Hery Martial Rajaonarimampianina Rakotoarimanana

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premier président élu de la IVème république de Madagascar

 

recueillis par Robert Andriantsoa (malagasy58@gmail.com & tany_masina@yahoo.fr)

Hery Martial Rajaonarimampianina Rakotoarimanana

 Buste long1

Biographie

né le  :  6 novembre 1958

à : Antsofinondry (Sabotsy-Namehana) Antananarivo

- Famille :

  •  Marié, père d’une famille recomposée de  5 enfants.

- étude primaire à :

- étude secondaire à :

- études supérieures ou universitaires à :

  • Troisième cycle en sciences économiques
  • D.E.A en sciences comptables (Quebec – Canada)

- diplômes obtenues :

  • diplôme de Maîtrise en Sciences Economiques à l’Etablissement d’Enseignement Supérieur de Droit, d’Economie, de Gestion et de Sciences Sociales (EESDEGS) – Université d’Ankatso Antananarivo en 1982
  • Diplôme d’Etudes Approfondies – DEA – en Sciences Comptables. 1986, Canada.
  • Diplôme d’Expertise Comptable du Certified General Accountant’s Association (C.G.A), toujours au Canada, en 1991.

Carrière professionnelle

Hery Rajaonarimampianina devient, en 1991, directeur des études à l'Institut national des sciences comptables de l'administration d'entreprises (INSCAE), poste qu’il occupe jusqu'en 1995, tout en exerçant sa profession d'expert-comptable.

Durant cette période, il enseigne également à l'université de Tananarive et à l'Institut d'administration des entreprises de Metz, en France.

En 1995, il fonde son cabinet d'expertise comptable et commissariat aux comptes. Fort d’une cinquantaine de collaborateurs, le cabinet intervient dans tout Madagascar dans de nombreux secteurs d’activités pour le compte de sociétés commerciales, d’organismes nationaux et internationaux, de projets financés par les bailleurs de fonds.

Sa compétence et son leadership naturel valent à Hery Rajaonarimampianina la reconnaissance de ses pairs qui le portent en 2003 à la présidence de l'ordre des experts-comptables et commissaires aux comptes de Madagascar, fonction qu'il occupe durant cinq ans.

Il est aussi nommé vice-président du Conseil supérieur de la comptabilité ou encore conseiller du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité depuis 2004.

Carrière politique

Ministre des Finances d'Andry Rajoelina

Hery minfinanceEn 2009, Hery Rajaonarimampianina intègre un gouvernement issu d’un renversement d’État en qualité de ministre des Finances et du Budget. Il doit composer sans le soutien de la communauté internationale qui a été retiré au pays en raison de l’illégitimité de ce gouvernement, le tout dans un contexte économique mondial dégradé.

Pendant quatre ans, il réussit à contenir l’inflation et à maintenir la stabilité de l'ariary, l'unité monétaire malgache. Son administration paye également en temps et en heure les traitements des fonctionnaires et des agents de l'État en réduisant par exemple 90 % du budget de l’agriculture dans un pays qui compte 80 % de paysans. Il contribue à résoudre les crises sociales à répétition liées au contexte économique de la Grande Île, dans les universités (enseignants, étudiants, personnels techniques), les milieux hospitaliers (médecins, paramédicaux), ou encore chez les agents des douanes.

Président du conseil d'administration d'Air Madagascar depuis juillet 2011, Hery Rajaonarimampianina y représente l'État malgache et y mène à ce titre une nécessaire politique de redressement financier.

Candidat à l'élection présidentielle

Sans parti mais ouvertement soutenu par Andry Rajoelina dont la candidature a été refusée par la communauté internationale, Hery Rajaonarimampianina se présente quarante-cinq jours avant le premier tour sous l'étiquette de l'association Hery Vaovao hoan'i Madagasikara1 parmi 32 autres candidats à la présidentielle.

Hery Rajaonarimampianina - A la place de Kolo Roger et Jules Etienne

Surprise, hier 20 août 2013, à l'hôtel Colbert, le ministre du Budget et des Finances, Hery Rajaonarimampianina a été présenté par les docteurs Kolo Roger et Jules Etienne pour les remplacer. Il est ainsi le candidat de substitution de ces deux médecins qui ont été écartés de la course à la magistrature suprême.

Lors de la conférence de presse qu'il a tenue dans le dit hôtel, le candidat Hery Rajaonarimampianina. D'entrée de jeu, ce dernier d'expliquer les raisons de sa candidature. « La CESa décidé d'exclure des candidats. Deux personnes m'ont adressé leur sollicitation. Beaucoup de jeunes et moins jeunes m'ont également sollicité. De ce fait, je me porte ainsi candidat à l'élection présidentielle ».

Arrivé deuxième à l'issue du premier tour, avec 15,85 % des voix, contre Jean-Louis Robinson, il prend le défi de rassembler autour de lui les opposants à l'ancien président Ravalomanana qui cumulent, lors de ce premier scrutin un total de 55 %.

A Mahajanga hier : Union sacrée pour la victoire de Hery Rajaonarimampianina

L’Union sacrée de toutes les forces qui soutient le changement opéré depuis 2009 a été engagée depuis Mahajanga hier pour le combat mené contre le retour au pouvoir du clan Ravalomanana. Le staff de campagne du « Hery vaovao ho an’i Madagasikara », conduit par Jules Etienne et Kolo Roger, le président Andry Rajoelina et une majorité des candidats du premier tour, à savoir Roland Ratsiraka, Pierrot Rajaonarivelo, Joseph Martin Randriamampionona dit Dadafara, Jean Eugène Voninahitsy, Julien Razafimanazato et Patrick Raharimananaont mis au second plan leur clivage pour s’unir autour de Hery Rajaonarimapianina pour assurer sa victoire au cours du 2e tour de la présidentielle le 20 décembre.

Dans ce combat qui s’engage, le candidat du Hery Vaovao sera donc héroïquement défendu par tous ses alliés pour le changement : rien ne brisera devant l’ennemi l’Union sacrée. Effectivement, quand le retour d’un régime autoritaire menace la nation, la mobilisation générale est enclenchée. A Mahajanga hier, ces grandes formations politiques ont affiché publiquement leur union autour du candidat pour la réconciliation, Hery Rajaonarimampianina, devant une foule immense en liesse. Des représentants des grands partis politiques malgaches ont également répondu présents à Mahajanga, entre autres l’AREMA, l’AVI, le Leader Fanilo, Mapar, Gmmr et deux représentants « Hery vaovao ho an’i Madagasikara » venus spécialement de France. Une véritable union sacrée pour la victoire de Hery Rajaonarimampianina.

Soutenu par le régime d'Andry Rajoelina, le candidat Hery Rajaonarimampianina a remporté l'élection présidentielle à Madagascar avec 53,50% des voix.

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Hery Rajaonarimampianina, soutenu par le régime sortant, a remporté l'élection présidentielle à Madagascar, selon le décompte définitif rendu public vendredi, mais la confirmation de sa victoire dépend désormais de la décision d'une Cour chargée d'examiner les recours en annulation déposés par son adversaire.

Andry Rajoelina : "Je ne pouvais pas soutenir officiellement un candidat au premier tour car ma mouvance avait plusieurs candidats. Je voulais qu'il y ait une égalité de chance. Mais dans la coulisse, j'ai soutenu Hery Rajaonarimampianina. J'ai donné des consignes. Mes ministres l'ont soutenu. Pour le second tour, c'est désormais clair : Hery Rajaonarimampianina est le candidat de la mouvance Rajoelina, le candidat de la révolution".

Hery Rajaonarimampianina : "Je remercie le Président de la Transition qui était à la tête de la lutte de 2009 qui a permis de mettre fin à la tyrannie de l’ancien régime afin de donner un nouveau souffle dans le pays. Ayez confiance que j’apporterai des forces nouvelles au pays".

Président de la République

Le 17 janvier 2014, il est officiellement proclamé président de la République par la Cour électorale spéciale, avec 53,49 % des suffrages devant son adversaire, Jean-Louis Robinson, crédité de 46,51 %9. Le camp de ce dernier accuse cependant de fraude électorale celui du nouveau président.

Il est investi le 25 janvier 2014 à Mahamasina en présence de son adversaire qui a reconnu sa défaite quelques jours plus tôt.

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Marié à Voahangy Rajaonarimampianina recomposée de  5 enfants

Qui est la Première dame malgache, Voahangy Rajaonarimampianina ?

Voahangy copieDepuis que son époux Hery Rajaonarimampianina a accédé à la tête du pays, Voahangy Rajaonarimampianina est la nouvelle Première dame de la Grande île. Âgée à peine de 30 ans, mère de cinq enfants, celle qui a 20 ans de moins que son conjoint, compte bien profiter de son nouveau statut pour améliorer les conditions de vie des enfants et des femmes à Madagascar. Portrait de celle qui veut s’engager dans le social pour contribuer au développement de son pays.
 

Comme une toute bonne maîtresse de maison, c’est toujours un accueil très chaleureux que Voahangy Rajaonarimampianina réserve à ses hôtes. A première vue, la Première dame malgache, aux gestes posées, gracieux, peut dérouter par son physique de mannequin. Elle peut paraître peu crédule aux yeux de certains, qui ne cachent pas leur surprise face à son jeune âge. Derrière son visage jovial, celle qui n’a que 30 ans, arborant une longue chevelure noire de jaie, portant des vêtements colorés, très tendances, compte bien apporter sa pierre à l’édifice pour aider son pays à genoux à se relever.

Ambitions dans le social

Mère de cinq enfants, dont la petite dernière n’a que cinq ans, son statut a désormais changé depuis l’élection de son mari, Hery Rajaonarimampianina, à la tête du pays, le 17 janvier 2014. Elle le sait, sa vie va prendre un nouveau tournant. Pour le moment, celle qui affirme être « honorée d’être la mère de tous les Malgaches » a encore du mal à réaliser sa nouvelle situation. « Je suis très heureuse de pouvoir accomplir cette lourde tâche », dit-elle de sa voix fluette. Elle insiste lourdement sur le fait qu’elle soutiendra son époux durant son mandat.

Si elle est fière également de son statut de femme au foyer, pour lequel elle a tout sacrifié, afin de prendre soin de son ménage, Voahangy Rajaonarimampianina compte bien s’engager pour participer au développement de son pays. Ses ambitions sont essentiellement de faire bouger les lignes dans le domaine du social. « Je pense que c’est dans le social que je peux être la plus utile. Je veux aider les enfants et femmes qui vivent dans des conditions difficiles à Madagascar. Je veux militer pour que la parité soit instaurée entre les hommes et les femmes », clame-t-elle fermement.

Appel lancé aux investisseurs

La Première dame lance aussi un appel aux investisseurs pour qu’ils reviennent injecter des fonds dans le pays, notamment créer des emplois pour les femmes. « Elles sont très talentueuses dans de nombreux domaines comme le textile, l’agriculture, l’art, l’artisanat, tient-elle à rappeler. Et surtout les femmes malgaches sont braves et aident régulièrement leurs époux dans les champs ».

Pour Voahangy Rajaonarimampianina, les femmes peuvent changer la donne à Madagascar, où 92% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, selon les dernières estimations de la Banque mondiale. Les « investisseurs doivent leur faire confiance et créer des emplois pour qu’elles puissent travailler et subvenir à leurs besoins. C’est sans doute le manque de travail qui handicape le plus les femmes de mon pays », note-t-elle. Même si le chantier est vaste pour redresser la Grande île, elle se dit optimiste. Pour elle, il ne fait pas de doute : « les Malgaches ont la capacité de changer le cours des choses ».

PALAIS PRESIDENTIEL

Le Palais présidentiel (Ambohitsorohitra) dans la ville haute d'Antananarivo, Madagascar.

D'abord siège de l’administration coloniale française, puis de l'Ambassade de France durant les premières années qui suivirent l'indépendance du pays, le Palais d’Ambohitsorohitra est depuis 1975 le Palais de la Présidence de Madagascar. C'est l’Amiral Didier Ratsiraka qui en fit à cette époque la résidence présidentielle et le centre du pouvoir national avant d'aller s'installer à Iavoloha en 1991.  

Le Palais présidentiel d’Ambohitsorohitra est situé face à la Place de l'Indépendance à Antaninarenina), l'un des quartiers de la ville haute de Tananarive où l'on trouve également des bâtiments administratifs, des  banques, des hôtels et commerces ainsi que la rue des bijoutiers. C'est dans ce quartier qu'en février 2009, des manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra furent tués par des militaires, peu avant le push qui renversa le Président Ravalomanana.

Edifié aux débuts des années 1890 par l'architecte français Anthony Jully, le palais présidentiel  d’Ambohitsorohitra est l'une des plus anciennes constructions en pierres et briques de Tananarive. C'est aussi l'un des édifices les plus prestigieux de la ville. Le salon, long de 24 mètres, et la jolie salle à manger figurent parmi les pièces les plus remarquables du Palais.

La résidence officielle du président de Madagascar est établie dans le second Palais présidentiel, celui d'Iavoloha. Les Conseils de ministres se tiennent généralement au Palais d'Iavoloha.

Le Palais d’Etat d’Iavoloha, cadeau des Nord-Coréens, situé à 15 km de la capitale sur la Rn7, fait office de résidence et, ou de bureau pour les Présidents dans le courant de la seconde République jusqu’à maintenant. Laissé à l’abandon après les évènements de 1991, il a été réhabilité par le Président Didier Ratsiraka à son retour au pouvoir. Saccagé lors de la crise de 2002, il a été entièrement rénové par le Président Marc Ravalomanana

Biographie

Origines et études

Étude primaire :
Collège Paul Minault

Étude secondaire :
Lycée Technique Ampefiloha ( BACC Technique G3)

Étude Supérieur Universitaire :
1982: Maîtrise de Sciences économiques à l’Établissement d’enseignement supérieur de Droit, d’Économie, de Gestion et de Sciences sociales à l’Université d’Ankatso Antananarivo
1991: Diplôme d’expertise comptable du Certified General Accountant’s Association à l’Université du Québec à Trois-Rivières  CANADA

Carrière professionnelle

Hery Rajaonarimampianina devient, en 1991, directeur des études à l'Institut national des sciences comptables de l'administration d'entreprises (INSCAE), poste qu’il occupe jusqu'en 1995, tout en exerçant sa profession d'expert-comptable.

Durant cette période, il enseigne également à l'université de Tananarive et à l'Institut d'administration des entreprises de Metz, en France.

En 1995, il fonde son cabinet d'expertise comptable et commissariat aux comptes. Fort d’une cinquantaine de collaborateurs, le cabinet intervient dans tout Madagascar dans de nombreux secteurs d’activités pour le compte de sociétés commerciales, d’organismes nationaux et internationaux, de projets financés par les bailleurs de fonds.

Sa compétence et son leadership naturel ont valu à Hery Rajaonarimampianina la reconnaissance de ses pairs qui le portent en 2003 à la présidence de l'ordre des experts-comptables et commissaires aux comptes de Madagascar, fonction qu'il occupe durant cinq ans.

Il est aussi nommé vice-président du Conseil supérieur de la comptabilité ou encore conseiller du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité depuis 2004.

Carrière politique

Ministre des Finances d'Andry Rajoelina

En 2009, Hery Rajaonarimampianina est appelé au poste de ministre des Finances et du Budget. Il accepte la charge de cette responsabilité malgré le contexte particulièrement difficile, marqué par le retrait depuis 20081 des principaux bailleurs de fonds des projets en cours, le tout aggravé par une situation économique internationale dégradée.

Pendant quatre ans, il réussit à contenir l’inflation et à maintenir la stabilité de l'ariary, l'unité monétaire malgache, une véritable prouesse consécutive à une gestion rigoureuse et d'austérité. Son administration paye également en temps et en heure les traitements des fonctionnaires et des agents de l'État. Il contribue à résoudre les crises sociales à répétition liées au contexte économique de la Grande Île, dans les universités (enseignants, étudiants, personnels techniques), les milieux hospitaliers (médecins, paramédicaux), ou encore chez les agents des douanes.

Président du conseil d'administration d'Air Madagascar depuis juillet 2011, Hery Rajaonarimampianina trouve les ressources humaines et matérielles et mène une politique de redressement qui donnent un nouvel envol à la compagnie aérienne nationale dont les états financiers étaient exsangues après plusieurs années de gestion dispendieuse[réf. nécessaire].

Candidat à l'élection présidentielle

Technicien animé par un esprit d’ouverture et de dialogue, Hery Rajaonarimampianina est convaincu que ses qualités propres à son statut et sa démarche d'ouverture permettront de rassembler autour de sa candidature à l'élection présidentielle de 20132 une majorité de Malgaches.

Sans parti, il se présente quarante-cinq jours avant le premier tour sous l'étiquette de l'association Hery Vaovao hoan'i Madagasikara3 parmi 32 autres candidats à la présidentielle.

Il est notamment opposé au représentant du parti au pouvoir, Edgard Marie Noé Razafindravahy du parti Tanora Gasy Vonona (TGV), au candidat de l'ancien président Ravalomanana, Jean-Louis Robinson du parti Antoko ny Vahoaka Aloha No Andrianina (AVANA), à deux anciens Premiers ministres de la Transition, Camille Vital et Roindefo Monja, ou encore à d’autres ténors de la vie politique de Madagascar, l’ancien vice-Premier ministre Hajo Andrianainarivelo, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Pierrot Rajaonarivelo, au neveu de l'ancien président, Roland Ratsiraka, qui se sont tous préparés depuis plusieurs mois voire depuis des années à cette course à la magistrature suprême.

Arrivé deuxième à l'issue de ce premier tour, avec 15,85 % des voix, contre Jean-Louis Robinson, il prend le défi de rassembler autour de lui les opposants à l'ancien président Ravalomanana qui cumulent, lors de ce premier scrutin un total de 55 %.

Lors du second tour, il rassemble largement son camp en obtenant de nombreux ralliements5, dont Roland Ratsiraka, neveu de l’ancien président Didier Ratsiraka, du parti MTS6 et Pierrot Rajaonarivelo du parti AREMA7, ainsi que le soutien du président de la Transition, Andry Rajoelina. Dès le prononcé des premiers résultats provisoires, il arrive rapidement en tête8 des estimations temporaires de la commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENIT) dans des élections que les observateurs internationaux jugent «libres, transparentes, fiables et crédibles».

Résultat Provisoire

C’est bien ce matin du vendredi 3 janvier 2014 que la Présidente de la CENI-T (Commission électorale nationale indépendante pour la Transition), Béatrice Atallah, a proclamé les résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle à Madagascar, tenue le 20 décembre 2013. Voici ces résultats provisoires : Electeurs inscrits : 7.968.321 - Nombre de votants : 4.044.391 - Bulletins blancs et nuls : 182.166 - Suffrages exprimés : 3.862.225 - Taux de participation : 50,76%. Hery Rajaonarimampianina : 2.066.103 soit 53,50% - Jean Louis Robinson : 1.796.122 soit 46,50% - ECART : 269.981 voix

Quatrième République : Hery Rajaonarimampianina, Premier Président

Lors d'une audience publique à son siège à Ambohidahy le 17 janvier 2014, la CES a proclamé les résultats définitifs officiels de l'élection présidentielle du 20 décembre dernier. Pas de surprise, la cour a validé les résultats provisoires de la Cenit.

C'est dans une salle d'audience comble que la CES a proclamé les résultats de la présidentielle du 20 décembre
© TGN

C'est Hery Rajaonarimampianina du groupement HVM (hery Vaovao ho an'i Madagasikara) qui est sorti vainqueur du second tour de l'élection présidentielle malgache du 20 décembre 2013, d'après l'arrêt N°10-CES/AR du 17 janvier 2014, promulgué et publié lors d'une audience publique à Ambohidahy, vendredi en fin de matinée.
"Article 10.-Sont arrêtés comme suit les résultats définitifs du second tour de l’élection présidentielle du 20 décembre 2013 :
- Nombre des électeurs inscrits…………………………. = 7.971.790
- Nombre des votants…………………………………………= 4.043.246
- Nombre des bulletins blancs et nuls…………………= 191.786
- Nombre des suffrages exprimés……………………….= 3.851.460
- Taux de participation……………………………………….= 50,72 %

- Voix et pourcentages obtenus par chaque candidat :
RAJAONARIMAMPIANINA RAKOTOARIMANANA Hery Martial: 2.060.124 soit 53,49 %
JEAN LOUIS Robinson Richard: 1.791.336 soit 46,51%.

Article 11.- Proclame élu Président de la République le candidat RAJAONARIMAMPIANINA RAKOTOARIMANANA Hery Martial."
, selon cet arrêt.

Le Président Hery Rajaonarimampianina félicité par les hautes personnalités dont Fatma Samoura du PNUD
© TGN

Cette élection a permis à Madagascar de sortir de la crise politique qui y sévit depuis 2009 et de réintégrer le concert des Nations par le retour à l'ordre constitutionnel.
"Nous félicitons le nouveau président et surtout le peuple malgache qui a fait son choix pour le retour à la constitutionnalité", a déclaré Fatma Samoura, représentante permanente du PNUD et coordinatrice du système des Nations-Unies à Madagascar.
"Une fois le processus électoral terminée, l'Union Européenne accompagnera Madagascar dans son développement", selon Leonidas TEZAPSIDIS, ambassadeur de l'Union Européenne à Madagascar.
"Toutes nos félicitations au nouveau président et à tout le peuple malgache", a affirmé François Goldblatt, ambassadeur de France à Madagascar. A ce diplomate d'ajouter "j'éspère qu'il y a une grande différence entre les paroles et les actions. Les paroles ont été assez virulentes ces derniers jours" en faisant allusion et un coup d'oeil au camp du candidat Jean Louis Robinson et la mouvance Ravalomanana.

Pour le moment, aucun commentaire du côté de la mouvance Ravalomanana et du candidat Jean Louis Robinson qui ont brillé de leur absence lors de cette audience publique. Botozaza Pierrot était présent mais "en tant que ministre du gouvernement de l'Union nationale", selon ses proches.

Les deux hommes (Hery Rajaonarimampianina et Jean Louis Robinson) se sont rencontrés à deux reprises jusqu'à jeudi soir pour l'apaisement. Le candidat perdant d'ailleurs convoquera la presse dans l'après-midi de vendredi à son QG à Ambohimiandra. Quant au nouveau président, il a tout simplement déclaré "C'est le choix du peuple, ils doivent l'accepter !".

Solofo Andrianjakarivelo

l'ONU salue le bon déroulement du deuxième tour des élections présidentielles

20 décembre 2013 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a félicité vendredi le peuple de Madagascar, la Commission Electorale et le Gouvernement malgache pour leur contribution active et leur participation aux élections présidentielle et législative qui se sont tenues ce jour.

« Le Secrétaire général demande au peuple de Madagascar, aux autorités transitionnelles et à tous les acteurs politiques de continuer à maintenir une atmosphère paisible lors du décomptage des voix et de l'annonce des résultats qui s'en suivra. Les Nations Unies restent engagées à soutenir le succès de la transition malgache », a indiqué le porte-parole de M. Ban dans un communiqué de presse.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a également salué le bon déroulement du deuxième tour des élections présidentielles à Madagascar. L'agence onusienne a soutenu les deux tours des élections, fournissant un appui logistique et de conseil à la Commission électorale nationale indépendante de la Transition (CENIT) - le corps électoral qui a organisé le scrutin.

« Les malgaches placent beaucoup d'espoirs dans ces élections qui représentent une étape cruciale vers la sortie de la crise la plus longue de l'histoire politique récente de la grande Ile, » a déclaré la Représentante du PNUD à Madagascar, Fatma Samoura, dans un communiqué de presse.

« Elles signifient le retour de Madagascar à l'ordre constitutionnel, celui des investisseurs et la reprise de l'aide au développement, des éléments d'une extrême importance pour le pays vu la grande précarité dans laquelle Madagascar a vécu au cours de ces cinq dernières années », a-t-elle ajouté en précisant que la CENIT annoncera les résultats provisoires le 7 janvier.

Du 15 au 19 décembre, le PNUD a organisé une série d'évènements artistiques, concerts et spectacles qui ont permis de sensibiliser les électeurs à travers le pays pour les inciter à participer. Le PNUD, en collaboration avec des associations locales, a formé 140 femmes candidates à l'assemblée nationale dans le domaine des relations avec les médias et sur le fonctionnement du processus électoral.

« Il fut un temps où les femmes étaient reléguées au second plan, mais cette époque est dépassée. Les femmes ont un rôle primordial dans la prise de décision. Je me sens prête à contribuer à la sortie de crise de mon pays », a déclaré Assiata, l'une des candidates ayant participé aux formations.

Dans le but de promouvoir un sondage pacifique, le PNUD a également aidé à établir une cellule de crise surveillant de potentiels incidents à partir du siège de la CENIT à Antananarivo, représentée par l'armée, le gouvernement et la société civile.

La cellule a effectué la liaison avec 480 médiateurs opérant dans tout le pays, qui lui ont fait part de case de violence ou autres incidents. Un programme informatique a été créé, recueillant des données en temps réels à cet effet.

Plus de 140 incidents ont été enregistrés, mais aucun d'entre eux n'a perturbé les sondages ni dégénéré. Six lignes téléphoniques ont également été mises à disposition des Malgaches, leur donnant la possibilité de signaler des incidents au sein de leurs communautés.

« Cette cellule de crise et d'alerte précoce a été incroyablement utile. Elle nous a permis de savoir quels étaient les risques, et comment s'attaquer aux incidents», a déclaré Mme Samoura.

Le SG de l'ONU salue la validation des résultats de l'élection présidentielle

19 janvier 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué la validation des résultats définitifs de l'élection présidentielle à Madagascar, qui s'est déroulée de manière pacifique selon les observateurs internationaux.

Le Secrétaire général « appelle tous les candidats à respecter la décision de la Cour électorale spéciale et à déposer leurs plaintes pacifiquement par l'intermédiaire des canaux légaux existants », a dit le porte-parole de M. Ban dans une déclaration à la presse.

Ban Ki-moon appelle le nouveau gouvernement à tendre la main à l'opposition et à diriger le pays dans l'intérêt de tous ses citoyens. Il encourage les dirigeants politiques et les institutions étatiques à travailler ensemble pour arriver à une véritable réconciliation, à l'approfondissement de la gouvernance démocratique et à la reprise économique.

“Les Nations Unies continueront leur soutien au développement et au progrès démocratique à Madagascar”, ajoute la déclaration.

Président de la République

Le 17 janvier 2014, il est officiellement proclamé par la Cour électorale spéciale, premier président de la IVe République, avec 53,49 % devant son adversaire, Jean-Louis Robinson, crédité de 46,51 %.

Une vague de félicitations pour le Président Hery Rajaonarimampianina

Les quatre coins du monde ont félicité l’élection de Hery Rajaonarimampianina à la tête de la quatrième République.

Seychelles

SEM James Michel a déclaré : « votre expérience à la suite d’un parcours exceptionnel vous confère déjà la dimension d’homme d’Etat et confirme le peuple malgache dans le choix qu’il a fait de votre personne pour tenir le gouvernail de la conduite des affaires de l’Etat en ces circonstances chargées de défis multiples aussi importants les uns que les autres ».

France

«  A l’occasion de votre élection  à la présidence de la République de Madagascar, permettez –moi de vous adresser mes plus sincères et plus chaleureuses félicitations ». Lettre Signée par François Hollande, le Président français, adressée à Hery Rajaonarimampianina, en date du 17 janvier 2014.

Etats-Unis

Les Etats-Unis ont également salué les résultats de l'élection présidentielle de Madagascar, déclarant qu'ils reflètent la volonté du peuple malgache. « L'élection du nouveau président représente une opportunité pour Madagascar de renforcer les institutions démocratiques, d'améliorer le respect des droits de l'homme, de combattre la corruption et de rebâtir son économie », a annoncé dans une déclaration la porte-parole du département d'Etat américain, Jennifer Psaki.

Union Européenne

« La Haute représentante (de l’Union européenne des affaires étrangères et la politique Catherine Asthon, ndlr), salut l’étape importante que constitue la proclamation (…) du résultat de l’élection présidentielle. Elle félicite S.E. Monsieur Hery Rajaonarimampianina, pour son élection à la présidence de la République de Madagascar ».

Organe de la SADC

Le Président de la République de Namibie, Hifikepunye Pohamba et non moins Président de la Troïka de l’Organe de la SADC a tenu à féliciter Monsieur Hery Rajaonarimampianina, Président élu de la République de Madagascar.

Union Africaine

Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l'Union Africaine, a également félicité le Président élu, Hery Rajaonarimampianina. Dans un communiqué, Mme Dlamini-Zuma a exprimé « l'appréciation de l'UA au peuple malgache ainsi qu'à l'ensemble des acteurs politiques et institutions malgaches pour l'engagement dont ils ont fait preuve et qui a permis de mener à son terme le processus de la transition à travers la tenue des scrutins législatifs et présidentiels »

Japon

Le gouvernement japonais, à travers un message de félicitation au Président élu, Hery Rajaonarimampianina, a salué « le peuple malgache, le gouvernement de la Transition et les Institutions concernées qui ont réussi à surmonter la crise politique ».

Nord-Coréen

Le leader nord-coréen a félicité le nouveau Président  tout en espérant « le retour rapide à la démocratie et à l’état de droit. La victoire de Hery Rajaonarimampianina est aussi la victoire du peuple Malgache ».

Israël

Le Chef de l'Exécutif Israélien, Benyamin Netanyahou a félicité le peuple malgache, pour sa maturité, et le Président de la République Hery Rajaonarimampianina, pour son élection.

Fédération de Russie

Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie a adressé dans une lettre, ses félicitations à Hery Rajaonarimampianina à l'occasion de son élection à la présidence de la République de Madagascar.

Francophonie

Abou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, « rend hommage au peuple malgache qui, par l’élection du Président de la République, témoigne de son engagement à contribuer au rétablissement d’une paix durable à Madagascar ». Il a adressé ses félicitations à Hery Rajaonarimampianina pour son élection, et à lui exprimer ses vœux les plus sincères de succès.

Commission de l'Océan indien (COI)

Le secrétaire général de la COI, Jean-Claude de l’Estrac a pour sa part felicité S.E M. Hery Rajaonarimampianina, pour son élection à la présidence de la République de Madagascar.

Grad/Iloafo

Le GRAD/ILOAFO félicite le nouveau Président de la République  RAJAONARIMAMPIANINA Hery et lui souhaite un mandat exemplaire dans la réussite de la reconstruction de la Nation.

 

Passation de pouvoir entre Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina

1La Constitution malgache précise que cette passation officielle du pouvoir doit se faire entre le président sortant dont celui de la transition et le président nouvellement élu avant la prestation de serment de ce dernier, qui marque le début de son mandat présidentiel de cinq ans samedi.

La remise officielle de la grande clé significative du Palais présidentiel d'Iavoloha, au nouveau président de la République, a été effectuée pendant cette passation de pouvoir.

« Je remets cette clé à Hery Rajaonarimampianina, la clé du pouvoir, et celle du développement et du succès pour Madagascar », a souligné Rajoelina lors de la cérémonie.

Durant son allocution, Rajoelina a souhaité à Hery Rajaonarimampianina, la réussite dans sa lourde responsabilité d'ê tre à la tête de la Nation malgache et de mettre l'intérêt de la nation et de la population malgache avant tout autre intérêt.

Rajoelina a ainsi loué les efforts du chef de la médiation de la Communauté de développement de l'Afrique Australe (SADC), ancien président du Mozambique, Joachim Chissano et le vice- ministre chargé des relations internationales et de la coopération de l'Afrique du sud, Marius Fransman, présents lors de la cérémonie, pour leur engagement dans la recherche de sortie de crise pour Madagascar.

Notons que des représentants des pays étrangers entre autres, l’Union des Comores, Seychelles, Maurice, la Commission de l'UA, la COI, l'OIF, France, Japon, Algérie, la Corée du Sud, Burkina Faso, Afrique du Sud, Nigeria, ont assisté à cette cérémonie.

Hery Rajaonarimampianina a été élu président de la République de Madagascar, lors de la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles par la Cour Electorale Spéciale (CES) le 17 janvier dernier.

Hery Rajaonarimampianina a obtenu 2.060.124 voix, soit 53,49% des suffrages exprimés lors du deuxième tour de l'élection présidentielle, tandis que son adversaire politique Jean Louis Robinson a été crédité de 46,51% des voix.

Andry Rajoelina : Ultime adieu envers la Nation

Le président de la Transition a mobilisé sa troupe pour assister à sa passation de pouvoir, hier, à Iavoloha. L’initiateur de la révolution orange n’a pas manqué à cette occasion de parler de ces « Zava-bita » durant la Transition.

Passation de pouvoir entre Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina, hier à Iavoloha. Une cérémonie marquée par un ultime adieu du premier envers la Nation. Il n’a pas manqué à cette occasion de remercier la Communauté Internationale en général et Joaquim Chisssano et Marius Fransman en particulier. Il a remercié aussi ses proches collaborateurs et sa famille. L’initiateur de la révolution orange s’est adressé également au président de la République nouvellement élu. « Je vous donne ma bénédiction, je vous souhaite mes vœux les plus sincères. Vous avez de lourdes charges qui vous attendent. J’espère que vous n’allez pas décevoir ceux qui ont placé leur espoir en vous ».

Idéaux. Visiblement ému, le président de la Transition de souligner qu’une nouvelle page vient d’être tournée. « Je deviens un simple citoyen, à partir de demain (lire ce jour). Et à l’endroit de ses partisans qui étaient venus nombreux, hier, « où que je sois, je suis toujours à côté de vous ». Et lui d’enchaîner « quoi qu’il arrive, je défendrai toujours la lutte et les idéaux qui nous réunissent. Et c’est par amour de la patrie que je quitte ce palais ». Un discours ponctué de temps en temps par des acclamations de ses partisans. Ces derniers sont d’ailleurs venus massivement à Iavoloha pour « soutenir » Andry Rajoelina. Du populisme en sorte. Par ailleurs, il a annoncé que durant la Transition des « Zava-bita » ont été réalisés et qu’il faudrait les conserver. Des piques lancées probablement à l’encontre de Hery Rajaonarimampianina.

Dominique R.

H.Rajaonarimampianina devient officiellement président

La cérémonie d’investiture du premier Président de la Quatrième République Malgache, Hery Martial Rajaonarimampianina Rakotoarimanana, s’est effectuée au Stade municipal Mahamasina Antananarivo le samedi 25 janvier 2014 à 12:47, dirigée par les membres de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) conduits par son Président Jean Michel RAJAONARIVONY.

Prestation de serment

Selon l’article 48 de la Constitution malgache, « la passation officielle du pouvoir se fait entre le Président sortant et le Président nouvellement élu. Avant son entrée en fonction, le Président de la République, en audience solennelle de la Haute Cour Constitutionnelle, devant la Nation, et en présence du gouvernement, de l’Assemblée Nationale, du Sénat et de la Cour Suprême, prête serment. Ainsi, le mandat présidentiel commence à partir du jour de la prestation de serment ».

Dans sa prestation de serment, Hery RAJAONARIMAMPIANINA s’est engagé à respecter les termes de la Constitution et des lois malagasy mais aussi à œuvrer pour l’intérêt du peuple malagasy et de préserver l’union du peuple et les droits fondamentaux.

"Izaho dia miniana ampahibemaso eo anatrehan'Andriamanitra sy ny razana ary ny vahoaka fa :

    - Hanatanteraka an-kitsim-po ny andraikitra ambony nankinina tamiko ;

    - Hanaja ny lalàm-panorenam-pirenena ;

    - Hikendry lalandava izay hahasoa ny be sy ny maro ;

    - Ary hanokana ny heriko manontolo amin'ny fanasoavana ny vahoaka."

« Devant le Dieu créateur et la Nation ainsi que le peuple :

    - je jure d'accomplir pleinement et entièrement mais aussi d'une manière juste, mes hautes responsabilités de Président de la Nation malagasy.

    - Je jure d'utiliser les pouvoirs à moi conférés et de consacrer toutes mes forces pour défendre et raffermir l'unité nationale et les droits de l'Homme.

    - Je jure de respecter et d'y veiller comme à la prunelle de mes yeux, la Constitution et les lois de l'Etat, d'oeuvrer sans relâche au bien-être du peuple malagasy sans exception."

Décoration - Signature du livre d'or - Empreint du sceau

Par la suite, il a été élevé au grade de «Grande Croix de Première Classe » par le Grand Chancelier de Madagascar, Etienne RALITERA. Une distinction honorifique seulement attribuée au Président de la République.

Après la signature des membres de la HCC et de  Hery RAJAONARIMAMPIANINA, le livre d’or a été empreint du sceau de la République. Ainsi, Hery RAJAONARIMAMPIANINA est investi officiellement Président de la Quatrième République malgache.

DISCOURS INTEGRAL DU PRESIDENT ELU


 

« Messieurs les Présidents et Chefs d’Etat amis, et leur délégation respective,

Monsieur le Premier ministre,

Monsieur le Ministre d’Etat,

Mesdames et Messieurs les Ministres et Vice-ministres,

Messieurs les Représentants d’Etat et leur délégation,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Membres du Corps diplomatique,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Institution, les Autorités civiles et militaires, les Chefs d’Eglise,

Mesdames et Messieurs,

Mes Chers Compatriotes,

Dans ce moment si important pour Madagascar, si important pour l’avenir de nos familles, si important pour moi, le sentiment qui m’envahit est une émotion profonde. Cette émotion, je vous demande de la recevoir simplement comme un témoignage de ma sincérité, de ma vérité et de mon engagement.  2013 s’est terminé sur un magnifique espoir pour l’ensemble du peuple malgache : une élection démocratique a mis fin à un cycle de crise, avec le soutien de l’ensemble de la Communauté internationale. Cette unité, aux premières lueurs de 2014, est un bon présage pour notre Nation. Cette année sera celle de notre renouveau collectif, sous l’emblème de la Force nouvelle qui vient de s’insuffler à Madagascar. Je forme le vœu qu’ensemble nous libérions les énergies pour renverser la fatalité de la misère et de la maladie qui ont tant touché notre pays.

Nous avons réussi à mettre ensemble un terme à cette crise. Aussi, comme il est de tradition républicaine, à l’aube de l’année nouvelle, je présente mes vœux à la Nation, et souhaite que 2014 nous apporte la réussite de nos projets et que la solidarité soit, à nouveau, la marque de notre société. Je souhaite pour chaque citoyen, pour chaque foyer, une année de santé et de prospérité ; je souhaite qu’elle soit l’année de notre reprise économique et le tremplin de notre nouveau rêve ; qu’elle soit l’année où Madagascar redevient la Grande île de lumière et de prospérité.

Je suis, ici, devant vous, empli d’un sentiment d’humilité, face à la tâche nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m’avez témoigné, et conscient des sacrifices que nous aurions à consentir pour restaurer la pleine harmonie de notre société. En ce jour historique, je ressens le  poids de la responsabilité de la  fonction présidentielle, mais je m’y suis préparé. Le Président de la République est l’ultime recours vers lequel vous êtes en droit de vous tourner. Et, pour cela, je serai un Président disponible et à l’écoute. La responsabilité du Président de la République ne ressemble à aucune autre. Elle est exclusivement construite sur les exigences : l’exigence de rassembler les Malgaches. Notre pays ne sera fort qu’en étant uni. Il doit être fort pour relever le défi auquel nous sommes confrontés ; l’exigence aussi de respecter son engagement, car la confiance en la parole présidentielle est la base indispensable du renouveau de la Nation ; l’exigence aussi de vertu morale car la crise des valeurs n’a jamais été aussi profonde. La crédibilité de notre lutte contre la corruption sera jugée à l’aune de notre exemplarité ; l’exigence de sécurité et de protection, car le peuple malgache n’a jamais été aussi démuni ; l’exigence d’ordre et d’autorité, car depuis trop longtemps, l’autorité de l’Etat est bafouée, sapée, privatisée au préjudice des plus vulnérables et des plus humbles ; l’exigence de résultats, car le peuple malgache a terriblement souffert et il veut voir ses conditions de vie s’améliorer pour, enfin, croire dans son futur ; l’exigence de justice, car depuis bien trop longtemps, le peuple malgache a le sentiment de vivre dans un monde d’iniquité où les droits ne sont pas les mêmes pour tous ; l’exigence de rendre au travail sa valeur morale et sa capacité d’émancipation.

Nous devrons tenter l’impossible, chaque semaine, chaque jour, chaque minute. Je sais que vous n’accepterez aucune hypocrisie, aucune lâcheté, aucun calcul dans l’exercice du pouvoir que vous m’avez confié. Vous attendez de moi le respect de mes engagements. Je sais l’importance symbolique de la parole présidentielle : se voir la nécessité qu’elle rassemble parce que le Président incarne l’Unité de la Nation. En tant que Président de tous les Malgaches, je dois être libre de toute idéologie, éviter tout esprit partisan pour incarner l’intérêt général. C’est cela ma référence ultime. En ce sens, je m’entourerai de compétences de tous bords pour renforcer l’Unité Nationale et créer un Madagascar de l’Excellence.

La voix du peuple a choisi. Il convient, maintenant de le servir. Chacun a sa place et dans le respect des institutions. Il nous appartient, à nous tous, élus de la Nation, de travailler au bien commun. Au gouvernement comme au Parlement, dans la majorité ou dans l’opposition. Il de notre devoir de faire honneur au mandat que le peuple nous a confié. Le peuple malgache ne supporte plus l’incurie et attend de son personnel politique et des agents de l’Etat : compétence, probité et loyauté. Nous y veillerons, nous ferons table rase des pratiques du passé et viserons l’efficacité.

Je vais construire les conditions du Renouveau et d’un Progrès partager par tous. Nous allons rétablir la confiance dans l’Etat, qui passe par la restauration de l’autorité de l’Etat. Elle s’appuiera sur un socle fondamental constitué des trois piliers de notre programme : la Sécurité, la Justice et la Lutte contre la Corruption. Notre Etat est garant des libertés individuelles et  doit être capable de protéger tous nos concitoyens. Rétablir la confiance de l’Etat c’est aussi assurer la sécurité des personnes er des biens en toutes circonstances. En ville comme à la campagne, de jour comme de nuit. Cela signifie que nos compatriotes auront droit à une vie paisible, sans agression, pour vivre de leur propriété sans crainte d’être volés ou spoliés.

J’ai une vision claire de la défense de l’intégrité territoriale de Madagascar, pour que le pays soit un territoire sécurisé, dans un climat propice aux activités de développement.  A cet effet, la politique de la Défense et de la Sécurité nationales sera résolument centrée sur la Sécurité intérieure, sans minimiser la sécurité des ressources stratégiques et vitales, tout en respectant les engagements internationaux. Je suis conscient de la fragilité de la Sécurité intérieure, et de la mise en coupe réglée de nos ressources naturelles et des potentialités économiques. C’est pourquoi je veux un Etat qui protège nos frontières aériennes et nos 5.000 kilomètres de côte ; je veux un Etat qui protège nos zones de pêche et nos richesses naturelles ; je veux un Etat qui assure notre Défense nationale contre la piraterie, contre les trafics en tous genres et grâce à la neutralité et à l’engagement de nos Forces armées, de la Gendarmerie et de la Police nationale.

Je veux aussi une démocratie apaisée pour mettre en place un programme de décentralisation effectif qui répond mieux aux besoins de la population. Je veux donner aux élus les responsabilités qu’ils attendent. Madagascar a besoin d’une politique de décentralisation réussie pour accélérer ce développement. Il s’agit de construire un cadre pérenne et durable de l’action publique dans son ensemble. Un cadre qui correspond aux aspirations locales et qui permet à l’action publique de gagner en efficacité, en réactivité et en proximité. Rétablir la confiance de l’Etat, c’est aussi réformer la Justice de l’Etat. La Justice devrait être accessible à tous et égales pour tous. Nous devrons lutter contre l’impunité et restaurer la confiance des Malgaches et des Etrangers dans notre Justice.

Des pratiques rénovés vont recréer la confiance dans les Institutions de notre pays pour que les investisseurs internationaux puissent venir investir à Madagascar sans crainte ni retenue et, ainsi, contribuer à notre développement et à notre progrès dans le cadre d’une croissance qui profite à tous. Rétablir la confiance dans l’Etat par ceci : par la Lutte contre la Corruption. Lutte contre la Corruption sera une de mes principales priorités. La corruption devient l’un des obstacles majeurs du développement général. La corruption fausse la concurrence, entraine la mauvaise utilisation des fonds publics. Je ne partirai pas dans une chasse aux sorcières du passé (2 fois) mais je veux que ceux qui se reconnaissent dans cette description et ces propos sachent que le changement est en marche, que rien ne pourra l’arrêter et que je n’admettrai aucune dérive.

La culture de l’impunité est révolue et je m’engage à organiser une lutte sans merci contre tous les détournements de biens et de deniers publics ; contre tout enrichissement illicite, tout racket ou encore toute utilisation abusive des biens publics. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat  conduira au retour de l’Etat de droit et mettra un terme définitif au cycle de crises et favorisera notre croissance économique.

Nul n’ignore que nous sommes au milieu d’une crise importante tant nationale d’internationale. Il nous faut, désormais, construire des conditions d’un Progrès partagé par tous. Nous devons nous donner les moyens de notre croissance en développant nos infrastructures, celle de tous les transports mais aussi les infrastructures électriques, car l’électricité pour tous, est le moyen d’offrir à Madagascar les moyens de ressources de la modernité. Mais nous devons aussi être attractifs aux investisseurs étrangers. Notre réforme de la Justice confortera leur confiance dans notre Etat de droit. Nous devons leur donner envie de contribuer, en faisant  preuve de créativité en matière juridique et fiscale, pour que Madagascar devienne, dans le respect des normes internationales, une place attractive et sûre. Nous devons créer un développement des affaires favorables à l’initiative économique mise en place. Je veux que le marché intérieur soit organisé pour permettre aux producteurs de valoriser leurs produits, afin de soutenir nos agriculteurs et nos artisans. Que des systèmes de micro-finance soient créés pour favoriser l’accès de tous au crédit et développer notre entreprenariat. Je tiens à ce que cette relance et ce progrès se fassent avec l’implication personnelle  de chaque Malgache et doivent se faire par la valorisation du travail.

Madagascar va renaître grâce au travail de son peuple uni et soudé dans ce rêve de réussite collective. Je serais toujours à vos côtés pour vous donner les moyens de relancer la croissance économique de Madagascar. Cette croissance, nous allons la fabriquer avec nos talents, avec notre imagination, notre audace et notre courage. Je vais mettre en œuvre une politique globale en agissant sur tous les leviers, aussi bien en direction des entrepreneurs, que des ménages, que des entreprises et des administrations. Je veux aussi que ce progrès se traduise en termes de Santé publique. Dans cette matière, nous sommes face à des enjeux terribles et protéiformes. Nous les affronterons avec détermination.

Le progrès de Madagascar ne sera durable que s’il permet l’Education de ses enfants. Il passera par la restauration de notre niveau d’enseignement, tant en ville que dans mes campagnes, pour que les enfants d’aujourd’hui, aient, au moins, le même niveau d’instruction que leurs grands-parents et par la constitution de pôles d’enseignement d’excellence. C’est par l’enseignement professionnel que nous adopterons les compétences des travailleurs malgaches aux besoins du marché. Mais l’Education doit conduire à apporter une attention particulière au Sport. Il est porteur de valeurs fondamentales tels que l’effort, le respect et le courage qui sont des exemples pour notre jeunesse. Je veux que nous retrouvions notre Communion nationale. Cette Communion nationale au travail du Sport qui transcende tous les clivages et nous rassemblent avec fierté derrière nos équipes nationales et nos athlètes.

Par cette élection, vous avez voulu tourner la page de la division et de la discorde. Vous avez manifesté au monde votre désir de rétablir l’équilibre de notre société dans une démocratie apaisée. Notre société a besoin de sécurité, de justice et de croissance. Mais elle a aussi besoin d’harmonie. Nous devons retrouver le respect de l’autre et garantir aux femmes l’égalité des droits. Madagascar a besoin de tous les talents qui nous allons favoriser la promotion des femmes et veilleront à leur représentativité à tous les niveaux. Nous devons aussi retrouver le respect de l’Ecologie pour protéger notre patrimoine naturel qui est l’un des plus riches de l’Humanité. Tout cela passera par un état des lieux, par un programme qui va être basé sur le reboisement, par la suspension temporaire de l’exploitation des forêts et par un acte citoyen de la plantation par chaque enfant malgache d’un arbre tous les ans.

Il y aura toujours des gens pour s’interroger sur l’ampleur de nos ambitions et suggérer que notre système n’est pas capable de faire face à ces changements, que notre société est trop figée. Ces cyniques ne peuvent pas comprendre que Madagascar a déjà changé. Notre population est jeune et dynamique, elle a soif de changement et de reconnaissance. Les arguments de politique politicienne auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps ne valent plus rien. Les défis face à nous sont immenses et les Malgaches ont en eux toutes les valeurs pour les affronter : le travail, l’honnêteté et le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme. Elles sont vraies et intimement lié à l’âme malgache.

Ce qui est requis, aujourd’hui, c’est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé, maintenant, c’est une nouvelle ère de responsabilité, une renaissance. Aujourd’hui, je voudrais remercier tous ceux et toutes celles qui m’ont accompagné lors de cette campagne présidentielle ; tous ceux qui m’ont aidé, tous ceux qui m’ont soutenu, tous ceux qui m’ont entouré. Sans vous, tout ceci n’aurait pas pu arriver. Mais aujourd’hui, je vais vous demander, à vous, ma famille politique et mes amis, de m’aider une fois encore pour favoriser le grand dessein d’Unité nationale qui est le mien. Je veux que vous compreniez que ce n’est pas de nous qu’il s’agit mais de Madagascar, de notre avenir politique, de notre place dans le monde. Je demande donc à mes amis de me laisser libre, libre d’aller vers les autres, libre d’aller vers celui qui n’a jamais été mon ami, qui n’a jamais appartenu à notre clan, à notre famille politique et, parfois même, qui nous a combattu.

Car lorsqu’il s’agit de Madagascar, il n’y a plus de camp. Je vous demanderai de comprendre que je ne serai pas le Président des partis ; que je ne serai pas le Président d’une Région mais que je suis le Président de tous les Malgaches. Et je demande, même à mes adversaires politiques, de me faire me crédit de la bienveillance sans laquelle il n’y a pas de compréhension possible. Je leur demande, enfin, de respecter les règles démocratiques et de ne viser, dans leurs actions, que le bien commun.

Au moment où le peuple malgache m’a choisi au suffrage universel, je veux convaincre chaque Malgache que son pays a besoin de lui, de son énergie et de son soutien et qu’il réside à Madagascar ou fasse partie de la Diaspora. Les défis auxquels nous avons à faire face sont importants et nombreux mais nous les relèverons ensemble en constituant un gouvernement d’unité et d’action pour que tous les Malgaches voient rapidement dans leur vie quotidienne, les effets de la politique de ceux qu’ils viennent d’élire.

Je voudrais aussi dire à nos amis dans le monde que nous aurons besoin de leur aide et de leur soutien, pour que cette immense espérance qui s’est levée ne soit pas déçue. Madagascar est aussi fière d’appartenir aux communautés de l’Afrique australe et de l’océan Indien, et je lance un très fraternel salut à nos amis et nos voisins. Depuis la Grande île, je leur dis que nous comptons sur eux pour venir soutenir nos efforts de développement car nous partageons une Communauté de destin.

Ensemble, par notre travail, et avec le soutien de nos amis, nous relèverons tous les défis.

Ensemble, nous porterons Madagascar sur les plus hautes marches de la croissance.

Et c’est Ensemble que nous pourrons être fiers d’être Malgaches, en regardant le chemin parcouru.

Vive la République, vive Madagascar !

Je vous remercie, Mesdames et Messieurs. »

Son adversaire, battu lors du scrutin présidentiel du 20 décembre, Robinson Jean Louis, avait reconnu pour la première fois sa défaite la veille. Présent à la cérémonie, il a promis une opposition exemplaire. "Cette fois-ci, l'opposition sera capable de conseiller l'État" au lieu de "s'opposer toujours, perturber et descendre dans la rue", a-t-il dit à la presse.

La directrice de la Banque mondiale (BM) à Madagascar, Haleh Bridi, s'est dite "très encouragée par le discours du nouveau président. "C'est un discours absolument fabuleux, plein d'espoir", a également salué la ministre française de la Francophonie Yamina Benguigui.

Madagascar tente, avec l'élection de M. Rajaonarimampianina, de sortir de la crise où l'a plongé le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009. Le pays a été gouverné pendant cinq ans par un président non élu, Andry Rajoelina, et cette transition a vu se développer des trafics en tout genre, selon différentes ONG comme l'Alliance Vohary Gasy (AVG), mais aussi la majorité s'appauvrir.

M. Rajaonarimampianina a été ministre des Finances de ce gouvernement de transition.

L'avenir politique de M. Rajoelina restait inconnu samedi. Il s'était à nouveau déclaré mercredi disponible pour devenir Premier ministre, au côté de M. Rajaonarimampianina dont il soutenait la candidature à la présidentielle.
Vendredi, en transmettant les symboles du pouvoir au nouveau président, M. Rajoelina a toutefois déclaré qu'il allait "redevenir un simple citoyen" à compter de samedi.

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investiture de Hery Rajaonarimampianina tous présents et...exceptionnels

La cérémonie d’investiture du premier président de la 4è République, s’est déroulée au stade municipal de Mahamasina ce samedi 25 janvier 2014. Même si les gradins du stade n’ont pas été bien garnis, les tribunes latérales et centrale par contre ont été pleines. Les invités officiels, notamment ceux issus de la communauté internationale, ont fait le déplacement, à l’instar des présidents de la Namibie, des Comores et de Maurice. Le chef de l’opposition mauricienne faisait partie de la délégation, comme pour servir de modèle au nouveau régime malgache que l’on est en train de mettre en place.

Les autorités civiles et militaires malgaches sont venues en masse ; personne jusque depuis les 22 régions ne voulait demeurer à l’écart dans des moments pareils. Les appels de la veille de Mamy Rakotoarivelo pour que les ministres et parlementaires de la mouvance assistent eux aussi à l’investiture ont été entendus, fussent-ils partiellement. Le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana et à la fois ministre du gouvernement de transition, Roland Ravatomanga y était. Les chefs politiques aussi ont répondu à l’appel tel Manandafy Rakotonirina. On citera parmi les candidats qui ont soutenu le perdant mais qui n’ont pas boudé la cérémonie d’investiture, Saraha Georget Rabeharisoa du parti Vert. Parmi les perdants qui ne s’étaient pas prononcé ni pour l’un ni pour l’autre lors du second tour, on relève la présence ce samedi historique, de Hajo Andrianainarivelo, troisième dans la course à la présidentielle.

Le perdant de la présidentielle malgache reconnait la victoire de son adversaire

Robinson Jean-Louis, le candidat malheureux à la présidentielle malgache ne conteste plus la légalité de la victoire de son concurrent., lors d'une conférence de presse le 21 décembre dernier, au lendemain du second tour.

A Madagascar, le candidat malheureux au second tour du scrutin présidentiel a créé la surprise en retirant ses accusations de fraude électorale. Dans un entretien accordé à RFI, Robinson Jean-Louis affirme aussi qu’il se soumet aux résultats de la Cour électorale. Il a  félicité son concurrent Hery Rajaonarimampianina pour sa victoire et déclare vouloir diriger l’opposition.

A Madagascar, jour J pour le nouveau président élu Hery Rajaonarimampianina. Après la cérémonie de passation de service vendredi avec Andry Rajoelina, c’est ce samedi que se tient la cérémonie d’investiture. Elle aura lieu dans un stade de la capitale en présence de nombreux représentants de la communauté internationale.

    Parmi les personnes présentes on devrait voir Robinson Jean-Louis. Le candidat malheureux au second tour de la présidentielle a annoncé sa présence à la cérémonie d'investiture de son concurrent victorieux Hery Rajaonarimampianina.

    Il s'agit d'un véritable changement de stratégie pour Robinson Jean-Louis. Il y a une semaine encore, le candidat contestait les résultats de la Cour électorale spéciale. Aujourd’hui il félicite son concurrent. Selon lui, «la cour électorale a prononcé la victoire de Hery RAJAONARIMAMPIANINA. Donc je le félicite pour cette victoire. Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu, on va travailler ensemble ».

Robinson Jean-Louis, un chef de l'opposition « autoproclamé »

    Il ne revient pas sur ses accusations de fraudes mais dit vouloir respecter la loi. « De fait, peut-être pas la légitimité, mais la légalité est là », concède-t-il, avant de rappeler que le parti auquel il appartient est une formation structurée et légale. «Nous devons nous soumettre à la loi.»

    «Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu, on va travailler ensemble», ajoute Robinson Jean-Louis qui se positionne n°4 ou 5 sur l’échiquier politique. Il compte créer un comité national de l’opposition. « Maintenant, nous allons être dans une véritable opposition légale » dont il se déclare être le président naturel, en arguant de sa présence au second tour du scrutin présidentiel.

    Cette décision risque de faire grincer des dents, car la loi prévoit que le chef de l’opposition officiel soit désigné d’un commun accord par les groupes politiques concernés après les législatives.

    Selon Jean Louis Robinson, «arrivé second à l'élection pré sidentielle, il lui revient d'être à la tête du Comité National de Coordination de l'Opposition Légale (CNCOL) mise en place vendredi soir et il participe à cette investiture en tant que président de ce Comité».

    «Ce Comité critiquera et examinera les actions menées par le pouvoir en place et protégera l'intérêt de la Nation pour faire revenir le plus tôt possible les investissements étrangers. Il va également se battre pour le retour des exilés politiques y compris Marc Ravalomanana ainsi que pour la libération des 23 prisonniers politiques malgaches».

    Notons que Jean Louis Robinson a déclaré auparavant qu'il ne cautionne pas les résultats définitifs de l'élection pré sidentielle et réclame à tout prix la confrontation et le recomptage des voix du deuxième tour de l'élection présidentielle du 20 décembre dernier.

Forte représentation internationale

La Communauté internationale a été fortement représentée à Mahamasina pour la cérémonie solennelle d’investiture du nouveau président, Hery Rajaonarimampianina.
Une présence massive dont bon nombre d’observateurs considèrent comme « de la reconnaissance ». A noter entre autres, la présence de quatre présidents de la République, à savoir le président comorien, Ikililou Dhoinine qui sera accompagné par l’ancien président de ce pays, Azali Assoumani ; du président seychellois, James Alix Michel avec son ministre des Affaires Etrangères, Jean Paul Adam ; du président mauricien, Rajkeswur Purriag, accompagné de son MAE, Arvin Boolell et de Paul Berenger, ancien Premier ministre et Chef de l’opposition, ainsi que le président de la Namibie, Hifikepunye Pohamba avec son MAE, Peya Mushelenga. Par ailleurs, le SG de l’ONU sera représenté par Haile Menkerios, la Commission de l’Union Africaine par Boubakar Diarra, la SADC par son Secrétaire exécutif, Stergomena L. Tax et par le médiateur en chef Joaquim Chissano, la COI par son SG, Jean Claude de l’Estrac et l’OIF par le président de la Cour Constitutionnelle du Bénin, Théodore Holo. A noter que la France, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, la Corée du Sud, l’Algérie et le Japon ont également envoyé une délégation.

Yamina Benguigui :

"C’est au président élu et à lui seul de décider de la composition du nouveau gouvernement"
Parmi les invités de marque étrangers qui étaient présents à Mahamasina samedi dernier figure la ministre déléguée chargée de la Francophonie de la France, Yamina Benguigui.

Avant de regagner Paris, elle a tenu une conférence de presse à Ivandry. Au cours de cette conférence de presse, Yamina Benguigui de marteler : « C’est au président élu et à lui seul de décider souverainement de la composition du nouveau gouvernement. ».

Un message clair à l’endroit de ceux qui seraient tentés d’imposer des noms au nouveau président Hery Rajainarimampianina. La ministre française a déploré à l’occasion le fait que ses propos étaient mal interprétés par certaines presses malgaches qui ont laissé entendre que Yamina Benguigui est partante pour l’entrée d’Andry Rajoelina dans le futur gouvernement.

Ambassadrice
La ministre Yamina Benguigui a apprécié le discours du nouveau président de la République. « Un discours magnifique, beaucoup de bienveillances, beaucoup de fermeté. », estime-t-elle. Avant de promettre : « Je serai l’ambassadrice de Madagascar pour accélérer la réintégration de la Grande île au sein de l’OIF et la COI. Lorsque les conditions seraient réunies, la France soutiendra Madagascar pour la reprise des aides des bailleurs de fonds. ».

La ministre déléguée chargée de la Francophonie a par ailleurs mis l’accent sur la crédibilité du processus électoral à Madagascar.

RAJAOFERA Eugène

Démission du gouvernement de consensus dirigé par Omer Beriziky

Le gouvernement de consensus dirigé par Omer Beriziky vient de démissionner samedi après-midi, après l'investiture du président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a indiqué le secrétaire général du gouvernement, le Colonel Ralala Roger Pierre samedi.

Selon la pratique républicaine, le chef du gouvernement ainsi que les membres de son gouvernement devront démissionner après la prestation de serment du nouveau président de la République.

Pourtant, la feuille de route de sortie de crise précise que « jusqu'à la mise en place progressive des Institutions prévues par la Constitution, les Institutions et les organes prévus pour la période de la Transition continuent d'exercer leurs fonctions.».

C'est ainsi que le président de la République, Hery Rajaonarimampianina a accepté cette démission du gouvernement Beriziky mais il a été noté que les membres de ce gouvernement vont continuer d'assurer la gestion des affaires courantes jusqu'à la mise en place d'un nouveau gouvernement.

Notons que Hery Rajaonarimampianina a prêté serment samedi matin devant la Nation malgache, et juré de respecter la Constitution et les lois de l'Etat et d'oeuvrer sans relâche au bien-être du peuple malagasy sans exception.

Intronisation de l’archevêque d’Antsiranana

« Non pas nous, mais la grâce de Dieu qui est avec nous » (I Cor 15, 10b), tel est le devise de Mgr Benjamin Marc Ramaroson, ancien Evêque du Diocèse de Farafangana, nommé Archevêque de la Province Ecclésiastique nord-ouest de Madagascar qui vient d’être intronisé par le Président de la Conférence Episcopale de Madagascar (CEM), Mgr Désiré Tsarahazana, le 25 janvier 2014 à Antsiranana. Presque tous les membres de la CEM ont assisté à cette cérémonie qui s’est tenue au Stade du Collège Saint Joseph, Antanambao. Pendant son homélie, le Nouvel Archevêque d’Antsiranana exhorte son troupeau à imiter Saint Paul qui a accepté à être missionnaire. La conversion de Saint Paul lui permet de recevoir le Saint Esprit et vivre sa foi. C’est une grâce. Nous aussi, nous devons nous convertir. Se convertir, c’est d’être prêt à être renouvelé par le Saint Esprit et à servir les autres. Concernant ses défis et sa directive pastorale, Mgr Benjamin affirme qu’il suit ses prédécesseurs en invitant les croyants à vivre la foi dans la vie quotidienne. En tant qu’Eglise, il voudrait prioriser l’éducation de la famille et des jeunes qui subissent des difficultés sociales dans cette région.
Notons que le Diocèse d’Antsiranana a une superficie de 37 924 km2, 1 532 457 habitants dont 404 393 catholiques, 60 prêtres dont 48 diocésains.
Le Président de la République de Madagascar, Monsieur Hery Rajaonarimampianina, installé le même jour que l’intronisation de Mgr Benjamin a honoré de sa présence la Première Messe de ce Nouvel Archevêque, le dimanche 26 janvier 2014. Il a affirmé que l’Eglise et l’Etat ont la même mission : le développement de la nation en éduquant sur la paix, la réconciliation, et l’amour du prochain.

L'Union africaine (UA) a levé lundi matin la suspension de Madagascar suite à l'élection du nouveau président du pays, Hery Rajoanarimampianina, invité du 22e sommet du bloc à Addis-Abeba.

La décision a été prise peu avant l'ouverture de la 24e session ordinaire du Conseil exécutif qui réunit les ministres des Affaires étrangères, en prélude au 22e sommet des chefs d'Etat, prévu jeudi et vendredi à Addis-Abeba.

Décidée deux jours après l'investiture du nouveau dirigeant samedi, la suspension de Madagascar comme membre de l'UA, au motif de "changement anticonstitutionnel", a été levée lundi matin lors d'une réunion spéciale du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de cette organisation continentale.

M. Rajoanarimampianina a été de facto invité par ses pairs à participer au prochain sommet des chefs d' Etat et de gouvernement de l'UA.

Précédé comme à l'accoutumée par la réunion des ministres des Affaires étrangères, le 22e sommet de l'UA se tient sous le thème "agriculture et sécurité alimentaire".

Première mission officielle du Président de la République à l’extérieur du pays

Le Président Hery Rajaonarimampianina s'est envolé pour Addis-Abeba

 22ème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA :

Hery Rajaonarimampianina, fraîchement élu président de la République de Madagascar, entame son baptême du feu sur la scène internationale. A la tête d’une forte délégation de « diplomates chevronnés », il ralliera ce mercredi 29 janvier Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie, qui accueille du 24 au 31 janvier le 22e sommet de l’Union africaine (UA).

Ce voyage présidentiel intervient quelques jours après la réintégration de Madagascar au sein de l’UA. La Grande île fait ainsi son retour dans le concert des nations après avoir été mise au ban de la communauté internationale pendant près de cinq ans.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Participation de Madagascar au 22ème Sommet de l’Union Africaine

Une étape décisive pour le retour dans le Concert des Nations

Consécutivement à la Décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine de lever la mesure de suspension de la participation de Madagascar aux activités de l’Organisation continentale, Décision elle-même faisant suite à la proclamation par la Cour Electorale Spéciale des résultats du second tour de l’élection présidentielle du 20 Décembre 2013 et de la Cérémonie d’investiture du 25 Janvier 2014, une Délégation malagasy, conduite par le Président de la République, SEM Hery RAJAONARIMAMPIANINA, participe au 22ème Sommet de l’Union Africaine qui se tient du 27 au 31 Janvier 2014 à Addis-Abeba (Ethiopie).

Au - delà de sa réintégration dans la grande famille du Continent noir, cette présence de la Grande Ile à ce Sommet marquera également son retour au sein du Concert des Nations et sera le précurseur d’une reprise des relations internationales multiformes dont le pays a besoin pour relancer son développement.

En effet, la reconnaissance de la Quatrième République, ainsi que du Président de la République nouvellement élu d’une manière démocratique, par l’Union Africaine constituera pour Madagascar une caution auprès de ses partenaires tant bilatéraux que multilatéraux, ainsi que des différentes Institutions de financement et lui permettra de ce fait d’avoir les appuis nécessaires pour mener à bien les nombreux projets socio-économiques requis pour son redressement après 5 ans d’instabilité politique.

Les différents travaux de haut niveau qui se tiendront dans le cadre de ce 22ème Sommet de l’Union Africaine, auxquels la Délégation malagasy participera à part entière, seront autant d’occasions pour Madagascar de renforcer son rayonnement sur le plan diplomatique et partant, de s’ouvrir vers d’autres horizons, toujours en vue de sa relance économique.

Le discours, que le Président malagasy prononcera à la tribune de cette auguste Assemblée, sera le reflet de la nouvelle impulsion insufflée par l’avènement de la Quatrième République à Madagascar, placée résolument sous le signe du renouveau aussi bien sur le plan national qu’international.

Antananarivo, le 29 Janvier 2014 : Le Responsable de la Communication auprès de la Présidence de la République

Visite Officielle

Ouverture du 22e sommet de l'Union Africaine

Le 22e sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce jeudi 30 janvier 2014 dans la matinée. Durant la cérémonie, plusieurs dirigeants se sont succédé à la tribune de l’UA à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Le grand retour de Madagascar

 

C’est par la grande porte que Madagascar a été réintégrée au sein de l’organisation. « J’ai le plaisir d’annoncer la réintégration de Madagascar », a dit le président en exercice sortant, juste après avoir ouvert le sommet des chefs d’Etat et il a immédiatement donné la parole au chef d’Etat malgache.

Il s’agit bien d’un retour officiel de Madagascar au sein de sa famille naturelle après « cinq longues années d’absence », a déclaré visiblement ému le président Hery Rajaonarimampianina. Emotion aussi, puisque ce retour est celui d’un membre fondateur de l’Organisation panafricaine qui célèbre cette année son cinquantenaire. Emotion enfin, car en tant que chef d’Etat, c’est le premier déplacement hors de son pays du nouveau président élu.

« Une ère nouvelle vient de commencer à Madagascar pour le bonheur des Malgaches », a affirmé Hery Rajaonarimampianina, qui reconnaît tout de même que les indicateurs sociaux et économiques sont pour la plupart au rouge. Profitant de cette tribune, il a lancé un appel pour tenir dans un délai de trois mois, une conférence des bailleurs de fonds et amis de Madagascar, afin de l’aider à trouver les financements pour la reconstruction de son pays.

A l’ouverture des travaux, une minute de silence a été observée par les dirigeants de l’Afrique en mémoire à Nelson Mandela, pour sa lutte pour la liberté. Le meilleur hommage de l’Afrique à son personnage est une fidélité sans faille aux idéaux qu’il a incarnés. Par ailleurs, le Président Jacob Zuma a remercié ses pairs pour le soutient dont son pays a bénéficié lors des cérémonies d’hommages à l’icone de la lutte anti-apartheid.
Après plusieurs année de suspension, le Madagascar siège à nouveau au sein de l’Union Africaine, qui vient de lever les sanctions contre ce pays et le nouveau président élu, a, lors de son allocution solennelle, remercié l’Union Africaine et les partenaires occidentaux pour l’accompagnement dont son pays a bénéficié durant la période de transition et durant le processus d’organisation des élections libres et transparentes dans son pays. A cette occasion, le nouveau Président a présenté aux dirigeants africains la gratitude et la reconnaissance de son peuple, mais aussi à la SADC et à l’Union Africaine.

SADC : Réunion à huis-clos pour le cas de Madagascar

En marge du 22ème sommet de l’Union Africaine, les chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se sont réunis à huis-clos en vue d’examiner la situation dans la région, et particulièrement à Madagascar avec la réussite de l’organisation des élections présidentielles et l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. A cette occasion, le chef de la diplomatie congolaise Raymond Tshibanda, représentant le Président Joseph Kabila Kabange à cette rencontre a présenté la gratitude du Gouvernement et de la population congolaise pour le soutient de la SADC au retour d’une paix durable dans la région.

Sommet de l'UA: offensive de charme du nouveau président malgache

Par RFI

Même si son staff reconnaît qu’il a fallu tout préparer à la dernière minute, la journée marathon du nouveau président malgache au sommet de l'Union africaine a semblé une réussite. Au-delà de l’aspect diplomatique, Madagascar espère bien désormais recevoir un appui financier pour aider à son rétablissement. Lundi, on apprenait que l’Union africaine avait décidé de lever la suspension de Madagascar, qui avait été mis au ban de l’institution depuis 2009 et l’éviction de Marc Ravalomanana. Un membre du Conseil Paix et Sécurité a expliqué ce jeudi (à RFI) que la décision était mécanique à partir du moment où Hery Rajaonarimampianina avait été régulièrement élu et investi, et le nouveau président malgache a donc pu venir se confronter pour la première fois à ses pairs africains. 

Avec notre correspondant à Addis-Abeba

Même s’ils ont tous largement écorché son nom, chaque intervenant à la tribune de l’Union Africaine jeudi matin a tenu a féliciter Hery Rajaonarimampianina.

Installé au premier rang entre les délégations libyennes et malawites, le nouveau président pouvait savourer la réintégration du pays dans la grande famille continentale, et a même pu faire rapidement ses armes puisqu’il a été le premier chef d’Etat à s’exprimer, en sa qualité de plus récent élu.

Très à l’aise au micro, son discours valorisant la réconciliation nationale a été applaudi, et, quelques minutes plus tard, il était même rappelé à la tribune, Madagascar ayant gagné de manière inattendue un prix pour un programme de lutte contre le paludisme.

Son staff pouvait ainsi pavoiser en assurant que le président malgache avait été la grande vedette de la matinée.

En début de journée, Hery Rajaonarimampianina avait déjà pu participer à un sommet des chefs d’Etat de la SADC, où il a dû improviser quelques mots et, dans l’après-midi, il a fait sa première intervention sur la paix et la sécurité en Afrique, tout en multipliant les rencontres bilatérales avec des délégations européenne, française, algérienne, ou encore de la Banque Mondiale.

Le nouveau président a donc lancé une opération de charme, ayant carrément demandé à ce qu’une conférence des bailleurs de fonds se tienne dans les trois mois, afin d’aider Madagascar à se relever. 

Pour en revenir au discours proprement dit, celui-ci a été précédé d’une minute de silence en hommage au Président Nelson Madiba Mandela. Puis, immédiatement après l’introduction du Président de l'Union africaine, le Président mauritanien Ould Abdel aziz, le Président Rajaonarimampianina a pris la parole. Il a déclaré que les élections qui ont eu lieu, en décembre 2013 dans la Grande île, sont exemplaires en regard de ce qui se passe dans certains pays du continent africain. Madagascar doit être un modèle à suivre dans ce domaine du processus électoral.

Par ailleurs, le Président malagasy n’a pas manqué de féliciter la SADC dont les efforts pour la sortie de crise ont permis de retour au sein de l’Union africaine. De son côté, la SADC a annoncé également la levée de la suspension de Madagascar au sein de ses instances.

Et c’est en son nom personnel et au nom du peuple malagasy que le Président Rajaonarimampianina a donc exprimé sa joie pour ce retour au sein de l’Union africaine. Le peuple malagasy est prêt à écrire une nouvelle page de son histoire car le retour à l’ordre constitutionnel et à la paix (« fandriampahalemanana ») constituent les lignes directrices des projets politiques et économiques du Président Rajaonarimampianina. Il n’a eu cesse de louer le peuple malagasy d’avoir choisi de sortir de la crise mais n’a pas omis de condamner toutes les manœuvres de déstabilisation.

En ce qui concerne son investiture du samedi 25 janvier 2014, il a aussi partagé sa joie à ses pairs, en ayant constaté la présence à Mahamasina de son adversaire aux élections, le docteur Jean-Louis Robinson. Cette déclaration -qui indique une ouverture certaine- a été saluée par une salve d’applaudissements des Chefs d’Etat et de Gouvernement présents. Il a aussi précisé que, malgré ces 5 ans de suspension, Madagascar suivait toujours de près les travaux de l’Union africaine. Le pays est donc prêt à poursuivre tous les programmes élaborés par cette entité continentale. A la fin de son discours, le Président Rajaonarimampianina a enfin profité de l’occasion pour lancer un appel solennel aux bailleurs de fonds pour qu’ils organisent leur conférence de début d’année, sous trois mois, à Madagascar. Cette requête a également reçu des applaudissements à tout rompre dans la salle.

Intégration : la SADC lève ses sanctions contre Madagascar

Vendredi 31 Janvier 2014

En marge du 22ème sommet de l’Union Africaine, les chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se sont réunis à huis-clos en vue d’examiner la situation dans la région, et particulièrement à Madagascar avec la réussite de l’organisation des élections présidentielles et l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. A cette occasion, le chef de la diplomatie congolaise Raymond Tshibanda, représentant le Président Joseph Kabila Kabange à cette rencontre a présenté la gratitude du Gouvernement et de la population congolaise pour le soutient de la SADC au retour d’une paix durable dans la région.

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a levé les sanctions qu’elle avait imposées contre Madagascar pour son changement anticonstitutionnel de régime en 2009

Cette levée de sanction, qui intervient après celle de l’Union africaine (UA), a été annoncée en marge du sommet de l'UA qui se déroule actuellement à Addis-Abeba (Éthiopie). Cette décision a été prise en présence du nouveau chef de l’État malgache, Hery Rajaonarimampianina, qui prend part à la rencontre panafricaine.

Madagascar a été suspendu des activités des principales institutions de la SADC suite au coup d’État de 2009 et les dirigeants de la transition interdits de voyage dans les pays membres de l’organisation sous-régionale.

Après la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale, cette décision sera certainement suivie de levées de sanctions analogues, notamment de l’Union européenne (UE), principal bailleur de fonds de Madagascar.

De même, les États-Unis attendent pour se prononcer. Leur décision est très attendue, car une pleine reconnaissance du nouveau régime pourrait signifier une réintégration de Madagascar dans le programme de facilitation commerciale (African Growth and Opportunity Act - AGOA), dont le pays était bénéficiaire avant la crise politique de 2009. La suspension du programme avait provoqué la fermeture de très nombreuses entreprises qui exportaient vers les États-Unis et la perte de centaines de milliers d’emplois.

L’Angola a exprimé l'espoir que la réadmission de Madagascar au sein de l’Union africaine (UA) encourage d’autres États victimes de changements inconstitutionnels de gouvernement à accélérer le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) ont bouclé leur sommet vendredi soir à Addis-Abeba avec l'engagement de mettre sur pied une force qui va intervenir en cas de besoin dans n'importe quel pays membre du regroupement continental en proie à une rébellion.

Ce sommet est marqué par le grand retour de Madagascar après cinq années de suspension de l’Union africaine.

Le Secrétaire Général de l'ONU, Ban-Ki-moon, rencontre le Président de Madagascar Hery Rajaonarimampianina au siège de l'ONU à New York

Ban ki moon hery17 mars 2014 – Lors d'une réunion lundi à New York avec le nouveau Président de Madagascar, Hery Martial Rakotoarimanana Rajaonarimampianina, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exprimé souhait que ce pays retrouve la stabilité politique avec le rétablissement de l'ordre constitutionnel.

« Le Secrétaire général a souligné la nécessité de poursuivre la réconciliation, les politiques inclusives et les réformes pour consolider la démocratie, la bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme et la promotion d'une reconstruction économique équitable », a expliqué le porte-parole de M. Ban dans un communiqué de presse.

Le chef de l'ONU et le Président malgache ont également discuté des défis auxquels sont confrontés le pays, dont les invasions du criquet migrateur, l'épidémie de la peste et le développement durable.

« Le Secrétaire général a réaffirmé l'engagement de l'ONU de soutenir Madagascar à atteindre ses objectifs en matière de gouvernance et de développement », a indiqué le porte-parole.

Visite officielle en Israël

Israel visiteLe Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, à la tête d'une délégation de ministres et d'acteurs du secteur privé en territoire israélien a pu rencontrer en tête-à-tête le Premier ministre d'Israël, Benyamin Netanyahou, pour lancer les bases d'une future coopération entre les deux pays.

Le ministre d’Etat en charge des Infrastructures, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire, Rivo Rakotovao, le ministre de la Défense nationale le Général de division Dominique Rakotozafy, la ministre des Affaires Etrangères, Arisoa Razafitrimo, et le ministre de l’Intérieur Olivier Mahafaly faisaient partie du voyage, comme le rapporte le journal Midi Madagasikara.

Une nouvelle Chambre de Commerce Israël-Madagascar a été ainsi inaugurée à Herzlia, Tel-Aviv, en fin de semaine dernière "pour célébrer la nouvelle page d'amitié israélo-malgache", comme l'a rappelé le président Hery Rajaonarimampianina.

Rencontre en tête à tête Hery Rajaonarimampianina et François Hollande

Francois hollandeEn marge du sommet Union européenne-Afrique, François Hollande, le président français, a multiplié les entretiens bilatéraux, ce qui lui a permis le 9 avril 2014, de faire la connaissance de trois chefs d'État africains.

Les entretiens bilatéraux, lors du sommet UE-Afrique, ont permis au président français, François Hollande de faire la connaissance de trois chefs d'État africains : Hery Rajaonarimampianina, Uhuru Kenyatta et Hassan Cheikh Mohamoud (Somalie). Le Malgache l'a assuré que le nouveau gouvernement serait formé au plus vite et lui a demandé d'appuyer sa demande de levée totale des sanctions européennes. Le Kényan, qui redoute que son pays ne perde son accès préférentiel au marché européen en cas d'échec des négociations sur les accords de partenariat économique (APE), lui a suggéré de faire preuve de davantage de souplesse dans le calendrier. Hollande s'est également entretenu avec John Dramani Mahama, le président ghanéen, qui a récemment pris la tête de la Cedeao et se déclare confiant quant au bon déroulement des élections en Guinée-Bissau, le 13 avril.

 

Le Président de la République Hery Rajaonarimampianina reçu par le Pape François

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La délégation malgache conduite par le couple présidentiel est arrivée à Rome, Italie Vendredi 27 et accueillie par la Chargée d’affaire Josiane Ratsimbazafy et quelques membres de la diaspora malagasy de Rome. C’était une occasion pour le Président Hery Rajaonarimampianina de les féliciter en cette célébration du 54e anniversaire de l’Indépendance de Madagascar. Le Chef de l’Etat a réitéré l’importance de la solidarité pour développer ensemble notre pays.

Samedi 28 juin 2014, suite à une invitation officielle du Pape François, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina et sa délégation ont été reçus officiellement par le Souverain Pontife, au Vatican dans la salle « Clémentine ».

Lors de la rencontre, Sa Sainteté s’est dit convaincu par la politique de développement inclusif et au plus proche des démunis basée par la réconciliation nationale conduite par le Chef de l’Etat Malgache. Il a ainsi, après avoir serrer la main de chaque membre de la délégation présidentielle, prononcé une prière pour Madagascar et a adressé une bénédiction au peuple Malgache.

A l’issue de sa rencontre avec le Pape François, le Président de la République de souligner que: « c’était une rencontre d’une importance exceptionnelle, dans la mesure où le Saint Père est non seulement le Chef Suprême de l’Eglise Catholique du monde entier, mais aussi le Chef de l’Etat du Vatican. L’occasion nous a permis de faire connaître Madagascar au Pape et les efforts fournis par le peuple Malgache à aller de l’avant pour développer le pays, ce dans la paix et la fraternité ».

Quant à Sa Sainteté, il a souligné l’importance de la fraternité et la réconciliation au sein de la famille et de la société en général. Le Saint Père a ensuite adressé ses souhaits de réussites au peuple Malgache et ses dirigeants dans leurs actions de développement et pour vaincre la pauvreté. Il a également souligné que l’Etat du Vatican accompagnera Madagascar, notamment par la prière et soutiendra le pays au niveau international dans la mesure de leurs possibilités.

Le Président Rajaonarimampianina a été ensuite aussi reçu par le Secrétaire d’Etat du Vatican Pietro Parolin. Il était question de la coopération entre Madagascar et l’Etat du Vatican. Les deux personnalités ont aussi discuté de la religion catholique a Madagascar et son évolution, mais aussi de l’éducation au niveau de la société malgache.

Questionné par la presse, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina a fait savoir qu’une invitation officielle a déjà été envoyé au Pape François pour venir à Madagascar. C’est un évènement très attendu par la population Malgache, notamment par les chrétiens catholiques. On attend actuellement l’organisation de son programme.

Dimanche 29 juin 2014, le couple présidentiel et toute la délégation ont assisté à la grande messe solennelle dirigée par le Pape François à la Basilique St Pierre du Vatican. C’était le grand moment de la remise officielle de « Pallium » pour les 24 Archevêques venant de plusieurs pays y compris l’Archevêque d’Antsiranana, Monseigneur Benjamin Ramaroson. Il est donc le 5e Archevêque de Madagascar après Odon Marie Arsène Razanakolona d’Antananarivo, l’Archevêque de Fianarantsoa, Monseigneur Fulgence Rabemahafaly, Monseigneur Fulgence Rabeony de Toliara, Monseigneur Désiré Tsarahazana de Toamasina.

Le grand message du Pape à cette occasion était « il faut toujours rester dans la ligne de la vérité et assurer dignement la charge pastorale ». Notons que l’Evêque d’Ambanja, Monseigneur Rosario Vela était présent à cette grande Messe au Vatican .

Par ailleurs, samedi après midi au siège de l’Ambassade de Madagascar, a eu lieu une rencontre entre la délégation présidentielle et la diaspora Malagasy de Rome qui sont actuellement au nombre de 500. Ils étaient tous satisfaits car depuis 5 ans aucun Président de la République Malgache n’a rencontré la diaspora Malagasy d’Italie. Le Président a saisi cette occasion pour expliquer sa politique de développement basée sur la réconciliation nationale ainsi que la mise en place d’un Etat de droit .Tout cela dans le respect de la démocratie et la solidarité.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat n’a pas oublié de soulever l’importance de l’éligibilité de Madagascar dans l’AGOA pour le pays, annoncé par le Président des Etats-Unis Barack Obama, jeudi 26 juin 2014. Il a indiqué que les opérateurs et investisseurs devraient se préparer dès maintenant car des milliers d’emplois seront générés par l’ouverture des marchés de l’AGOA.

La Cellule Communication.

FJKM D'Ambohinaorina (Sabotsy-Namehana)

L’esquisse du futur gouvernement prend forme. Hery Rajaona­rimampianina, nouveau président de la République, n’a pas écarté une éventuelle ouverture avec toutes les forces politiques du pays.
Un gouvernement d’ouverture qui pourrait intégrer des personnalités d’autres camps. Il l’a encore réitéré hier, au cours d’une brève interview accordée à la presse après avoir assisté au culte dominical, au temple FJKM d’Ambohinaorina, à Sabotsy-Namehana.
«J’ai toujours dit que je suis ouvert à tous ceux qui veulent œuvrer pour le redressement et au développement du pays, ainsi qu’à la réconciliation des Malgaches », a répondu le chef de l’État à une question sur une éventuelle ouverture du gouvernement.
Mais difficile pour l’instant d’envisager que le camp de Jean Louis Robinson et de la mouvance Ravalomanana puissent faire partie de ce futur gouvernement. Interrogé sur l’issue de la rencontre avec son ancien adversaire du deuxième tour, Hery Rajaonarimampianina a réfuté l’existence d’un accord qui serait passé entre les deux parties. «Il n’y a pas eu d’accord. Et je profite de l’occasion et de cet instant où nous nous trouvons justement dans un édifice cultuel, pour annoncer que c’est l’heure de l’apaisement, de la réconciliation. Nous devons œuvrer ensemble pour redresser le pays », a-t-il déclaré, en réponse à ceux qui diffusent cette information.
En revanche, Hery Rajao­narimampianina a gardé un silence total sur la nomination du chef de gouvernement. Plusieurs noms de « premiers-ministrables » circulent comme celui de Julien Reboza, de Jules Etienne, ou bien de Rolland Ratsiraka, mais aucun d’entre eux pour l’instant n’a la faveur des pronostics.

Un favori

Par ailleurs, à en croire les déclarations faites par les ténors de la plateforme Mapar, proches de Andry Rajoelina, ce dernier reste un favori à ne pas écarter pour occuper ce poste. Tout au moins, il aura son mot à dire pour la désignation du futur Premier Ministre si la majorité de cette formation dans la future Assemblée nationale est confirmée.
«Il est logique qu’il devienne Premier Ministre», a soutenu Christine Razanamahasoa, ancienne ministre de la Justice et députée provisoirement élue à Ambatofinandrahana sous les couleurs du Mapar.
Pour en revenir au déplacement de Hery Rajaonari­mam­pianina au temple FJKM d’Ambohinaorina, à Sabotsy-Namehana, c’était sa première sortie officielle depuis sa nomination vendredi. Une occasion pour lui de remercier les fidèles du temple familial où il est diacre depuis trente ans. Parlant de son élection à la présidence du pays devant les paroissiens, il a avoué qu’il ne s’y voyait pas du tout il y a quatre ans, ni même il y a quelques mois. «C’était comme en 1984, lorsque j’étais devenu le plus jeune diacre de Madagascar et essuyé de nombreuses critiques à l’époque. Mais je sais que c’est la volonté de Dieu qui guide mon destin», a-t-il déclaré, avant de leur annoncer «qu’il est maintenant le Président de tous les Malgaches ».
Hery Rajaonarimampia­nina a été accompagné de sa femme Voahangy et de ses cinq enfants. La famille présidentielle a été félicitée et a reçu la bénédiction de son église. Plusieurs personnalités de sa famille politique ont également été aperçues à Ambohinaorina qui a connu une agitation inhabituelle avec la présence massive de la garde présidentielle.

Mahefa Rakotomalala

Intronisation de Mgr Benjamin Ramaroson :

Hery et Botozaza, côte à côte à Antsiranana
(27-01-2014) - Le nouveau président a choisi le Nord, plus précisément Antsiranana, pour effectuer son premier déplacement en province.

Là où il a assisté samedi, avec le vice-premier ministre Botozaza Pierrot, à la cérémonie d’intronisation du nouvel archevêque du diocèse, Mgr Benjamin Marc Ramaroson. «On ne peut pas oublier le Nord. C’est dans le Nord qu’on va focaliser les efforts de développement et il faut se tourner vers le Nord si l’on veut savoir le chemin à suivre.», a-t-il déclaré devant les fidèles catholiques du diocèse d’Antsiranana.

Le nouveau président a mis l’accent sur le pardon et l’amour. Bref, son déplacement dans le Nord a permis au nouveau président de la République, adepte de l’église reformée (FJKM) de faire un clin d’œil aux catholiques. A noter qu’outre l’équilibre régional qui doit être respecté dans la formation du gouvernement d’ouverture et d’unité nationale, bon nombre d’observateurs évoquent également l’équilibre religieux, c’est-à-dire entre les quatre religions du FFKM.

RAJAOFERA Eugène et VJCL

Hery Rajaonarimampianina à Ivato : « Madagascar n’est plus un état voyou »

Le regain de confiance de la Communauté internationale est sur la bonne voie. Ces propos étaient du Président Hery Rajaonarimampianina, hier à la Base Aéronavale d’Ivato lors de sa rencontre avec la presse à peine de retour de son voyage en terre éthiopienne.
Le Président de la République malgache a détaillé les tenants et aboutissants de son premier sacre international à Addis-Abeba à l’occasion du 22ème Sommet de l’Union Africaine.
Le nouveau chef de l’État malgache a saisi l’occasion pour préciser que « Madagascar n’est plus un État voyou comme l’avaient considéré certaines instances internationales ». Il a de nouveau insisté sur le rétablissement de l’État de droit à Madagascar et de remettre sur pied l’autorité de l’État. Raison pour laquelle les instances internationales, à l’instar de l’Union Africaine et de la SADC, ont de nouveau accordé leur confiance à Madagascar. La Grande île vient, par conséquent, de retrouver sa place au sein de ces deux organisations après 5 années de suspension. Sur le plan de la coopération internationale, le Président de la République a souligné qu’il était optimiste quant à un retour de Madagascar sur la scène internationale après ces 5 années de crise.
La question de la réconciliation nationale a été abordée à plusieurs reprises par les journalistes présents à l’aéroport de la Base Aéronavale d’Ivato. La question du retour d’exil de l’ancien chef d’État malgache ou encore celle de la nomination du nouveau Premier ministre ne sont pas une priorité pour Hery Rajaonarimampianina.
« J’ai rencontré Marc Ravalomanana », a-t-il répondu aux journalistes tout en soulignant que sa relation avec Andry Rajoelina est au beau fixe. Une façon pour le chef de l’État malgache de se positionner en « Raiamandreny» de la Nation et promoteur de la réconciliation nationale.
En effet, Hery Rajaonarimampianina a préféré jouer la carte de la prudence au sujet du retour de l’ancien Président Marc Ravalomanana en soulignant qu’il fallait combiner la réconciliation avec l’apaisement, sur ce sujet. « Il s’agira d’une décision d’État», a-t-il précisé à Ivato. Le chef de l’État malgache a ainsi demandé plus de réflexion et de discussions au sujet dudit retour de l’ancien chef d’État exilé en Afrique du Sud en avançant vouloir garder la stabilité de Madagascar et des 20 millions de Malgaches.
Toujours au sujet de la réconciliation nationale, le Président de la République de souligner les différents aspects de celle-ci notamment de la réconciliation économique, sociale et politique. « Plusieurs personnes auraient pu être blessées au cours des événements de l’histoire de notre pays et qu’il faudra les soigner, il ne s’agira pas de simple réconciliation gouvernementale puisqu’elle s’appliquera sur toute une nation », a-t-il souligné.
En ce qui concerne la nomination du nouveau Premier ministre, le Président de la République a préféré attendre la promulgation des résultats officiels par la CES. Il a, par cette occasion, avancé que l’interprétation des textes doit toujours se faire d’une seule voix et qu’il n’entend pas anticiper cette éventuelle interprétation.

Discours télévisé

Hery Rajaonarimampianina prône l'unité nationale

Discours1 copieDans son discours officiel, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina évoquait l'impatience et la demande de résultats : « Il y a un adage qui dit "ce n’est pas celui qui court qui atteint son objectif, mais celui qui marche sans s’arrêter". De la même manière, ce n’est pas en courant qu’on dirige un pays. Il y a beaucoup de choses à considérer pour établir des bases solides avant la concrétisation. » Le président a insisté sur l’unité nationale et la réconciliation comme base de reconstruction.

Madagascar dispose:
• de ressources naturelles et minières d'une exceptionnelle diversité et d'une
grande richesse;
• d'une vaste Zone Economique Exclusive;
• d'un marché intérieur de 22 millions d'habitants dont l'élévation du niveau de
vie entretiendra la croissance;
• d'un avantage comparatif en termes de coût de main d'oeuvre par rapport aux
pays de la zone ...
Autant d'atouts que nous avons le devoir de valoriser en favorisant et en accompagnant les investisseurs nationaux et étrangers, en leur offrant un
cadre sécurisé favorable à l'implantation et au fonctionnement de leurs entreprises. Nous devrons développer notre agriculture. Nous avons les plus grandes superficies arables de tout l'Océan Indien et un énorme potentiel agricole. Si nous voulons donner un nouvel élan au secteur économique, favoriser les investissements, créer des emplois, développer la réconciliation nationale, nous devrons aussi doter le pays d'infrastructures modernes, à la mesure de ses potentialités de développement. Nous devrons fournir l'eau et l'électricité à la population et à toutes les Régions. Nous devrons bien évidemment protéger notre environnement. Mais le développement économique n'a de sens que s'il profite à tous. Nous ferons les efforts qu'il faudra pour l'accompagner, mais nous attendons en contrepartie un engagement durable et fort des investisseurs sous l'angle
social, sociétal et environnemental. Le développement économique que nous voulons doit contribuer à la réduction de la pauvreté et à la croissance économique durable et inclusive, et créer des possibilités d'emploi et de travail décent pour tous, tout en préservant notre
environnement. Notre tâche, vous le voyez est immense, surtout pour rattraper cinquante ans de retard. Alors ne perdons pas de temps dans des querelles futiles, mettons-nous au travail au service du peuple Malagasy. Ce défi, c'est ensemble que nous devons le relever dans le respect des prérogatives des uns et des autres, dans le respect des Institutions de la République, à l'écoute des préoccupations des collectivités territoriales.
MADAGASCAR est entré dans une ère de normalisation qui lui offre désormais l'appui de la communauté internationale. Le processus de normalisation que je me suis engagé à mettre en oeuvre, les réformes que nous allons engager, les perspectives de développement qui
s'offrent à nous vont nous permettre de retrouver du crédit auprès des institutions financières et des investisseurs de tous horizons. Les conditions sont désormais réunies pour un véritable développement. J'en appelle à la responsabilité de chacun, pour préserver l'unité nationale. J'en appelle à la mobilisation de tous, nationaux comme étrangers à oeuvrer pour le développement économique, dans l'intérêt national et dans le cadre d'intérêt commun. J'en appelle à toutes les bonnes volontés et la conscience Nationale, pour bâtir une Nation réconciliée et prospère.
VIVE LA REPUBLIQUE VIVE MADAGASCAR.

CÉRÉMONIES : DÉFILÉ DU 26 JUIN 2014 À MAHAMASINA

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C'était la première fête nationale en tant que président de la République pour Hery Rajaonarimampianina qui a pris ses fonctions en janvier dernier. La situation économique et sociale est toujours difficile pour la Grande île et la population attend du changement.

Belle cérémonie. Dans son ensemble la célébration du 54 ème anniversaire de l’Indépendance au stade de Mahamasina s’est bien déroulée. Malgré quelques imperfections : un pare-brise cassé, un militaire pas très aligné, les milliers participants du défilé ont fait honneur à l’armée malgache. Le tonnerre de douze feux de canon et la prestation des élèves du Lycée Moderne d’Ampefiloha ont donné le ton à la fête.

Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, poursuit la rupture avec les traditions de la transition. En effet, la revue des troupes a eu lieu dans l’enceinte même du stade de Mahamasina, non pas autour du lac Anosy comme ce fut le cas l’année dernière avec le Président de la Transition, Andry Rajoelina.

Durant deux heures, militaires, gendarmes, policiers, agents pénitenciers, agents des eaux et forêt, pompiers, motards,… ont montré leur savoir-faire avec des « uniformes flambants neufs offerts par le Président » n’a cessé de rappeler le commentateur. Les véhicules, engins, machines, missiles,… avec leur peinture fraîche ont clôturé le défilé.

Double succès. Malgré une ambiance de fête maussade, très tôt le matin, Mahamasina grouillait de monde. Les fouilles étaient scrupuleuses à l’entrée. On n’avait pas droit à l’erreur vu la tragédie de la bombe après l’investiture de l’actuel président.

La brigade canine a été même déployée pour flairer les bombes. Nous avons renforcé la sécurité cette année, les bouteilles en verre sont interdites, confirme le colonel Anthony Rakotoarison. Les collines environnantes sont sous haute surveillance, des patrouilles effectuent des fouilles aléatoires, poursuit-il. Durant la matinée aucun incident n’a été signalé.

Il n’y avait pas que les simples gens, les membres du corps diplomatiques ont aussi répondu massivement à l’invitation du Président. Hery Rajaonarimampianina et son gouvernement peuvent se féliciter car le boycott des malgaches lors de l’investiture ne s’est pas renouvelé.

Il semble également que la Communauté Internationale lui réitère son soutien. Sur les trois anciens chefs d’Etat, seul l’amiral Didier Ratsiraka est venu assister à la parade militaire. Le Professeur Albert Zafy et Andry Rajoelina ont été les grands absents.

Razanadraibe S. & Randrianantenana H.L.

Des présents et des absents pour différentes raisons, c’est le lot de toute cérémonie officielle. Mais les absences ont souvent leur signification… 

Hajo andrianainariveloAlbert zafyAndry rajoelina

Trois grandes personnalités politiques étaient absentes des festivités de commémoration du 54 ème anniversaire de l’Indépendance de Madagascar. Il s’agit de Hajo Andrianainarivelo, vice Premier ministre sous la Transition, président du parti politique MMM et du groupement politique VPM, fort de 14 députés à l’Assemblée nationale, qui n’a été vu ni à Mahamasina ni à Iavoloha.
Contacté au téléphone, l’ancien Vice Premier Ministre chargé de l’Aménagement du territoire a indiqué qu’il n’avait pas reçu d’invitation. Ne voulant pas polémiquer, il s’est contenté de préciser que c’était normal puisqu’il n’est maintenant qu’un simple citoyen. Il a rappelé, que, l’année dernière, il n’était pas également invité aux festivités du 26 juin.
Le second n’est autre que l’ancien président de la République, Albert Zafy. Il avait été également absent à l’investiture de Hery Rajaonarimampianina, actuel chef d’État, le 25 janvier dernier. Est-ce un signe de non reconnaissance du régime actuel ? Selon les informations recueillies, une invitation a bel et bien été envoyée au professeur.
La troisième personnalité et non des moindres est Andry Rajoelina, ancien président de la Transition, qui était absent aussi bien à la cérémonie militaire de Mahamasina qu’au banquet offert par le couple présidentiel à Iavoloha. D’après les explications de l’un de ses pro­ches, le président national du parti TGV est présent au pays et a reçu une invitation. Les raisons de cette absence n’ont pas été pour autant communiquées.
Cette liste n’est pas exhaustive. Il est toutefois à signaler que Sem François Goldblatt, ambassadeur de France à Madagascar, était absent des cérémonies d’hier. Il a été représenté par Jérôme Bresson, son premier conseiller, car l’ambassadeur se trouve actuelle­ment à Paris.

FFKM : des présents et des absents

Ffkm
Mgr Odon Razanakolona archevêque d’Antananarivo et Mgr Sa­moela Jaona Ranarivelo, chef de l’Église Anglicane de Madagascar et président du FFKM, ont honoré de leur présence les deux cérémonies de célébration de la fête nationale. Le président de l’Eglise luthérienne, Rakoto Endor Modeste, et celui de l’Eglise réformée FJKM, Lala Rasendrahasina, ont été absents jeudi à Mahamasina, malgré une invitation du régime. Ce qui semble être un signe de non-reconnaissance pour un régime qui organise sa première fête nationale. Il reste inflexible et insensible. 

Ratsiraka dedeJean louis robinsonMonja roindefoCamille vitalRajemison rakotomaharoHanitra razafimanantsoa

L’on a noté aussi la présence de l'Amiral Didier Ratsiraka, de Jean-Louis Robinson du Avana, de Monja roidefo du Monima, de Camille Vital du Hiaraka isika ou encore de Rajemison Rakotomaharo du Mamafisoa.Quant à la mouvance Ravalomanana, elle a été représentée par Roland Ravatomanga, Mamy Rakotoarivelo et Me Hanitra Razafimanantsoa.

Pour ce qui est des membres du corps diplomatique, ils étaient presque au grand complet.

Discours de SEM. Hery RAJAONARIMAMPIANINA, Président de la République de Madagascar 54ème anniversaire de la fête de l'Indépendance 26 juin 2014, Palais d'Etat d'Iavoloha

Je ressens un immense honneur et un grand privilège que je partage avec vous, en ce jour où notre Nation toute entière commémore le 54ème anniversaire de son accession à l'Indépendance. Que nos voeux de santé, de bonheur et de prospérité accompagnent chacun de vous
dans le cadre de cette belle journée! Je voudrais rendre hommage à toutes les luttes menées dans ce pays pour son indépendance. Nos aïeux se sont battus, ont versé leur sang pour la souveraineté de Madagascar, pour la liberté de son peuple. Il y a un peu plus de six mois, c'est par la voie des urnes que le peuple malgache s'est exprimé pour restaurer cette démocratie, pour donner un nouveau cap à notre pays, un nouvel élan, un nouvel espoir. Cette sortie de la crise politique qui nous a marqué ces cinq dernières années s'est faite pacifiquement, démocratiquement.
C'est aussi une belle preuve que nous aurions pu donner au monde entier que Madagascar est bel et bien une démocratie en marche. Cette mobilisation exemplaire est aussi une belle leçon que le peuple ait pu donner à la classe politique malgache toute entière. Le pays tout entier est sorti de cette crise, affaibli peut-être mais uni, économiquement appauvri aussi, mais debout et fier. C'est dire la responsabilité qui repose sur nous, élus de ce peuple souverain, c'est dire aussi l'espérance que nourrit le peuple Malagasy dans cette nouvelle gouvernance, c'est dire enfin, l'ampleur de la tâche qui nous attend tous pour redresser notre Nation, reconstruire notre pays et bâtir un avenir meilleur pour nos enfants.
Cette confiance que le peuple nous accorde, nous n'avons pas le droit de la trahir, nous avons le devoir de l'honorer et de remplir notre mission avec la même dignité que celle dont nos électeurs ont fait preuve dans l'adversité. Notre pays a trop longtemps souffert de l'instabilité de ses Institutions, des combats partisans, des luttes de pouvoir. On ne nous pardonnera plus une nouvelle fois ces errements qui ont amené Madagascar au bord du chaos. Je suis pour ma part conscient de la responsabilité politique qui est la mienne. La reconstruction de notre pays passe d'abord par l'unité nationale et par la réconciliation nationale. Nous ne nous en sortirons pas dans la division. On ne construit pas l'avenir d'un pays sur un terreau de haine et de rivalités stériles. Je préserverai l'unité nationale de toute mes forces car Je suis le Président du Peuple Malagasy tout entier. Madagascar a besoin d'une politique de développement économique ambitieuse, d'une politique générale généreuse, d'une environnementale respectueuse. Ce sont là les défis qui nous attendent pour les cinq prochaines années et c'est sur la réussite de ces politiques que nos concitoyens nous jugeront. Je n'accepterais pas que les comportements individualistes d'un petit nombre viennent jeter l'opprobre sur l'action volontariste d'une large majorité d'entre nous. Il en va de la crédibilité de la classe politique toute entière. Il en va aussi de la sauvegarde de notre démocratie. Notre pays a besoin d'investisseurs, d'entrepreneurs, de créateurs d'emplois et de richesses. Notre pays a trop longtemps été rongé par la corruption. La corruption est un cancer qui gangrène notre société et qui l'affaiblit et finirait par la tuer si nous ne luttons pas avec toutes nos énergies. L'Etat doit trouver les moyens de son action. Nous devrons pour cela renflouer le budget de la Nation, lutter contre les fraudes et l'évasion fiscale, se lever contre le pillage de nos ressources naturelles et de nos richesses minières. Alors, et alors seulement, nous aurons les moyens de notre ambition: celui de redresser notre pays, d'assurer la sécurité des biens et des personnes, d'instaurer un vrai service de santé public accessible à tous, d'assurer l'éducation de nos enfants, l'indépendance de la justice; bref d'assurer toutes les missions régaliennes qui doivent revenir à l'Etat.

Fête nationale endeuillée par la mort de 2 personnes

Un 26 juin gâché par une bousculade meurtrière dans la capitale.

Les célébrations de la fête nationale à Madagascar ont été endeuillées par une bousculade meurtrière dans la capitale. Deux personnes, dont un adolescent de 14 ans, sont décédées, et 26 autres ont été blessées. Le drame s’est produit à l’entrée du stade de Mahamasina dans le centre-ville. La foule s’apprêtait à assister à un concert gratuit organisé comme chaque année lors de la fête nationale.

Réintégration de Madagascar dans l'AGOA

Barack obamaCette journée du 26 juin a aussi été marquée par une décision très attendue : Madagascar prend acte de son éligibilité dans l’AGOA (Africa Growth and Opportunity Act) au titre de l’année 2015. L'annonce a été faite par le Président américain Barack Obama le 26 juin à la Maison Blanche.

L’Agoa est une mesure qui facilite l’accès de certains produits africains au marché américain. Madagascar en a été suspendu en 2010 suite au coup d’Etat de 2009. Et plusieurs milliers d’emplois avaient été supprimés dans des usines malgaches.

Madagascar-France

Hery Rajaonarimampianina satisfait de sa récolte

Elysee avec hollandeAprès la rencontre du président Hery Rajaonarimampianina avec son homologue français François Hollande à l’Elysée, des accords ont été concrétisés pour la relance du développement socio-économique à Madagascar. La Présidence de la République ne cache pas sa satisfaction et énumère dans un communiqué, la moisson faite à l’issue de tous les déplacements à l’extérieur et cette fois-ci, en France.

En premier, l’Agence Française pour le Développement (AFD) va accorder une aide budgétaire de 40 millions d’euros pour les années 2014 et 2015. Un autre appui budgétaire de 26 millions d’euros est également prévu. D’autre part, le Fonds monétaire international (FMI) va soutenir la relance économique en injectant un appui budgétaire de 65 millions d’euros. « J’adresse mes remerciements pour ces aides, et j’ajoute que tout cela est le résultat des rencontres effectuées à Bruxelles (Union Européenne) et à Moroni (COI) » a déclaré le président Hery Rajaonarimampianina.

Par ailleurs, le président François Hollande a annoncé son soutien à Madagascar pour sa candidature pour la tenue du Sommet de la Francophonie en 2016. L’idée a été déjà lancée par le président de la République du Sénégal, Macky Sall. « Nous avons déjà les infrastructures pour recevoir ce Sommet, mais nous allons y ajouter si c’est nécessaire », a déclaré le président Rajaonarimampianina.

En matière d’investissement, le président Hery Rajaonarimampianina a fait appel aux opérateurs français de venir investir à Madagascar, en déclarant : « Nous avons déjà considéré les conditions pour la sécurisation des investissements étrangers à travers l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM)", a-t-il annoncé.

Sur la réunion avec le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), plusieurs points ont été évoqués sur l’importance des investissements à Madagascar et les modalités de sécurisation des investissements. Des opérateurs économiques malgaches étaient présents à cette réunion qui s’est tenue au 33 rue du Faubourg St Honoré avec la participation de grandes sociétés françaises comme Airbus, Total, Air Austral, Adepta, Colas International… Si sous le régime Ravalomanana, on parlait de quelque 600 entreprises françaises implantées à Madagascar, aujourd’hui, le président malgache fait état de quelque 1000 entreprises françaises.

ÎLES ÉPARSES – Une cogestion franco-malgache

Le régime Rajaonarimampianina vient de franchir un pas dans le cadre du dossier sur les îles éparses. Le plus dur semble, toutefois, rester à venir.

Inattendu. La mise en place d’une plateforme composée des deux ministères des Affaires étrangères malgaches et français est sortie de l’entretien entre les présidents Rajaona­rimampianina et Hollande vendredi.
Cette plateforme entre dans le cadre des négociations sur les îles éparses entre la France et Madagascar. Dans un communiqué, la présidence de la République a indiqué que la question sur les îles éparses avait bel et bien été abordée à Paris entre les deux chefs d’État, alors qu’elle ne figurait pas sur l’agenda du président malga­che. Pour couronner le tout, « le président français est déjà convaincu d’engager les discussions », a poursuivi le communiqué de la Présidence.
Le terme « être convaincu » est d’une importance capitale concernant les futures négociations. Elles seront donc d’une initiative française. Il reste à savoir comment se déroulera la suite de ce dossier. Raymond Ranjeva, juriste international, rappelle que Madagascar et la France étaient déjà entrées en négociations sur les îles éparses en 1990.
« Moi, l’ambassadeur malga­che à Paris et Blaise Rabetafika avons figuré parmi la délégation malgache, tandis que de l’autre côté, se trouvaient le directeur des affaires juridiques françaises et l’adjoint de Jean Christophe Mitterrand. À cette époque, on avait revendiqué une restitution complète de ces îles à Madagascar », a-t-il confié hier au téléphone. Puis, ces négociations sont restées lettre morte et la France poursuit de gérer unilatéralement ces îles au trésor naturel.
Cogestion avancée
En 1990, une revendication de la gestion entièrement malgache des îles éparses avait donc été rejetée à sa manière par la France. Cette fois-ci, la mise en place de cette plateforme devrait garantir aux Malgaches de garder le contact avec la partie française. En outre, Ambo­hitsorohitra aborde les négo­ciations d’une autre manière, certainement pour éviter ce genre de réaction de la part de l’Élysée. Selon toujours le communiqué de la Présidence, Hery Rajaonari­mampianina a avancé à François Hollande une cogestion de ces îles.
Raymond Ranjeva persiste et signe toutefois que ces îles font partie du territoire malgache. « A priori, nous ne devrions pas revendiquer ces îles car auprès des Nations unies, elles nous appartiennent de plein droit. Pire encore, il est étonnant d’apprendre que la partie malgache propose une cogestion de ce qui lui appartient », a-t-il regretté.
Par ailleurs, certes, évoquer une « cogestion » devrait garantir les futurs pourparlers sans aucune tension préalable et que les discussions sont une initiative française. Mais force est de demander quel sera le sort de ces prochaines négociations sur cette « cogestion ».
Y-a-t-il une chance qu’elles aboutiront un jour   Outre Madagascar, l’île Maurice entre également en bras de fer avec la France concernant la gestion de l’île Tromelin. L’Hexagone a, en effet, proposé, en 1999, un accord de cogestion de l’île Tromelin – une première au sein de la diplomatie française – avec la République de Maurice. L’accord est enfin signé en juin 2010, mais depuis, le sénat français a rangé ce document dans son tiroir et hésite jusqu’à présent à le ratifier.
Lova Emmanuel

Le Président de la République Hery Rajaonarimampianina au Sommet du Changement climatique et à la 69ème Assemblée des Nations Unies à New York

Chaque année en septembre, les dirigeants du monde se réunissent à New-York pour débattre des grands enjeux de ce mondiaux. Cette année, c’est le retour de Madagascar au cœur du concert des nations. Hery Rajaonarimampianina y fait son entrée en grande pompe par un discours d’environ quinze minutes. Ci-dessous les grandes lignes.

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INTERVENTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR HERY  RAJAONARIMAMPIANINA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE  MADAGASCAR AU DEBAT GENERAL DE LA 69ème SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES

« Réaliser et mettre en œuvre un Programme transformateur de     développement pour l’après-2015 »

69ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, New York, 25 Septembre 2014
 

Monsieur Le Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, Mesdames et Messieurs,

Comme mes prédécesseurs, je voudrais tout d’abord, au nom de la délégation de la République de Madagascar et en mon nom propre, vous adresser, Excellence Monsieur Sam KAHAMBA KUTESA, toutes nos félicitations pour votre brillante élection. Elle fait honneur à votre pays, la République d’Ouganda et vous êtes la fierté du continent africain tout entier.

Permettez-moi ensuite, de vous saluer, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, pour votre engagement en faveur de la paix et du développement dans le monde et pour vos actions à la tête de notre Organisation. Je saisis par ailleurs, l’occasion de cette tribune, pour vous réitérer, de façon solennelle, à vous et à votre équipe, la gratitude du Peuple malgache pour l’attention particulière et les moyens que le Système des Nations Unies a mobilisés pour contribuer à l’aboutissement du processus de sortie de crise à Madagascar.

Nous vous sommes aussi reconnaissants pour le rôle important que les Nations Unies continuent à avoir aux côtés de Madagascar et de son Peuple. J’étends naturellement cette reconnaissance à l’ensemble de la Communauté internationale dont l’accompagnement a été déterminant dans le règlement pacifique de la crise malgache.

Monsieur Le Président,

En faisant le choix du retour à l’ordre constitutionnel par la voie des urnes, le peuple malgache a confirmé son attachement à la stabilité et à la sécurité. En agissant ainsi, il  participe à la construction de la paix et de la sécurité dans la région et partant,  dans le monde.

Forts de ces valeurs, nous avons fait de la réconciliation nationale qui est le socle de la cohésion sociale, la pierre angulaire de notre politique de développement. Nous sommes convaincus que sans paix sociale, il ne peut y avoir de développement et réciproquement.  Nous avons d’ores et déjà marqué des étapes importantes dans ce processus et nous entendons bien avancer. Mais nos moyens ne sont pas encore à la mesure de l’envergure des tâches à abattre. C’est la raison pour laquelle Madagascar souhaite accéder au Fonds pour la Consolidation de la Paix (Peace Building Fund) qui serait disponible auprès de notre Organisation.

Monsieur Le Président,

5% de la biodiversité mondiale se trouvent à Madagascar. Il nous incombe par conséquent, la responsabilité de préserver cette richesse et d’en assurer une meilleure gestion pour nos générations futures. Dès le  lendemain de ma prise de fonctions en janvier dernier, j’ai déclaré la guerre aux trafiquants de bois de rose ainsi qu’à tous ceux qui s’adonnent au commerce illégal des espèces protégées.  L’instauration d’une bonne gouvernance forestière a été le premier acte de toute une série de mesures concrètes prises à ce titre. Un Comité interministériel chargé de l’assainissement de la filière a été mis en place. Les autorités sont à pied d’œuvre pour concrétiser la politique de tolérance zéro contre les trafics de tous genres, liés aux ressources naturelles et espèces protégées. En dépit des efforts que nous déployons toutefois, force est de reconnaître que des trafiquants parviennent encore à déjouer les mesures de surveillance, en raison de l’insuffisance des moyens dont nous disposons, face à des trafiquants suréquipés et parfois même surarmés.

L’emplacement stratégique de Madagascar dans la zone de l’Océan Indien au carrefour de différentes routes maritimes, vitales pour les échanges mondiaux, implique la préservation de l’environnement de nos zones de pêche ainsi que de nos réserves marines. Les risques sont élevés en matière de piraterie, de terrorisme et de trafics en tous genres. Des mesures doivent être prises à cet égard, dans le cadre d’une coopération internationale active, pour protéger cette zone.

L’Etat malgache a également augmenté  la surface des aires protégées à plus de 10% du territoire national (soit au moins six millions d’hectares), avec la collaboration de ses partenaires. Un  reboisement à grande échelle en vue de pérenniser la production des bois d’œuvre et des bois d’énergie est inscrit dans l’Agenda  des engagements du Gouvernement. Nous renforçons aussi notre arsenal juridique en ratifiant plusieurs accords multilatéraux environnementaux (Amendement au Protocole de Kyoto en matière de changement climatique, Convention de Minamata sur le mercure)…

Monsieur le Président,

Après plus de cinq années de crise politique assortie de sanctions et de mesures suspensives de toutes sortes, il est clair que la majorité des Objectifs du Millénaire pour le Développement ne seront pas atteints en 2015 à Madagascar.  Toutefois, le pays s’est engagé à recentrer son développement sur la population et a entamé des projets  importants dans certains secteurs clé comme l’éducation, la santé, l’emploi, la sécurité, l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, sans oublier les infrastructures. Ainsi, la scolarisation des filles  a largement dépassé celle des garçons. De même, l’insertion scolaire et socioprofessionnelle de près de 500.000 enfants et jeunes pour l’année 2014-2015 a pu être menée. Plus d’une centaine de Centres de Santé de Base viennent d’être ouverts ces derniers mois à travers le pays. Au  titre de la lutte que nous menons contre le paludisme, les efforts déployés par Madagascar dans la lutte contre cette maladie ont été reconnus au niveau continental dans le maintien à   au moins 95 % de la couverture annuelle des ménages possédant au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide à effet durable (MID) et de la Campagne d’Aspersion Intra-Domiciliaire (IRS), outils les plus importants dans la prévention du paludisme.

Au plan sécuritaire, des résultats tangibles ont été obtenus ces derniers mois avec l’opération « Coup d’arrêt » qui vise à éradiquer les vols massifs de zébus dans le Sud et l’Ouest du pays. Par ailleurs, le retour de Madagascar au sein de l’AGOA devrait imprimer un nouvel élan dans le tissu économique et social malgache avec la création massive d’emplois.

 Monsieur Le Président,

 Les enjeux du changement climatique sont énormes pour Madagascar puisque notre économie est basée sur des secteurs de développement sensibles au changement climatique. Les chiffres sont éloquents à cet égard : 75% de la population malgache vit en milieu rural dont 4 millions dans des régions vulnérables  et 28% de la population rurale sont en état d’insécurité alimentaire.

Si nos moyens pour atténuer les effets négatifs du changement climatique sur les activités socio-économiques du pays sont insuffisants, nous avons toutefois pris des mesures.  Cela consiste en l’élaboration de cadres juridiques comme la Politique Nationale pour la lutte contre le changement climatique, la Stratégie nationale du Mécanisme de Développement Propre et  la mise en place d’une politique de transition énergétique qui trouve  son fondement dans les énergies renouvelables. Il y a aussi la mise en œuvre du Plan des Actions Nationales d’Adaptation (PANA) et la création des différentes Structures de coordination des activités liées au changement climatique.

Monsieur le Président,

Nous adhérons entièrement au thème de cette session, à savoir, « Réaliser et mettre en œuvre un programme transformateur de développement pour l’après 2015 ». Notre pays est déterminé à créer les conditions de la mise en place d’une nation prospère et moderne. Et c’est tout le sens des actions que nous avons engagées autour des principes de la transparence, la bonne gouvernance, le respect des droits d’autrui, la démocratie et les droits de l’homme.

Dans cette vision d’une nation moderne et prospère, notre objectif majeur  est de sortir la population de sa situation de précarité. Pour ce faire, nous avons décidé une politique d’amélioration de la production pour augmenter la productivité et développer un secteur agricole performant.

Cela permettra de parvenir à l’autosuffisance alimentaire et  à Madagascar de devenir le pivot de la sécurité alimentaire de l’Océan indien.

Nous avons aussi décidé la mise en œuvre de grands travaux d’infrastructures publiques: Il s’agit de travaux structurants, de construction d’autoroutes, de routes et d’œuvres d’arts, d’embellissements et de constructions de bâtiments, de barrages hydrauliques, d’assainissement en eau, sans oublier le secteur des énergies.

A cet égard, nous développons un partenariat innovant en matière de structure de financement et en matière de partenariat. Outre les financements classiques émanant des bailleurs de fond traditionnels, nous avons en effet recours au système de PPP (partenariat public privé). Il s‘agit d’établir un partenariat mutuellement bénéfique aussi bien pour les malgaches que pour les investisseurs.

Une attention particulière est portée sur les dossiers favorisant l’embauche des jeunes et les entreprises remplissant les conditions demandées,  bénéficieront de mesures incitatives fortes et d’avantages fiscaux.

L’autre secteur prioritaire est le tourisme. Les infrastructures touristiques sont encore en faible quantité et à développer. Madagascar est naturellement la destination opportune pour investir, notamment dans des secteurs porteurs.

Nous devons relever les défis de la croissance et faire en sorte que les actions gouvernementales aient un impact positif et palpable sur le quotidien des 22 millions de malgaches dans le cadre d’un développement inclusif et durable.

 Monsieur Le Président,

Madagascar a adopté un Programme transformateur pour son avenir. L’élaboration d’un  Plan National de Développement  procède de la volonté de l’Etat d’instaurer les principes de bonne gouvernance et de relance économique. Ce PND a pour ambition de devenir un référentiel fédérateur du secteur privé avec la société civile, des collectivités territoriales décentralisées mais également des partenaires techniques et financiers.

La mise en œuvre du Plan National de Développement favorisera la sécurisation et la promotion des investissements nationaux et étrangers, ainsi que l’actualisation des cadres réglementaires s’y rapportant.

Monsieur Le Président,

Avant de conclure, je réaffirme la détermination de mon pays à renouveler et à renforcer ses engagements en faveur des différentes activités de l’Organisation des Nations Unies, en sus de la participation effective aux travaux habituels des Commissions et aux différentes Conférences organisées sous les auspices de l’Organisation.

Nous citerons, l’implication tous les ans, d’éléments de contingents issus de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale et de l’Administration pénitentiaire malgaches pour servir au sein de différentes opérations de maintien de la paix des Nations Unies en Afrique.

Plus récemment, le Gouvernement malgache vient de répondre positivement à la demande des Nations Unies d’envoyer 140 éléments « d’Unités de police constituées (FPU) » pour servir au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

Madagascar continue également à plaider pour une représentation équitable au sein du Conseil de Sécurité, pour que les pays directement concernés par les crises et les conflits puissent pleinement participer au processus d’adoption des résolutions.

Monsieur Le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,

Madagascar aspire à passer rapidement de son statut actuel à celui d’un pays qui se développe et dans lequel grandira une classe moyenne digne et qui verra ses revenus progresser pour atteindre rapidement ceux des pays émergents. Je sais que c’est possible et que c’est réalisable.

J’ai passé un contrat moral avec le peuple malgache pour parfaire l’utilisation de nos richesses naturelles et de nos ressources humaines,  pour permettre à notre pays d’accéder à une position solide dans le circuit de la mondialisation, de se reconstruire et de contribuer de manière positive à la résolution des grands problèmes de ce monde.

Je vous remercie de votre attention.

5% de la biodiversité mondial se trouve à Madagascar.
 

C’est dans le ton du sommet : le changement climatique et la préservation de la biodiversité mondiale. Le président pose clairement le problème. 5% de la biodiversité mondiale, c’est considérable. Et quand l’on constate l’état du pays et de la déforestation, on peut craindre le pire. « Dès le lendemain de ma prise de fonction en janvier de cette année,j‘ai déclaré la guerre au trafiquant de bois de rose.«  souligne-t-il. On en attendait pas moins, mais il semblerait que l’efficacité ne soit pas au rendez-vous et que Madagascar soit une terre bénie pour la naissance de fortune personnelle démesurée qui apparaissent, telle des générations spontanées, dans les poches des hommes de pouvoir. Selon notre président, les autorités sont à pied d’œuvre pour concrétiser une politique de tolérance zéro contre les trafics de tout genre lié aux ressources naturelles et espèces protégées. Il reconnait qu’en dépit des efforts, les trafics persistent, et nous en sommes malheureusement les témoins impuissants.

« L’état malgache a augmenté la surface des aires protégées à plus de 10% du territoire national, soit plus de 6 millions d’hectares ». Sur ce point, nous ne pouvons que nous en féliciter. Gageons que ceci nous permettra de bénéficier d’une meilleure solidarité internationale. Là où le bas blesse est sur la suite : « un reboisement à grande échelle en vue de pérenniser la production des bois d’œuvre et des bois d’énergie est inscrit dans l’agenda des engagements du gouvernement.«  ! Aye, grande crainte en vue. Va-t-on une fois de plus assister à ces campagnes de reboisement inutiles et préjudiciables à la biodiversité, en eucalyptus, le plus grand colonisateur et destructeur de notre terre à l’heure actuelle ? Voulons-nous continuer de nous enfoncer dans le mauvais exemple plutôt que d’entamer, dès maintenant, une révolution énergétique pour tous, et pouvoir mettre en œuvre une politique de reforestation en espèces uniquement endémique ? Justement pour mieux faire valoir nos 5% de biodiversité unique.

« Les enjeux du changement climatique sont énormes pour Madagascar »

Onu et sommet climat 381x350Le président rappel que notre économie est basée sur des secteurs sensibles au changement climatique. « 75% population vie en milieu rural, 4 millions dans des régions vulnérables, 28% de la population rurale sont en état d’insécurité alimentaire ». Il faut rappeler également, que le changement climatique n’est pas qu’un problème de paysan. Les habitants des villes et grandes agglomérations, à travers les catastrophes naturelles et les piques de pollution, sont aussi touchées de pleins fouets.
Rajaonarimampianina énumère la mise en place d’une Politique National pour la Lutte contre le Changement Climatique, la Stratégie Nationale du Mécanisme du Développement Propre… le Plan National d’Adaptation, … Ça fait sérieux, mais on aimerait y croire, et savoir de quoi il retourne vraiment.

Vers une nation moderne et prospère.

« Notre objectif majeur est de sortir la population de sa situation de précarité ». Sur ce point, le président promet de développer un secteur agricole performant en vue de parvenir à l’autosuffisance alimentaire. Le président dit avoir décidé également la mise en œuvre de grands travaux d’infrastructure publique : construction d’autoroutes, de routes et d' »œuvres d’art » (nous supposons qu’il veut parler d’ouvrages d’art) ; embellissement et construction de bâtiments ; de barrages hydrauliques, d’assainissements en eaux… Et pour ce faire, le président relance le partenariat public / privée. Concept ambitieux mais ambigu, qui n’a d’ailleurs pas porté chance à Ravalomanana en son temps. Si le principe est de faire faire par le privé, ce que l’état ne peut pas assurer, c’est une bonne chose. Encore faut-il de la transparence dans les débats et acquisition des marchés, autant que d’un contrôle de l’état pour que la notion de meilleur service publique reste la principale motivation des acteurs de ce partenariat.
Rajaonarimampianina fait un appel aux investisseurs et promet une attention particulière à l’embauche des jeunes avec mesures incitatives et avantages fiscaux.
Il ne fait que citer un deuxième secteur prioritaire : le tourisme. Pas de précision sur ce thème. Puis, il évoque la mise en œuvre d’un Plan National de Développement en vue d’instaurer la bonne gouvernance et la relance économique.

Puis, il souligne l’engagement de Madagascar au cœur de l’action des Nations Unies. « Le gouvernement malgache vient de répondre positivement à la demande des Nations Unies d’envoyer 140 éléments d’unité de police constituée » pour la stabilisation en République Centrafricaine.

On ne va pas faire la fine bouche. C’est un bon discours, même s’il lui manque de la substance et du concret. Peut-être un peu trop général et un trop-plein de bonnes intentions par vraiment appuyer de faits. C’est aussi la difficulté de ce type d’exercice. Quinze minutes pour raconter l’Histoire en mouvement d’un peuple, c’est court. Seuls les vrais publicitaires sont capables de l’exercice et du sens de la formule qui donnerait un écho à cet exposé. Plein de belles idées annoncées, nous attendons avec impatience d’en connaître le contenu exact. C’est bien là peut être le grand paradoxe de cette intervention : nous, malgaches, nous ne sommes pas au courant de tout ce qui est évoqué ici. Une fois de plus, encore un grave souci de communication dans nos institutions.

« Rétablir la confiance des Etats-Unis »

Couple obama couple heryMercredi 23 septembre, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina et son épouse ont été invités par son homologue américain, Barak Obama à un diner au Waldorf Astorial Hotel, avec une cinquantaine de Présidents et de Chefs de Gouvernement présents à New York. Les deux personnalités se sont entretenus avant que le Président malgache ait pris la parole au Sommet du Changement climatique.  Cet entretien avec le Président américain concerne surtout l’honneur accordé à Madagascar après la rencontre Afrique-USA qui s’est déroulé à Washington DC en Août dernier. Cela marque la confiance des Etats-Unis à l’endroit de l’actuel dirigeant à Madagascar, et la continuité des prochains accords de coopération.

Lors de sa prise de parole lors du Sommet du Changement climatique dans la salle ECOSOC au siège de l’ONU, le Président  Hery Rajaonarimampianina, outre ses remerciements à l’endroit du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki Moon de son invitation pour le Sommet de Paris en décembre 2015 qui doit déboucher sur un accord juridique ambitieux à l’échelle mondiale qui limitera à moins de 2°C la hausse de la température mondiale , a expliqué les conséquences du changement climatique sur l’économie, particulièrement dans les domaines de l’élevage, de la pêche et du tourisme. Des menaces importantes sont enregistrées sur la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles à Madagascar entrainant des dégâts cycloniques graves, des inondations et aussi la sécheresse dans certaines régions. C’est pourquoi, la nouvelle politique de l’Etat est orientée vers l’augmentation des aires protégées de 10%, soit 10 millions d’hectares. Une politique de reboisement est également mise en place par le gouvernement malgache.

Pour la réalisation de ces nouvelles orientations, le Président Hery Rajaonarimampianina fait appel aux partenaires techniques et financiers afin de diminuer la dégradation de la couche d’ozone et le gaz à effet de serre, Madagascar étant signataire de la convention de Kyoto. Le Ministre malgache de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts, Anthelme Ramparany, a également renforcé ces idées sur la lutte contre le réchauffement climatique.

D’autre part, le Président de la République a rencontré le Secrétaire Général de la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement), Mukhisa Kituyi. Des accords sont en vue afin d’améliorer le secteur commercial et le développement à Madagascar. La Directrice de la CNUCED, Chantal Line Carpentier était présente à cette rencontre.

Le Président Hery Rajaonarimampianina a eu aussi une autre rencontre avec l’ex-gouverneur du Canada, Mme Michaelle Jean, candidate au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Cette dernière a sollicité l’appui du Président malgache pour sa candidature.

A l’issue de l’ouverture officielle de la  69ème Assemblée Générale des Nations Unies ce mercredi 24 septembre 2014 à New York, les Chefs d’Etat et Chefs de Gouvernement, dont le Président Hery Rajaonarimampianina, ont été invités au dîner offert par le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon. Notons que le Président malgache sera à la tribune des Nations Unies le 25 septembre.

Voahangy avec fremmes africainesPour sa part, la Première Dame,  Voahangy Rajaonarimampianina a participé à la réunion des épouses des Présidents et des Chefs de Gouvernement  avec l’Organisation Africaine des Premières Dames (OAFLA) au Ford Foundation sur le thème  de la lutte contre le VIH/SIDA. Pour Madagascar, le taux de prévalence est encore très bas par rapport aux autres pays africains, et une politique contre la propagation de ce virus est mise en place au niveau des Centres de Santé de Base (CSB) suivant le plan de stratégie nationale.

Par ailleurs, le Président Hery Rajaonarimampianina a rencontré les dirigeants de la société  Boeing. A cette occasion un business plan a été remis par la partie malgache à la compagnie Boeing afin de définir les possibilités de collaboration.

DÉCRET N° 2014 – 235 portant nomination des membres du Gouvernement

Gment koloLE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

 Vu la Constitution,
 Vu le Décret n° 2014-200 du 11 avril 2014 portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Sur proposition du Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

DECRETE :

Article premier.- Sont nommés membres du Gouvernement, en qualité de :

 Ministre d’État chargé des Infrastructures, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Rakotovao Rivo
 Ministre auprès de la Présidence chargé des Ressources Stratégiques : Monsieur Lalaharisaina Joéli Valérien
 Ministre de la Défense Nationale : Général de division Rakotozafy Dominique Jean Olivier
 Ministre des Affaires Étrangères : Madame Razafitrimo Arisoa Lala
 Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Madame Ramanantenasoa Noëline
 Ministre des Finances et du Budget : Monsieur Razafindravonona Jean
 Ministre de l’Économie et de la Planification : Général de division Raveloharison Herilanto
 Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation : Monsieur Mahafaly Solonandrasana Olivier
 Ministre de l’Industrie, du Développement du Secteur Privé et des Petites et Moyennes Entreprises : Monsieur Jules Etienne Rolland
 Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Ravatomanga Rolland
 Ministre de la Santé publique, Monsieur le Premier Ministre : Kolo Christophe Laurent Roger
 Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Madame Rasoazananera Marie Monique
 Ministre de l’Education Nationale : Monsieur Rabary Andrianiaina Paul
 Ministre de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Monsieur Horace Gatien
 Ministre des Travaux Publics : Monsieur Ratsiraka Iarovana Roland
 Ministre de la Sécurité Publique : Contrôleur Général de Police Randimbisoa Blaise Richard
 Ministre de l’Environnement, de l’Écologie et des Forêts : Monsieur Ramparany Anthelme
 Ministre du Commerce et de la Consommation : Monsieur Rafidimanana Narson
 Ministre de l’Énergie : Monsieur Fienena Richard
 Ministre de l’Eau : Madame Ndahimananjara Bénédicte Johanita
 Ministre des Ressources Halieutiques et de la Pêche : Monsieur Ahmad
 Ministre de l’Élevage et de la Protection Animale : Monsieur Randriamampionona Joseph Martin
 Ministre du Transport et de la Météorologie : Monsieur Andriantiana Jacques Ulrich
 Ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales : Monsieur Maharante Jean de Dieu
 Ministre de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme : Madame Johasy Raharisoa Eléonore
 Ministre du Tourisme : Monsieur Ramanantsoa Ramarcel Benjamina
 Ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies : Monsieur Rakotomamonjy André Neypatraiky
 Ministre de la Communication, de l’Information et des Relations avec les Institutions : Monsieur Reboza Mahaforona Cyrille
 Ministre de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Andriamosarisoa Jean Anicet
 Ministre de l’Artisanat, de la Culture et des Patrimoines : Madame Randrianarisoa Vaonalaroy
 Secrétaire d’État auprès du Ministère de la Défense Nationale chargé de la Gendarmerie : Général de division Paza Didier Gérard

Article 2. – Sont et demeurent abrogées toutes dispositions antérieures contraires à celles du présent décret, notamment celles du décret n° 2011-687 du 21 novembre 2011 portant nomination des membres du Gouvernement de Transition d’Union Nationale et de ses textes subséquents.

Article 3. En raison de l’urgence et conformément aux dispositions des articles 4 et 6 alinéa 2 de l’Ordonnance n° 62-041 du 19 septembre 1962 relative aux dispositions générales de droit interne et de droit international privé, le présent décret entre immédiatement en vigueur dès sa publication par voie radiodiffusée ou télévisée, indépendamment de son insertion au Journal officiel de la République.

Fait à Antananarivo, le 18 avril 2014

Par le Président de la République, Hery Martial Rajaonarimampianina

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Roger Kolo

Le 11 avril, il a confirmé que c'est bien lui, désormais, le patron de Madagascar, en nommant à la primature Roger Kolo, l'un de ses proches, plutôt que Haja Resampa, le candidat proposé par le Mapar, plateforme de soutien à Rajoelina et principale force politique de l'Assemblée nationale. C'est en homme libre et sûr de son bon droit qu'il a accordé un entretien à Jeune Afrique.

Conseil des ministres : Richard Fienena limogé

Jeudi, 23 Octobre 2014 06:46

Conseil des ministres3Les tentatives de trouver un bouc émissaire après les délestages incessants ont donc porté leurs fruits. Le ministre de l’Energie Richard Fienena paye ainsi les pots cassés de l’incompétence du régime. Le communiqué issu conseil des ministres n’a pourtant pas fait mention de cette information.
Le conseil des ministres (dont le communiqué parvenu à la rédaction tard dans la soirée n’a pas mentionné), qui s’est tenu hier à Iavoloha aurait décidé d’abroger la nomination du ministre de l’Energie Richard Fienena. Une information relayée par deux stations audiovisuelles  de la capitale hier dans la soirée. Officiellement, aucune raison n’a été avancée pour expliquer cette mise à l’écart de la part du pouvoir. Cependant, officieusement et c’est un secret de polichinelle, la personnalité a été choisie comme bouc émissaire suite aux délestages qui minent le pays ces derniers temps. Il faut dire qu’il a hérité d’une situation pas très confortable dans son département. Mais de là à imaginer que son éviction pourrait régler ce problème, c’est aller vite en besogne.  
D’autant qu’à la base de cette décision, avec des relents purement politiques,  le véritable fond du problème semble oublié. Il s’agit par exemple des erreurs de choix de gestion et de stratégie qui ont été commises depuis toujours dans la gestion de la Jirama et qui ont entraîné ces délestages incessants. Sans oublier la suspension des subventions initiée par le ministère des Finances. En cause, les caisses de l’Etat sont à sec. Apparemment, les inquiétudes montent dans les autres départements ministériels en ce moment car la situation est catastrophique. Pour en revenir à la Jirama, ce n’est pas la première fois que cette société d’Etat se trouve en difficulté mais au lieu de trouver des solutions pérennes, le régime, voulant sans aucun doute redorer son image, essaye à tout prix de chercher un bouc émissaire. Attention quand même, il ne faut pas non plus se tromper d’adversaire. Comme le disait un jour l’ancien président français, Jacques Chirac, « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».    

Le VPM-MMM s’indigne

Hajo andrianainariveloSur ce point, c’est la majorité présidentielle qui est en train de s’effriter encore plus avec cette décision. Juste après avoir eu vent de l’information, la formation politique « Malagasy-miara miainga » (VPM-MMM) a réagi vigoureusement à cette décision. « Il n’y a pas eu de discussion avec le MMM sur le limogeage du ministre de l’Energie et actuel secrétaire général du MMM. Cela signifie qu’il n’y a pas eu de respect  de la cohabitation selon la norme républicaine », a déclaré cette formation dans un communiqué parvenu à la rédaction. Selon le part dirigé par l’ancien prétendant à la magistrature suprême, Hajo Andrianainarivelo, le groupement est entièrement satisfait des actions menées par le ministre, qui a suivi une démarche claire, dans la gestion du département de l’Energie. Par ailleurs, lors de la campagne présidentielle, le MMM n’a pas fait de promesse comme quoi le délestage sera résolu en trois mois. Ceci explique peut-être cela. 
En tout cas, dans son communiqué le MMM n’a pas manqué de soulever l’existence de pressions exercées à l‘endroit au ministre de l’Energie qui ont pour objectif inavoué de traiter inégalement les régions du pays dans la répartition de l’électricité. « Cela pourrait entrainer des controverses entre les Malgaches des diverses régions, notamment ceux d’Antananarivo et des autres localités », a souligné ce  parti. Malgré tout, cette formation ne s’est pas encore prononcée sur le retrait ou non au président de la République. « Le parti VPM-MMM invite le président de la République à apporter des éclaircissements dans la manière de mener le pays étant donné que le partie fait parti de ceux qui ont institué le gouvernement sur la sollicitation du chef de l’Etat », conclut le communiqué.

Tsiry Andrianina

Retour à Tsimbazaza. Quoi qu’il en soit, Fienena Richard retourne à l’Assemblée nationale après son limogeage. Il est redevenu simple député. A noter que Fienena Richard a été élu député de Manja lors des dernières Législatives.  Après avoir été nommé ministre de l’Energie, le second de la liste du VPM-MMM aux dernières Législatives Tovonay a pris sa place à l’Assemblée nationale. Le limogeage de Fienena Richard risque d’instaurer une nouvelle donne à Tsimbazaza où le groupe parlementaire de l’entité politique de l’ancien vice-Premier ministre Hajo Andrianainarivelo dispose de 15 députés à Tsimbazaza. Jusqu’ici, le VPM-MMM n’est pas dans l’opposition. Les élus de ce groupe parlementaire ont intégré la grande coalition parlementaire initiée par l’élu d’Antalaha Laisoa Jean Pierre et dont la principale mission sera connue dans les prochains jours. En tout cas, bon nombre d’observateurs espèrent que le délestage prenne fin après le limogeage du ministre Fienena Richard qui semble être un bouc émissaire dans cette affaire.

R. Eugène

Cérémonie de passation

Fienena passation 102 300x200La passation entre le Ministre sortant, Monsieur FIENENA Richard, et le Ministre intérimaire, en la personne du Général de Division RAVELOARISON Herilanto, Ministre actuel de l’Économie et du Plan, s’est déroulée dans une ambiance conviviale ce jour à l’Amphithéâtre du Ministère de l’Énergie.

Le Ministre FIENENA Richard a remercié tout le personnel du Ministère et tout ceux qui ont collaboré de près ou de loin avec lui. Il a réitéré l’importance du secteur dans le développement du pays.

Le Général de Division RAVELOARISON, lors de son allocution, a insisté sur le fait qu’il n’est pas la pour changer les efforts déjà entrepris mais son apport se portera surtout sur l’atteinte des objectifs du gouvernement actuel tracés par la PGE.

Madagascar : le chef de l’Etat dénonce l’accord avec StarTimes sur la TNT

Tntdenonce l accord avec startimes sur la tnt l(Agence Ecofin) - En pleine offensive à Madagascar, dans le cadre du passage à la TNT, prévu pour juin 2015, le chinois Startimes vient de subir un revers. Les patrons de presse malgaches se sont organisés pour s’opposer au projet de l’opérateur chinois. Après plusieurs semaines de négociations, le président Hery Rajaonarimampianina (photo) les a finalement reçus le 2 octobre et a dénoncé l'accord signé avec Startimes. Il a en outre promis de donner des instructions au ministre de la Communication de se concerter avec les médias privés dans l’élaboration du cadre juridique sur le TNT. Même si rien de neuf n’a filtré à ce jour, c’est une première victoire pour les patrons de presse malgaches.

StarTimes proposait un prêt de 150 millions de dollars pour le déploiement de la TNT sur l’ensemble du territoire malgache. Une offre qui comprenait notamment le déploiement de pylônes, d’émetteurs et de décodeurs. Le prêt était assorti d’intérêts s’élevant à 39 millions de dollars, soit un total de 189 millions de dollars. Or, entre 90 000 et 100 000 foyers seulement sont équipés d’une télévision sur 4 millions de foyers. Le taux d’électrification varie entre 15 et 20%, et 92% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

Les opérateurs locaux se sont fermement opposés à ce projet. Ils dénoncent notamment le manque de transparence dans les négociations entre les Chinois et le gouvernement malgache. Selon eux, le coût réel de reconversion de la diffusion analogique vers le numérique pourrait être plus de dix fois inférieur en aidant les opérateurs locaux. Pour Hajo Andrianainarivelo, patron de Kolo TV, « le coût s’élèverait de 3 à 5 millions de dollars pour les plus grands opérateurs et à environ 1 M$ pour les plus petits, soit un total compris entre 10 et 15 millions de dollars ». Pour ce dernier, qui souligne l’absence de législation ou de code de la communication, « il y a un vide juridique autour de la TNT et de l’audiovisuel ». Les patrons regrettent enfin que les sommes engagées pour aider StarTimes ne profitent pas aux locaux.

TntL’argument de l’urgence ne tient pas, se scandalise quant à lui Freddy Andriambelo, actionnaire principal du groupe MaTv : « Dire qu’il faut le faire avant juin 2015 parce qu’il y a un accord avec l’Union internationale des télécoms n’est pas raisonnable. Harmoniser les plans de fréquence n’est pas un sujet pour Madagascar. Le pays le plus proche, les Comores, est séparé par 500 kilomètres de mer ». Selon lui, cette enveloppe de 150 millions de dollars pourrait être utilisée de manière plus profitable au développement malgache, que ce soit dans la santé, l’éducation ou les infrastructures.

Tnt1« Il convient en effet d’être mesuré dans l’approche budgétaire du passage à la TNT en Afrique. Premièrement parce que c’est bon pour les finances publiques des pays. Deuxièmement, dans une dizaine d’années, la plupart des téléspectateurs recevront la TV par des moyens télécoms avec la fibre optique, l’ADSL et le haut débit. D’ici là, le passage à la TNT peut se financer en mettant notamment à contribution les opérateurs TV et télécoms qui profitent de cette technologie pour diffuser leur contenu. Cela n’exige pas des investissements faramineux », analyse David Mignot, le DG de Canal + Afrique.

La décision du président malgache constitue un sérieux revers pour StarTimes, déjà en conflit à Kinshasa avec le gouvernement congolais. Actif sur le terrain depuis quelques mois, l'opérateur chinois avait commencé à diffuser des offres de recrutement dans la presse malgache. Il avait aussi commencé à installer des pylônes sur les hauteurs de la capitale Antananarivo.

Présentation de vœux du président de la République à Iavoloha

Compte rendu du discours

samedi 10 janvier 2015

 

La présentation de vœux d’Iavoloha a été toujours l’occasion pour les dirigeants pour passer les messages forts et présenter les projets pour l’année. Le régime Rajaonarimampianina n’échappe pas à la règle. Le président de la République a présenté pendant son discours ses grandes lignes socio-économiques. Il n’a pas chiffré ni donné des détails sur les moyens et sur la manière avec laquelle il va s’y prendre pour réaliser ses promesses mais il appartient peut être à l’Exécutif de trouver ces moyens.

Accentuer les appuis sociaux

D’emblée le président de la République reconnaît que 7 malgaches sur 10 vivent dans le dénuement le plus total. Un chiffre effarant.
 Aussi le projet « vatsin’ankohonanana » qui a été inauguré à Betafo va être étendu dans d’autres régions à partir du mois de septembre 2015. Ce projet qui se concentre sur l’éducation et la santé mère-enfant permettra d’améliorer le bien-être des femmes et enfants.
 Le recrutement des maîtres FRAM va continuer cette année. 10 000 enseignants vont être recrutés en 2015 en plus des 10 000 autres déjà intégrés l’année dernière.
 500 000 enfants de moins de 15 ans ont réintégré les bancs de l’école l’année dernière.
 La formation des éducateurs va continuer
 La réhabilitation et la construction des salles de classes seront priorisées
 La réhabilitation et réouverture de centre de santé de base vont continuer
 La subvention des carburants va cesser et le montant correspondant va être affecté dans les projets sociaux.
 2015 sera l’année de l’assainissement : enlèvement des ordures dans les grandes agglomérations et grandes villes.
 Assainissement de l’eau
 La croissance doit avoir un impact direct et concret sur la vie quotidienne de la population
 Protection des richesses halieutiques et marines. Lutte contre la piraterie maritime
 Lutte contre les feux de brousses et tavy
 Zéro tolérance contre les trafics des ressources naturelles dont les bois de rose

Union sacrée

Sur le plan politique, le président de la République note que nous sommes en train d’écrire une nouvelle page de l’Histoire pour un futur meilleur. L’avenir sera placé sous le signe de l’union sacrée.
 Il met l’accent sur la nécessité et l’avancée du processus de réconciliation nationale.
 Il réitère la lutte contre la déstabilisation qui pourrait mener vers une autre crise.
 Pour plus d’équité dans la gestion des ressources, la décentralisation effective mais progressive sera mise en place.

Économie à booster

Le taux de pression fiscale sera augmenté sans pour autant compresser les opérateurs et industries formels. Il faut plutôt amener les informels à intégrer les cadres légaux. Le président de la République promet de veiller et de sévir contre certains fonctionnaires des services fiscaux et douaniers indélicats qui exercent des harcèlements contre les opérateurs. Il en appelle au civisme des entrepreneurs par contre.

Politique énergétique à renouveler

Cette fois-ci le chef de l’État s’est bien gardé de s’engager sur la fin du délestage. Nous sommes dans la phase d’une transition énergétique. L’énergie renouvelable est le seul salut de la Grande Île. Des gros investissements sur la construction de centrales hydro-électriques sont attendus. Mais pour l’urgence, on est obligé avec le thermique.

D’un autre côté, le toilettage du code minier est en cours. Les ressources naturelles dont minières doivent profiter à tous les Malgaches. L’État ne reniera pas ses engagements avec les investissements mais révisera la part de l’État comme les royalties et autres redevances.

Les grands projets miniers et pétroliers sont prometteurs, constate le chef de l’État comme l’exploitation de pétrole, de cuivre, de graphite, de charbon….

Relation internationale sur la bonne voie

La tenue de la conférence internationale de la Francophonie à Madagascar en 2016 mettra le pays sous les feux des projecteurs selon le président de la République. La réintégration de Madagascar dans l’Agoa va recréer des milliers d’emplois.

Cadeaux pour les fonctionnaires

Les fonctionnaires vont bénéficier d’une augmentation de salaire de l’ordre de 7%. Il n’a pas précisé si le salaire du secteur privé devra être augmenté aussi. De même, la construction de logements pour les fonctionnaires est annoncée.

Grâce présidentielle et remise de peine

À l’occasion de la nouvelle année, le chef de l’État accorde une remise de peine allant de 3 mois à 18 mois aux détenus déjà jugés.

Après les paroles on attend les actes.

Recueilli par Léa RATSIAZO

RECONCILIATION NATIONALE

Déf. Larousse : « Une Réconciliation Nationale est un Processus d’acceptation dans l’opinion publique d’une nation, après un épisode honteux de l’histoire récente du pays. La démarche de Réconciliation Nationale semble double :
 Permettre aux victimes de s’exprimer
 Inviter les auteurs d’exactions à reconnaître leurs actes devant une Commission de Vérité et de Réconciliation ». (Exemples : les événements malgaches (depuis l'évènement du 13 mai 1972) nécessit(ai)ent une démarche de « RÉCONCILIATION NATIONALE »).

Quelle réconciliation nationale ?

Posons le problème selon la définition de « RÉCONCILIATION NATIONALE »
 - La vraie victime est le peuple malgache (+ de 20 millions). Mais ceux qui étaient déboutés de leur pouvoir se comportent en victime pour accuser leurs « successeurs ».
 - Les auteurs (les tenants du pouvoir) d’exactions.
 - Création d’une « Commission de Vérité et de Renonciation » (C.R.V.).

D’abord, la C.R.V. doit écouter les doléances des 20 millions de Malgaches (ou les « déboutés »).

Ensuite, les « auteurs » d’exactions et de… corruption étatique sont-ils prêts à reconnaître leurs actes ? (QUI VIVRA VERRA !)

Et enfin, la C.R.V. serait-elle objective dans ses conclusions ?

Cette « Réconciliation Inter-politiciens Nationale » est un leurre lancé par nos hommes politiques pour anesthésier les yeux de la population.
C’est une tentation crapuleuse pour racheter gratuitement une attitude.
Ils doivent demander pardon aux Malgaches de leurs arrogances et de leurs actes durant leur Directoire étatique.

Le peuple malgache a-t-il encore besoin de l’égocentrisme de ces hommes de pouvoirs malintentionnés ?

La Constitution concoctée par le pouvoir de la Transition est à refaire. Elle n’est pas adaptable à la stabilité durable de notre pays.
Une Constitution d’un pays doit en premier lieu protéger le peuple, en second lieu éviter les dérives d’un pouvoir et en troisième un garant de l’essor économique du pays.

Mamy CASSAM

La réconciliation nationale est un des points inachevés de la feuille de route de sortie de crise signée en 2011 par les différents partis malgaches. Ce processus a pour but d’instaurer un climat d’apaisement entre les acteurs des crises politiques qui ont miné le pays depuis l’indépendance en 1960.

Mais aujourd’hui s’agit-il de réconcilier des personnalités ou bien de faire la lumière sur les événements politiques ? Tout le monde n’est pas d’accord sur la définition même de la réconciliation. Les chefs d’Eglises ont établi une base théorique. Elle consiste en quatre notions : vérité, reconnaissance des torts, repentance et pardon.

Réconciliation nationale et retour sans conditions des exilés

Une fois de plus, le sommet de la SADC qui s’est tenu récemment à Victoria Falls réitère son recommandation relative à l’application intégrale de la feuille de route de sortie de crise. Le sommet veut aussi une réconciliation nationale et un dialogue entre les parties prenantes à Madagascar.

L’article 20 de cette feuille de route, qui exige le retour « sans condition » de tous les exilés politiques, n’a pas été encore réalisé jusqu’à présent. Car les exilés n’ont pas encore eu le feu vert du régime à entrer librement dans le pays. Comme le cas Marc Ravalomanana, qui fait froisser l’actuel régime. Le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, qui avait clamé haut et fort sa volonté de mettre en œuvre la réconciliation nationale évite toujours d’accorder à l’ancien président un retour « sans condition » dans le pays. Mais, la SADC, elle en revanche, exige le retour du patron de Tiko SA dans le pays.

Didier Ratsiraka sur RFI: «J'ai décidé de rentrer à Madagascar malgré l'annonce de mon décès»

Conseil du Fampihavanana Malagasy

La Constitution de la 4ème République stipule clairement dans son article 168 que : « Dans le cadre du processus de réconciliation nationale, il est institué un Conseil du Fampihavanana Malagasy dont la composition, les attributions, et les modalités de fonctionnement sont déterminées par la loi. » Ce Conseil du Fampihavanana (Réconciliation) Malgache, qui est également connu par son abréviation malgache FFM, a déjà été mis en place, et a commencé son travail depuis le gouvernement de transition dirigé par Andry Rajoelina. Il est à noter, cependant, qu’il a jusqu’à présent échoué dans sa tentative de réconcilier les deux principaux protagonistes de la dernière crise, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Néanmoins, la FFM existe toujours, et il est toujours opérationnel !

MADAGASCAR – Initiative de réconciliation nationale : Le FFKM a réussi son premier coup

18 novembre 2014

Après le culte inaugural au temple Atsimon’Imahamasina, le dialogue pour une réconciliation nationale sous l’égide du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes (FFKM) a débuté hier au centre Arrupe Faravohitra. Cinq délégations politiques ont participé à cette réunion avec la présence effective des 4 chefs d’Eglises au sein du FFKM.

Les délégations politiques ont répondu présentes à l’invitation lancée par le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes (FFKM) afin de participer à la reprise du dialogue pour une réconciliation nationale dans le pays. Les représentants respectifs de Hery Rajaonarimampianina, d’Albert Zafy, de Didier Ratsiraka, de Marc Ravalomanana et d’Andry Rajoelina, ont participé à la première réunion de travail qui s’est tenue hier au centre Arrupe Faravohitra à 15h30, dirigée par les quatre chefs d’Eglises dont Samoela Jaona Ranarivelo, Odon Marie Razanakolona, Endor Modeste Rakoto et Lala Haja Rasendrahasina. Les chefs d’Eglise ont été assistés par plusieurs membres du bureau central du FFKM et du Sefip. La réunion qui a duré plus de trois heures, a abordé les préliminaires d’une rencontre des anciens présidents de la République avec l’actuel chef d’Etat et l’ancien patron de la Transition. Cette rencontre devrait se tenir après le retour de Hery Rajaonarimampianina de son long voyage en Australie. Pourtant, aucune déclaration n’a été faite à l’issu de cette rencontre qui va d’ailleurs se poursuivre aujourd’hui et prévue pour se terminer mercredi.
Le début de la réunion de Faravohitra augure une continuité rassurante pour la réconciliation nationale initiée par le FFKM. Aucune résistance n’a été aperçue sur les lieux malgré le manque flagrant de communication du côté des organisateurs. « Nous nous sommes évités de trop faire de la publicité pour éviter diverses perturbations », nous a confié un responsable au sein du FFKM. Le conseil œcuménique avance ainsi avec trop de prudence dans sa démarche. De son côté, le FFM du général en retraite Sylvain Rabotoarison a déjà annoncé son soutien et sa disponibilité à la démarche initiée par le FFKM. Tout comme le Conseil pour la réconciliation nationale (CRN) de Tabera Randriamanantsoa qui a manifesté son soutien à cette initiative de l’Eglise.

QUI DU FFKM OU DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SERA LE CHEF DE FILE DU PROCESUS DE LA RECONCILIATION NATIONALE ?

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L'actuel Président de la République, Hery RAJAONARIMAMPIANINA, annonce que ce serait lui et qu'en plus il ne se sent pas concerné par les premiers 2F (ny fieken-keloka sy fibebahana), c'est à dire l'aveu et la répentance, car il n'a pas prit part aux différentes troublers qui ont sécoué le pays.

Dans le cadre du processus de la réconciliation nationale, Hery Rajaonarimampianina a déjà rencontré donc les trois anciens chefs d’État élus, Ratsiraka, Zafy et Ravalomanana. Il ne lui reste plus que son ancien patron, Andry Nirina Rajoelina. Est-ce qu’il va faire les premiers pas pour le rencontrer ou non ? On sait qu’il a sollicité les rencontres avec ses aînés, notamment Zafy et Ratsiraka. Pour Ravalomanana, le cas est différent car ce dernier est encore privé de liberté et son sort dépend entièrement du chef de l’État actuel.

réunion des présidents pour la réconciliation nationale

Reconciliation

Les quatre anciens présidents malgaches, le Président de la 2ème République, Didier RATSIRAKA, le Président de la 3ème République Albert ZAFY et Marc RAVALOMANANA, le président de la Transition, Andry RAJOELINA et l’actuel chef de l’Etat Hery RAJAONARIMAMPIANINA se sont rencontrés ce vendredi 19 décembre 2014, pour la première fois afin d’entamer un processus de réconciliation nationale attendu depuis longtemps dans ce pays malmené par de nombreuses crises politiques.
 
Le sommet des cinq pour la réconciliation nationale a partagé ce 13 janvier vers 21h à la presse, l'essentiel de ce qui a été entrepris en présence du FFKM et de ce qui a été par la suite convenu. Ainsi, d'après le FFKM, les cinq ont été sensibilisés sur l'esprit et la démarche des 4F (Fieken-keloka, fibebahana, fahamarinana et fihavanana ; traduit librement par aveu, repentance, vérité et réconciliation). La méthode est personnelle et n'attend et ne prend pas en compte les comportements ou les initiatives
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Réconciliation

Le FFKM reprend du service

Les églises chrétiennes regroupées au sein du Conseil Chrétien des Eglise de Madagascar FFKM ont annoncé ce 28 octobre 2014 qu’elles vont continuer le processus de réconciliation déjà entamé depuis quelques années.

La présidence du Conseil Chrétien des Eglises de Madagascar (FFKM) est tournante entre les quatre chefs d’églises qui la composent :

Les quatre dirigeants du Conseil des Eglises Chrétiennes de Madagascar ou FFKM,

            1°- Monseigneur RANARIVELO Samoela Jaona, Eglise Anglicane de Madagascar (Eklesia Episcopale Malagasy)

            2°- Archevêque RAZANAKOLONA Odon Marie Arsène Eglise catholique apostolique et romaine (Ecar)

            3°- Docteur RAKOTO Andor Modest Église luthérienne malgache (FLM)

            4°- Pasteur RASENDRAHASINA Lala Église de Jésus Christ à Madagascar (FJKM)

Cette année 2014, c’est le tour du Mgr. Ranarivelo Samoela Jaona de de l’Eklesia Episcopale Malagasy, de diriger le Conseil.

L’objet précis des discussions, organisées à l’initiative du Conseil oecuménique des Eglises chrétiennes de Madagascar, n’a pas été rendu public.

Le Fihavanana constitue la raison d’être de l’Église, aussi la réconciliation dirigée par le FFKM sera basée sur la repentance, la vérité et le fihavanana (fiekenkeloka-fibebahana-fahamarinana-fihavanana). Il n’y aura pas de paix sans réconciliation à Madagascar constate le FFKM.
 

La rencontre s’est déroulée à huis clos. Mais les cinq pouvaient avoir recours aux conseils de leurs proches. En effet, chaque chef avait droit à une délégation de deux ou trois personnes.

Ainsi parmi les conseillers du président Hery Rajaonariamampianina il y avait Rachidy Mohamed, Rasolo André et Harison Randriarimanana. Didier Ratsiraka avait comme conseils, Annick Ratsiraka, Ramisandrazana, Jean Jacques Rasolondraibe et Simon Pierre. Pierre Houlder et Christine Razanamahasoa ont assisté Andry Rajoelina tandis que Marcel Miandrisoa et Paul Rajaonarivelo épaulaient Albert Zafy. Quant à Marc Ravalomanana, il était appuyé par Donat Andriamahefaparany, Ihanta Randriamandranto et Olga Ramalason.

éconciliation nationale

Des devoirs de maison à remettre le 15 janvier 2015

Le sommet des cinq pour la réconciliation nationale a partagé ce 13 janvier vers 21h à la presse, l’essentiel de ce qui a été entrepris en présence du FFKM et de ce qui a été par la suite convenu. Ainsi, d’après le FFKM, les cinq ont été sensibilisés sur l’esprit et la démarche des 4F (Fieken-keloka, fibebahana, fahamarinana et fihavanana ; traduit librement par aveu, repentance, vérité et réconciliation). La méthode est personnelle et n’attend et ne prend pas en compte les comportements ou les initiatives des autres. Elle est accompagnée de devoirs de maison si l’on peut dire, à remettre lors de la prochaine rencontre le 15 janvier 2015. Il s’agit de répondre à quelque 33 questions regroupées sous quatre grands thèmes : les principes généraux de la réconciliation nationale, les objectifs, les structures et les conditions de réalisation. En fait ces sujets ont déjà été discutés et débattus selon le FFKM, durant les précédentes rencontres des 3, 4 et 5 mai dernier, l’heure est maintenant à la formulation.

Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina: L’impossible accord

26 février 2009

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Ni Marc Ravalomanana, ni Andry Rajoelina, a priori, ne pouvait être satisfait d’un projet d’accord que les initiateurs du dialogue entre les deux parties allaient leur soumettre en vue d’une prochaine signature. Selon une source proche du conseil oecuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), le projet de convention prévoirait en effet un pouvoir symbolique à la fois pour le président de la République, Marc Ravalomanana, et pour le président de la Transition, Andry Rajoelina.

Il est prévu que les deux personnalités désignent ensemble un Premier ministre supposé «neutre», et qui mettra en place indépendamment un gouvernement. Le projet de convention a par ailleurs préconisé la suspension des deux Chambres du parlement tout en prévoyant la création d’un Comité de redressement économique qui compterait une centaine de membres issue de la société civile et politique.

D’une manière générale, le schéma proposé ne diffère pas trop de celui qui a abouti à la convention de sortie de crise en 1991. Sauf que la situation, il est vrai, n’est pas exactement la même.

En toute logique, en tant que président élu pour un mandat de cinq ans, Marc Ravalomanana a du mal a accepté un tel schéma de sortie de crise, d’autant que la Constitution en vigueur prévoit un régime présidentiel fort. Pour sa part, Andry Rajoelina, qui a remué ciel et terre pour l’organisation d’un mouvement de rue qui dure depuis plus d’un mois maintenant, ne pouvait non plus se satisfaire d’un pouvoir symbolique. Un éventuel accord entre les deux parties s’avérait alors assez difficile à concrétiser dans le court terme. Comme attendu, l’archevêque d’Antananarivo, Odon Razanakolona, président du FFKM, se retire de la médiation.

Dorénavant, c’est la logique du rapport de force qui prévaut. Sans doute, Marc Ravalomanana prévoit de neutraliser le mouvement de foule dirigé par Andry Rajoelina, dans les jours ou semaines à venir. Sa récente rencontre avec les principaux responsables des forces de l’ordre l’atteste. Pour sa part, Andry Rajoelina brandit de nouveau sa capacité de mobilisation de ses partisans pour faire la pression sur le président. Les deux hommes parlent pourtant de proche dénouement de la crise. Sans doute l’ont-ils compris, la population n’attend que cela. 

Processus de réconciliation nationale

Zafy claque la porte

jeudi 19 février 2015, par Bill

Zafy clac la porteLa mouvance Zafy abandonne le processus FFKM de réconciliation. Le Pr Albert Zafy a donné instruction à ses partisans et à ceux qui devaient rejoindre Antananarivo pour les préparatifs techniques du processus qui doit se tenir dans les régions, que la mouvance quitte le processus et qu’ils ne doivent pas rejoindre la capitale. La mouvance Zafy a toujours participé aux premières séances des travaux préparatifs mais ce 19 février, celui que ses proches appellent « le Prof », a claqué la porte. On ne sait si ses directives seront observées par ses fidèles, dont les professeurs Miandrisoa Marcel et Paul Rajaonarivelo qui l’ont accompagné et assisté au cours des travaux du FFKM.

Le processus FFKM est ainsi bouleversé. D’une part les détenus politiques réclament leur adhésion aux comités d’organisation de la réconciliation conduite par le FFKM. D’autre part, les chefs boycottent en quelque sorte le processus : Andry Rajoelina est toujours à l’extérieur et Didier Ratsiraka accompagné de son épouse sont en France pour des suivis des traitements médicaux. Ils laissent à leurs assistants le soin de poursuivre les travaux avec le FFKM et Hery Rajaonarimampianina.

Maintenant qu’Albert Zafy abandonne, tout le processus est-il remis en cause ou Hery Rajaonarimampianina et le FFKM poursuivront-ils coûte que coûte ? La mouvance Andry Rajoelina qui a manifesté peu d’empressement envers un processus, qui à leurs yeux est davantage favorable à Marc Ravalomanana, ne peut que se frotter les mains devant cette défaillance d’Albert Zafy et de sa mouvance.

La mouvance Zafy a toujours revendiqué et manœuvré pour la dissolution de l’actuel Comité de réconciliation (FFM), vu à leur avis que le FFM n’a pas été efficace et n’est pas capable de conduire le processus ; mais surtout parce qu’ils estiment que la conduite de cette politique de réconciliation et la direction du processus devrait logiquement revenir au Pr. Albert Zafy.

Andry Rajoelina se retire

Jeudi, 19 février 2015

RajoelinaComme il fallait s’y attendre, Andry Rajoelina a emboîté le pas à Albert Zafy. En effet, hier dans la matinée, ses trois représentants ont fait part aux quatre chefs d’Eglise de la décision de celui - ci de se retirer du processus de réconciliation nationale pour les motifs que tout le monde sait. En tout cas, avec deux participants défectueux,  un autre qui reste encore absent du pays et un quatrième qui n’attend que son heure pour agir de la même sorte, le Ffkm n’aura finalement plus comme fidèle, dans sa procession, que Hery Rajaonarimampianina. Celui –là même qui, d’ailleurs, n’a point caché son ambition de se porter en leader dudit processus. C’est – à –dire, dès le départ, d’être un concurrent sérieux aux quatre ecclésiastiques dans la conduite de cette opération visant le retour de la paix et de la sérénité socio - politiques dans le pays. Ce qui veut tout simplement dire que, après seulement sept séances de rencontre, ces gens en soutane ont réussi à faire fuir la quasi – totalité des participants dont il a pourtant la lourde charge d’ériger en un bloc compact. Quoi qu’il en soit, il faut admettre que cette grave hémorragie reste incontestablement le fait de ces quatre chefs d’Eglise. En effet, à force d’avoir fait remuer ciel et terre dans le but uniquement de favoriser Marc Ravalomanana dans le retour – sans anicroches - de ce dernier dans les affaires, ces ténors du Ffkm ont dû exceptionnellement ménager Hery Rajaonarimampianina, par lequel ils comptaient bénéficier de sérieuses aides pour leur permettre de parvenir à leurs fins. Alors que, « messagers » de Dieu tels qu’ils sont, ils ne peuvent nullement nier ne rien connaître de ces multiples actions et décisions qui, perpétrées par Hery Rajaonarimampianina contre Andry Rajoelina, font l’apologie de la haine et de la trahison. Deux concepts lucifériens qui restent résolument contraires aux vertus saintes de la réconciliation nationale. En tout cas, pour le moment, le Ffkm n’a plus entre les mains que Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana, avant que ce dernier ne décide de claquer également la porte de ce processus de toutes les tricheries. Ffkm qui reste ainsi acculé au mur de toutes les…lamentations. Ou, tout contraire, Ffkm qui dispose ainsi d’un large boulevard pour, sans embûches, atteindre son machiavélique but : remettre Marc Ravalomanana sur la selle du pouvoir, Hery Rajaonarimampianina étant désormais seul et ne disposant plus de la force politique requise pour y faire face. Bref, avec cette décision de Andry Rajoelina de quitter le processus de réconciliation nationale, et avec un Albert Zafy qui a déjà précédé celui – ci dans cette autre procession, le Ffkm doit absolument admettre qu’il a fait fausse route ; qu’il a prêché la mauvaise parole en ce qui concerne ce verset attenant à la réconciliation nationale. Plus grave encore, le moindre dérapage de sa part, à partir de maintenant, va lui être fatal. Et ce, dans la mesure où, quoi que puissent amener à dire ces quatre chefs d’Eglise, ce sera l’échec cuisant, enregistré par son processus de réconciliation nationale, qui va constituer le déversoir à même de faire couler la Nation vers le chaos total. Du genre guerre civile !

Damien Velonjara

Malgré la défection des mouvances d’Albert Zafy et d’Andry Rajoelina, le conseil des Eglises chrétiennes de Madagascar (Ffkm) tente visiblement de sauver la face.

Ffkm 2Les leaders religieux au sein du Conseil persistent dans leur volonté d’aller de l’avant dans le processus de réconciliation nationale. Une réunion de préparation a eu lieu vendredi, et s’est poursuivie samedi pour les retardataires, au Palais des sports de Mahamasina, afin de préparer les descentes dans les Régions programmées du 6 au
8 mars prochain. Seuls les représentants du Ffkm ainsi que ceux  du comité technique et les délégations de l’actuel Président, de Marc Ravalomanana ainsi que de Didier Ratsiraka ont assisté à ces réunions. Selon le programme établi par le Ffkm, les descentes seront suivies par une réunion nationale qui aura lieu avant la fin du mois de mars.
Bon nombre d’observateurs de la vie politique considèrent toutefois que malgré l’entêtement du Ffkm, le processus reste irrémédiablement voué à l’échec après le désistement de Zafy Albert et d’Andry Rajoelina. Les critiques fusent pour torpiller le processus enclenché par le Ffkm. « Le Ffkm ne devrait plus servir d'intermédiaire dans le processus de réconciliation nationale, parce que cette responsabilité appartient au Filankevitry ny fampihavanana malagasy (Ffm). Auparavant, cette dernière entité devrait être rénovée à cause des trop nombreuses histoires qui entourent  certains de ces membres actuels ». C'est ce qu'a avancé pour sa part le professeur d'histoire et de géographie et non moins observateur de la vie publique malgache, Zo Mahefa Randriamampianina, vendredi dernier lors d'une conférence de presse organisée au Centre de presse malagasy à Antsakaviro. Au cours de la conférence portée principalement sur la thématique « l'application de la Feuille de route est inéluctable pour sortir Madagascar de la crise », l'intervenant a également relancé l'idée de la retraite politique des anciens Présidents et Chefs d'Etat y compris Norbert Lala Ratsirahonana. Ces derniers devraient néanmoins continuer de bénéficier des avantages et privilèges inhérents à leurs statuts d'anciens Chefs d'Etat comme prévu par la loi, selon le conférencier. Une idée que l'Observatoire de la vie publique ou «Sehatra fanaraha-maso ny fiainam-pirenena» (Sefafi), dans son communiqué daté du 22 octobre 2014 avait déjà avancée.
Recueillis par Ny Andry Lalaina

Zafy campe sur sa position

30.03.2015 | 8:25

À sa sortie du culte en mémoire des martyrs de l’histoire de Madagascar, hier, à l’EKAR Saint-Joseph Mahamasina, Albert Zafy, ancien président a souligné que jusqu’ici il ne compte pas réintégrer le processus de réconciliation nationale, conduite par le Conseil des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM). Il a réitéré que son retour est conditionné par la mise en place du Conseil nationale réconciliation (CNR), en remplacement du Conseil de réconciliation Malagasy (FFM), pour prendre le relais sur terrain du processus initié par l’église.

Processus de réconciliation : Ravalomanana suspend aussi sa participation

13 avril 2015

Joint au téléphone hier soir, l’ancien président a accepté de donner sa version des faits par rapport aux évènements survenus à Ambositra et à Antsirabe le week-end dernier. Interview exclusive.

Midi Madagasikara : Monsieur le Président, que s’est-il réellement passé durant votre déplacement à Antsirabe ?

Marc Ravalomanana : « Tout d’abord, je tiens à préciser que j’ai obtenu une autorisation pour la conférence de presse qui s’est tenue au Carlton. Il était prévu qu’à l’occasion, je lance un appel à l’endroit de mes partisans pour soutenir les candidats du TIM pour les élections communales et municipales. A mon avis, le régime n’a pas supporté cette déclaration. Après cette conférence de presse, il a été convenu que je puisse rejoindre le District d’Ambositra pour assister au forum du département Ecole de dimanche au sein de la FJKM. Avant de rejoindre Ambositra, nous avions passé la nuit à Antsirabe. Vers 7 heures du matin, des éléments de l’Emmoreg dirigés par un Lieutenant de la Gendarmerie se sont présentés. D’après leurs explications, ils ont été envoyés pour renforcer la sécurité. Plus tard, une autre équipe conduite par le Colonel Ravoavy est venue. Nous avions donc fait le déplacement vers Ambositra sous une forte escorte des Forces de l‘ordre. A notre arrivée là-bas, nous avions découvert que toutes les autorités locales, à savoir, le Maire, les responsables au niveau du District et même le président synodal de la FJKM ont été avertis, du fait que je ne suis pas autorisé à prendre la parole et que si je persiste à m’exprimer en public, je serai arrêté sur le champ. Je tiens à signaler que cet évènement à Ambositra s’est déroulé sous les yeux de plusieurs témoins, entre autres, le président de la FJKM, le Pasteur Lala Rasendrahasina et de 4 200 membres de l’Ecole de dimanche ayant participé au forum. J’ai donc fait sept heures de route pour ne pas pouvoir prendre la parole. Pourtant, il n’y a eu aucune connotation politique derrière cette réunion, puisque j’étais invité en tant que vice-président laïc de la FJKM. D’ailleurs, le Pasteur Lala Rasendrahasina est intervenu pour dénoncer la présence massive des Forces de l’ordre sur le lieu de la réunion, mais les Forces de l’ordre l’ont ignoré. Cette situation a provoqué la colère et la consternation des congressistes présents à Ambositra. Le samedi matin, lorsque j’ai demandé au Colonel Ravoavy si je pouvais me présenter au Magro Antsirabe comme prévu, il m’a répondu qu’il attendait encore les ordres émanant de ses chefs hiérarchiques à Antananarivo. Ici, je tiens également à dénoncer l’hypocrisie et les mensonges des éléments de la Gendarmerie. Au début, ils m’ont autorisé à prendre la parole si toutefois, la réunion se déroule dans une salle. Pourtant, lorsque j’étais au Tiko Top pour rencontrer les candidats du TIM dans la Région Vakinankaratra, ils n’ont pas tenu leur promesse, puisque j’ai de nouveau été interdit de parole. Pour ce qui est de la rencontre au Magro, le Colonel Ravoavy ne m’a donné son feu vert pour se rendre sur le lieu qu’en début de soirée, c’est-à-dire, lorsque la manifestation a déjà pris fin. Pour moi donc, le Directeur du Cabinet de la Présidence, Henry Rabary-Njaka qui a déclaré que cette affaire n’est qu’un malentendu, est un menteur. Cette mesure a certainement été prise d’en haut lieu, sinon, le responsable de l’Emmoreg n’aurait pas affirmé qu’il attende les ordres venant d’Antananarivo ».

M.M : Quelle position allez-vous prendre désormais par rapport au processus de réconciliation nationale ?

M.R : « A quoi sert ce processus si je suis victime d’un acharnement et que l’on m’interdit de m’exprimer en public, même devant mes partisans ? Pour l’instant, je suspends ma participation au processus de réconciliation nationale puisqu’à mon avis, le régime me traite comme un véritable prisonnier. D’ailleurs, si cette situation ne s’améliore pas et si le régime ne fait aucun effort pour mettre fin à toutes ces restrictions, il se pourrait que je quitte prochainement le processus. Actuellement, l’équipe technique du TIM composée entre autres, d’Olga Ramalason, Ihanta Randriamandranto, Donnat Andriamahefamparany, ainsi que de tous les députés du TIM sont en train de réfléchir sur la question ».

M.M : Le ministre Rolland Ravatomanga a déclaré aujourd’hui qu’il y a déjà eu un accord signé avec le régime à propos de ce déplacement à Antsirabe ?

M.R : « C’est un accord du ministre Rolland Ravatomanga mais pas le mien. Jusqu’ici, mis à part le décret relatif à mon assignation à résidence fixe, je n’ai signé aucun accord avec le président Hery Rajaonarimampianina ».

Le FFKM continue d'avancer : Une réconciliation pour toute la population malgache

15/04/2015

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Malgré le retrait des 3 anciens Chefs d’État de la réconciliation nationale, le FFKM est déterminé à mener le processus à terme. L’absence de ces 3 acteurs n’affecterait pas le processus, selon le pasteur Lala Rasendrahasina.

La réconciliation n’est pas faite pour les Chefs d’État seuls

« La réconciliation nationale continuera et ne sera pas compromise par les récents évènements », telle a été la précision de Lala Rasendrahasina, Président en exercice du FFKM. Ce dernier a souligné que la réconciliation n’est faite, ni pour le Président Hery Rajaonarimampianina, ni pour les anciens Chefs d’État.

De ce fait, la suspension de la participation de Marc Ravalomanana ne saura compromettre le processus. Les Chefs d’Églises chrétiennes en sont actuellement à l’organisation des Assises régionales élargies sur toutes les forces vives de la Nation.

Si le FFKM peut rencontrer des difficultés, elles seraient d’ordres financiers, étant donné que chaque participant s’étant retiré du processus devaient financer ensemble tout le processus de réconciliation. Le Président du FFKM a d’ailleurs déjà fait part de ces difficultés financières après le retrait d’Albert Zafy et Andry Rajoelina.

Quoi qu’il en soit, le pasteur Lala Rasendrahasina affiche sa détermination à maintenir le cap défini pour ce processus. « La réconciliation est faite pour toute la population malgache et non pour les Chefs d’État », a-t-il réitéré.

Un processus incomplet

L’absence de 3 des 5 Chefs d’État à ce processus ne peut cependant être aussi insignifiante que le Président du FFKM veuille le faire croire. Au-delà des critères financiers, les 4 anciens Chefs d’État constituent la source des conflits politiques ayant miné le pays depuis des décennies.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le FFKM a commencé ce processus au niveau des 5 Chefs d’État malgaches. Les premières étapes de la réconciliation risquent de ce fait d’être stériles, étant donné que les acteurs principaux des crises politiques seront exclus de la démarche finale.

Jusqu’ici, les chances que les anciens Chefs d’État réintègrent ce processus restent fines, selon des sources officieuses. Les conditions émises par Andry Rajoelina et Albert Zafy seraient difficilement conciliables avec la ligne fixée pour mener la réconciliation.

En ce qui concerne le cas de Marc Ravalomanana, son retour dans le processus dépend des tractations en cours entre son camp politique et le Président Hery Rajaonarimampianina. Rappelons que cet ancien Chef d’État exige que sa situation politique soit davantage améliorée.

Le FFKM est donc déterminé à boucler un processus devenu boiteux. Les Chefs d’Églises ont visiblement adopté les mauvaises habitudes des politiciens, notamment des dirigeants actuels.

Réconciliation nationale FFKM

Les évêques catholiques recommandent le report

vendredi 20 mars 2015, par Valis

EvequesLe Conseil des évêques de l’Église catholique de Madagascar sort de son silence. Il a diffusé dans la soirée du 19 mars 2015 un communiqué en date du 16 mars et signé par les évêques, Benjamin Ramaroson (vice-président du Conseil des évêques), Philippe Ranaivomanana (secrétaire général) et Désiré Tsarahazana (président du Conseil des évêques). Les catholiques demandent à ce que le FFKM reporte la tenue de l’assise nationale de la Réconciliation nationale prévue pour les 25, 26 et 27 mars prochains car le contexte n’y sied guère. Les conséquences des intempéries et les problèmes du « kere » sont trop grands et nécessitent la mobilisation des énergies, que cela soit de la part du FFKM ou de la part de l’État.

Les membres catholiques du FFKM en provenance de tous les diocèses de l’île et démembrements FFKM sont trop occupés et absorbés à faire face aux conséquences des intempéries et autres problèmes qui frappent encore la population qu’il est indécent d’ignorer. Le Conseil des évêques catholiques estime cette rencontre nationale pour la réconciliation, inopportune car les esprits sont ailleurs.

Il faut remarquer que le Conseil des évêques avoue que son interpellation est tardive par rapport au calendrier fixé par le FFKM mais il est convaincu que la recommandation est logique et compréhensible vu le contexte de désarroi et les difficultés auxquelles la population et les responsables FFKM et catholiques des districts éloignés font face.

On notera également que cet appel du Conseil des évêques de Madagascar intervient au moment où le président en exercice du FFKM se fait de plus en plus médiatique pour montrer que le processus est en marche et n’est nullement perturbé par la défaillance de deux anciens chefs d’État. Le président du FFKM par la même occasion fait comprendre qu’il ne néglige aucun effort pour que ces deux personnalités rejoignent le processus.

Le rakitra de luxe du FFKM

Après les retraits justifiés d’Albert Zafy, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana des pourparlers, la réconciliation nationale initiée par le FFKM est devenue une coquille vide.

Même si le Conseil Œcuménique des Eglises Chrétiennes a perdu la face, il ne veut pas lâcher l’affaire, à la fois par vanité et par instinct de survie. Après avoir limité avec arrogance le processus de réconciliation nationale au Chef d’Etat actuel et à ses prédécesseurs, le FFKM prétend se tourner vers le peuple avec le lancement d’assises nationales. En vérité, après avoir été lâché par Albert Zafy, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, le FFKM n’a pas d’autre choix que de changer son fusil d’épaule et d’ouvrir le débat, car il refuse le principe de réalité et il est soucieux de rester en haut de l’affiche. Sachant que l’initiative du FFKM va prendre une envergure nationale, il faut bien que le financement suive. Pour éviter une crucifixion de son processus, il a donc décidé de mendier. A première vue, il n’y a rien de mal à cela. Pourtant, en y regardant de plus près, la démarche est à la fois gênante et inélégante pour plusieurs raisons. Tout d’abord, une quête est destinée à financer un temple ou une église. Elle n’a certainement pas pour finalité un projet politique absurde. Ensuite, la charité est fondée sur les possibilités financières de chacun. Le « rakitra » de luxe de 200.000 Ar imposé par le FFKM ne s’inscrit pas dans cette démarche humble. Il est une insulte à la morale. Enfin, le montant de la quête est exorbitant. Cette somme est même discriminatoire. A l’image du régime, le FFKM méprise les pauvres. Frappés par la fièvre de l’or, les membres du FFKM délirent. Prions pour que Dieu les touche afin qu’ils guérissent.  

Ranary et Lola R

Réconciliation : Le FFM bouscule le FFKM

Quatre jours avant les assises nationales du FFKM, le FFM ou « Filan-kevitry ny Fampihavanana Malagasy » a dévoilé les structures par le biais desquelles il entend mener sa mission. En tête de ces structures se trouve le président de la République et les actuels membres du FFM. En bas de cette structure suprême se situe le Conseil des Sages dont la mission est de conseiller le président de la République. Le Conseil sera composé des anciens présidents, du président en exercice du FFKM, d’un représentant des « Fiangonana zandriny », d’un représentant des musulmans et d’un représentant des religions traditionnelles. Au sein de la troisième structure se regrouperont les différents acteurs de la réconciliation dont le CRN, l’Armée, le Grand Pardon, le Groupe d’Antanimena et les différents syndicats professionnels.

Révision de la Constitution. Puisque le FFM est une Institution prévue par la Constitution, il veut inscrire ses actions et les résultats de ses actions dans le cadre constitutionnel. C’est pour cette raison que lors d’une conférence de presse qu’ils ont tenue hier à Ampefiloha, ses membres ont souligné que pour avoir une force de loi, les résolutions du processus de réconciliation seront insérées dans la Constitution. Une démarche qui conduira inéluctablement à la révision de la loi fondamentale. En tout cas pour le FFM, le FFKM ne sera qu’un simple acteur dans la mise en œuvre du Plan National de Réconciliation qu’il va élaborer.

Réconciliation-Assises nationales

28.04.2015 | 9:15

Une réunion à huis clos s’est tenue, hier, entre les chefs d’églises et les chefs d’État. Albert Zafy et Andry Rajoelina ont été absents.

Dernière mise au point. C’était semble-t-il l’ordre du jour de la réunion à huis-clos entre les chefs religieux du Conseil des églises chrétiennes de Mada- gascar (FFKM), Hery Rajaonarimampiaina, président de la République et Didier Ratsiraka, ainsi que Marc Ravalomanana, anciens chefs d’État, hier, au centre Arrupe, Faravohitra.
À la veille des assises nationales qui ouvriront ses portes ce jour, au Centre de conférence internationale (CCI), Ivato, les chefs d’égli­ses ont souhaité peaufiner les contours des préparatifs pour éviter les fausses notes. C’est la raison de la réunion de deux heures d’hier à Faravohitra. « (…) La rencontre de ce jour avec les chefs d’État entre dans le cadre des préparatifs, pour que tout se passe bien », a déclaré monseigneur Odon Razana­kolona, archevêque d’Antananarivo.
D’après une source avisée, les cinq chefs d’État ont été conviés. Si, comme prévu, Marc Ravalomanana a réintégré le groupe, Albert Zafy et Andry Rajoelina, ont été absents de la rencontre. Hier encore, interviewé par une télévision privée de la capitale, Christine Razanama­hasoa, coordonnatrice nationale du groupe des partisans d’Andry Rajoelina (MAPAR), a affirmé qu’il n’y aura pas de représentants des Oranges aux assises nationales.
« Nous n’avons mandaté aucun représentant », a soutenu la députée élue à Ambatofinandrahana. Des propos qui démentent les bruits qui indiquent que l’on pourrait voir des représentants des camps Zafy et Rajoelina, au CCI Ivato. Il n’est pas à écarter, cependant, que la faction du MAPAR ayant rejoint la ligne du pouvoir soit représentée aux assises nationales de réconciliation.

Omerta
Sur le plateau du journal télévisé de la Télévision Malagasy (TVM), des membres du comité d’organisation des assises ont déclaré que deux mille participants sont attendus. Le FFKM semble, pourtant, avoir choisi de jouer la carte de la discrétion sur les questions organisationnelles. L’accès au nombre des inscrits pour assister aux assises, moyennant deux cent mille ariary, a été verrouillé à la presse, notamment. Pareillement, pour le montant du budget des cinq jours au CCI.
L’omerta a également été la règle à Faravohitra, hier, surtout sur le contenu de la réunion. Une phrase a été, néanmoins, rappelée, « les assises ne sont pas la finalité de la réconciliation, ce n’est que le début ». Une formule claironnée par les chefs d’églises à chaque occasion et reprise par le président de la République, lors d’une visite à Mananjary, hier.
« La réconciliation ne se terminera pas là, au contraire, ce n’est que le commencement. Il s’en suivra la mise en place de commissions pour instruire les divers aspects du processus », a-t-il expliqué. Comme l’a déclaré le docteur Endor Modeste Rakoto, président de l’église luthérienne, à Ampandrana, samedi, « une résolution finale sera soumise au Président qui décidera de la suite à y donner ».

Un départ au pied levé

La décision de convier les chefs d’État semble avoir été impromptue. Ce qui pourrait expliquer que Marc Ravalomanana aurait reçu l’autorisation de quitter son domicile pour y prendre part « à la dernière minute », selon les indiscrétions. Un départ au pied levé qui a nécessité la réquisition d’un des motards du cortège du chef de l’État, déjà arrivé à Faravohitra, pour servir d’ouvreuse au résident de Faravohitra et de quelques sentinelles pour lui servir d’escorte.

Ratsiraka, Ravalomanana, Rajaonarimampianina : Ultime tête-à-tête avant les assises nationales à Faravohitra hier

Redaction Midi Madagasikara

Ffkm 3presidents

Ce qui s’est passé hier à l’Ecar de Faravohitra est une réconciliation avant l’heure suite aux incidents politiques de ces derniers jours.

L’ancien président Marc Ravalomanana revient sur sa décision une semaine après la déclaration où il a annoncé la suspension de sa participation au processus de réconciliation en cours. S’il faut suivre cette logique, l’ancien exilé d’Afrique du Sud sera présent à l’ouverture des assises nationales qui aura lieu ce matin à 9h au CCI Ivato. Le retour de Marc Ravalomanana remet de l’ordre dans le processus. Hier, Hery Rajaonarimampianina, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana se sont retrouvés à l’Ecar à Faravohitra sous l’égide des quatre dirigeants du FFKM. C’était l’ultime tête-à-tête avant les assises nationales. La rencontre a duré 2h30mn, de 16h à 18h3O. Pour pouvoir honorer l’invitation du Conseil des églises et démontrer l’importance qu’il accorde au processus de réconciliation en cours, le président de la République Hery Rajaonarimampianina a été obligé d’annuler ses déplacements à Harare (Zimbabwe)  où se tient actuellement un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de Gouvernement de la SADC.

Engagements. Rien n’a filtré du tête-à-tête d’hier. Des indiscrétions ont cependant permis de savoir que le président Hery Rajaonarimampianina et les deux anciens présidents (Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana) auraient confirmé leurs engagements à participer jusqu’au bout au processus de réconciliation.  Pour Marc Ravalomanana, c’est la confirmation d’une lettre qu’il a adressée le 23 décembre 2014 depuis l’Amirauté d’Antsiranana au président de la République. Dans cette lettre, l’ancien président s’engage personnellement à contribuer à la réconciliation nationale. Il a fait également part dans cette lettre qu’il était prêt à respecter l’Etat de droit à Madagascar. « Je reconnais la légitimité du gouvernement de la République de Madagascar et je respecte les résultats ayant élu Hery Rajaonarimampianina en tant que président de la République de Madagascar », affirme Marc Ravalomanana dans sa missive destinée au locataire d’Ambohitsorohitra. Ces engagements auraient permis à l’ancien exilé d’Afrique du Sud de retrouver sa famille à Faravohitra.

Communauté internationale. Force est de constater que la communauté internationale investit beaucoup pour la réussite du processus de réconciliation nationale piloté par le FFKM. Marc Ravalomanana est revenu sur sa décision après avoir rencontré à Faravohitra successivement  l’ambassadeur de la Grande Bretagne et les quatre chefs d’église du Conseil des églises vendredi dernier. Et pas plus tard qu’hier, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud Gert Grobler s’est rendu à Faravohitra. Il s’est entretenu avec Marc Ravalomanana après le tête-à-tête de 2h30 que ce dernier a eu avec le président Hery Rajaonarimampianina et l’amiral Didier Ratsiraka. Bref, les assises nationales qui débutent aujourd’hui au CCI Ivato s’inscrivent toujours dans le processus de sortie de crise qui bénéficie de l’accompagnement de la communauté internationale. Autrement dit, la réconciliation nationale fait partie des exigences des Partenaires Techniques et Financiers de Madagascar pour restaurer la stabilité politique qui figure parmi les paramètres à tenir compte pour le déblocage des financements et des aides extérieurs.

Réconciliation

Le fihavanana à toutes les sauces politiques et religieuses

mercredi 29 avril 2015, par Léa Ratsiazo, Ra Bens (Photos)

Le président de la République Hery Rajaonarimampianina comme le président en exercice du FFKM n’ont de cesse de répéter le mot magique « fihavanana » à tout bout de champ et de le mélanger à toutes les sauces à l’occasion de l’ouverture officielle des assises nationales de la réconciliation nationale qui se tiennent à Ivato au CCI depuis hier 28 avril jusqu’au 02 mai. La communication de la Présidence annonce que le « Fihavanana », ce concept propre aux Malgaches, a été lancé par le président de la République Hery Rajaonarimampianina à la population entière, ce matin au CCI Ivato, lors de l’ouverture de la Rencontre nationale pour la Réconciliation, à l’initiative du FFKM.

Selon la Présidence, le chef de l’Etat a évoqué dans son discours que les 50 années de pauvreté dues aux dissensions politiques n’ont entraîné que des maux de tous genres dans le domaine socio-économique. « C’est pourquoi, la réconciliation nationale est importante pour la mise en place des bases d’une République démocratique avec des lois fortes, une bonne gouvernance rejetant l’impunité, dans le respect de la liberté d’expression et le respect des uns et des autres » a-t-il déclaré aux participants à la rencontre.

 

Le pasteur Lala Rasendrahasina, président en exercice du FFKM, a noté aussi que « nous Malgaches, sommes les seuls à connaître la vrai valeur du Fihavanana ». Pour lui, la justice et la réconciliation constituent la clé de la relance. Il déplore le retrait des deux chefs d’État Albert Zafy et Andry Rajoelina qui malgré les relances n’ont plus voulu revenir dans le processus. En effet, seuls les Présidents Ratsiraka, Ravalomanana et Rajaonarimampianina étaient présents lors de la cérémonie d’ouverture. L’amiral Ratsiraka a reconnu que si les autres sont partis c’est qu’il y a des problèmes ; il fait appel ainsi à Albert Zafy et à Andry Rajoelina de rejoindre le processus car on a besoin de tout le monde, il croit à la réussite de ces assises.

D’après les sources auprès des organisateurs, quelques 600 millions d’ariary seraient dépensés pour ces assises nationales. Le FFKM rappelle une fois de plus que les frais de participation de 200 000 ariary sont symboliques et ne représentent qu’une petite partie des dépenses engagées. 1800 participants ont assisté à la cérémonie d’ouverture, les réunions par commission commenceront à partir d’aujourd’hui.

 

Les partis et organisations proches des deux chefs d’État dissidents sont absents de ces assises. Christine Razanamahasoa coordinatrice du Mapar fait savoir que les éventuels membres du Mapar qui assistent à ces assises, s’ils ont payé les frais de participation, ne sont point mandatés par le parti. De même, les ténors de l’alliance ARMADA n’ont pas été aperçus à Ivato, tout comme le parti UNDD ni Tabera Randriamanatsoa du CRN. Pourtant ce dernier s’était violemment disputé avec des représentants du FFKM au début car il voulait participer aux premières réunions à Faravohitra mais empêché par le FFKM qui ne voulait que les représentants officiels des 5 chefs d’État.

Les participants sont-ils vraiment représentatifs de quelle frange de la population dans la mesure où la participation était conditionnée par le paiement de frais de participation ? Mais le FFKM refuse de communiquer, du moins jusqu’ici, la réelle liste des groupes de participants ainsi que tout ce qui touche le financement et les dépenses engagés. On dirait que les chefs d’Églises à force de fréquenter les politiciens ont attrapé leurs virus !

Assises d’Ivato : le comité contre l’impunité dénonce

04/05/2015

Le comité contre l’impunité, une entité ayant participé aux assises d’Ivato dénonce le fait que ses propositions n’aient pas été prises en compte ; Ce comité affirme avoir proposé entre autres que les Chefs d’Etat coupables de crimes ou ayant participé à un coup d’Etat ne puissent plus se présenter aux élections.

Fin des Assises Nationales: Les points forts des Résolutions prises à l’issue des travaux des différentes Commissions

Samedi 2 Mai 2015.

Seront constituées les instances suivantes :

  • Commission nationale chargée de l’indemnisation des victimes des régimes précédents successifs,
  • Structure adhoc pour contrôler et suivre les activités et le statut des forces de l’ordre vis-à-vis de leurs activités politiques,
  • Structure adhoc chargée du contrôle et du suivi des partis politiques,
  • Structure chargée de la répartition équitable des richesses nationales,
  • Conseil des sages,
  • Chambre des Ampanjaka,
  • Comité de pilotage chargé de l’exécution des résolutions prises,
  • Comité de suivi pour le contrôle et l’évaluation de l’application des dites résolutions,

En outre, il est décidé :

  • Un Changement de la Constitution,
  • La dissolution de toutes les institutions actuelles sauf la Présidence de la République,
  • La mise en place immédiate, et dans les 2 ans maxi, d’une Assemblée constituante qui devra choisir parmi les régimes politiques suivants :
  • Régime présidentiel fort,
  • Régime présidentiel amélioré,
  • Régime parlementaire,
  • Régime monarchique.

Par ailleurs, dans son allocution finale, HVM a pris publiquement les décisions suivantes :

  • Engagement officiel d’appliquer les Résolutions,
  • Annonce de l’annulation du Décret qui maintient le Président Ravalomanana en résidence fixe.

Le détail de toutes les dispositions prises se trouve dans le document officiel que nous mettrons en ligne dès que possible.

Réconciliatrion de Madagascar

Vers une cinquième République ?

Vu sous divers angles, le processus de réconciliation nationale, pour lequel les assises nationales se tiennent à Ivato, peut revêtir plusieurs objectifs en perspectives.

Le dialogue, qui rentre dans le cadre du processus de réconciliation, va-t-il avancer vers la rectification de la Constitution, voire, le basculement vers la 5ème République ?… Les discussions vont plutôt dans ce sens, à en croire les explications fournies par une poignée de politiciens, en connaissance des débats qui se sont déroulés depuis les assises régionales du mois de mars de cette année.

Conseil des Sages
La mise en place d’un Conseil des Sages a été évoquée dans le projet d’organigramme, dévoilé par le Conseil de Réconciliation Nationale (FFM) en vue de mettre en œuvre le Plan National de Réconciliation. Cette structure a été évoquée par les participants aux assises régionales et sera sans doute abordée aux assises nationales qui sont en cours. Un Conseil qui serait en mesure de remettre en selle les anciens Chefs d’État, devenus membres de cette nouvelle institution.

Provinces autonomes et fédéralisme
La décentralisation effective, le principe des provinces autonomes et le fédéralisme sont également les points saillants qui ont été énumérés dans les Assises régionales. Les entités participantes, notamment les entités politiques, n’ont pas manqué d’aborder ces sujets qu’elles jugent cruciaux. Les formations politiques, favorables à l’autonomie des provinces, n’ont pas caché, hier, leur souhait de rappeler leurs convictions à travers ce dialogue de réconciliation d’Ivato.
Les volets, économique et social du pays ne sont pas en reste dans ce dialogue national étant donné des représentants de la Société civile, des syndicalistes ainsi que des opérateurs économiques sont représentés à ces assises, du moins durant la première journée d’hier au CCI d’Ivato. La révision des accords de coopération et la renégociation des contrats sur nos richesses naturelles pourront être revues à cette occasion. Des initiatives qui devront permettre le recadrage de notre politique économique et de l’exploitation rationnelle de nos richesses.
En tout cas, il appartient aux acteurs de ces dialogues de trouver l’astuce idéale pour aboutir à l’unité parfaite des Malagasy dans leur combat contre la pauvreté, nous a confié une source auprès du comité d’organisation des assises nationales d’Ivato.
Hery Rajaonarimampianina, Président de la République, lui, avait annoncé sa volonté d’avancer dans le sens de la recherche de solutions en vue du développement, à travers ces assises nationales.  De son côté l’ancien Chef d’État Didier Ratsiraka a affirmé que tout est maintenant question de volonté politique  si nous souhaitons réellement aller de l’avant.

Marc A.

 

Le président de Madagascar au siège de l'OIF

Oif rajaonarimampiana au siegeLa Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, s’est entretenue le 2 février 2015 à Paris avec Monsieur Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar, à l’occasion de sa visite en France.

La Secrétaire générale a commencé par exprimer, une nouvelle fois, la solidarité et le soutien de la Francophonie avec la République malgache suite aux sévères intempéries qui ont frappé l’île ces dernières semaines et ont provoqué près de 130 000 sinistrés. Le Président malgache a félicité la Secrétaire générale pour son élection et lui a réitéré son plein soutien à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie.

La Secrétaire générale et le Président ont fait un tour d’horizon des grands enjeux de la Francophonie, y compris les situations de crise dans l’espace francophone. Ils ont ensuite longuement échangé sur l’importance, pour les pays francophones, de prendre position sur les grands enjeux climatiques, notamment en amont de la prochaine Conférence Paris Climat 2015 qui sera organisée à la fin de l’année et qui offrira une occasion de souligner la vulnérabilité des Etats insulaires comme Madagascar.

La question du processus de réconciliation nationale a également été évoquée, ainsi que son importance pour le développement économique du pays.

Enfin, ils ont fait le point sur les programmes mis en œuvre par l’OIF à Madagascar et ont évoqué l’organisation du XVIe Sommet de la Francophonie à Antananarivo en 2016.

Sommet Afrique-Asie : Madagascar co-président

22.04.2015 | 9:13

Afrique asieMadagascar aura, encore une fois, une place d’honneur à la tribune d’une rencontre internationale. Selon un communiqué diffusé par la présidence de la Répu­blique,  le chef de lÉtat malgache, Hery Rajaonari­mam­pianina co-présidera le Sommet Afrique-Asie qui débute à Djakarta, capitale de l’Indonésie, ce jour. Cette année, l’évènement revêt une importance particulière car il coïncide avec le soixantième anniversaire de la Conférence de Bandung, en Indonésie, qui avait marqué la naissance des pays non-alignés en 1955 et qui avait prôné le neutralisme et la coexistence pacifique en pleine période de guerre froide.
« Il est notamment prévu que le chef de l’État co-préside la session qui se tiendra jeudi, au deuxième jour du Sommet », précise le communiqué de la présidence.
Vingt- neuf pays ont participé à la conférence de Bandung, il y a soixante ans. De grandes figures du nationalisme dans leur pays respectif y étaient présents comme Jawarlal Nerhu (Inde), Gamal Abdel Nasser (Egypte), Zhou Enlai (Chine), Kwame Nkrumah (Côte d’Or, actuel Ghana), ou encore l’Indonésien Soekarno. « Géographiquement proche de l’Afrique, mais aussi très lié à l’Asie, Madagascar entend affirmer ces liens forts, qui devraient lui permettre d’être un acteur à part entière dans le concert des nations, face aux grandes problématiques de l’heure, et à un moment où la refondation nationale est en marche », précise le communiqué.
Hery Rajaonarimam­pi­anina a quitté le pays lundi soir à bord du vol Air Mada­gascar à destination de la Chine avec une escale à Bangkok, en Thaïlande. Mais l’avion avait d’abord fait un petit détour en Indonésie qui se trouve sur son chemin pour déposer le chef de l’État et sa suite, composée de trente-sept personnes.

Mahefa Rakotomalala

115 députés malgaches veulent obtenir la déchéance du président Hery Rajaonarimampianina

115 députés malgaches sur 152 parlementaires ont déposé une requête en fin de semaine dernière visant à procéder à la déchéance du président malgache Hery Rajaonarimampianina. 

Le bureau permanent de l’Assemblée nationale s'est saisi du dossier ce mardi matin. La séance plénière de la chambre basse a été ainsi reportée. Après cette réunion du bureau permanent, une autre réunion devrait prochainement se tenir pour étudier la suite de la procédure constitutionnelle engagée. 

Selon la constitution malgache et son article 131 : "Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis liés à l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison, de violation grave, ou de violations répétées de la Constitution, de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat""Il ne peut être mis en accusation que par l’Assemblée nationale au scrutin public et à la majorité des deux tiers de ses membres""Il est justiciable devant la Haute Cour de Justice. La mise en accusation peut aboutir à la déchéance de son mandat".
 
Mardi 26 Mai 2015 - 18:17

Vote de déchéance à l’Assemblée

115 députés malgaches sur 152 parlementaires ont déposé une requête en fin de semaine dernière visant à procéder à la déchéance du président malgache Hery Rajaonarimampianina. 

Le bureau permanent de l’Assemblée nationale s'est saisi du dossier ce mardi matin. La séance plénière de la chambre basse a été ainsi reportée. Après cette réunion du bureau permanent, une autre réunion devrait prochainement se tenir pour étudier la suite de la procédure constitutionnelle engagée. 

Selon la constitution malgache et son article 131 : "Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis liés à l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison, de violation grave, ou de violations répétées de la Constitution, de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat""Il ne peut être mis en accusation que par l’Assemblée nationale au scrutin public et à la majorité des deux tiers de ses membres""Il est justiciable devant la Haute Cour de Justice. La mise en accusation peut aboutir à la déchéance de son mandat".
 
Mardi 26 Mai 2015 - 18:17

Motion de déchéance à l’Assemblée nationale Hery Rajaonarimampianina lâché par « ses » députés

publié le 26/05/15

Assemble-Nationale-Madagascar

Un véritable coup de massue pour Hery Rajaonarimampianina. En effet, se croyant définitivement à l’abri de toutes les manœuvres visant à le destituer de son trône grâce à une majorité présidentielle au sein de l’Assemblée nationale mais également grâce au soutien de son parti, le président de la République risque pourtant sa tête avec ce coup de couteau dans le dos que constitue sa mise en accusation émanant de 115 députés. Ceux-là même qui l’ont soutenu ardemment dans la mise en place « inconstitutionnelle » des deux Premiers ministres se sont retournés contre lui en déposant une requête en vue de sa déchéance, vendredi dernier, auprès du bureau permanent de l’Assemblée nationale.

L’on se rappelle a cet effet la conviction de ces dizaines de députés qui sont venus déposer à Ambohitsorohitra, la liste des « premierministrables » devant prendre la suite de Kolo Roger « le démissionné ». Une conviction synonyme d’allégeance à Hery Rajaonarimampianina, qui allait pour la deuxième fois passer outre l’article 54 de la Constitution, mais qui contraste singulièrement avec la liesse montrée par ces mêmes députés ce matin après la lecture de cette requête de mise accusation du même Hery Rajaonarimampianina.

Haute trahison

En effet, cette requête de mise en accusation a été lue par le président de l’Assemblée nationale ce matin du 26 mai 2015 et renferme diverses charges contre le président malgache en exercice, notamment, des inculpations pour « violations répétées de la Constitution » et autre « haute trahison », d’après les informations. D’après les explications que renferme cette requête, la signature des résolutions des assises nationales sur la réconciliation nationale qui visent notamment la dissolution des institutions constitue un acte de « haute trahison ». Quant aux violations de la Constitution, elles ont été nombreuses, d’après toujours la teneur de cette lettre.

A cause de l’existence de cette motion de déchéance, les travaux au sein de la Chambre basse ont été interrompus ce matin, car les députés devront passer au vote après que la commission des présidents ait décidé de l’ordre du jour. Si cette motion passe, auquel cas elle aurait été votée aux deux tiers des 151 membres de l’Assemblée, elle sera déposée auprès de la Haute Cour Constitutionnelle qui tiendra entre ses mains l’avenir politique de Hery Rajaonarimampianina.
De l’avis du citoyen lambda au vu de tout ce qui se passe actuellement au sein de l’Assemblée nationale qui était pourtant supposée être son appui, le président malgache a les « amis » qu’il mérite.

Nary Randria

Hery Rajaonarimampianina dénonce un acte de déstabilisation

Le président de la République a lancé une mise en garde contre toute initiative visant à semer les troubles au pays.

« Je suis encore là et je reste un président élu démocratiquement. Je continue de travailler d’arrache-pied pour le développement et pour l’intérêt supérieur du peuple malgache ». C’est ce qu’a déclaré hier le président Hery Rajaonarimampianina au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue au Palais d’Iavoloha. Quelques heures après la fin de l’évènement à l’Assemblée nationale au cours duquel, les députés ont voté pour la proposition de résolution sur sa mise en accusation, le numéro Un du pays a décidé de riposter. Considérant ce vote des députés comme « un acte de déstabilisation », le président conteste fermement cette déchéance. Il envisage ainsi de présenter un mémoire de défense auprès de la Haute Cour Constitutionnelle pour prouver son innocence. En effet, Hery Rajaonarimampianina dénonce des vices de procédures. « Je me pose des questions sur le respect des procédures légales et sur le respect de la transparence », a-t-il soutenu. Et lui de dénoncer au passage les faits de corruption qui ont engendré le vote qui s’est déroulé à l’hémicycle. Le président de la République fait certainement allusion aux achats de vote qui se sont déroulés au vu et au su de tous les observateurs présents à Tsimbazaza mardi dernier. D’ailleurs, selon les informations, le Bianco a déjà été saisi par rapport à cette corruption de haut niveau qui est devenu une habitude pour chaque vote à la Chambre basse.

« Chantage ». D’après le Chef de l’Etat, de nombreuses choses qui se sont passées à l’Assemblée nationale ont été contraires aux principes de la légalité et de la démocratie. « Comment expliquer le fait que 125 députés aient voté pour cette proposition de mise en accusation alors qu’il n’y a eu que 80 députés présents dans la salle des séances », se demande Hery Rajaonarimampianina qui considère en quelque sorte, l’initiative des parlementaires comme « du chantage ». « Le fait que j’ai toujours refusé de leur accorder certains avantages tels que l’octroi d’un véhicule 4×4 pour chaque député ne constitue pas un motif pour dresser une déchéance », a-t-il déclaré. Avant de réitérer au passage que « cette revendication n’est pas opportun en ce moment où les Malgaches traversent une période difficile sur le plan socioéconomique ». « Certes, les députés ont le droit de procéder à la mise en accusation du président, mais ils ne peuvent en aucun cas se prononcer sur sa déchéance ». Aussi Hery Rajaonarimampianina a-t-il lancé une mise en garde contre tout acte visant à semer les troubles au pays. Il a aussi saisi cette occasion pour lancer un appel au calme à  l’endroit de la population.

Réconciliation nationale. Hier, le Chef de l’Etat a fait savoir que bien malgré cette « action » entreprise par les parlementaires, il n’envisage pas du tout de procéder à la dissolution de l’Assemblée nationale. « Il est vrai que la Constitution, dans son article 60 m’autorise à le faire mais actuellement, le pays a besoin d’apaisement politique. D’ailleurs, j’insiste toujours sur la nécessité de finaliser le processus de réconciliation nationale ». Questionné si ce vote à Tsimbazaza aura une influence sur sa relation avec l’ancien président, Marc Ravalomanana, le numéro Un d’Ambohitsorohitra n’a pas voulu se prononcer. « Vous devriez lui poser cette question », a-t-il soutenu. Et lui de noter toutefois que « c’est dans ces circonstances que l’on doit faire preuve de solidarité ». Faut-il rappeler que les députés TIM ont reçu la consigne de voter pour la déchéance du président. Par rapport aux rumeurs sur une éventuelle relation conflictuelle entre Hery Rajaonarimampianina et le Premier ministre, Jean Ravelonarivo, le Chef d’Etat de confirmer que leur relation est actuellement au beau fixe.

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : jeudi, 18 Mai 2017

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