Didier Ratsiraka

wikipedia.jpgdada.jpg"Sorti par les urnes, il revient par les urnes"

Baniere ratsiraka1 copie

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagsy58@gmail.com & tany_masina@yahoo.fr)

Retour au pouvoir

Albert zafy1Nous sommes en 1996, démocrate, Zafy Albert acceptera l’empêchement et se présente aux élections présidentielles anticipées, organisées pour essayer de donner une fin à la crise. Il s’inclinera devant Didier Ratsiraka, « sorti et revenu par les urnes » constatera-t-on ! La vie de la République reprend son cours… Mais la marche de la démocratie sera stoppée un moment : le temps de l’autoproclamation du maire d’Antananarivo, Marc Ravalomanana, après avoir refusé le second tour des élections présidentielles de 2001 et préféré les manifestations dans la rue et sur la place du 13 mai aux urnes… Faisant fi des accords signés, il connaîtra deux investitures, la communauté internationale finira par le reconnaître. Une victoire personnelle mais un acte anti-démocratique qui coûte cher au pays… « Le message lancé à la jeunesse malgache fut empoisonné »… à ce jour (2009, ndlr), l’histoire notera qu’un autre jeune maire d’Antananarivo, businessman de son état, lui aussi, essaie d’emprunter le même chemin : « de la rue, à la présidence, en passant par la reconnaissance internationale ! »

03 novembre 1996 : Premier tour des élections présidentielles anticipées.

Didier Ratsiraka (AREMA) 36.61%, Albert Zafy (UNDD) [CFV] 23.39%, Herizo Razafimahaleo (LEADER-Fanilo) 15.13%, Norbert Ratsirahonana (AVI) 10.14%, Richard Andriamanjato (AKFM-Fanavaozana) 4.94%, Jean Eugène Voninahitsy 2.79%, Alain Ramaroson 1.55%, Guy Willy Razanamasy (CSCD) 1.19%, Jérôme Marojama Razanabahiny 0.91%, Tovonanahary Rabetsitonta (GRAD-Iloafo) 0.90%, Philippe Rakotovao 0.80%, Evariste Vazaha 0.45%, Albert Andriamanana 0.42%, Charles Ramanantsoa 0.42%, Désiré Rakotoarijaona 0.37%.

29 décembre 1996 : l'Amiral Didier Ratsiraka remporte la présidence à une majorité "contreversée" par 50,71% des voix devant le Professeur Albert Zafy (moins de 2% d'écart) et revient par les urnes à la présidence élue pour un quatrième mandat de 5 ans.

31 janvier 1997 : Didier Ratsiraka est déclaré deuxième Président de la 3ème République par la Haute Cour constitutionnelle, en ayant proposé un modèle de développement alternatif pour une "République humaniste et écologique", et promettant la construction de 35.000 logements. Les principaux candidats en sus de l'Amiral étaient Albert Zafy, Norbert Lala Ratsirahonana , Herizo Razafimahaleo. Déception parmi les jeunes artisans de sa victoire dont José Andrianoelison, président du CERES (Cercle d'Etudes et de Rélexion économiques et social)qui aspirait, selon les rumeurs à devenir Premier Ministre: mais c'est Pascal Rakotomavo que le président a nommé à ce poste.. .

15 mars 1998 : Référendum sur la décentralisation et la mise en place des « provinces autonomes ». Le peuple vote Oui (50,96%).

17 mai 1998 : Élections législatives : l'AREMA, parti de l'Amiral-Président fait un retour en force et remporte une confortable majorité avec les candidats dits "d'ouverture". Le Professeur Ange Andrianarisoa est élu Président de l'Assemblée Nationale.

AREMA 63 sièges, LEADER-Fanilo 16 sièges, AVI 14 sièges, RPSD 11 sièges, AFFA 06 sièges, MFM 03 sièges, AKFM-Fanavaozana 03 sièges, CSCD 01 siège, GRAD-Iloafo 01 siège, Indépendants 32 sièges.

Décembre 1999: Le jeune capitaine d'industrie (fabricant des produits laitiers TIKO), Marc RAVALOMANANA remporte, sous l'étiquette "Tiako Iarivo' , les élections municipales en battant l'ancien Premier Ministre Guy Willy Razanamasy à la Magistrature de la capitale Antananarivo.
Tantely Andrianarivo, ancien Ministre de l'Industrie de la révolution socialiste et PCA de la Banque Nationale pour l'Industrie BNI/Crédit Lyonnais à Antananarivo, est nommé Premier Ministre, et Pierrot Rajaoanarivelo Vice-Premier Ministre chargé des Finances et du Budget. Trois Ministres du Leader-Fanilo (Andrianambinina, Soley, et Rija Rajohnson), et deux Ministres AKFM-Fanavaozana (Ny Hasina Andriamanjato et Lila Ratsifandrihamanana) font partie de ce gouvernement.

12 avril 2000 : Un projet de loi contre la corruption est adopté par le Conseil du gouvernement.

26 juillet 2000 : Vote d'un nouveau code électoral remplaçant celui de 1992.

3 décembre 2000 : Premières élections provinciales. Élections, pour la mise en place des Provinces Autonomes après l'examen de la loi par le parlement qui a commencé le jeudi 17 août2000.

Plus de 6 millions d'électeurs sont appelés à élire 336 conseillers provinciaux (45% de taux de participation général et prédominance de l'AREMA - Alliance pour la Rénovation de Madagascar, parti présidentiel).

29 décembre 2000 : Loi organique pour le rétablissement du Sénat

18 mars 2001 :Les grands électeurs élisent les 70 premiers sénateurs de la Troisième République.

18 avril 2001 : Le président de la république nomme les 30 autres sénateurs.

2 mai 2001 : Les Sénateurs élisent le Président du Premier Sénat de la 3ème République Malgache.

10 juin 2001 :Mise en place des gouverneurs des six provinces.

2001: Elections et mise en place des Conseillers provinciaux, des Sénateurs pour compléter le Parlement (M. Honoré Rakotomanana est élu Président du Sénat), et des Gouverneurs pour les "nouvelles" provinces autonomes. Nomination des Commissaires Généraux, nouveaux "Ministres" des provinces. Les six Gouverneurs élus: Razafindehibe (Majunga), Jean de Dieu Maharante (Tuléar), Emilson (Fianarantsoa), Lahady Samuel (Toamasina), Gara Jean Robert (Diego Suarez), Pascal Rakotomavo (Antananarivo).

2001-2002, le dernier round ?

En 2001, Didier Ratsiraka avait un vision très claire de la suite qu’il aurait donnée à son mandat. Cette vision – comme d’habitude – traduite en programme reflète ses aspirations pour le peuple malgache et la nation, et démontre tant son respect des institutions que la fonction de Président.

Son projet a été interrompu par une contestation de la voix des urnes. Pour éviter un bain de sang et une guerre civile, il a cédé à la pression. Mais, les bonnes idées font toujours objet de continuité de l’Etat, et on ne manque jamais de se les approprier !

22 Novembre 2001: Decret n° 2001-1080 portant nomination et constatation de désignation et de nomination des membres de la HCC représentant le Sénat, l'Assemblée Nationale et le Conseil Supérieur de la Magistrature. Cette modification de la Haute Cour Constitutionnelle est effectuée au dernier moment par le président sortant, dont le mandat arrive à expiration le 09 Février 2002, et ce, après avoir refusé, plusieurs mois auparavant, la demande formulée par le président du parti AVI Norbert Lala Ratsirahonana, ancien Président de la HCC..
D'après l'article 47, dernier alinéa de la Constitution, le président en exercice  "continue d'exercer les fonctions de Président de la République jusqu'à l'investiture de son successeur".
Marc Ravalomanana et un Magistrat du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) Jean Michel Rasolonjatovo, introduisent des requêtes auprès de la Chambre Administrative de la Cour Suprême, dénonçant les procédures de nomination des membres de la HCC..

16 Décembre 2001: Premier tour de l'élection présidentielle mettant aux prises six candidats: Didier Ratsiraka (Arema), Zafy Albert (Affa), Marc Ravalomanana (Tiako Iarivo), Herizo Razafimahaleo (Leader-Fanilo), Pasteur Daniel Rajakoba et Patrick Rajaoanary (Taratr'i Madagasikara).

25 Janvier 2002: La HCC présidée par Georges Thomas Indrianjafy proclame officiellement (à l'Hotel l'Ermitage à Mantasoa, ce qui constitue une irrégularité d'après les experts juristes) les résultats de l'élection : Ravalomanana en tête du premier tour avec 46,21% des voix, contre 40,89% à Ratsiraka, Albert Zafy 5.34%, Herizo Razafimahaleo 4.27%, Daniel Rajakoba 1.77%, Patrick Rajaonary 1.57% et convoque un second tour.

Un second tour aurait du ainsi avoir lieu le 24 février 2002 mais une grave crise politico-économique éclate.

Ravalomanana, un autodidacte protestant, n'accepte pas ce résultat officiel, s'appuyant sur un score de 53 % estimé par son association politique Tiako'i Madagasikara ("J'aime Madagascar") et son comité de soutien. Ratsiraka et les autres candidats démentent formellement une victoire au premier tour de l'entrepreneur merina : le président sortant refuse la confrontation des procès-verbaux, dénonçant les estimations de Ravalomanana comme falsifiables à merci.

Le candidat Marc Ravalomanana (qui affirme que les PV en sa possession montrent plus de 52% en sa faveur) ayant mené au score d'après tous les organes chargés des élections (Ministère de l'Intérieur, Consortium des Observateurs regroupant le KMF-CNOE, Justice et Paix,et.Andry Mason'ny FFKM..), et une grande partie de la population n'acceptent pas le jugement rendu et crient au "Hold-up électoral". Ils exigent la confrontation des procès-verbaux de la HCC avec ceux entre les mains des délégués de chaque candidat, et la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote, pour une parfaite transparence dans le décompte des voix. Le candidat Ratsiraka, Président intérimaire et son équipe ne veulent pas accéder à cette demande.

23 janvier 2002 : La HCC rejette les requêtes présentées par les partisans de Marc Ravalomanana qui demandent de confrontation des procès verbaux bureau de vote par bureau vote des résultats du ministère de l'Intérieur avec ceux du KMMR (Comité de soutien de Marc Ravalomanana).

Devant ce refus, avec l'aval du Conseil des Eglises (FFKM), Marc Ravalomanana et le KMSB ("Komity Miaro ny Safidim-Bahoaka", ou Comité pour la Défense du Choix du Peuple) décrètent la grève générale sur la Place du 13 Mai,  bloquent la machine administrative et "protègent" la Banque Centrale et le Trésor Public jour et nuit contre d'éventuels fauteurs de trouble.

30 janvier 2002 : Marc Ravalomanana appelle à la grève générale dans la capitale.

Fin janvier – février 2002 : Manifestations quotidiennes de partisans de M. Ravalomanana à Tananarive et barrages de bennes à ordures et caillasses devant la Banque centrale, les différents ministères et un peu partout dans la ville.

7 – 10 février 2002 : une mission de l'Association des parlementaires francophones (MM. les sénateurs Penne et Duvernois) se rend à Madagascar

8 février 2002 : M. Amara Essy, Secrétaire Général de l'OUA, se rend à Madagascar, où il réussit à réunir MM. Ravalomanana et Ratsiraka (13 février).

13 février 2002 : M. Ibrahima Fall, Adjoint aux Affaires politiques du Secrétaire Général de l'ONU, arrive à Tananarive, en même temps que M. Bérenger, vice-Premier Ministre mauricien et son Ministre des Affaires étrangères M. Anil Gayan - également Président de la Commission de l'Océan Indien (COI).

22 février 2002 : Marc Ravalomanana s’autoproclame Président de la République de Madagascar devant plusieurs centaines de milliers de ses partisans à Mahamasina - Antananarivo. Il prête serment après l'annonce, par un haut magistrat, de sa victoire au premier tour « avec 52,15% des voix contre 35,67%» au président sortant.

28 février 2002 : Didier Ratsiraka proclame l'« État de nécessité nationale », qui n'aura pas d'effet.

4 mars 2002 : Marc Ravalomanana nomme un gouvernement parallèle. Il désigne Jacques Sylla « Premier ministre » ; son « gouvernement » compte 17 membres. Les « ministres » investissent les ministères, à l'exception de la Primature.

Mars 2002: En réponse au blocage d’Antananarivo, des barrages routiers sont érigés dans tout le pays par des partisans de M. Didier Ratsiraka.

6 mars 2002 : Une nouvelle mission de l'OUA, présidée par l'ancien Président du Cap Vert, M. Monteiro, arrive à Madagascar

15 mars 2002 : Jacques Sylla ne réussit pas à investir la Primature.

21 mars 2002 : Marc Ravalomanana désigne des « présidents de délégation spéciale » (PDS) à la tête des six provinces.

26 mars 2002 : Des incidents à Fianarantsoa (Sud) font six morts.

14 avril 2002 : La COI se rend à nouveau à Madagascar, en compagnie de l'OUA.

16 avril 2002 : La Chambre administrative de la Cour Suprême invalide la nomination des membres de la Haute Cour Constitutionnelle (décret du 22 novembre 2001) pour vice de forme.

17 avril 2002 : Prise de Fianarantsoa par les partisans de Marc Ravalomanana.

Des délégués parlementaires de la Francophonie, le Secrétaire Général de la Commission de l'Océan Indien présidé par l'Ile Maurice viennent aux nouvelles.Une Délégation de l'OUA conduite par son Secrétaire Général, et le S.G. des Nations Unies chargé de l'Afrique viennent pour une médiation et proposent la désignation, par chaque camp, d'une délégation composée de 5 membres :
13 au 19 Février 2002: Les négociations entre les délégués des candidats à l'hotel Hilton, sous l'égide des S.G. de l'OUA et de l'ONU, n'ont pas abouti. Les partisans du président sortant, (ce dernier choisit de s'installer dans sa résidence d'Ambodiatafana, à Tamatave), ont installé des barrages sur les routes nationales menant à Antananarivo et instituent un blocus économique de la province et de la capitale..

20 Février 2002: la HCC "constate" officiellement un cas de force majeure, motivant le report de la date du deuxième tour de l'élection présidentielle au 24 Mars 2002, le mandat du président sortant étant venu à expiration le 09 Février 2002, il y a eu rupture dans la légalité de son mandat depuis cette date..

22 février 2002 : Ravalomanana prête serment de force et s'auto-proclame Président de la République le 22 février 2002 avec le soutien de de la population des Hautes-Terres malgaches, et les deux gouvernements cherchent à prendre le contrôle du pays. Dès la fin du mois de février, Ravalomanana contrôle entièrement la capitale Tananarive - acquise à sa cause -, tandis que Ratsiraka transfère le siège de son gouvernement à Tamatave, sur la côte, et reste aux commandes dans cinq provinces sur six.

22 Février 2002 : Ravalomanana prête serment de force et s'auto-proclame Président de la République au Stade de Mahamasina devant des magistrats, le Conseil Oecuménique des Eglises de Madagascar, des Officiers de l'Armée et le peuple.

Dès la fin du mois de février, Ravalomanana contrôle entièrement la capitale Tananarive - acquise à sa cause -, tandis que Ratsiraka transfère le siège de son gouvernement à Tamatave, sur la côte, et reste aux commandes dans cinq provinces sur six.

Dans la semaine qui suit, Jacques Sylla est nommé Premier Ministre: ce dernier, qui fut Ministre des Affaires Etrangères du régime de Zafy Albert,.forma rapidement un gouvernement réduit (sans Ministre des Affaires Etrangères).
Les nouveaux Ministres: M. Narisoa Rajaonarivony  (Vice-Premier Ministre chargé de l'Economie, des Finances et du Budget), Mme Alice Rajaonah (Justice), M. Jean Seth Rambeloalijaona (Intérieur), M. Lahiniriako, (Travaux Publics), M. Eric Beantanana (Information, Culture et Communication), Olivier Rakotovazaha (Transports, Tourisme, Environnement), M. Jean Théodore Ranjivason (Jeunesse, Sports et Loisirs), M. Olivier Rajaona (Indusrie et Commerce), M. Jean Louis Rabenandrasana (Population), M. Haja (PTT), M. ElyséeRazaka (Energie et Mines), Pr. Rasamindrakotroka (Santé), M. Jules Mamizara (Forces Armées et Défense), M. Augustin Amady (Police Nationale), M. Albert Radanoara (Fonction Publique)., M. Razafindrandriantsimaniry (Enseignement), M. Julien Reboza (Aménagement).

La grève générale cesse, et les services de l'administration reprennent après la nomination de nouveaux responsables.

Des actes de terrorisme sont perpétrés dans différentes régions de l'île, et des ponts menant vers la capitale sont "dynamités" et des barrages économiques érigés par les partisans de Didier Ratsiraka. Le Secrétaire Général de la Commission de l'Océan Indien est de nouveau dans l'île pour "une collecte d'informations".

Mars 2002: Le Gouvernement nomme des Présidents de Délégation Spéciale (PDS) pour chaque province: Victor Sikonina (Tamatave), Pierre Tsiranana (Majunga), Thierry Raveloson (Tuléar), Général Ferdinand Razakarimanana (Antananarivo), Pety Rakotoniaina (Fianarantsoa), Pascal Jaosoa (Diego Suarez)

05 Avril 2002: Le président Marc Ravalomanana, dans une déclaration radio-télévisée, appelle toutes les composantes de la nation à déclarer la guerre au terrorisme sous toutes ses formes, et, en particulier, à enlever les barrages imposant un blocus économique de la province d'Antananarivo (pénurie organisée des produits de première nécessité: sel, sucre, riz, huile, carburant...).

10 Avril 2002: La Chambre Administrative de la Cour Suprême annule la nomination des Hauts Conseillers relevant des quotas de l'Assemblée Nationale, du Sénat et du Conseil de la Magistrature, rendant du coup "nuls et non avenus" tous les actes prix par cette HCC jusqu'alors, en particulier les résultats de l'élection présidentielle proclamés le 25 Janvier.

Accord de Dakar

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17 Avril 2002: Les deux présidents sont invités à Dakar par M. Abdoulaye Wade, Président du Sénégal pour des négociations en marge de la Conférence de l'OUA sur le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique.
La Chambre Administrative sort un arrêté précisant les conséquences juridiques de sa décision du 10 Avril: elle confirme l'annulation des résultats de l'élection présidentielle, et re-installe la HCC dans son ancienne composition d'avant le 22 Novembre 2001, dont le Président était BOTO Victor.

18 Avril 2002: Signature de l'Accord de Dakar par Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana.

ACCORD

Sous les auspices de l'OUA représentée par son secrétaire général, M. Amara Essy, et de l'ONU, représentée par M. Ibrahima Fall, représentant personnel du secrétaire général, tous assistés des chefs d'État facilitateurs: Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, au nom du groupe des chefs l'État facilitateurs: Mathieu Kérékou (Bénin), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Joaquim Alberto Chissano (Mozambique,.

Didier Ratsiraka, président de la République, candidat à la présidence de la République de Madagascar, d'une part, et Marc Ravalomanana, candidat à la présidence de la République de Madagascar d'autre part,

se sont convenus d'arrêter ce qui suit:

Vu l'arrêt n° 4 du 16 avril 2002 de la Chambre administrative de la Cour suprême dont l'application
implique un nouveau décompte contradictoire des voix.

   Article 1. Les parties conviennent que dans l'hypothèse où aucun candidat n'a obtenu la majorité requise pour être élu au premier tour de scrutin, un référendum populaire portant sur le choix entre les deux candidats sera organisé avec l'assistance des Nations unies, de l'OUA, de l'Union européenne et de la communauté internationale dans un délai de six mois maximum.

   Article 2. Dans ces conditions, un gouvernement de réconciliation nationale de transition sera mis en place selon les principes suivants:

   - Le Premier ministre sera désigné d'un commun accord entre M. Didier Ratsiraka et M. Marc Ravalomanana
   - sur les cinq ministères de souveraineté, M. Ravalomanana proposera deux personnalités à l'Intérieur et aux Finances,
   - tous les autres membres du gouvernement seront désignés d'un commun accord, à raison de la moitié par M. Didier Ratsiraka et l'autre moitié par M. Marc Ravalomanana.

   Article 3. Les deux parties conviennent, dès la proclamation des résultats, de mettre en place un Conseil supérieur de la transition, dont la mission est de veiller au bon déroulement de la transition. M. Marc Ravalomanana est désigné en qualité de président de cette institution, avec rang protocolaire de deuxième personnalité de l'État.

   Article 4. A la place de l'actuel Comité national électoral (CNE), il est créé une Commission électorale indépendante chargée de la préparation et de l'organisation de la consultation populaire.

   Article 5. MM. Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana s'engagent, dès la signature du présent accord, à faire respecter la liberté de circulation des biens et des personnes, l'arrêt immédiat de toutes les menaces et violences sur les personnes et les biens, le dynamitage des ponts, ainsi que la levée de tous les barrages sur toute l'étendue du territoire national".

   Fait à Dakar, le 18 avril 2002

Suivent les signatures de:

M. Didier Ratsiraka

M. Marc Ravalomanana

M. Amara Essy, secrétaire général de l'OUA

M. Ibrahima Fall, représentant personnel du secrétaire général

Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, au nom du groupe des chefs d'Etat facilitateurs

Mathieu Kérékou (Bénin), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Joaquim Alberto Chissano (Mozambique).

 

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Rapport de la médiation sur la crise Malgache, fait à Dakar, le 9 juin 2002.

RAPPEL

I.  Les 17 et 18 avril 2002, sous les auspices de l’OUA représentée par son Secrétaire général, M. Amara ESSY, et en présence du représentant du Secrétaire général des Nations unies en la personne de M. Ibrahima FALL, des deux Leaders malgaches, MM. Didier RATSIRAKA et Marc RAVALOMANANA, en conflit au sujet du premier tour des élections présidentielles, se sont retrouvés à Dakar, en présence d’un Comité de Chefs d’Etat facilitateurs coordonné par le Président Abdoulaye WADE, Président du Sénégal.

Du côté des facilitateurs, il y avait, en outre :

-  M. Joaquim Alberto CHISSANO, Président de la République du Mozambique,

-  M. Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire,

-  M. Mathieu KEREKOU, Président de la République du Bénin.

Les parties, dans un souci de mettre fin à une situation de troubles doublée de menaces de partition du pays, avec son cortège de violence, ont signé un accord le 18 avril et se sont engagées à l’appliquer de bonne foi pour arriver à des institutions stables et mettre fin à l’anarchie qui règne dans le pays.

II.  Se fondant sur l’arrêt No.4 du 16 avril de la Chambre Administrative de la Cour Suprême, l’Accord avait prescrit un nouveau décompte contradictoire des voix.

De retour à Madagascar, la situation s’est compliquée.

La Haute Cour Constitutionnelle, à l’issue d’un décompte, le 29 avril 2002, a proclamé M. Marc Ravalomanana vainqueur du premier tour avec une majorité de 51,46% contre 35,90% à M. Didier Ratsiraka.  Ces nouveaux résultats, très différents de ceux antérieurement proclamés par la Cour dont, il est vrai, la composition avait été changée entre-temps, ont été contestés par M. Didier Ratsiraka.  D’un autre côté, les partisans de M. Marc Ravalomanana se sont constamment plaints de la non-application de l’article 5 de l’Accord de Dakar portant sur la levée immédiate des barrages et l’arrêt des dynamitages de ponts, pour eux imputables au camp de M. Ratsiraka.

Dès lors, la détérioration de la situation s’est rapidement accélérée.  Des actions commises de part et d’autre sous la forme de violences physiques, destructions d’infrastructure, interventions civiles et militaires, ont plongé le pays dans un semi-chaos arrêtant les activités économiques et faisant subir d’énormes pertes quotidiennes à l’économie nationale.

III. Devant la gravité de la situation et des menaces qui se précisent, le Président Omar Bongo a invité le Président Abdoulaye Wade à Libreville pour faire le point en présence du Secrétaire général de l’OUA, M. Amara Essy, et du Ministre français des Relations Extérieures, M. Dominique de Villepin.  La rencontre qui s’est tenue à Libreville le 4 juin 2002 a lancé un appel pathétique aux deux protagonistes et leur a instamment demandé de venir à Dakar pour se rencontrer le samedi 8 juin 2002.

IV. Consultées, les parties ont donné leur accord pour que la rencontre « Dakar II » se déroule en deux temps.  D’abord, les protagonistes avec les Chefs d’Etat facilitateurs, le Secrétaire général de l’OUA, le représentant du Secrétaire général des Nations unies.  Son objet serait d’obtenir un accord sur les institutions de la transition et l’organisation de nouvelles consultations électorales qui permettront de départager définitivement les deux protagonistes de la crise malgache.

Ensuite, la réunion, dans son volet « Plan d’urgence pour la Reconstruction et la Relance économique en faveur de Madagascar », serait élargie aux représentants de pays occidentaux, notamment les Etats-unis et la France.

Ont participé à la première partie de la réunion, outre le Coordonnateur, le Président Abdoulaye Wade :

le Président El Hadj Omar BONGO, le Président Laurent GBAGBO, le Président Denis Sassou NGUESSO, le Président Blaise COMPAORE, le Président Didier RATSIRAKA, le Président Marc RAVALOMANANA, le Secrétaire général de l’OUA, M. Amara ESSY, le Représentant personnel du Secrétaire général des Nations unies, M. Ibrahima FALL.

Le Président Abdoulaye Wade fit un compte rendu du développement de la crise depuis « Dakar I » et rappela des points qui semblent pouvoir réunir un consensus :

1. Pour M. Marc Ravalomanana, l’arrêt de la Haute Cour Constitutionnelle du 29 avril 2002 consacrant sa victoire, il estime être revêtu de la légitimité populaire qui l’autorise à gouverner le pays.  Il déclare se cantonner sur cette position.

M. Didier Ratsiraka, en ce qui le concerne, a déclaré s’en remettre à l’application de Dakar I.

Devant cette situation, le Comité des Chefs d’Etat facilitateurs, le Secrétaire général de l’OUA et le représentant personnel du Secrétaire général des Nations unies ont adopté un plan de sortie de crise.

Plan de sortie de crise

1.  Le Comité des Chefs d’Etat facilitateurs propose aux protagonistes de la crise malgache l’organisation d’élections législatives anticipées avant la fin de l’année.  En cas de difficultés, ces élections interviendront à l’échéance normale des mandats des députés, en mai 2003.

1.1.  Ces élections au suffrage universel permettront au peuple malgache, par le biais d’une consultation populaire, de désigner une nouvelle majorité et une nouvelle légitimité.

1.2.  Dans le cas où la coalition de M. Ravalomanana remporterait les législatives, M. Ratsiraka accepte d’ores et déjà de reconnaître M. Ravalomanana comme Président de la République de Madagascar, légitimité de ce fait par la majorité qu’il vient d’obtenir.

1.3.  Si par contre, le camp de M. Ratsiraka remporte les élections législatives, les deux parties acceptent qu’un référendum sera organisé pour demander au peuple de choisir son Président de la République entre M. Ravalomanana et M. Ratsiraka.

2.  Concernant la transition jusqu’aux élections, le Comité, s’inspirant – comme souhaité par les parties – de l’Accord de Dakar du 18 avril 2002, a proposé aux parties le plan suivant :

2.1. Le Premier Ministre de la transition sera désigné par M. Marc RAVALOMANANA.

2.2.  Sur les cinq ministères de souveraineté, trois seront désignés par M. Didier RATSIRAKA et M. RAVALOMANANA désignera le Ministre de l’Intérieur et le Ministre des Finances.  Cependant, le camp Ravalomanana avait demandé que le Ministre de la Défense soit nommé par M. Ravalomanana.  La discussion reste ouverte sur cette question 2.2.

2.3. Tous les autres membres du gouvernement seront désignés d’un commun accord à raison de la moitié par M. Didier RATSIRAKA et l’autre moitié par M. Marc RAVALOMANANA.

3. Le Conseil Supérieur de la transition dont la mission est de veiller au bon déroulement de la transition sera présidé par M. Marc RAVALOMANANA.

4. Le Comité des Chefs d’Etat facilitateurs est chargé d’élaborer une Commission Nationale Electorale Indépendante, CEN.

5.  Jusqu’aux élections législatives, le Premier Ministre désigné représente l’Etat malgache au plan international et au plan africain, en particulier au prochain sommet de l’OUA.

6. Les Leaders malgaches, MM. RATSIRAKA et RAVALOMANANA, s’engagent à lever immédiatement les barrages, à démanteler les milices, à arrêter toutes formes de violence, et à libérer toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise politique.

7. Sur la foi de cet accord politique, le Comité des Chefs d’Etat facilitateurs et l’OUA recommandent à tous les partenaires au développement de débloquer les avoirs extérieurs de Madagascar en faveur du gouvernement ainsi mis en place.  Ils les exhortent aussi à apporter un appui financier urgent à la reconstruction de Madagascar.

8.  Le Comité des Chefs d’Etat facilitateurs recommande à l’OUA la convocation dans les plus brefs délais d’une réunion de l’Organe Central sur la crise malgache au niveau des Chefs d’Etat pour se prononcer sur son rapport et faire des recommandations au Sommet de l’OUA de Durban.

Une telle réunion devra permettre à l’Afrique d’annoncer une position continentale qui sera transmise au Conseil de Sécurité des Nations unies, aux Etats unis, à la France, à l’Union européenne et à la communauté internationale, comme étant le cadre adopté par l’Afrique pour la résolution de la crise malgache.

Fait à Dakar, le 9 juin 2002

Pour le Comité des Chefs d’Etat facilitateurs :

Le Coordonnateur, S.E. Me. Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal

Membres : S.E. El Hadj Omar BONGO, Président de la République Gabonaise ; S.E.M. Blaise COMPAORE, Président du Faso ; S.E.M. Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire ; S.E.M. Denis Sassou NGUESSO, Président de la République du Congo

 ACCORD DE DAKAR II

1. Tenant compte de la situation actuelle de l’Assemblée nationale dont une soixantaine de membres, toutes tendance confondues, a rejoint le camp de M. Ravalomanana d’une part que et, d’autre part, le renouvellement de l’Assemblée nationale doit se dérouler en milieu de l’année prochaine, les parties conviennent d’organiser des élections législatives anticipées à un tour sur la base d’un scrutin mixte.  Ces élections seront organisées par une Commission Electorale Indépendante (tel que stipulée par « Dakar I »), et avec l’assistance électorale internationale.  La date de ces élections est fixée au 22 Septembre 2002.

2. Un Gouvernement de Transition et de Réconciliation est mis en place jusqu’à la proclamation des résultats définitifs des élections législatives.  Ce gouvernement, qui devient effectif dès la signature de cet Accord, est dirigé par un Premier Ministre désigné par M. Ravalomanana en la personne de ………….., tandis que le reste du Gouvernement (voir liste des membres en annexe) est désigné sur la base d’une parité entre les deux principaux protagonistes de la crise politique malgache : MM. Ratsiraka et Ravalomanana.

3. Les deux Leaders, Ratsiraka et Ravalomanana, acceptent d’animer, dans l’esprit de réconciliation nationale, un Conseil présidentiel dont la mission est de veiller à l’application fidèle du présent Accord.  Pendant cette période, un Comité de suivi est mis en place.  Il est composé des Chefs d’Etat facilitateurs, de MM. Ratsiraka et Ravalomanana, du Secrétaire général de l’OUA et du Représentant personnel du Secrétaire général des Nations unies.

4.     Les Gouverneurs des six provinces sont ainsi désignés :

-   Province de Tuléar : M. ou Mme

-   Province de Fianarantsoa : M. ou Mme

-   Province de Majunga : M. ou Mme

-   Province d’Antsiranana : M. ou Mme

-   Province de Toamasina : M. ou Mme

-   Province d’Antananarivo : M. ou Mme

5. Dans le cas où la coalition de M. Ravalomanana remporterait les législatives, M. Ratsiraka accepte d’ores et déjà de reconnaître M. Ravalomanana comme Président de la République de Madagascar, légitimité de ce fait par la majorité qu’il vient d’obtenir.

6. Si par contre le camp de M. Ratsiraka remporte les législatives, les deux parties acceptent qu’un référendum sera organisé pour demander au peuple de choisir son Président de la République entre M. Ravalomanana et M. Ratsiraka.

7. Jusqu’aux élections législatives, le Premier Ministre ainsi désigné représente l’Etat malgache au plan africain et au plan international, en particulier au prochain sommet de l’OUA.

8. Les Leaders malgaches Ratsiraka et Ravalomanana s’engagent à lever immédiatement les barrages, à démanteler les milices, à arrêter toutes formes de violence, et à libérer toutes les personnes arrêtées dans le cadre de la crise politique.

9. Cet Accord sera soumis au Conseil de Sécurité des Nations unies.  Il est demandé aux deux parties malgaches signataires d’en respecter scrupuleusement la totalité des dispositions, y compris les annexes.  Toute action ou initiative contraire à cet Accord fera l’objet d’une demande de sanction internationale par le Comité de suivi.

10. Sur la foi de cet Accord politique, le Comité des Chefs d’Etat facilitateurs et l’OUA recommandent à tous les partenaires au développement de débloquer les avoirs extérieurs de Madagascar en faveur du gouvernement ainsi mis en place.  Ils les exhortent aussi à apporter un appui financier urgent à la reconstruction de Madagascar.

Fait à Dakar, le 9 juin 2002

ONT SIGNE

M. Marc RAVALOMANANA – M. Didier RATSIRAKA

EN PRESENCE

Du Comité des Chefs d’Etat facilitateurs :

S.E. M. Abdoulaye WADE, Coordonnateur

S.E. El Hadj Omar BONGO, S.E.M. Denis Sassou NGUESSO, S.E.M. Laurent GBAGBO, S.E.M. Blaise COMPAORE

De M. Amara ESSY, Secrétaire général de l’OUA ; M. Ibrahima FALL, Représentant Personnel du Secrétaire général des Nations unies.

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CES ACCORDS N'ONT JAMAIS ETE RESPECTES PAR RAVALOMANANA QUI S'ETAIT AUTOPROCLAME PRESIDENT LE 22 FEVRIER 2002. IL N'EUT LA RECONNAISSANCE INTERNATIONALE QU'EN 2004. APRES UNE SECONDE PRESTATION DE SERMENT EN MAI 2002. IL ORGANISA LA "PACIFICATION" ("HAZA LAMBO") DU PAYS AVEC DES RESERVISTES ("ZANADAMBO") QU'IL N'A JAMAIS PAYE. DIDIER RATSIRAKA S'ENFUIT EN FRANCE POUR LA SECONDE FOIS. IL Y EST TOUJOURS ET FERAIT MIEUX D'Y RESTER S'IL VEUT GOUTER LONGTEMPS LA JOIE D'ETRE GRAND-PERE. RAVALOMANANA NE LUI A JAMAIS PERMIS DE VENIR A MADAGASCAR ENTERRER SON FRERE ET SON NEVEU.

Archives historiques de www.madagate.com préparées par Jeannot RAMAMBAZAFY

21 Avril 2002: "l'ancienne" H.C.C. reconduite est composée de neuf membres: M. Boto Victor
(qui démissionne "pour raison de santé"), Indrianjafy Georges Thomas et Berthe Rabemahefa � tous trois nommés par Didier Ratsiraka sous le régime de la « Convention de Panorama » du
31 Octobre 1991 instituant la Transition, pratiquent la politique de "la chaise vide" �
Mananjara (Doyen, devient nouveau Président), Rakivolaharivony Jeanine Hortense, (sont du quota de l�ancien P.M. Razanamasy), et le reste Imboty Raymond, Rajaonarivony Jean-Michel, Florent Rakotoarisoa et Rakotondrabao Andriatsihafa Dieudonné relèvent du quota de l�ancienne H.A.E. de 1991 présidée par Albert Zafy.

29 Avril 2002 : Le nouveau résultat de l�élection présidentielle du 16 Décembre 2001 est proclamé au Ministère des Affaires Etrangères à Anosy: élu au premier tour Marc Ravalomanana avec 51,36% des voix, Didier Ratsiraka obtient 35,90%, Albert Zafy 5,07%, Herizo Razafimahaleo 4,00%, le pasteur Daniel Rajakoba 2,12%, Patrick Rajaonary 1,55%.

06 Mai 2002: Investiture "légale" de Marc Ravalomanana au stade de Mahamasina. La Suisse est le premier pays à reconnaitre officiellement le nouveau dirigeant de Madagascar. Didier Ratsiraka considère cette investiture comme "un deuxième coup d'état". Le gouvernement Sylla démissionne. Le président Abdoulaye Wade  propose une nouvelle réunion à Dakar. Ravalomanana y envoie Marson Evariste, Manandafy Rakotonirina et Lila Ratsifandrihamanana.

14 novembre 1999 : Marc Ravalomanana se présente aux élections municipales sous sa propre bannière « Tiako Iarivo » (J'aime Antananarivo).

Décembre 1999 : Marc Ravalomanana est élu maire d'Antananarivo, avec 45% des suffrages.

Son élection était prévisible du fait même de sa position en tant que principal financier de l'Église de Jésus-Christ à Madagascar. Il a su s'appuyer sur les courants religieux, un relais de propagande à Madagascar ayant déjà fait ses preuves. (Note de l’histoire : la seule fois où l'église fit campagne fut lors du référendum sur la révision constitutionnelle en 1998 : aucun parti de l'opposition n'avait fait campagne pour le « Non », les quatre églises du FFKM ont lu un communiqué qui aurait incité les fidèles à voter « Non » et le président Ratsiraka a failli perdre son référendum.)

12 avril 2000 : Un projet de loi contre la corruption est adopté par le Conseil du gouvernement.

26 juillet 2000 : Vote d'un nouveau code électoral remplaçant celui de 1992.

3 décembre 2000 : Premières élections provinciales. Élections, pour la mise en place des Provinces Autonomes après l'examen de la loi par le parlement qui a commencé le jeudi 17 août2000.

Plus de 6 millions d'électeurs sont appelés à élire 336 conseillers provinciaux (45% de taux de participation général et prédominance de l'AREMA - Alliance pour la Rénovation de Madagascar, parti présidentiel).

29 décembre 2000 : Loi organique pour le rétablissement du Sénat

18 mars 2001 :Les grands électeurs élisent les 70 premiers sénateurs de la Troisième République.

18 avril 2001 : Le président de la république nomme les 30 autres sénateurs.

2 mai 2001 : Les Sénateurs élisent le Président du Premier Sénat de la 3ème République Malgache.

10 juin 2001 :Mise en place des gouverneurs des six provinces.

16 décembre 2001 : Premier tour des Élections présidentielles : le président sortant Didier Ratsiraka affronte parmi d'autres candidats le maire d’Antananarivo, Marc Ravalomanana. Ce dernier a bénéficié du soutien de nombreux petits partis regroupés au sein du KMMR (Comité de soutien à Marc Ravalomanana)

La contestation des résultats de ce premier tour sera à l'origine de l'une des plus graves crises politiques de l'histoire du pays mais, son élection sera finalement validée par un « recompte » de la Haute Cour Constitutionnelle en avril 2002, avec 51,46% des voix.

23 décembre 2001 : bref voyage de Marc Ravalomanana à Paris

23 janvier 2002 : La HCC rejette les requêtes présentées par les partisans de Marc Ravalomanana qui demandent de confrontation des procès verbaux bureau de vote par bureau vote des résultats du ministère de l'Intérieur avec ceux du KMMR (Comité de soutien de Marc Ravalomanana).

25 janvier 2002 : La Haute Cour constitutionnelle proclame officiellement Ravalomanana en tête du premier tour avec 46,21% des voix, contre 40,89% à Ratsiraka, Albert Zafy 5.34%, Herizo Razafimahaleo 4.27%, Daniel Rajakoba 1.77%, Patrick Rajaonary 1.57% et convoque un second tour.

L'équipe du candidat Marc Ravalomanana estimant, que leur candidat a obtenu plus de la moitié des voix, rejette le résultat et appelle à la grève générale illimitée. Ce rejet du second tour d’élections n’est pas innocent dans l’instabilité politique que connaîtra le pays.

30 janvier 2002 : Marc Ravalomanana appelle à la grève générale dans la capitale.

Fin janvier – février 2002 : Manifestations quotidiennes de partisans de M. Ravalomanana à Tananarive et barrages de bennes à ordures et caillasses devant la Banque centrale, les différents ministères et un peu partout dans la ville.

7 – 10 février 2002 : une mission de l'Association des parlementaires francophones (MM. les sénateurs Penne et Duvernois) se rend à Madagascar

8 février 2002 : M. Amara Essy, Secrétaire Général de l'OUA, se rend à Madagascar, où il réussit à réunir MM. Ravalomanana et Ratsiraka (13 février).

13 février 2002 : M. Ibrahima Fall, Adjoint aux Affaires politiques du Secrétaire Général de l'ONU, arrive à Tananarive, en même temps que M. Bérenger, vice-Premier Ministre mauricien et son Ministre des Affaires étrangères M. Anil Gayan - également Président de la Commission de l'Océan Indien (COI).

22 février 2002 : Marc Ravalomanana s’autoproclame Président de la République de Madagascar devant plusieurs centaines de milliers de ses partisans à Mahamasina - Antananarivo. Il prête serment après l'annonce, par un haut magistrat, de sa victoire au premier tour « avec 52,15% des voix contre 35,67%» au président sortant.

28 février 2002 : Didier Ratsiraka proclame l'« État de nécessité nationale », qui n'aura pas d'effet.

4 mars 2002 : Marc Ravalomanana nomme un gouvernement parallèle. Il désigne Jacques Sylla « Premier ministre » ; son « gouvernement » compte 17 membres. Les « ministres » investissent les ministères, à l'exception de la Primature.

Mars 2002: En réponse au blocage d’Antananarivo, des barrages routiers sont érigés dans tout le pays par des partisans de M. Didier Ratsiraka.

6 mars 2002 : Une nouvelle mission de l'OUA, présidée par l'ancien Président du Cap Vert, M. Monteiro, arrive à Madagascar

15 mars 2002 : Jacques Sylla ne réussit pas à investir la Primature.

21 mars 2002 : Marc Ravalomanana désigne des « présidents de délégation spéciale » (PDS) à la tête des six provinces.

26 mars 2002 : Des incidents à Fianarantsoa (Sud) font six morts.

14 avril 2002 : La COI se rend à nouveau à Madagascar, en compagnie de l'OUA.

16 avril 2002 : La Chambre administrative de la Cour Suprême invalide la nomination des membres de la Haute Cour Constitutionnelle (décret du 22 novembre 2001) pour vice de forme.

17 avril 2002 : Prise de Fianarantsoa par les partisans de Marc Ravalomanana.

Avril 2002 :« DAKAR I » signature sous la médiation de l’OUA et du président sénégalais d’accords pour la sortie de crise selon lesquels Mr Didier Ratsiraka, Président de la République et Marc Ravalomanana candidat aux élections présidentielles formeraient un gouvernement de consensus pour organiser le deuxième tour des élections après un recomptage des voies.

29 avril 2002 : Faisant fi de « Dakar I », rejetant le schéma de sortie de crise signée par les deux protagonistes et les représentants de la communauté internationale, la Haute Cour Constitutionnelle, réunie dans sa composition antérieure au 22 novembre 2001, déclare – à l'issue d'un nouveau décompte des voix dirigé par l’équipe du candidat maire – Marc Ravalomanana vainqueur avec 51,46% des voix, contre 35,90% pour le Président sortant. Le message fut clair mais empoisonné : « …de la rue, à la présidence, en passant par la reconnaissance internationale ! »

6 mai 2002 :

Seconde investiture de Marc Ravalomanana. N’ayant pas un système aussi sophistiqué qu’aux États-Unis où le recompte des voies entre Georges Bush et John Kerry tenait le monde en haleine, Marc Ravalomanana offre ses procès verbaux comme preuve et s’autoproclame président.

7 mai 2002 : Quatre gouverneurs (Tuléar, Diego-Suarez, Tamatave, Majunga) fidèles au Président Ratsiraka, déclarent leurs provinces « États souverains, indépendants dans la confédération de Madagascar ».

27 mai 2002 : Prise de la Primature à Antananarivo par Jacques Sylla escorté de « Mpiandry » sortes de diacres bible à la main, d’enfants et de militaires (un mélange de commandos, de réservistes et d’armée régulière.)

31 mai – 4 juin 2002 : Le « gouvernement » Sylla lance des offensives militaires en province (nord-est) pour conquérir des villes restées fidèles à Didier Ratsiraka. L'occupation des aéroports fait une dizaine de morts

4 – 5 juin 2002 : Visite du Ministre Dominique de Villepin à Libreville où il rencontre le président du Sénégal M. Wade et le secrétaire général de l'OUA M. Essy. Les entretiens de M. de Villepin avec ses interlocuteurs lui ont permis de travailler sur le dossier de Madagascar. Le ministre poursuit aujourd'hui son voyage à Dakar.

Les présidents Bongo et Wade ont lancé un appel pressant depuis Libreville pour que les protagonistes de la situation à Madagascar fassent preuve d'un sens élevé de responsabilité et de retenue, et soient présents à Dakar le samedi d’après. Lire communiqué

8-9 juin 2002 : Seconde rencontre pour trouver une issue à la crise sous l’égide de l’OUA au Sénégal, c’est DAKAR II. Aucun accord ne sera signé mais se conclut par l'élaboration d'un plan de sortie de crise.

13 juin 2002 : Didier Ratsiraka quitte Toamasina pour Paris.

14 juin 2002 : Les troupes de Marc Ravalomanana entrent sans combat à Tuléar.

19 juin 2002 :Prise de Majunga. Marc Ravalomanana contrôle tout le pays sauf Antsiranana et Toamasina.

21 juin 2002 : Réunion à Addis-Abeba de l'organe central de l'OUA au niveau des chefs d'État (en présence de Didier Ratsiraka et en l'absence de Marc Ravalomanana) - décision de laisser "vacant" le siège de Madagascar lors du sommet de Durban.

21 juin 2002 : Sabotage par des partisans de Didier Ratsiraka d'un pylône électrique alimentant la capitale en électricité.

22 juin 2002 :Didier Ratsiraka rentre à Toamasina.

26 juin 2002 : Reconnaissance par les États Unis d'Amérique du mandat présidentiel de Marc Ravalomanana.

3 juillet 2002 : Le ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin exprime la reconnaissance de l’État français de Marc Ravalomanana en tant que Président.

5 juillet 2002 : Didier Ratsiraka quitte Madagascar pour Paris via les Seychelles. « Si j’étais resté à Tamatave peut-être que mes partisans auraient résisté farouchement et il y aurait eut un bain de sang tel que je ne voulais pas prendre cette responsabilité historique devant la nation et devant la communauté internationale. » déclare-t-il à son arrivée à Paris.

8 juillet 2002 : Toamasina tombe sans combat. Marc Ravalomanana contrôle tout le pays.

Décembre 2002 :élections législatives. La mouvance présidentielle remporte 132 des 160 sièges. On remarque le boycottage des élections par l’AREMA qui refuse de reconnaître Marc Ravalomanana comme chef d’état à l’exception d’une certaine aile du parti. Le TIM remporte 103 sièges, le FP 22, le RPSD 05, l’AREMA 03, le LEADER-Fanilo 02, Autres 03, Indépendants 22.

1er janvier 2005 : Changement de la monnaie en Ariary.

16 Décembre 2001 Premier Tour des Elections Présidentielles : le président sortant Didier Ratsiraka affronte parmi d'autres candidats son challenger Marc Ravalomanana Maire d'Antananarivo .

25 Janvier 2002 la Haute Cour constitutionnelle proclame officiellement Ravalomanana en tête du premier tour avec 46,21% des voix, contre 40,89% à Ratsiraka, et convoque un second tour. 
L'équipe de Ravalomanana windows, que leur candidat a obtenu plus de la moitié des voix , rejette le résultat et appelle à la grève générale illimitée .

8 Févier 2002 Les partisans du président Ratsiraka dressent sur la route reliant Antananarivo au port de Toamasina, fief de Ratsiraka ,les premiers barrages afin d'isoler la capitale . C'est le début du bras fer et de quelques tentatives de négociations entre les deux présidents et ses partisans.

22 Févier 2002 Marc Ravalomanana est autoproclamé président devant plusieurs centaines de milliers de ses partisans à Mahamasina - Antananarivo. Il prête serment après l'annonce, par un haut magistrat, de sa victoire au premier tour «avec 52,15% des voix contre 35,67%» au président sortant.

13 Juin 2002 Didier Ratsiraka quitte définitivement Madagascar alors que l' armée de Marc Ravalomanana continue à rétablir , militairement ou pacifiquement, la loi de la république dans les villes et les provinces embrigadées par les partisans de Ratsiraka.

18 Juin 2002 Le Pésident Marc Ravalomanana nomme Mr Jacques Sylla au poste de Premier Ministre .

26 Juin 2002 La reconnaissance par les Etats Unis d'Amérique du mandat présidentiel de Ravalomanana marque le début de la normalisation .

15 Décembre 2002 Election Législative remportée par le parti (Tiako i Madagasikara) du Président. Ravalomanana . Cette victoire légalise définitivement le mandat de Ravalomanana , et confirme ainsi la léwindowsé de son pouvoir présidentiel.

31 Juillet 2002 L ' Ariary redevient l'unité monétaire malgache .

6 Août 2003 L ' ancien président, Mr Didier Ratsiraka, est condamné , par contumace, à dix ans de travaux forcés par une cour criminelle ordinaire d'Antananarivo pour détournement de deniers publics . 

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle suivante conduit à un deuxième tour entre Zafy et Ratsiraka le 29 décembre 1996. Bien que Ratsiraka a remporté l'élection, l'abstention a été forte et le nombre total de votes valides ne représentaient qu'environ la moitié des électeurs. Victoire de Ratsiraka ne signifiait pas la fin de la tourmente politique à Madagascar: en raison de l'étroitesse de la marge de Ratsiraka, Zafy et ses partisans d'abord contesté les résultats des élections et ensuite organiser des manifestations et des démonstrations. Le 4 février 1998, l'Assemblée nationale a voté la destitution Ratsiraka, mais le vote en deçà de la majorité des deux tiers requise pour une condamnation. Cette même année, Ratsiraka a supervisé d'importantes révisions constitutionnelles, y compris la provision pour Madagascar de devenir un état fédéral, avec un large degré d'autonomie conféré aux six provinces existantes. Les révisions constitutionnelles a également renforcé le pouvoir du président.

Les deux du pays perspectives économiques et la situation politique Ratsiraka s'est améliorée à la mi-1999 avec la signature d'un accord qui garantissait le déblocage de crédits supplémentaires par le FMI, une mesure qui a non seulement fourni des fonds indispensables, mais aussi ouvert la voie à la libération de d'autres formes d'aide et la réouverture de l'investissement étranger.

La crise politique et le renouvellement

L'élection présidentielle de 2001 a l'une des plus graves crises politiques dans l'histoire du pays depuis l'indépendance. Bien que le décompte des voix officielle a donné aucun candidat le nombre de voix nécessaire pour déclarer la victoire finale, l'adversaire principal de Ratsiraka, Marc Ravalomanana , a affirmé qu'il était le grand vainqueur de l'élection Décembre et que les résultats avaient été falsifiées. Les partisans de Ravalomanana ont organisé de nombreuses manifestations, ainsi qu'une grève nationale qui a duré plusieurs semaines. En Février 2002 Ravalomanana s'est proclamé président et a commencé à établir son administration, en dépit du fait que la communauté internationale n'a pas le reconnaître comme le dirigeant légitime du pays, et Ratsiraka toujours revendiqué la présidence. Ses partisans se sont battus avec ceux de Ratsiraka, de chaque côté finit par contrôler les différentes sections du pays. À la fin Avril haute du pays Cour constitutionnelle a déclaré Ravalomanana vainqueur de l'élection contestée, mais les combats entre les deux parties n'ont pas cessé jusqu'à ce milieu de l'été, lorsque les forces de Ravalomanana ont réussi à prendre le contrôle de zones auparavant tenues par les partisans de Ratsiraka. Ravalomanana obtenu la reconnaissance par les Etats-Unis et en France à la fin Juin et début Juillet, respectivement, et Ratsiraka ont fui le pays peu de temps après.

La crise politique a affaibli l'économie du pays et la stabilité générale. Ravalomanana réglés rapidement la situation, la mise en œuvre des réformes économiques et travaillent sans relâche pour attirer les investisseurs étrangers vers le pays; ses efforts gagné les éloges de bailleurs de fonds étrangers et des organisations internationales , et en 2004, le FMI et la Banque mondiale a annoncé l'intention d'écrire au large près de la moitié de Madagascar encours de la dette.

Bien que Ravalomanana a été progressivement reconnu par la communauté internationale comme le chef légitime de Madagascar, il est toujours aux prises avec des troubles périodiques à la maison, y compris les tentatives de coup d'Etat a échoué en 2003 et 2006. À la mi-2006 Ravalomanana a annoncé que les élections présidentielles se tiendront avant la date prévue en Décembre de cette année. Bien que certaines préoccupations au sujet des irrégularités ont été constatées, M. Ravalomanana a été réélu à la présidence en élections de décembre généralement considérées comme libres et équitables par les observateurs internationaux.

Le retour au pays de Didier Ratsiraka

Tantely Andrianarivo est toujours là !

Surprise ! Hier soir, un ancien parlementaire Arema nous a affirmé que Tantely Andrianarivo n’est pas parti en France. « Ce n’est pas un homme qui veut fuir, alors que le pays traverse une crise. L’ancien Premier ministre est toujours là. »

En effet, Tantely Andrianarivo a dirigé autour de lui, hier vers 17 heures, des responsables Arema afin de préparer le retour de Didier Ratsiraka. Ainsi, contrairement à certaines radios privées de la capitale, M. Andrianarivo n’a guère l’intention de quitter Madagascar. « L’ex-chef de gouvernement est prêt à prendre ses responsabilités, le jour venu. Pour ce faire, il doit bénéficier du soutien du parti Arema et de l’appui de l’amiral Ratsiraka… Ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute », a précisé notre interlocuteur.

teraka andriantsoa

L’ex-président malgache Didier Ratsiraka a indiqué mercredi qu’il serait, après plus de neuf ans d’exil en France, de retour jeudi à Madagascar où vient d’être formé un gouvernement d’union nationale.

"Je confirme", a-t-il déclaré à l’AFP qui lui demandait s’il prenait bien un vol ce mercredi soir de Paris devant arriver jeudi à Madagascar.

L’ex-président s’est refusé à toute autre déclaration sur ses intentions une fois rentré dans son pays. "Je ne peux pas donner d’interview à partir du sol français. Devoir et obligation de réserve obligent. Je parlerai devant mon avocat et mes témoins qui sont le peuple malgache", a-t-il précisé.

M. Ratsiraka, 75 ans, a été président de Madagascar de 1975 à 1991, puis de 1996 à 2002. Il vit en France depuis juillet 2002 et a pris part aux négociations de sortie de crise depuis 2009.

Il a refusé cependant de signer la Feuille de route de sortie de crise proposée par la SADC (Communauté de développement d ?Afrique australe) et acceptée par l' ensemble des groupes politiques en septembre dernier.

Interrogé mardi sur le retour de Didier Ratsiraka, le ministère français des Affaires étrangères avait indiqué qu’il revenait à ce dernier comme à tous les autres acteurs politiques "de prendre la responsabilité du moment dans lequel se trouve Madagascar et d ?en tirer les conséquences appropriées pour permettre au pays de repartir".

La France a apporté son soutien au nouveau gouvernement d ?union nationale présenté lundi à Antananarivo, en dépit du boycottage observé lors de cette présentation par cinq ministres de l ?opposition, deux du camp d’Albert Zafy et trois du camp de Marc Ravalomanana, deux ex-présidents. L’opposition n’a pas obtenu tous les postes qu’elle souhaitait ni le remplacement de plusieurs ministres-clés de l ?ancien gouvernement.

Madagascar est en crise politique et économique depuis l ?éviction, en mars 2009, du président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, alors maire de la capitale et devenu ensuite président de la transition avec le soutien de l’armée.

Didier Ratsiraka sur RFI: «J'ai décidé de rentrer à Madagascar malgré l'annonce de mon décès»

Ratsiraka retour

Le FFKM, le Conseil des églises chrétiennes, se lance dans l'organisation d'un dialogue malgacho-malgache pour parvenir à une sortie de crise. Une alternative à la médiation internationale qui vise à organiser une nouvelle transition dans le pays. Parmi les participants : l'ancien président Didier Ratsiraka. Il annonce en exclusivité sur RFI son retour à Antananarivo dans les prochains jours. Il en profite pour démentir une rumeur qui courait ce vendredi matin à Madagascar, à savoir son décès.

J'ai décidé de rentrer à Madagascar, en chair et en os, bien vivant malgré l'annonce de mon décès dans un certain nombre de sites internet aujourd'hui (...) Je vais m'installer à Madagascar. Comme il y a un dialogue malgacho-malgache qui a été patronné et sponsorisé par le FFKM (Fédération des Eglises de Madagascar). Comme je suis à l'origine de ce sommet, sans vanité d'auteur, je crois qu'il serait de bon ton que je sois présent durant cette période.
 

Didier Ratsiraka : Je suis le problème de Madagascar

L'ancien président malgache Didier Ratsiraka, de retour définitivement dans son pays après onze ans d'exil, affirme qu'il est "le problème" de l'île. Mais il refuse d'annoncer s'il sera candidat ou non à la présidentielle prévue le 24 juillet.

Personne ne sait si Didier Ratsiraka sera candidat à la présidentielle prévue le 24 juillet à Madagascar. « Ce débat n'a pas lieu d'être », selon l’ancien président malgache, revenu définitivement le 18 avril dans son pays après onze années d’exil.

« Quand je dis aux Malgaches, le problème de ce pays c'est moi, ça sent le nombrilisme, mais c'est la réalité parce que je suis le seul à avoir été destitué deux fois du pouvoir et à être revenu deux fois au pouvoir », a déclaré Didier Ratsiraka, le 18 avril, dans une interview exclusive à l'AFP-TV, à son retour sur la Grande Île. « Tout doit être discuté, tout peut être discuté, sans tabou, on met tout à plat, que ce soit le report des élections, avant le 24, ou après le 24 ou le 25 juillet, où est le problème à partir du moment où on trouve la solution à la crise ? Ça ne pose plus de problème pour moi », a-t-il ajouté.

Réconciliation nationale

Exilé en France, après avoir concédé la victoire à son rival Marc Ravalomanana au terme d'une crise postélectorale en 2002, il affirme être « plus ou moins à l'origine » d'une conférence en cours organisée par le conseil des Églises chrétiennes malgaches, qui a pour objectif la réconciliation nationale après quatre ans de crise politique. « Il faut mettre un terme à ce cycle infernal et cette crise, qui n'a que trop duré, dont le peuple est la première victime, doit prendre fin d'une façon ou d'une autre », soutient l'ex-président.

Didier Ratsiraka n'exclut pas la présence à ces assises de l'ancien président exilé en Afrique du Sud, Marc Ravalomanana, pourtant empêché à plusieurs reprises de rentrer au pays par les autorités de la Transition. « Il se peut que Marc Ravalomanana soit là, il se peut qu'il ne soit pas là, ça dépend des Malgaches », a-t-il précisé.

"Chienne de vie"

Après avoir dirigé Madagascar pendant plus de 20 ans, Didier Ratsiraka, surnommé aussi l'"Amiral rouge" pour ses idéaux révolutionnaires, souhaite aujourd'hui se présenter comme solution au problème malgache. « Je n'ai pas de kalachnikov ni de pistolet, je ne peux pas imposer ma ou mes solutions, je l'exposerai ou je les exposerai... Si mes compatriotes l'acceptent, inch'Allah comme on dit, s'ils la récusent ou s'ils la refusent, et bien qu'à cela ne tienne, je mettrai ça dans mes grimoires et puis ça restera comme une page de l'histoire, comme une partie de l'histoire de ma chienne de vie politique », a-t-il expliqué, sans détailler ses propositions.

L'ancien président Albert Zafy et l'actuel président de l'autorité de transition Andry Rajoelina étaient présents à l'ouverture de la conférence au sommet et se disent prêts au dialogue. Manque encore à l'appel l'ancien président Marc Ravalomanana, destitué en 2009.

(AFP)

Ratsiraka

C’est fait. Après maintes déclarations d’intention jamais concrétisées, l’ancien président malgache Didier Ratsiraka a de nouveau foulé le sol de la Grande Île, le 24 novembre. «L’amiral rouge», qui dirigea sans interruption Madagascar de 1975 à 1991 dans sa période socialiste, puis de 1997 à 2002 sous la bannière prétendument «écologique et humaniste», est rentré à Madagascar après un exil volontaire de neuf ans. Un exil très parisien dans la très cossue ville de Neuilly-sur-Seine.

Le retour de Ratsiraka a fait la Une des journaux malgaches depuis quelques jours, et son arrivée à l’aéroport d’Ivato, à Antananarivo, en début d’après-midi, fait sans conteste l’événement.

«Quel accueil pour Ratsiraka», titre en couverture La Gazette de la Grande Île qui rappelle le retour triomphal de 1996 d’un Ratsiraka candidat à la présidentielle —qu’il remporta—. 

Mais, en dépit de la présence de ses proches, ses partisans et des représentants officiels de diverses obédiences politiques, dont l'ancien président Albert Zafy, le retour de Ratsiraka n’a pas draîné les foules, comme lors de la tentative avortée de son autre pair, le président déchu Marc Ravalomanana, toujours en exil en Afrique du Sud.

Cette fois-ci, l’accueil de Ratsiraka fut solennel mais pas massif à en croire le compte-rendu en direct disponible sur Internet sur le portail Orange.mg.

On apprend que Ratsiraka a pris un vol Corsair en compagnie de son épouse et de ses deux filles. Il est descendu de l’avion en dernier, à 12h.

Selon Orange.mg, quelques minutes après, l’ancien président âgé de 75 ans a «réalisé une série de pompes pour afficher son dynamisme». Par ce geste, il tente sans doute de faire taire ceux qui voudraient mettre en doute sa vigueur physique, voire intellectuelle.

Pour sa part, le rédacteur en chef de l’Express de Madagascar veut rappeler les conditions du second exil de Ratsiraka «parti en catastrophe en juillet de 2002 abandonné par ses milices qui avaient tenté d'isoler Tana et les "compatriotes" de Ravalomanana, son bourreau en dynamitant les ponts et fermant tous les accès de la capitale. Un triste fait d'arme, entre mille, indigne de celui qui se prétendait être le Président de tous les Malgaches et qu'on ne pourra pas oublier sauf au prix d'une amnistie amnésiaque.»

A son arrivée, celui qui s’était officiellement tû dans les médias durant son exil en France, s’est fendu d’un premier point de presse.

Il réagit dans le cadre de la délicate sortie de crise à Madagascar incarnée par une Feuille de route dont sa mouvance demeure un élément réfractaire. On apprend ainsi que Didier Ratsiraka «désapprouve la formation et la composition du gouvernement de transition d’Omer Beriziky». Orateur hors pair et vieux briscard de la politique, il «insiste sur la nécessité de la tenue d’un sommet des 4 chefs de file à Madagascar. Une conférence au sommet qui devra se dérouler en direct et avoir pour témoins les 20 millions de Malgaches».

A en croire ses premières déclarations, l’ancien président de retour d’exil ne veut pas jouer les seconds rôles.

«Si la conférence au sommet doit se tenir, on devrait me mandater pour demander de l’aide à la communauté internationale, pour le financement de l’organisation du sommet, estimé à 1 million de dollar», propose-t-il

Pour les éditorialistes de Madagascar-Tribune.com, «quelle que soit la position que le pouvoir actuel adoptera vis-à-vis de lui, l’arrivée de Didier Ratsiraka constitue un fait nouveau qui va immanquablement influer sur la suite de la transition, et devrait être un facteur perturbant à court et moyen terme pour le régime en place.»

D’aileurs, qu’on se le dise, «Didier Ratsiraka n’a pas vocation à être un simple spectateur du jeu politique», souligne le journal en ligne malgache. «Après avoir été obligé de sortir piteusement par la fenêtre à la suite des crises des 1991 et 2002 (1991 l’ayant toutefois autorisé à rester à la tête de l’État jusqu’à la fin de la transition), il est le genre de personne dont l’orgueil nourrit le rêve de revanche.»

Élection présidentielle malgache de 2013

L'élection présidentielle malgache de 2013 se déroule le 25 octobre pour le 1er tour et le 20 décembre pour le second tour.

Après avoir été annoncées le 8 mai 2013 pour le 1er tour et le 3 juillet pour le second1,2, la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENI-T) reporte le scrutin du 1er tour de la présidentielle au 24 juillet et le deuxième tour au 25 septembre3. Une controverse politico-juridique s'ensuit après la publication de la liste officielle des candidats admis à se présenter. C'est alors le gouvernement de transition qui décide de reporter le 1er tour de la présidentielle au 23 août4, la date de l'éventuel second tour demeure inchangée au 25 septembre.

Après la publication définitive de la liste des candidats autorisés à se présenter, la CENI-T décide de fixer le 1er tour de la présidentielle au 25 octobre et le 2e tour au 20 décembre 2013, le même jour que des élections législatives5.

Modalités

Le président de la République de Madagascar, en malgache Madagasikara est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Les candidats qui veulent se présenter à cette élection doivent satisfaire aux conditions de la Constitution de Madagascar.

Didier Ratsiraka candidat

Les dossiers de candidature doivent être déposés entre le 8 et le 28 avril 2013 auprès de la Cour électorale spéciale6.

L'ancien président malgache Didier Ratsiraka a déposé samedi 27 avril, son dossier de candidature pour l'élection présidentielle prévue le 24 juillet à Madagascar, selon des proches.

Il n'a pas fait le déplacement mais a envoyé un mandataire pour déposer son dossier de candidature.

"S'ils ont payé 250 millions de francs malgaches (17.000 euros) de caution, c'est qu'ils pensent avoir quelques chance de réussir ou de succès, c'est mon cas", a déclaré Didier Ratsiraka, faisant référence à ses 48 concurrents qui ont déposé un dossier de candidature.

Candidatures non retenues

Mais le code électoral exige entre autres conditions que les candidats aient résidé à Madagascar pendant six mois avant le scrutin, ce qui n'est pas le cas de M. Ratsiraka.

Le 17 août, sous la pression internationale18, ainsi que celle d'un collectif de 21 autres candidats qui menaçaient de se retirer19, la cour électorale retire les candidatures controversées de l'ancien président Didier Ratsiraka, de Lalao Rakotonirainy (épouse de l'ancien président Marc Ravalomanana), n'ayant pas remplit la condition des 6 mois de résidence précédent l'élection, et du président de la Haute autorité de Transition Andry Rajoelina, déposée hors délais20.

Cinq autres candidatures sont également annulées : celles de Rafalimanana Ny Rado, de Roger Kolo, de Jules Étienne, de Rakotomalala Marcel Fleury et de Rasolovoahangy Roseline Emma21.

Candidatures validées

Parmi les 49 candidats qui ont déposé leur dossier de candidature21,22,23, la Cour électorale spéciale (CES) publie le 3 mai 201324 la liste des candidats admis à participer au premier tour. Le 5 mai 2013 est procédé au tirage au sort pour définir l'ordre d'apparition des candidats sur le bulletin unique et les panneaux d'affichage officiels.

Le revirement d'Andry Rajoelina et la validation des candidatures de Didier Ratsiraka et de Lalao Rakotonirainy provoquent la déception de la France25. Une partie des candidats conteste également cette décision : ainsi, le 21 juin, un collectif de 21 candidats annonce son retrait de l'organisation de l'élection tant que ces candidats participent ; il leur est reproché de ne pas avoir respecté les conditions de dépôt des candidatures, Ratsiraka et Rakotonirainy n'ayant pas résidé dans le pays dans les six mois qui précédent l'élection et le chef de la Haute Autorité de la transition ayant présenté sa candidature hors délai26. Le 13 juillet, la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), par le biais de son médiateur Joacquim Chissano, annonce des sanctions contre le pays si ces candidats ne se sont pas retirés d'ici la fin du mois27. Le 17 août, la cour électorale retire ces candidatures controversées, 5 autres candidatures sont également annulées ; il ne reste alors que 31 candidats28.

En remplacement de l'invalidation de leurs candidatures respectives, les candidats Kolo Roger et Jules Étienne proposent Hery Rajaonarimampianina comme candidat de substitution et devient ainsi le dernier sur la liste des candidats retenus à concourir à l'élection présidentielle29.

Quand Ratsiraka réécrit l'histoire

image: http://gasikar-histo.e-monsite.com/medias/images/creer-l-histoire.jpg

Creer l histoire“On a tellement dit des contrevérités sur Madagascar, on a tellement calomnié et diabolisé le président Ratsiraka, le communiste, le dictateur, l’Amiral rouge que ce que je vais vous dire maintenant risque peut-être de vous surprendre. On a dit que c’est moi qui ai mené ce pays à la ruine. Que c’est moi qui suis à l’origine de la malgachisation à outrance dans l’enseignement, à cause de ma francophobie viscérale, etc.
“La belle affaire ! Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ! Bien évidemment, qui s’excuse s’accuse, dit-on ! Aussi, je ne cherche pas d’alibi mais, au nom de la vérité historique, je me dois de vous révéler les faits (...). Mon intention n’est point de porter un jugement sur le bien-fondé des options des uns et des autres, mais de rétablir les faits pour que l’on ne puisse plus vous induire en erreur.
“Pour mes adversaires du dedans comme ceux du dehors, tout se passe comme si entre 1960 et 2001, il n’y avait eu que misère, pauvreté et régression et qu’il n’y a eu qu’un seul président responsable de tout cela et qui s’appelle : l’Amiral rouge, Didier Ratsiraka.
“On oublie les autres. J’assume tout ce qui a été fait sous mon régime. Parce que j’étais à la tête du pays, j’assume. Mais qu’on ne me mette pas sur le dos tous les péchés d’Israël. Je vous en prie.
“Or, rappelé d’urgence à Antananarivo, ayant terminé l’école de guerre en avril 1972, l’on m’a nommé ministre des Affaires étrangères en juin 1972. Le général Ramanantsoa, qui a succédé au président Tsiranana, était obligé de supprimer le français à la radio et à la télévision nationales malgaches. Toutes les nouvelles, toutes les émissions devaient être données et réalisées en malgache (sauf pour les lettres de créance). Je le sais car j’étais ministre des Affaires étrangères.
“Je ne suis arrivé au pouvoir, sur insistance du Directoire, qu’après l’assassinat malheureux du pauvre général Ratsimandrava, le 15 juin 1975. Pour renverser la tendance de cette xénophobie, de cette francophobie, force m’a été de naviguer au plus près. Je suis arrivé au pouvoir sans mentor étranger et sans parti politique.
“J’étais obligé de composer avec les partis gauchistes qui ont rempli les murs de la capitale de graffitis du genre : “Dehors les Français - langue française, langue d’esclave - coopération française, coopération d’esclavage”, en 1972 ! Pour m’imposer, j’ai dû prendre la tête du mouvement nationaliste et j’ai parlé plus haut et plus fort que tout le monde !”

- Extraits du discours prononcé le 12 janvier 2001 à Iavoloha en réponse aux vœux prononcés par le doyen du corps diplomatique.

Grande conférence

Mars 2014 : L’ancien président Didier Ratsiraka réclame une nouvelle fois la tenue d’une grande conférence rassemblant politiciens de tous bords et membres de la société civile pour sceller la réconciliation nationale. Pour l’instant, l’idée n’est pas retenue par le nouveau président.
En attendant, les cadres de l’Arema tentent de redynamiser le parti. Il aura notamment ses candidats aux prochaines élections communales et pourra alors tenter de revenir sur l’échiquier politique.

Reconciliation nationale ?

Reconciliation 1Reconciliation in madagascar

Nous tirons de nos passés une leçon importante : les élections permettent d'achever une période de crise, mais elles ne garantissent pas une stabilité politique durable.

Ce qui nous manquait durant tous ces temps, c'était la sincérité, la volonté politique et le patriotisme qui sont indispensables pour pouvoir considérer au-dessus de la pratique politique les intérêt d'un pays, particulièrement ceux en voie de développement comme le nôtre. Il nous faudra une réconciliation, une vraie, entre les politiciens malgaches, notamment après des années de luttes politiques acharnées.

La Constitution de la 4ème République stipule clairement dans son article 168 que : « Dans le cadre du processus de réconciliation nationale, il est institué un Conseil du Fampihavanana Malagasy dont la composition, les attributions, et les modalités de fonctionnement sont déterminées par la loi. » Ce Conseil du Fampihavanana (Réconciliation) Malgache, qui est également connu par son abréviation malgache FFM, a déjà été mis en place, et a commencé son travail depuis le gouvernement de transition dirigé par Andry Rajoelina. Il est à noter, cependant, qu’il a jusqu’à présent échoué dans sa tentative de réconcilier les deux principaux protagonistes de la dernière crise, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Néanmoins, la FFM existe toujours, et il est toujours opérationnel !

Les chefs d’église du FFKM ont confirmé la tenue des concertations nationales entrant dans le cadre de la réconciliation nationale et qui vont se dérouler du 28 avril au 2 mai prochain.

 

 

Élection présidentielle malgache de 2013

L'élection présidentielle malgache de 2013 se déroule le 25 octobre pour le 1er tour et le 20 décembre pour le second tour.

Après avoir été annoncées le 8 mai 2013 pour le 1er tour et le 3 juillet pour le second1,2, la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENI-T) reporte le scrutin du 1er tour de la présidentielle au 24 juillet et le deuxième tour au 25 septembre3. Une controverse politico-juridique s'ensuit après la publication de la liste officielle des candidats admis à se présenter. C'est alors le gouvernement de transition qui décide de reporter le 1er tour de la présidentielle au 23 août4, la date de l'éventuel second tour demeure inchangée au 25 septembre.

Après la publication définitive de la liste des candidats autorisés à se présenter, la CENI-T décide de fixer le 1er tour de la présidentielle au 25 octobre et le 2e tour au 20 décembre 2013, le même jour que des élections législatives5.

Modalités

Le président de la République de Madagascar, en malgache Madagasikara est élu pour un mandat de cinq ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Les candidats qui veulent se présenter à cette élection doivent satisfaire aux conditions de la Constitution de Madagascar.

Didier Ratsiraka candidat

L’ancien président Malgache Didier Ratsiraka, âgé de 76 ans, a annoncé sa candidature aux prochaines élections présidentielles de juillet, ce lundi 29 avril au cours d’une conférence presse, l’ex-président à affirmer pouvoir" encore apporter quelque chose au pays"

La candidature de l’ex-président de Madagascar, Didier Ratsiraka, fait partie des 49 dossiers déposés auprès de la Cour électorale spéciale Malgache pour les prochaines échéances présidentielles de juillet prochain.

Après avoir dirigé la grande île entre 1975 et 1993 et entre 1997 et 2002, Ratsiraka aujourd’hui âgé de 76 ans estime pouvoir "encore apporter quelque chose au pays"

L’ex-président à donné une conférence de presse, ce lundi 29 avril, pour répondre à ses détracteurs qui critiquent son age et le fait qu’il ne remplit pas toutes les conditions pour être éligible.

"j’apporterai humblement une, deux, peut-être trois solutions que j’estime pérennes, efficaces, durables, démocratiques, consensuel pour sortir le pays de cette crise qui n’a que trop duré " à rétorqué Ratsiraka, qui estime que son age ne constitue pas un frein.

Cadidature ratsiraka

L'ancien président malgache Didier Ratsiraka a déposé samedi 27 avril, son dossier de candidature pour l'élection présidentielle prévue le 24 juillet à Madagascar, selon des proches.

Il n'a pas fait le déplacement mais a envoyé un mandataire pour déposer son dossier de candidature.

"S'ils ont payé 250 millions de francs malgaches (17.000 euros) de caution, c'est qu'ils pensent avoir quelques chance de réussir ou de succès, c'est mon cas", a déclaré Didier Ratsiraka, faisant référence à ses 48 concurrents qui ont déposé un dossier de candidature.

Dépôts de' candidature

Candidats

Les dossiers de candidature doivent être déposés entre le 8 et le 28 avril 2013 auprès de la Cour électorale spéciale6.

Le 8 avril, Hajo Andrianainarivelo, Jean Lahiniriko et Roland Ratsiraka sont les premiers à déposer leurs dossiers de candidature7.

Le 13, c'est au tour de Pierrot Rajaonarivelo8, de Robinson Jean-Louis9, et de Vahombey10.

Le 15, Saraha Georget Rabeharisoa est la première femme à se lancer dans la course11. Puis c'est au tour de Jean-Pierre Rakoto, de Sylvain Rabetsaroana12 de la Plateforme nationale des jeunes (PNJ-Mazava). Le 21, Brigitte Rasamoelina est la 2e femme à déposer son dossier de candidature13 du parti Ampela Manao Pôlitika (AMP).

Avec Julien Razafimanazato, candidat du parti Eto Sehatry ny Daholo be, Laza Razafiarison du parti Avotra ho an’ny firenena, Camille Vital14 qui se dit « sans parti », Roindefo Monja et Joseph Martin Andriamampionona, sans parti connu, ce sont alors quinze candidats qui se sont déclarés.

Le 21, quatre autres candidats déposent leur dossier de candidature : Lalao Rakotonirainy15, épouse de l'ancien président en exil Marc Ravalomanana, Avoko Rakotoarijaona, Ny Rado Rafalimanana et Roger Kolo16.

Le 26, c'est au tour de Guy Rakotomaharo Rajemison du parti MAMAFISOA, du Dr Rolland Etienne Jules du parti Madagasikara Fivoarana (MaFi), de Jean Eugène Voninahitsy17 du parti Les Autres Sensibilités (Les As), de Clément Razafisolo Ravalisaona du parti Antoko Miombon'Ezaka (AME) et de Sabine Harivola Ramamonjy de déposer leur dossier.

Le lendemain ce sont Alain Tehindrazanarivelo du parti Ezaka Nasionaly Iarahana (enina), Patrick Rajaonary, Fleury Rabarison Lezava, l'ancien président Didier Ratsiraka18, Marcel Fleury Rakotomalala, Mickael Bréchard Dofo et Tabera Randriamanantsoa qui se déclarent.

Enfin le 28, ce dernier jour voit l'enregistrement de dix-huit dossiers de candidature supplémentaires : William Noelson, James Francklin Rakotomahanina, Guy Ratrimoarivony, Malala Savaron, Richard Rakotofiringa Razafy, Ratsimbalson Faharo, Stephan Narison, Roseline Emma Rasolovoahangy, Fetison Rakoto Andrianirina, William Ratrema, Dolin Rasolosoa, Zefania Mbohoazy, Patrick Raharimanana, Hasina Rakotoaritsifa, Freddy Tianasoa, Andriamparany Radavidson, Ndakana Antony et de Edgard Razafindravahy.

Après avoir annoncé le 15 janvier qu'il renonçait à se présenter à l'élection19, le président de la Transition Andry Rajoelina déclare le 3 mai qu'il briguera sa propre succession à la présidence de la République20.

La SADC demande aux trois favoris de la présidentielle malgache de se retirer

Candidatures non retenues

Mais le code électoral exige entre autres conditions que les candidats aient résidé à Madagascar pendant six mois avant le scrutin, ce qui n'est pas le cas de M. Ratsiraka.

Le 17 août, sous la pression internationale18, ainsi que celle d'un collectif de 21 autres candidats qui menaçaient de se retirer19, la cour électorale retire les candidatures controversées de l'ancien président Didier Ratsiraka, de Lalao Rakotonirainy (épouse de l'ancien président Marc Ravalomanana), n'ayant pas remplit la condition des 6 mois de résidence précédent l'élection, et du président de la Haute autorité de Transition Andry Rajoelina, déposée hors délais20.

Cinq autres candidatures sont également annulées : celles de Rafalimanana Ny Rado, de Roger Kolo, de Jules Étienne, de Rakotomalala Marcel Fleury et de Rasolovoahangy Roseline Emma21.

Candidatures validées

Parmi les 49 candidats qui ont déposé leur dossier de candidature21,22,23, la Cour électorale spéciale (CES) publie le 3 mai 201324 la liste des candidats admis à participer au premier tour. Le 5 mai 2013 est procédé au tirage au sort pour définir l'ordre d'apparition des candidats sur le bulletin unique et les panneaux d'affichage officiels.

Didier Ratsiraka s'explique
 
mardi 30 avril 2013
Itw
 

Didier Ratsiraka réagit aux critiques portées contre lui et sa candidature aux présidentielles. Il s’est expliqué ce lundi 29 avril devant la presse au Carlton. Il déclare qu’il ne s’y est pas vraiment préparé mais c’est pour démentir les rumeurs de complicité avec le FFKM qu’il a décidé de se porter candidat - sachant à son avis que le FFKM ou les propositions collectées par le FFKM seraient pour une modification du calendrier électoral. L’amiral note que lorsqu’il avait proposé « sa rencontre au sommet », aucun calendrier électoral n’était encore établi. Aujourd’hui, il rentre au pays pour honorer l’invitation du FFKM qui initie le dialogue malgacho-malgache.

Quant à sa résidence, c’est depuis le mois de novembre 2012 qu’il déclare résider à Ambohitrarahaba ; donc il n’aurait aucun problème de certificat de résidence. On se demande cependant s’il s’est acquitté de la caution de 50 millions d’ariary ; on relève effectivement que pour les 48 candidats, il y aurait une douzaine qui ne l’auraent pas fait.

Recueilli par Bill

Un nouveau comité directeur pour l'Arema !

Arema ddratsirska fondateur

Le deuxième grand Congrès de l’histoire du parti Arema s’est tenu ce 12 juin 2013, en présence du président fondateur, Didier Ratsiraka et des représentants de tous les districts (3 par district). Un Congrès extraordinaire qui a vu la reconstitution du Comité directeur où 19 nouveaux entrants ont remplacé les démissionnaires, les décédés et ceux qui sont sortis de la ligne du Parti. En tout cas, le mot d’ordre du président fondateur a été clair à l’issue de ce Congrès extraordinaire « Les Arema doivent être fidèles, responsables et patriotes ! »

Liste des membres du Comité Directeur National (CDN) après le Congrès du 12 juin 2013

Secrétaire national du Parti Arema : M. Simon Pierre

Secrétaire national adjoint :

- Pr Ange Andrianarisoa (Antananarivo)

- M. Fredo Betsimifira (Antsiranana)

- M. Jacquit Simon (Fianarantsoa)

- M. Ndrianasolo (Mahajanga)

- Mme Annick Ratsiraka (Toamasina)

- M. Jeannot Raberson (Toleara)

Membres du Comité Directeur National :

Les 19 nouveaux entrants

ANTANANARIVO
Mme Mamy Diamondra Randrianarisoa
M. Ramanana René
Dr Désiré Rakotoarimino
M. Lalalova Tovoarivelo Ranaivo
 
ANTSIRANANA
M. Jao Christophe
M. Bezandry Flavien
M. Rafilahy Berger
 
MAHAJANGA
Secrétaire national adjoint, M. Ndrianasolo
M. Ramarojaona Landry
M. Niriko Tsirenge
M. Ranaivoarimalala Yves
M. Befeno Hyacinthe
 
TOAMASINA
Secrétaire national adjoint, Mme Annick Ratsiraka
M. Jean Charles Randrianasolo
M. Médard Razafiarivelona
 
TOLIARA
M. Elakovelo Andriampeno
M. Valoserana Eloi
M. Saory Christian
M. Romin
 

Didier Ratsira : Présidebt d'honneur de l'Association "CHINE-AFRIQUE"

Ratsiraka chinafriq1Didier Ratsiraka continue encore d’apporter sa contribution au développement du pays. L’ancien président est toujours à la recherche de solutions pour le développement de Madagascar et pour entretenir les relations socio-économiques avec les pays partenaires. Il a assisté à la cérémonie officielle d’installation de l’Association « Chine – Afrique » qui s’est tenue au « Café de la Gare » à Soarano. Une association composée d’une centaine de pays membres à travers le Continent noir et dont l’ancien président Didier Ratsiraka constitue le Président d’honneur.

Dans son allocution, la présidente de l’Association « Chine – Afrique », Lyu ZhenZhen a annoncé que l’objectif est de renforcer la collaboration entre la Chine et la Grande Ile, notamment dans les domaines du transport, de l’énergie, des mines, du commerce… Pour sa part, le numéro Un de l’Arema a soutenu que l’Association envisage d’œuvrer pour le renforcement de la coopération entre Madagascar et la Chine, notamment dans les domaines du social et de l’économie. En quelque sorte, l’ancien président fait un clin d’œil aux investisseurs chinois afin de soutenir la Grande Ile dans la lutte contre la pauvreté.
(Extrait de l'Article de Davis R. - Midi Madagasikara).
 

Ratsiraka et sa famille en France

L'Express de Madagascar 10.02.2015 

Radidy arrive paris

Escapade sanitaire. Retour en France pour Didier Ratsiraka, son épouse Céline Ratsiraka et sa fille Annick Ratsiraka qui se sont envolés pour France à la fin de la semaine dernière. Le motif du voyage, selon le professeur Ange Andrianarisoa, ténor du parti de l’Avant garde pour la rénovation de Madagascar (AREMA), est que l’ancienne première dame devrait faire un bilan de santé.« Ce départ a été quelque peu précipité. À ce que je sache, la raison de leur voyage est que l’ancienne première dame va faire un bilan de santé », a déclaré le professeur Andria­narisoa. Selon les explications de cette figure de l’AREMA, la famille Ratsiraka aurait prévu ce voyage en décembre dernier. « Il leur a fallu attendre la fin des sommets des cinq Chefs d’État », a-t-il ajouté.
Depuis son installation définitive à Madagascar en 2013, Didier Ratsiraka et son épouse, notamment, ne sont pas retournés dans l’Hexa­gone. Toutefois, selon certaines informations, ce retour en terre d’exil, entre 1991 et 1996, ainsi qu’entre 2002 et 2010, n’a pas été aisé. La famille Ratsiraka aurait eu quelques difficultés à avoir un visa pour la France. Même si le professeur Andrianarisoa ne l’a pas indiqué, il est probable que l’amiral Ratsiraka profite aussi de cette occasion pour sonder son état de santé, bien qu’il affirme à tout vent et à chaque occasion être en excellente forme.
Garry Fabrice Ranaivoson

Carlton Hôtel : Le livre biographique de Didier  Ratsiraka présenté

L’ancien président de la République, l’Amiral Didier Ratsiraka donnera une conférence de presse ce jour pour la sortie du livre-entretien réalisé par Cécile Lavrard-Meyer. Ce livre, intitulé « Didier Ratsiraka : Transition démocratique et pau­-
vreté à Madagascar», est publié par la maison d’édition Karthala. Le cœur de cet ouvrage renferme des entretiens avec l’ancien Chef d’Etat. L’enseignant-cher­cheur, de l’Université de Sorbonne Nouvelle, Cécile Lavrard-Meyer est diplômée de Sciences-Po de Paris et de la HEC. Puis, elle poursuit ses recherches sur les questions de pauvreté et de justice auprès de l’université de Harvard. Dans le cadre de ses recherches à Madagascar, elle a rencontré l’ancien Chef d’Etat malgache Didier Ratsiraka, qui a dirigé le pays pendant 25 ans.
Dans son interview dans une presse internationale au mois de juillet dernier, Cécile Lavrard-Meyer a souligné qu’à l’occasion de ses entretiens avec Didier Ratsiraka, elle avait tenté de faire la lumière sur les événements les plus questionnables. L’Amiral Didier Ratsiraka parle, entre autres, de l’affaire de 1991.
Notons que Cécile Lavrard-Meyer est l’auteur de nombreux ouvrages dont «Fidy et les pierres de Madagascar» ; «Pauvreté et démocratie au Pérou» ; ou encore «Misk’I, la petite Vigogne des Andes».

Vola R

Didier Ratsiraka: dialogue sans concession avec Cécile Lavrard-Meyer, MCF Sciences-Po Paris

« Faut-il voir en Didier Ratsiraka un nationaliste sourcilleux façonné par ses études françaises et ses rencontres avec les milieux progressistes internationaux ? Sa formation chrétienne a-t-elle, au contraire, laissé des traces durables, avec cette ambition, latente, de réconcilier socialisme et religion ? Serait-il plutôt un de ces « rêveurs éveillés – qu’évoque Sartre – dont le propre est, comme on sait, de ne pouvoir s’adapter au réel » ?
 
Gaullien pour les uns, manipulé pour les autres, séduisant pour tous, intelligent assurément, le président de la République Démocratique de Madagascar n’est pas de ces chefs d’État qui laissent indifférents, sortis de leur environnement national.
 
Peut-être, après tout, est-il à l’image de son pays : orgueilleux mais ouvert, complexé mais habile, produit composite du métissage culturel et de la tradition. »
 
Direction des Affaires étrangères et malgaches
Notice biographique sur Didier Ratsiraka, août 1982
 
Archives du ministère des Affaires étrangères de la France.

Ainsi s’interrogeait le Quai d’Orsay sur Didier Ratsiraka, six ans après son investiture en 1976 comme président de la République de Madagascar. Trois ans plus tôt, en 1973, alors tout jeune ministre des Affaires étrangères, Didier Ratsiraka avait acté l’indépendance réelle de Madagascar par la révision de ses accords de coopération avec la France. Après avoir présidé aux destinées de la Grande Île pendant un quart de siècle et avoir été exilé en France à deux reprises, Didier Ratsiraka est pour la première fois amené ici, dans un dialogue sans concession, à livrer sa part de vérité sur sa destinée et celle de son pays.

 
Cécile Lavrard-Meyer est maître de conférences à Sciences-Po Paris. Diplômée de Sciences-Po Paris et d’HEC, docteur en histoire de l’Université Sorbonne Nouvelle, elle a été post-doctoral fellow en économie du développement et science politique à l’Université de Harvard et maître de conférences associé à l’Université Sorbonne Nouvelle. Ses publications portent sur les liens entre développement économique et démocratisation en Amérique latine et en Afrique. Dans le cadre de ses recherches à Madagascar, elle a rencontré Didier Ratsiraka et mené les entretiens qui constituent le matériau de ce livre.
 

Carlton Hôtel : Le livre biographique de Didier  Ratsiraka présenté ce jour

L’ancien président de la République, l’Amiral Didier Ratsiraka donnera une conférence de presse ce jour pour la sortie du livre-entretien réalisé par Cécile Lavrard-Meyer. Ce livre, intitulé « Didier Ratsiraka : Transition démocratique et pau­-
vreté à Madagascar», est publié par la maison d’édition Karthala. Le cœur de cet ouvrage renferme des entretiens avec l’ancien Chef d’Etat. L’enseignant-cher­cheur, de l’Université de Sorbonne Nouvelle, Cécile Lavrard-Meyer est diplômée de Sciences-Po de Paris et de la HEC. Puis, elle poursuit ses recherches sur les questions de pauvreté et de justice auprès de l’université de Harvard. Dans le cadre de ses recherches à Madagascar, elle a rencontré l’ancien Chef d’Etat malgache Didier Ratsiraka, qui a dirigé le pays pendant 25 ans.
Dans son interview dans une presse internationale au mois de juillet dernier, Cécile Lavrard-Meyer a souligné qu’à l’occasion de ses entretiens avec Didier Ratsiraka, elle avait tenté de faire la lumière sur les événements les plus questionnables. L’Amiral Didier Ratsiraka parle, entre autres, de l’affaire de 1991.
Notons que Cécile Lavrard-Meyer est l’auteur de nombreux ouvrages dont «Fidy et les pierres de Madagascar» ; «Pauvreté et démocratie au Pérou» ; ou encore «Misk’I, la petite Vigogne des Andes».

Vola R

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L'Amiral Didier Ratsiraka dit tout dans son livre

(12-08-2015)

 Après plusieurs mois de mutisme, l’ancien Président malagasy l’Amiral Didier Ratsiraka revient sur le devant de la scène avec la sortie d’un nouveau livre qui relate ses entretiens biographiques avec Cécile Lavrard-Meyer, maître de conférence à Sciences-Po Paris.

Débout aux côtés du Président Hery Rajaonarimampianina, l'Amiral Didier Ratsiraka lors de la signature des résolutions des Assises Nationales pour la réconciliation nationale, initiées par le FFKM
Débout aux côtés du Président Hery Rajaonarimampianina, l'Amiral Didier Ratsiraka lors de la signature des résolutions des Assises Nationales pour la réconciliation nationale, initiées par le FFKM
© moov.mg

La parution de ce livre sera certainement au centre de la conférence de presse que l’ancien Chef d’Etat malgache tiendra ce soir à partir de 19 heures au Carlton Anosy. Dans le livre intitulé : « Didier Ratsiraka : Transition démocratique et pauvreté à Madagascar », l’ancien président malgache est pour la première fois amené, dans un dialogue sans concession, à livrer sa part de vérité sur sa destinée et celle de son pays.

C’est ainsi qu’il apporte sa version des faits, concernant notamment des évènements sanglants traversés par le pays, comme l’épisode de 1991. Sur la Radio France Internationale, l’auteure, Cécile Lavrard-Meyer, rapporte qu’au cours de ces entretiens, Didier Ratsiraka a déclaré que « la garde présidentielle n’a pas tiré sur la foule, en tout cas pas sur ses ordres et qu’il n’y pas eu de mines anti-personnel dans les rizières... » .

D’autres révélations sur le régime Ratsiraka et même après sa chute en 2002, seraient renfermées dans ce livre. Dans le cadre de ses recherches à Madagascar, Cécile Lavrard-Meyer, docteur en histoire, a rencontré cet ancien Président qui a dirigé la Grande île pendant un quart de siècle. Paru aux éditions Karthala, cet ouvrage fort intéressant se vend à 32 euros, soit environ 95 000 Ariary.

Depuis des années, l’Amiral fait partie de ces personnalités politiques que l’on consulte sur des questions liées à la vie nationale. Mais le rendez-vous de ce soir s’apparente plus à un show médiatique qu’une simple conférence de presse. Et dans ce genre d’exercice, Didier Ratsiraka a toujours excellé, au grand désespoir de ses ennemis politiques.

Au programme du show médiatique de ce soir : l’ancien homme fort du pays sera dans un premier temps interviewé par trois journalistes. Les autres membres de la presse qui assisteront à l’évènement prendront par la suite, le relais, et pourront lui poser des questions sur les sujets de leur choix.

Alex

 

 

 
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Date de dernière mise à jour : jeudi, 10 Septembre 2015

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