Guy Willy RAZANAMASY

wikipedia.jpgdada.jpgUn exemple pour les hommes politiques

 

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com)

 

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Guy Willy Razanamasy : « Entre ceux qui tuent et ceux qui ont laissé tué, ce n’est pas la même chose. Le sang a coulé du côté de la foule mais pas de l’autre côté. Donc les responsabilités existent des deux côtés mais pas également ».

A l'époque, le chef de l'opposition se nommait... Zafy Albert qui a failli perdre la vie ce jour-là, sur les ordres de son actuel "protégé" l'Amiral Didier Ratsiraka. Les déclarations de G.W. R sont également valables pour la tuerie du 7 février 2009. Il faudra donc attendre l'an 2029 pour se rendre à l’évidence ?

La fameuse convention dite de Panorama, signée le 31 octobre 1991 à Antananarivo.

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Cette convention, à l'époque, était le fruit d'un accord entre le gouvernement constitutionnel dont l'autorité est contestée depuis plusieurs mois dans un contexte de crise économique et un climat de violence et un gouvernement proclamé par un Comité des forces vives de la Nation rassemblant divers courant d'opposition. 

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Dans cette convention, Le président de la République, Didier Ratsiraka restait en fonction mais est mis de côté, tandis qu'une Haute autorité de l'État a été formée et présidée par le Pr. Zafy Albert, alors chef de l'opposition, pour assurer la transition vers la démocratie et vers une IIIe République.

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Un large débat qui a été organisé, sous l'égide de la FFKM, dans le pays, avait débouché sur l'organisation d'un forum national chargé d'élaborer la nouvelle Constitution de la III République. Nouvelle constitution qui avait été durement contestée par les partisans d'un Etat Fédéral à Madagascar. 

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Heureusement, Guy Willy Razanamasy, un vrai Homme d'Etat, charismatique, qui était à la tête du Gouvernement d'union. Il a pu mener à terme avec brio la transition. Sans oublier aussi les deux compères, Pasteur Richard Andriamanjato et Manandafy Rakotonirina qui ont été désignés, à la tête du pouvoir législatif, co-présidents du Comité pour le Redressement Économique et Social (CRES).

MADAGASCAR Convention du 31 octobre 1991.

Compte tenu de la situation exceptionnelle que traverse le pays ;

Afin d'assurer la continuité de l'État ; Afin d'instituer un cadre légal pour la prise en compte et la réalisation des aspirations populaires au changement ;

Les parties suivantes :

- Guy Willy Razanamasy, premier ministre de la République démocratique de Madagascar ;

- Albert Zafy, chef du Gouvernement des Forces vives ;

- Les représentants du FFKM ;

- Les représentants des Forces vives ;

- Les représentants du MMSM ; réunis à Antananarivo les 29, 30 et 31 octobre 1991 ; Au nom du peuple malgache,

Conviennent :

Article premier : Il est créé une Haute Autorité pour la transition vers la Troisième République. Elle est garante du fonctionnement régulier des institutions et de la démocratie

durant la période transitoire qui ne peut excéder dix-huit mois. En conséquence, les activités des institutions suivantes sont suspendues à la date de l'adoption de laprésente Convention :

- le Conseil suprême de la Révolution,

- l'Assemblée nationale populaire.

Les attributions de ces institutions sont exercées par la Haute Autorité, le Comité pour le redressement économique et social ou le Gouvernement dans les conditions fixées par la présente convention.

Article 2 : Les pouvoirs du président de la République, chef de l'État, sont définis comme suit 

- il est le symbole de l'indépendance, de l'unité nationale ainsi que de l'intégrité territoriale ; à ce titre, il est le chef suprême des armées ;

- il accrédite et rappelle, sur proposition du premier ministre, les ambassadeurs et envoyés extraordinaires de la République malgache auprès des autres États et organisations internationales ; il reçoit les lettres de créance et de rappel des représentants des États et organisations internationales reconnus par l'État malgache ;

- il ratifie les conventions et traités internationaux ;

- il exerce le droit de grâce ;

- il confère les décorations de l'État.

Article 3 : La nomination du premier ministre, Guy Willy Razanamasy, est entérinée et le professeur Albert Zafy est nommé président de la Haute Autorité de l'État. La Haute Autorité de l'État, émanation de toutes les composantes de la Nation, comprend trente-et-un membres désignés respectivement par les Forces vives et le MMSM. Elle élit parmi ses membres un ou des vice-présidents ; le bureau, formé par le président et les vice-présidents, est assisté par un secrétariat général confié au FFKM.

La Haute Autorité ratifie les ordonnances adoptées par le Gouvernement.

Article 4 : Le Comité pour le redressement économique et social est composé de cent trente membres au plus, représentants de groupements sociaux, culturels et économiques et professionnels, désignés par le Premier Ministre sur proposition des Forces vives, du MMSM et du FFKM. Il a un bureau composé de deux co-présidents et de vice-présidents dont le nombre ne peut excéder douze.

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Sont nommés : co-présidents Richard Andriamanjato et Manandafy Rakotonirina.

Les vice-présidents sont élus par l'ensemble des membres du Comité.

Le secrétariat est assuré par un haut fonctionnaire de la Banque des données de l'État.

Le Comité est chargé :

- de faire des recommandations au Gouvernement sur la politique économique et sociale ;

- de servir d'organismes pour les comptes économiques et sociaux de la Nation ;

- de favoriser l'instauration d'un équilibre régional équitable ;

- et, de façon générale, de toute étude que la Haute Autorité ou le Gouvernement estime opportun de lui soumettre.

Il est obligatoirement consulté sur :

- l'ordonnance portant loi de finances ;

- l'élaboration de tout plan de développement général ou sectoriel.

Article 5 : Le premier Ministre, chef du Gouvernement,

- nomme et révoque les membres du Gouvernement ;

- préside le Conseil de Gouvernement ;

- est le chef de l'administration ; il nomme aux hauts emplois civils et militaires dont la liste est arrêtée par voie réglementaire ;

- est garant d'une justice indépendante et veille à l'exécution des décisions de justice ;

- est garant du maintien de l'ordre, de la sécurité publique dans le respect des libertés fondamentales et des droits de l'homme ; à cet effet, il est le chef de toutes les forces chargées de la police, du maintien de l'ordre, de la sécurité intérieure et de la défense ;

- négocie les traités et conventions internationaux conformément aux principes arrêtés en

Conseil de Gouvernement.

Article 6 : Le premier ministre, chef du Gouvernement :

- légifère par voie d'ordonnance ;

- prend les ordonnances portant loi de finances, après avis du Comité pour le redressement économique et social ;

- exerce le pouvoir réglementaire ;

- assiste le FFKM pour l'organisation du Fihaonambem-pirenena (Forum national) et les rencontres préparatoires en vue de l'élaboration de la nouvelle Constitution et du nouveau

Code électoral pour l'avènement de la IIIe République ;

- convoque les électeurs et organise le référendum en vue de l'adoption de la nouvelle Constitution et les élections générales ;

- propose et donne son avis au chef de l'État pour la nomination des ambassadeurs et envoyés extraordinaires de Madagascar ;

- proclame, après consultation de la Haute Autorité, l'état d'urgence, l'état de nécessité nationale ou la loi martiale lorsque les circonstances l'exigent pour la défense de la République, de l'ordre public et de la sécurité de l'État.

Les compétences autres que celles expressément dévolues au président de la République ou à la Haute Autorité relèvent de celles du premier ministre.

Article 7 : En cas de vacance, pour quelque cause que ce soit, du poste de chef de l'État, le bureau de la Haute Autorité exerce collégialement les fonctions de chef de l'État jusqu'à la désignation du nouveau titulaire par la Haute Autorité. De même, en cas de vacance, pour quelque cause que ce soit, du poste de président de la Haute Autorité, du chef du Gouvernement ou du président du Comité pour le redressement économique et social, la Haute autorité procède à la désignation du nouveau titulaire.

Article 8 : La composition et les attributions du Comité militaire pour le développement pourront être, en tant que de besoin, remaniées par le Gouvernement sur approbation de la Haute Autorité.

Article 9 : La Haute Cour constitutionnelle est garante du respect des principes généraux du droit. Elle est le juge en dernier ressort du contentieux électoral et assure la régularité des opérations électorales. Le nombre de ses membres est porté à onze dont quatre sont désignés par le président de la République, cinq par la Haute Autorité et deux par le premier

Ministre.

Le président de la Haute Cour constitutionnelle est élu par ses pairs. Toute activité politique leur est interdite ainsi que l'exercice de toute autre fonction publique ou privée, rémunérée ou non.

Article 10 : Il y a impossibilité de cumul de fonction d'une institution à une autre.

Article 11

1. Pour la mise en oeuvre des dispositifs ci-dessus, les parties signataires conviennent des modalités suivantes :

- dès la signature de la présente Convention, sous la responsabilité et la direction du FFKM, la Haute Autorité et le Comité pour le redressement économique et social se constituent et procèdent à l'élection de leur bureau respectif ;

- les différentes institutions compétentes procèdent à la désignation des membres de la Haute Cour constitutionnelle ;

- le premier ministre procède à des consultations élargies en vue de la formation d'un Gouvernement de consensus et nomme les membres du Gouvernement.

Article 12 : Les parties signataires lancent un appel au Peuple malgache tout entier pour que dans la concorde et la sérénité retrouvées, il oeuvre d'un même élan pour le redressement national, le développement, la liberté, la démocratie et l'unité nationale.

Annexe à la Convention du 31 octobre 1991.

Dans l'application de la Convention du 31 octobre 1991, 60% des sièges au sein de la Haute Autorité reviennent aux Forces vives « Rasalama ». Sur les 31 membres de la Haute Autorité, 18 sont des représentants des Forces vives Rasalama, 6 représentants des Forces Vives de Madagascar et 7 représentants du MMSM.

La formation du Gouvernement de consensus relève de la compétence du premier ministre de la République démocratique de Madagascar et du chef de Gouvernement des Forces vives.

La composition des membres du Comité pour le redressement économique et social sera déterminée par une commission ad hoc dirigée par les deux co-présidents avec 1 représentant du FFKM, 1 représentant du MMSM et 1 de la primature.

En ce qui concerne la prise de décision à la Haute Autorité, la recherche du consensus est de rigueur.

Toutefois, si l'on n'arrive pas à dégager une position acceptable pour tous, il est procédé au vote. La décision est prise à la majorité des 2/3.

Pour la composition du Comité pour le redressement économique et social, les deux co-présidents, en consultation avec les représentants de la primature, du MMSM et du FFKM, définissent les critères et principes objectifs qui président au choix des membres.

Il sera tenu compte d'une recherche d'équilibre pondéré dans la représentation des différentes mouvances et des différentes régions.

Fait à Antananarivo, le 31 octobre 1991.

Le Chef du Gouvernement des Forces vives p.i Komitin'ny Hery Velona manohana  ny Governemanta Tetezamita Antananarivo.

Le premier ministre.

Pour le FFKM.

Pour les Forces vives.

Pour le MMSM.

Guy Willy Razanamasy (19 Décembre 1928 au 18 mai 2011) était un ancien malgache politicien

Né à Antananarivo , Razanamasy a travaillé comme pharmacien et fabricant de médicaments avant de devenir le directeur de la société pharmacologique de "Cofarma" et d'entrer en politique. [2] Il a été élu maire d'Antananarivo en 1980.

Président de Madagascar Didier Ratsiraka est venu sous la pression intense en Août 1991. Face à une grève générale , un gouvernement rival formé par le Comité des Forces Vives (FV) et dirigé par Jean Rakotoharison , et une armée réticents à obéir à ses ordres, il a remplacé le Premier ministre de Madagascar Victor Ramahatra avec Razanamasy. Razanamasy a appelé la FV à rejoindre son gouvernement, et a réussi à convaincre quelques personnes à entrer dans son premier cabinet, puis en Octobre a été en mesure de signer un accord avec l'opposition pour former un gouvernement de transition pour une durée maximale de dix-huit mois. Bien que tout le pouvoir réel a été retiré de Ratsiraka, Razanamasy est resté en place et les membres de la FV a rejoint son cabinet élargi. Il a conservé ce poste jusqu'en 1993. 

En 1994, Razanamasy redevenu maire d'Antananarivo , servant à son mandat de cinq ans.  Il se tenait dans l' élection présidentielle malgache de 1996 comme le candidat de la Confédération des sociétés civiles pour le développement , mais n'a pris que 1,2% du total suffrages exprimés et a été éliminé au premier tour.

Durant son mandat, le maire Guy Willy Razanamasy, élu en 1995, avait pour slogan «Antananarivo madio no tanjona ka tadidio» (L’objectif est une capitale propre, rappelez-vous en). A peine sa prise de fonction amorcée, le Rova du Palais de la Reine est incendié dans la nuit du 5 novembre 1995… Guy Willy Razanamasy a été élu sur un programme axé sur trois S : " Santé, Scolarisation, Sécurité ". Le marché du zoma était un énorme problème de sécurité lié à deux contraintes : l'espace et la légalité. Il y avait 3.000 places pour 6.000 marchands recensés. Le marché hebdomadaire est devenu un marché permanent. L'informel, la délinquance, voire le crime, y régnaient en plein cœur de la ville. Il y a 2.000 marchands déclarés pour 15.000 identifiés ne payant pas de patentes et sans papiers en règle. Il n'y avait pas d'administration municipale, il n'y avait que des dettes, la désobéissance et l'incivilité. Toute l’avenue de l’indépendance était devenue un labyrinthe de toutes les magouilles. J’y pénétré dedans une fois, j’ai presque fini par devenir claustrophobe. Grâce à un don non remboursable des Japonais, le maire Razanamasy a réussi à réhabiliter cette avenue de l'Indépendance et les rues adjacentes qui étaient devenues une vraie cour des miracles à ciel ouvert. Il fallait enlever les marchands de là au plus vite. Et c’est avec un budget du FED (Fonds européen de développement) que le marché du Zoma (vendredi) a été éclaté en marchés de quartier. Mais on ne peut venir à bout de plus de 25 ans de gabegie et d’indiscipline généralisée. Selon des chiffres fiables, le nombre des habitants d’Antananarivo (agglomération comprise) était de 1.200.000 habitants en 1995.

Jeannot RAMAMBAZAFY – 18 mai 2011

Premier Ministre du Gouvernement de Transition (1991-1993)

La Maison Madagascar est de nouveau en suspens…en souffrance, C’est un moment historique pour certains, un moment de désespoir pour les autres. 12 août 2010

« Moi…citoyen sans parti… J’ai dirigé une équipe dans un contexte difficile au plan économique, social, politique. Amis et détracteurs avaient parfois le même visage. La mission politique qu’on m’avait assignée a été réussie contre vents, huées et marées… ».

« La Maison Madagascar est sauve… ».

« Je passe le témoin au premier gouvernement de la IIIème République ». (Extrait du Livre blanc – De la IIème à la IIIème République de Madagascar - Août 1993)

Chers Compatriotes,

Ce 10 Août 2010,

Nous sommes à l’aube du troisième millénaire, Nous venons de célébrer les 50 ans d’indépendance de Madagascar, Nous marchons vers une République nouvelle.

Force est pourtant de constater que :

La liberté des uns ne s’arrête jamais et celle des autres n’a jamais commencé.

Diriger, ne peut s’accorder avec coups de tête, effets d’annonces, politique spectacle.

La Maison Madagascar est de nouveau en suspens…en souffrance, C’est un moment historique pour certains, un moment de désespoir pour les autres.

Il n’est point besoin d’experts pour analyser à quel point la fracture est grande, Il n’est point besoin de gourous pour trouver ce qui apportera justesse et apaisement.

La Maison Madagascar réclame une transition paisible et constructive.

Un homme de grande expérience, sans parti pris, conduira les destinées de notre Madagascar, pendant cette transition. Il saura remettre le pays en marche, relever l’économie et redorer le nom de Madagascar auprès de toutes les Nations.

Sachons lui donner notre confiance. Aidons-le.

Le Premier Ministre Guy Willy Razanamasy a fait adopter la Convention du 31 octobre 1991. C'est sur la base de cette convention que les autres solutions de sortie de crise se fondaient.

En pleine crise, critiqué par les Arema et malmené par les Hery Velona, j’en ai personnellement fait mon credo pour animer quotidiennement l’antenne. Manjamanja miaraka amin’i Radio-Madagasikara. L’émission Besorongola, chaque vendredi à 07 heures du matin.

Avec son accord, j’ai effectué un reportage radiophonique sur le KERE avec l’appui du Programme Alimentaire Mondial et le soutien de la Banque Mondiale. C’était, à l’époque, le déclencheur de toute l’opération humanitaire SOS Sud.

Notre manière de collaborer était plutôt particulière. Après avoir bouclé l’antenne à 22 heures, je partais le rejoindre au Buffet du jardin à Antaninarenina et recevais ses instructions en direct. Nos conversations, courtes mais instructives, m’ont façonné pour la vie. Avoir recueilli certaines de ses confidences, d’ordre politique, me guide aujourd’hui pour mener à bien notre démarche FAMà.

G.W. RAZANAMASY, maire de la capitale, avait réussi à éviter le carnage sur la place du 13 mai. Malgré tous ses efforts pour la paix, il n’avait pas pu empêcher la marche fatidique sur Iavoloha le 10 août 1991. C’était hors de sa juridiction. Devenu Premier Ministre, il avait dirigé la Transition avec tact et détermination. Les élections achevées, redevenu simple citoyen, il avait publié Le livre blanc. Document à archiver absolument.

S’étant aperçu de la dérive de ce qu’il aura laissé en héritage, il avait décidé, par principe, quelques années plus tard et malgré la faiblesse des moyens, de se présenter aux présidentielles. Pour ce faire, nous avons mis en avant le concept Hazomanga. Trop tôt pour l’époque !

Le 10 août 2010, Guy Raznamasy avait lancé un appel :

Appel de Guy Willy Razanamasy
Premier Ministre du Gouvernement de Transition (1991-1993)

« Chers Compatriotes,
Ce 10 Août 2010,
Nous sommes à l’aube du troisième millénaire,Nous venons de célébrer les 50 ans d’indépendance de Madagascar,Nous marchons vers une République nouvelle.
Force est pourtant de constater que : La liberté des uns ne s’arrête jamais et celle des autres n’a jamais commencé.
Diriger, ne peut s’accorder avec coups de tête, effets d’annonces, politique spectacle.
La Maison Madagascar est de nouveau en suspens…en souffrance,C’est un moment historique pour certains, un moment de désespoir pour les autres.
Il n’est point besoin d’experts pour analyser à quel point la fracture est grande,Il n’est point besoin de gourous pour trouver ce qui apportera justesse et apaisement.
La Maison Madagascar réclame une transition paisible et constructive.
Un homme de grande expérience, sans parti pris, conduira les destinées de notre Madagascar, pendant cette transition. Il saura remettre le pays en marche, relever l’économie et redorer le nom de Madagascar auprès de toutes les Nations.
Sachons lui donner notre confiance. Aidons-le. »

Guy Willy Razanamasy

"Moi…citoyen sans parti… J’ai dirigé une équipe dans un contexte difficile au plan économique, social, politique. Amis et détracteurs avaient parfois le même visage. La mission politique qu’on m’avait assignée a été réussie contre vents, huées et marées…".
"La Maison Madagascar est sauve…".
"Je passe le témoin au premier gouvernement de la IIIe République".
(Extrait du Livre blanc – De la IIe à la IIIe République de Madagascar - août 1993)

Après avoir été Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et présenté aux élections municipales par le parti IARIVO MANDROSO, Monsieur Guy Willy RAZANAMASY fut élu Maire. (1995-2000). Il s’est distingué pour avoir commencé les travaux de réhabilitation de la Ville en mettant fin au Marché du Zoma qui se trouvait à Analakely et par la rénovation de l’Avenue de l’Indépendance.

Guy Willy Razanamasy (G.W.R), ancien Premier ministre, ancien maire de la ville d’Antananarivo, est décédé le 17 mai 2011, à l’âge convenable de presque 83 ans (il est né le 19 décembre 1928). Si certains politicards entendent faire de la récupération sur ce décès ("manararao-paty"), je préfère rester pragmatique... A Madagascar, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, lorsqu'il est mort ("Maty vao Ra-Malala"). On devrait en faire autant durant notre vivant. Mais non. Les exemples foisonnent. Aussi, ce dossier ne comprend que deux éléments "mémorables" et à immortaliser sur ses deux fonctions d'homme d'Etat.

 

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Date de dernière mise à jour : jeudi, 18 Mai 2017

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