs Politiques Malgaches ;
d. l’utilisation du système du bulletin unique ;
e. l’éducation électorale ;
f. la révision systématique des listes électorales ;
g. Le calendrier électoral sera déterminé conjointement par la CENI et les représentants des Nations Unies sur la base du rapport de la mission d’évaluation des besoins électoraux des experts nationaux et internationaux et ce pour organiser des élections crédibles justes et transparentes dans les meilleurs délais possibles à Madagascar ;
h. la distribution au niveau des 119 districts des données et du matériel des centres informatiques régionaux.
11. Une Cour Électorale Spéciale devra être créée à titre exceptionnel et provisoire. Elle sera chargée du contentieux électoral et de la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles et législatives. Le fonctionnement, la composition et la compétence de ladite Cour seront fixés par une loi adoptée par le Parlement de Transition ;

12. En vue de mieux assainir l’espace politique malgache, le Parlement de Transition devra adopter de nouvelles lois sur les Partis Politiques et le Statut de l’Opposition ;

13. La Société Civile Malgache est invitée à faire l’observation des élections législatives et présidentielles et à interpeller les Acteurs Politiques Malgaches qui transgressent le Code d’Éthique et de Bonne Conduite Électorale. La communauté internationale sera appelée à soutenir le renforcement des capacités de la société civile ;

14. Le Président de la Transition, le Premier Ministre de consensus et les Membres du Gouvernement sont tenus de démissionner de leurs fonctions 60 jours avant la date du scrutin, s’ils décident de se porter candidat aux élections législatives et présidentielles. Toutefois, afin de pallier à toute éventualité de vide juridique, une loi sera adoptée par le Parlement de la Transition pour définir les conditions de mise en oeuvre y afférentes.

III. Mesures de Confiance et Efforts de Réconciliation Nationale

15. Le Président, le Gouvernement, les Chefs d’institutions et l’ensemble de l’administration de la transition doivent rester neutres dans la période de transition, en particulier dans le processus électoral ;

16. Le Président, le Gouvernement, l’ensemble de l’administration de la transition et toutes les institutions de transition doivent s’engager chacun en ce qui le concerne à adopter des mesures de sécurité et de confiance pour créer une atmosphère sereine et apaisée, en mettant un terme aux poursuites judiciaires en cours engagées à l’encontre des membres de l’opposition qui pourraient apparaître comme fondées sur des motifs politiques, et en assurant le respect de l’état de droit et du principe de l’égalité de traitement. Ces mesures de confiance ne peuvent pas concerner les poursuites judiciaires engagées dans le cadre des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crimes de génocide et violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

17. Le Président, le Gouvernement de Transition, l’ensemble de l’administration de la transition ainsi que toutes les institutions de la transition doivent s’engager à protéger et promouvoir les Droits de l’Homme à Madagascar, et à respecter les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, d’opinion, d’association et de manifestation, ainsi que la liberté de la presse. L’exercice de ces droits doit être fait en respectant les lois du pays ;

18. Octroi d’une amnistie large pour tous les évènements politiques intervenus entre 2002 et 2009. Sont exclus de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les crimes de génocide et les autres violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales. La loi d’amnistie sera ratifiée par le Parlement de Transition et aucune élection ne devra avoir lieu avant cette ratification ;

19. Le Parlement de Transition devra adopter une loi sur le Statut des Anciens Chefs d’Etat comme une des mesures clés pour assurer la paix sociale et un climat apaisé au pays. Le Statut d’Ancien Chef d’Etat doit être réservé aux Anciens Chefs d’Etat qui ont décidé de cesser toute activité politique partisane, en tenant compte de la considération due à leur rang passé et de la nécessité de préserver et garantir leur dignité et leur sécurité ;

20. La Haute Autorité de la Transition (HAT) devra permettre à tous les Citoyens Malgaches en exil pour des raisons politiques de rentrer à Madagascar sans conditions, y compris Monsieur Marc Ravalomanana. La HAT devra fournir la sécurité à tous les exilés malgaches rapatriés. La HAT devra développer et promulguer d’urgence les instruments juridiques nécessaires, y compris une loi d’amnistie, afin d’assurer la liberté politique de tous les citoyens Malgaches dans le processus inclusif de transition, débouchant sur la tenue d’élections libres, justes et crédibles.

21. Les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route s’engagent à adopter sans délai un Code d’Éthique et de Bonne Conduite Politique pour régir les activités politiques à Madagascar pendant la période de transition. Ils s’engagent également à respecter ce code ;

22. Tous les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route sont invités à participer de bonne foi au processus de transition. Ils s’engagent également à instaurer un climat de paix et de sécurité pour tous les Malgaches, à éviter l’obstruction du processus de transition et à maintenir une conduite constructive et patriotique pour faire avancer la transition ;

23. Aucun Acteur Politique Malgache partie prenante ou non à cette Feuille de Route ne peut ni ne doit s’arroger un droit de veto à l’exécution de cette Feuille de Route durant la période de transition ;

24. Tous les Acteurs Politiques Malgaches parties prenantes à cette Feuille de Route doivent refuser le recours à la violence ou la menace d’un tel recours pendant la période de transition. Ils doivent également s’abstenir d’inciter à la haine et de mener toute action déstabilisatrice au cours de la transition ;

25. Un processus de réconciliation nationale, dirigé par une institution nationale dénommée le Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (Conseil de la Réconciliation Malagasy) et facilité par la communauté internationale, devra être entamé afin de soigner et commencer à guérir les blessures individuelles et collectives du passé et établir de saines fondations pour l’avenir de Madagascar. La composition, le fonctionnement, la gestion et la compétence dudit Conseil seront établis par une loi adoptée par le Parlement de Transition ;

26. Toute personne victime des évènements politiques entre 2002 et la date de signature de la présente Feuille de Route qui aurait subi des préjudices de quelque nature que ce soit aura droit a une réparation et/ou indemnisation par l’Etat dont les modalités seront fixées par le Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (Conseil de la Réconciliation Malagasy) ;

27. Un Fonds National de Solidarité (FNS) sera mis en place afin d’indemniser les ayant-droits et les victimes pour les préjudices subis lors des évènements politiques entre 2002 et la date de signature de la présente Feuille de Route. La communauté internationale sera appelée à soutenir ce Fonds ;

28. Les membres de la Société Civile Malgache, dont les Raiamandreny Mijoro, le FFKM, la CNOSC et le FINONA sont chargés du suivi et du contrôle nationaux de l’application de cette Feuille de Route, jusqu’à la fin de la période de transition. Dans l’exercice de leurs fonctions ils sont invités à préserver leur apolitisme et leur unité. La communauté internationale sera appelée à soutenir le renforcement des capacités de ce mécanisme national de suivi et de contrôle de l’application de la présente Feuille de Route ;

29. Un Bureau de la Médiation de la SADC sera installé à Madagascar pour y soutenir le dialogue Malgacho-Malgache et le processus de transition, avec le soutien technique des Nations Unies. La mission du Bureau de la Médiation s’achèvera le jour de l’investiture du nouveau Président de la République, qui marquera la fin de la transition ;

30. Les présents engagements annulent et remplacent tous les engagements pris et/ou signés antérieurement concernant la transition à Madagascar ;

31. Aucune procédure d’empêchement ou de destitution du Président de la Transition, ni aucune motion de censure à l’endroit du Gouvernement de Transition, ni aucune mesure de dissolution du Parlement de Transition ne peuvent être exercées, pendant la transition ;

32. Tout conflit dans l’interprétation et la mise en oeuvre des dispositions de la présente Feuille de Route sera soumis à l’attention de la Médiation de la SADC pour résolution.

IV. Mécanismes de Mise en OEuvre et d’Accompagnement de l’Accord

Après la mise en place effective d’un Gouvernement de Transition d’Union Nationale, du Parlement de Transition et d’une Commission Electorale Nationale Indépendante neutre, inclusive et consensuelle, ainsi que la conclusion d’un accord sur une Feuille de Route pour la période de transition, la SADC et l’Union Africaine appellent fortement la communauté internationale à prendre les engagements suivants :
33. L’établissement d’un Bureau de la Médiation de la SADC à Madagascar pour y soutenir le dialogue Malgacho-Malgache et le processus de transition. À cet égard, les Nations Unies sont appelées à apporter une assistance technique, administrative et financière à la Médiation de la SADC ;

34. Reconnaissance internationale du Président et du Gouvernement de Transition de Madagascar, après la mise en place des institutions de transition inclusives et consensuelles ;

35. La SADC et l’UA demandent aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de Madagascar d’apporter, dans le respect de leurs procédures respectives, leur soutien multiforme aux institutions de transition consensuelles et inclusives, notamment le Gouvernement de Transition, le Congrès de Transition, le Conseil Supérieur de Transition et la Commission Electorale Nationale Indépendante et le Filankevitry ny Fampihavanana Malagasy (Conseil de la Réconciliation Malagasy) ;

36. La SADC, l’Union Africaine, les Nations Unies, l’OIF, la COI et plus largement tous les partenaires concernés s’engagent à apporter leur soutien politique, technique, matériel, logistique et financier à ce dialogue et à ce processus de transition, pour assurer une transition sans heurt débouchant sur des élections crédibles, libres, justes et transparentes ;

37. A cet effet, les Nations unies établiront un bureau d’appui à la Médiation de la SADC dans les efforts de continuation du dialogue Malgacho-Malgache, d’organisation des élections, de réconciliation nationale et de consolidation de la paix ;

38. Octroi d’une aide financière, technique, matérielle et logistique au processus électoral ;

39. Sous l’égide de l’Équipe de Médiation de la SADC, appuyée par les Nations Unies, la communauté internationale sera chargée du suivi et du contrôle internationaux de la mise en oeuvre de cette feuille de route, en collaboration avec les acteurs nationaux et internationaux pertinents ;

40. La SADC et l’Union Africaine recommandent que la communauté internationale s’engage à envoyer des observateurs internationaux pour les élections législatives et présidentielles ;

41. Suspension et levée progressive et conditionnée des sanctions imposées à Madagascar en fonction de la mise en oeuvre des étapes fixées dans cette feuille de route ;

42. Les partenaires examineront la possibilité de reprendre leur aide et coopération au développement, humanitaire, financier et économique ;

43. En cas de graves violations de cette Feuille de Route les partenaires examineront la possibilité de prendre des sanctions contre les auteurs de ces violations, qu’ils soient ou non signataires de la présente Feuille de Route ;

44. Le Médiateur devrait continuer à suivre de près la situation, apporter en tant que de besoin son soutien et sa facilitation aux parties malgaches, et faire régulièrement rapport à la SADC, l’UA et la communauté internationale sur l’évolution de la situation à Madagascar.

45. L’article 20 de la présente Feuille de Route sera lu avec la Note explicative, en annexe, qui constituera une partie intégrante de cette même Feuille de Route.
Antananarivo, le 16 septembre 2011.

NOTE EXPLICATIVE DE L’ARTICLE DE LA PRESENTE FEUILLE DE ROUTE

Dans le cadre du mandat donné par le Sommet de la SADC tenu à Sandton et réitéré à Luanda, les 17-18 août 2011, la Troïka de la SADC propose le texte suivant pour le paragraphe 20 de la feuille de route :
La Haute Autorité de la Transition (HAT) devra permettre à tous les Citoyens Malgaches en exil pour des raisons politiques de rentrer à Madagascar sans conditions, y compris Monsieur Marc Ravalomanana. La HAT devra fournir la sécurité à tous les exilés malgaches rapatriés. La HAT devra développer et promulguer d’urgence les instruments juridiques nécessaires, y compris une loi d’amnistie, afin d’assurer la liberté politique de tous les citoyens Malgaches dans le processus inclusif de transition, débouchant sur la tenue d’élections libres, justes et crédibles.

La Troïka souhaite apporter l’interprétation suivante du terme « sans conditions » énoncé dans les décisions du Sommet de la SADC.

1. Les principes et valeurs de la SADC n’acceptent pas l’impunité. Le terme « sans condition » s’applique à la notion de liberté de rentrer à Madagascar pour tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques. Cela implique qu’aucune mesure administrative et politique ne devrait être appliquée pour restreindre ou empêcher leur liberté de rentrer au pays.

2. Ainsi, « sans conditions » ne suggère et n’implique pas les citoyens malgaches rapatriés une exonération de poursuites judiciaires ou pour des crimes allégués.

3. Les principes et les valeurs de la SADC reposent sur le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté des Etats membres. La SADC reconnaît et respecte la compétence, la légitimité et l’indépendance des systèmes judiciaires de ses Etats membres. La SADC n’a pas le pouvoir de s’ingérer ou d’annuler quelque condamnation judiciaire par le tribunal national de tout Etat membre.

4. La SADC ne définit pas et ne détermine pas l’étendue et le contenu des lois d’amnistie des Etats membres. Il est du ressort des autorités compétentes de ses Etats membres de débattre et de s’accorder sur leurs lois d’amnistie en prenant compte des normes internationales applicables qui excluent de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les violations graves des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Reconnaissance internationale

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Le 21 mars 2009 dans la matinée, Andry Rajoelina prête serment en qualité de président de la Haute Autorité de la transition au stade de Mahamasina, à Tananarive, devant environ 20 000 personnes. La communauté internationale demande alors que se tiennent des élections le plus rapidement possible pour rétablir l'ordre démocratique et constitutionnel20. Une feuille de route a été signée en septembre 2011 par tous les membres du gouvernement de transition, dont l'objectif est de mener le pays vers des élections libres et vers une sortie de la crise.

France

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Le 20 mars 2009, le président de la République française Nicolas Sarkozy a déclaré: « Bien sûr c'est ça, un coup d’État... Il y a beaucoup de choses à dire sur l'ancien président (Marc Ravalomanana) mais j'observe qu'il est renversé sans aucune élection. J'observe que la première décision c'est la suppression du Parlement, ce qui n'est quand même pas un signe extrêmement positif » en parlant de la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina lors d'une interview à la presse durant le sommet européen de mars 200921.

Cependant, si un gouvernement démocratique comme la France ne peut pas se permettre de reconnaître un gouvernement inconstitutionnel, les analystes voient la déstabilisation de Ravalomanana comme un avantage pour la France, considérant que le régime de ce dernier cultivait un favoritisme pour les entreprises américaines, anglaises, australiennes et japonaises, au détriment des intérêts français22,23.

Le 12 mai 2010, Andry Rajoelina a été reçu par Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)24. Quelques jours plus tard, le 18 mai 2011, Abdou Diouf a salué la décision d'Andry Rajoelina de ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles malgaches25.

Le 13 mai 2011, Andry Rajoelina a été reçu par Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères.

Trois ans après sa première déclaration, Nicolas Sarkozy a officiellement reçu Andry Rajoelina le 6 décembre 2011 au Palais de l'Élysée26. Un accord a été signé entre les deux pays, dans lequel la France s'est engagée à verser 10 millions d'euros d'aides destinées aux régions défavorisées de Madagascar et à d'autres organismes publiques malgaches

Andry Rajoelina : « Les élections à Madagascar ont toujours été truquées »

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Lors de sa réunion avec les parlementaires français, Andry Rajoelina a déclaré : « Le fond du problème et les raisons profondes du soulèvement populaire à Madagascar, sont que les élections ont toujours été truquées et que la voix des urnes ne correspondait pas à la réalités ».

ONU

 

Commentaires (1)

1. Aimée Andriamiseza samedi, 02 Juillet 2016

Bonjour , je voudrais vous informer que le livre MADAGASCAR l ile occultée
EDILIVRE .COM edité cette année comporte la photo de l investiture du Président Andry Nirina Rajoelina
Livre sur l Histoire de Madagascar de 1600 a 2008 -royautes / colonisation /républiques
Apolitique et laic

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Date de dernière mise à jour : samedi, 18 Avril 2015

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