Hippolyte Rarison RAMAROSON

wikipedia.jpgdada.jpgHippolyte Rarison Ramaroson

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Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com & tany_masina@yahoo.fr)

 

Le vice-amirale Hyppolite Rarison Ramaroson est un militaire malgache qu'a occupé de facto la Présidence de Madagascar pendant la journée du 17 mars 2009.

                      Le 17 mars 2009, le Président de la République Marc RAVALOMANANA, constatant que les circonstances qui prévales exige la sauvegarde de l’intérêt supérieur de la nation ordonne :

-         Article 1er       : Les pleins pouvoirs sont donnés à un Directoire Militaire dirigé par le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues, il en est le Président ; 

-         Article 2        : la composition et l’organisation de ce Directoire Militaire sont laissées à l’appréciation souveraine de son Président.

-         Article III.- le Directoire Militaire exerce cumulativement les fonctions du Président de La République et celle du Premier Ministre qui leur sont respectivement dévolues par la Constitution.

Le gouvernement du général Charles Rabemananjara est dissout par décret du chef de l'État.

Les fonctions de président de la République et de Premier ministre sont confiées à un directoire militaire à qui le président Ravalomanana remet le pouvoir.

 Il est prévu que le directoire soit présidé par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, « le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues ».

Le pays est dirigé pendant quelques heures par le viceamiral Hippolyte Rarison Ramaroson.

Hypollite andry

 

Le directoire militaire mis en place à Madagascar après la démission du président Marc Ravalomanana a transmis par ordonnance les "pleins pouvoirs" au chef de l'opposition Andry Rajoelina, a annoncé à la presse ce directoire depuis un camp militaire.

"Nous avons refusé catégoriquement le directoire (militaire) que le président (Ravalomanana) nous a demandé de mettre en place après sa démission; nous l'avons refusé depuis toujours; nous conférons totalement le pouvoir à Andry Rajoelina pour présider la transition", a déclaré devant la presse le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, qui avait été désigné chef du directoire quelques heures auparavant par Marc Ravalomanana.

"Cette déclaration a été faite sans être forcée", a-t-il poursuivi. Peu après, Norbert Ratsirahona, juriste et ex-président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), a expliqué devant la presse que "pour concrétiser cette déclaration, puisque le transfert du pouvoir aux militaires a été fait par ordonnance présidentielle, le directoire militaire va faire une ordonnance pour retransférer le pouvoir" à M. Rajoelina.

"L'ordonnance qui confère les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina a été signée", a-t-il ajouté ensuite après une cérémonie publique de signature. Cette annonce a été faite après une réunion de plusieurs heures entre plusieurs généraux de l'armée.

la Grande Muette n’est pas la benne à ordures des politiciens !

Amiral hippolyte ramaroson2Après 50 ans d’existence, les Forces armées malgaches sont toujours à la recherche de stratégies permettant de redorer un blason terni par des dirigeants qui ne les ont considérées que comme des hommes de mains en cas de « coup dur ». Moyennant finances et avancement, cela va sans dire. Le vice-Amiral d’escadre, Hyppolite Rarison Ramaroson, le plus haut gradé des militaires malgaches, actuellement vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères de la Haute autorité de la transition en sait quelque chose.

Le vendredi 16 avril 2010 au soir, il était l’invité, sur Viva Tv, du journaliste Soava Andriamarotafika, dans l’émission « Fanatrika ». Ami de feu le Capitaine Thomas Sankara et de Barré, le vice-Amiral Hyppolite Rarison Ramaroson a démontré un pragmatisme et un réalisme dans le volet « évidence et vérité ». Malheureusement, dans l’actuel contexte démocratique où la liberté d’expression est confondue par liberté de dire et de faire n’importe quoi, les propos du vice-Amiral n’ont pas tellement attiré l’attention des médias plus occupés au sensationnel (chaos et tueries en tous genres) institué par les médias dits internationaux qui sont à l’affût de toutes les catastrophes de la planète. Pour ceux-là, ces morticoles, il est urgent et important de rapporter le sanglant, la fin du monde. La mortalité à grande échelle fait vivre.

Militaire de métier et de carrière (Ecole navale de Brest, Ecole supérieure de guerre navale de Paris entre autres), le vice-Amiral a été clair lors de cette nouvelle émission proposée par Viva : « Les soldats n’ont pas été et ne sont pas formés pour mettre en place et diriger un « directoire militaire ». Dernier rempart d’une nation, la grande muette monte au créneau lorsque ladite nation n’a plus aucun dirigeant capable de maîtriser la situation et va droit vers l’anarchie. Pour Madagascar, ce fut le cas à la suite de l’assassinat du colonel Ratsimandrava en 1975. Il s’agit d’un cas exceptionnel. Hélas, en Afrique, c’est devenu un genre de « mode ». Et on connaît les résultats sur le vrai développement au final… ». Pour le vice-Premier ministre malgache chargé des Affaires étrangères, si les politiciens font appel aux militaires, c’est qu’ils ne devraient plus faire de la politique car ils ne sont pas capables de résoudre leurs propres problèmes, sans plus penser aux vrais problèmes communs... « Dans toute démocratie, il doit y avoir une opposition. C’est clair. Mais, à Madagascar, les règles de jeu ne sont pas claires sinon n’ont jamais été bien définies. Pour les 50 ans à venir, il devrait y avoir une charte et pour l’opposition et pour les dirigeants. Le schéma, piteux, est le suivant chez nous : un politicien au pouvoir entrera dans l’opposition tôt ou tard. C’est la règle de l’alternance. Mais dans la Grande île, une fois opposant, il ne s’opposera pas avec des idées mais appliquera une stratégie de dénigrement des personnes. Faisons une expérience : donnons un poste à ces chefs des trois mouvances, vous allez voir qu’ils vont se taire. C’est ici que commence la culture de l’impunité ».

Amiral hippolyte ramaroson« L’objectif commun à tous, en ce qui concerne l’actuelle crise malgache, est d’aller aux élections. C’est la seule et unique voie pour le retour de l’ordre constitutionne à Madagascar. En refusant d’intégrer la CENI (Commission électorale indépendante nationale) les trois mouvances se conduisent comme des enfants gâtés. A bout d’idées, certains d’entre eux remettent sur le tapis le directoire militaire. Le 17 mars 2009, Marc Ravalomanana m’a remis les pleins pouvoirs que j’ai refusé, en accord avec mes pairs, et que j’ai remis à un civil, en l’occurrence Andry Rajoelina, qui a dirigé cette quatrième lutte pour le changemen, au nom du plus grand nombre. La Grande muette ne doit pas être la benne à ordures des politiciens (« Tsy fanariam-pakon’ny mpanao politika ny miaramila »). Dans le cadre du respect de la Constitution, M. Ravalomanana aurait transmettre ces pouvoirs au Président du Sénat, Yvan Rasandratriniony, comme le stipule la Constitution. C’est donc lui qui, en premier, a agi de manière anticonstitutionnelle (…). En matière d’avancement au sein des forces armées, il faudra recommencer par respecter les procédures pour que l’on n’assiste plus à des avancements par copinage et/ou affinités politiques. Par exemple, un sous-lieutenant sorti de l’académie militaire devra suivre une formation pour devenir capitaine, puis il suivra une autre formation pour l’état-major… Depuis, c’était vraiment à la tête du « client » (du terme clientélisme) qu’untel d’une promotion postérieure était promu au détriment d’un autre d’une promotion antérieure. Cela a créé des dissensions mais j’affirme que l’armée malgache demeure unie (…). Je remercie mes cadets (CEMGAM) d’avoir su et pu s’impliquer de manière pragmatique dans cette crise. Il ne s’agissait pas d’un quelconque ultimatum de la part du général Ndriarijaona, mais plutôt d’un retour des choses, face à la situation qui nous fait tourner en bourriques, et qui ne règle en rien les problèmes économiques auxquels est confrontée la population. Le dernier rempart se situe là. Un vrai chef militaire est celui qui arrive à épargner la vie sinon c’est un mercenaire... A présent, le temps n’est plus à la tergiversation. Il faut organiser les élections. Mais de manière transparent et dans le cadre du respect des lois en vigueur. D’où, déjà, la mise en place de la CENI qui est totalement indépendante vis-à-vis de l’administration. Mais il faut également gérer les abus de la démocratie de la part de quelques-uns qui se croient tout permis allant jusqu’à perturber la paix sociale. La tolérance a aussi ses limites ».

 

« En ce qui concerne la gestion de l’Etat lui-même, à l’avenir, il sera grand temps d’impliquer les « Tangalamena » (chefs traditionnels) qui connaissent mieux que quiconque ce qui se passe dans les régions. Pour ne parler que du phénomène « Dahalo » (voleurs de bœufs). Tous les dirigeants passés les ont négligés alors que ce sont de sages, respectés par la population. Ils devraient faire partie du Sénat (en malgache, la traduction de sénateur est « Loholona », littéralement, meneur d’hommes).

Recueillis et traduits par Jeannot RAMAMBAZAFY

Puisque l’on parle du vice-Amiral Hyppolite Rarison Ramaroson, en tant que vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères, il a reçu, le 13 avril 2010, Charlotte Larbuisson, l’envoyée spéciale de Louise Arbour. Information pure sous forme de communiqué de presse :

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ONU 65è Assemblée Générale

Vendredi, 24 Septembre 2010

Onu 65e ag

Vendredi 11 juin 2010, à New York, l’Assemblée générale des Nations Unies a élu par acclamation Joseph Deiss à la présidence de sa 65e session. Et voici comment la presse helvétique commente l’élection de cet ancien conseiller fédéral suisse : « M.Deiss a été préféré au Belge Louis Michel, ancien commissaire européen et ancien ministre des affaires étrangères du Plat Pays ». Déception totale donc pour Marc Ravalomanana qui, après Niels Marquardt, l’ambassadeur américain déclassé simple consul, vient de perdre un « allié » de poids…

En ce qui concerne la décision du ministre des Affaire étrangères malgache de ne pas prendre la parole au cours de la réunion de haut niveau sur les Omd, M. Deiss a alors souligné que : « C’est sur une base « volontaire et souveraine » que Madagascar a décidé de ne pas prendre la parole ». En effet, privilégiant la sagesse aux disputes, Sem Hippolyte Rarison Ramaroson avait, auparavant, tenu une réunion de travail avec le Président de l’Assemblée générale M. Joseph Deiss, les Représentants de la Sadc et de l’Union Africaine, afin d’expliquer cette décision souveraine de Madagascar.

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Le ministre Hyppolite Rarison Ramaroson et le représentant permanent auprès de l'Onu, Zina Razafy-Andrianarivelo

Car, face aux manoeuvres des Etats membres de la Sadc pour empêcher de nouveau Madagascar d’exercer ses pleins droits à la parole (Me Alexis Thambwe Mwamba de la RD Congo en a été la piètre illustration lors de la 64è AG, en 2009), la délégation malgache avait préféré préserver, dans la dignité, le climat d’apaisement et de sérénité qui devrait présider les travaux de l’Assemblée générale.

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Le ministre Hyppolite Ramaroson et son homologue sud-africain, Maite Nkoana Mashabane, qui lui a assuré que son pays appuiera Madagascar dans le processus électoral très proche

Cet habile repli stratégique du ministre malgache des Affaires étrangères a ainsi permis de créer un environnement de quiétude aux Nations Unies, un geste hautement diplomatique qui semble rapprocher la Grande île vers un début de consensus. A l’issue de cette rencontre, le Président de l’Assemblée générale a exprimé sa gratitude à tous les Etats membres africains, y compris Madagascar, pour leur soutien à l’objectif de la réalisation des Omd, et notamment sur la réduction de la pauvreté.

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Le ministre des Affaires étrangères malgache et un diplomate turc

Toujours dans le cadre de ses activités au siège de l’Onu, le ministre Hippolyte Rarison Ramaroson a assisté à l’ouverture officielle du débat général de la 65ème session de l’Assemblée générale, marquée par l’intervention du Président des Etats-Unis M. Barack Obama et d’autres chefs d’Etat et de gouvernement. Le Chef de la diplomatie malgache a également assisté au Sommet du Conseil de Sécurité qui a débattu de la question « Comment assurer au Conseil de Sécurité un rôle effectif dans le maintien de la paix et de la sécurité internationale ». La Turquie a assuré la présidence du Conseil de sécurité pour le mois de septembre.

L''armée se dit prête à "accomplir son devoir" si la crise persiste 

 

 

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Date de dernière mise à jour : vendredi, 30 Janvier 2015

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