Marc Ravalomanana

wikipedia.jpgdada.jpgL’HOMME D’AFFAIRES RECONVERTI DANS LA POLITIQUE

Baniere ra8 copie

 

recueillis par Robert ANDRIANTSOA (malagasy58@gmail.com & tany_masina@yahoo.fr)

Introduction

Voici quelques traits de caractères de Marc Ravalomanana que l'on peut extraire de son thème astrologique natal. Cette description n'est pas un portrait complet loin de là, mais un simple éclairage partiel sur sa personnalité qui n'en demeure pas moins intéressant pour les amateurs et les professionnels de l'astrologie.

Né le : 12 décembre 1949 à 12h00, à : Imerinkasinina (Madagascar)

Soleil : 20°01' Sagittaire - Lune : 11°04' Vierge, Verseau, Sagittaire - Dominantes : Vierge, Verseau, Sagittaire - Soleil, Mercure, Pluton
Terre, Feu / Mutable - Astrologie Chinoise : Buffle de Terre - Numérologie : chemin de vie 11

Marc Ravalomanana : [ravalumananə̥] ) (né le 12 Décembre 1949) est un malgache politicien qui était le président de Madagascar . 2002-2009. Né dans une agriculture Merina famille dans Imerinkasinina, près de la capitale de Antananarivo , Marc Ravalomanana s'est d'abord importance que le fondateur et chef de la direction de la vaste conglomérat de produits laitiers TIKO, le lancement plus tard grossiste succès MAGRO et plusieurs autres entreprises.

En malgache le nom Ravalomanana signifie " le Huitiéme qui posséde", à Madagascar il est, en conséquence, souvent surnommé Ra8 ou, par ses partisans "Dada" le l'anglais dady: le Pére .

Marc Ravalomanana : Portrait du Président de la République

 

famille.jpgMarié depuis 1974 à Lalao Rakotonirainy, il a une fille et trois fils : l'aînée Sarrah Ravalomanana, ensuite Josoa Ravalomanana qui est étudiant à l'Université d'Heidelberg (Allemagne), le cadet, Tojo Ravalomanana étudiant à l'Université de Brighton (Royaume Uni) et le benjamin, Mike Tsana Ravalomanana est élève à l'American School de Tananarive. Il a surtout étudié dans des écoles à enseignement religieux. Très croyant, et cela depuis sa jeunesse(il a fait partie d'une chorale et a fait le catéchisme), ce protestant de l'église FJKM, dont il est d'ailleurs le vice président du Bureau National, n'entreprend rien sans une prière préalable. Il est un homme déterminé, charismatique, joyeux et polyvalent. C'est un battant. D'ailleurs, son caractère de meneur lui a permis de réaliser des prouesses dans sa vie d'homme comme dans sa vie de citoyen. L'une de ses grandes qualités est qu'il ne demande pas du temps pour faire une chose, il s'y met tout de suite. Le mot " impossible "n'est pas dans son vocabulaire.

II- Evolution de sa carrière

1-Ses débuts :

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Le petit laitier : Il a débuté sa carrière comme vendeur ambulant de yaourts fabriqués en famille de façon artisanale. Puis il a créé à l'âge de 33 ans, grâce au soutien d'un proche famille, Rakotovao Razakaboana, Ministre des Finances et du Plan puis membre du CSR de Didier Ratsiraka à l'époque, et avec l'aide de la Banque Mondiale, en une entreprise industrielle de dimension nationale : le groupe Tiko S.A.

Aujourd'hui, le groupe Tiko S.A. dont il est le PDG et principal actionnaire représente 5.000 emplois directs et près de 100.000 emplois indirects. Il est considéré comme un des fleurons de l'industrie agroalimentaire malgaches. En effet, TIKO a acquis une notoriété telle aux yeux des malgaches que ses produits laitiers et autres sont devenus indispensables dans la consommation quotidienne à petite et grande échelle.

2-Le groupe Tiko et l'homme d'affaires
Après la fondation de sa société, Marc Ravalomanana s'est lancé avec succès dans l'arène politique. En novembre 1999, il est élu maire de la commune d'Antananarivo sous les couleurs de Tiako Iarivo. Il a commencé par la réhabilitation de la capitale, souhaitant en faire un symbole de fierté pour sa population et pour l'ensemble des malgaches. Il lance de vastes opérations de nettoyage et d'assainissement de grands chantiers et d'équipements urbains (centres sociaux et de santé, écoles, théâtres, jardins…), sur fonds propres de la commune et avec l'appui, notamment, de l'Agence Française de Développement et de l'Union Européenne.

III- La politique

1-La mairie

maire-ra8.jpgEn décembre 1999, Marc Ravalomanana est élu maire d'Antananarivo, hors des partis politiques, sous les couleurs de l'association Tiako Iarivo (J'aime Iarivo). Après son élection, il engage la réhabilitation de la capitale et lance de vastes opérations d'assainissement et de grands chantiers d'infrastructures urbaine avec comme devise : la "lutte contre la pauvreté". En deux ans seulement, la capitale Antananarivo retrouve peu à peu son image d'antan : reconstruction des routes et des jardins publics, nettoyage des marchés,…Aujourd'hui, la capitale semble être bien partie par le fait d'une gestion rigoureuse et transparente issue d'une vision et d'une réelle volonté politique, sur la base de ce constat qui prouve qu'aucune situation n'est inéluctable. Marc Ravalomanana peut revendiquer demain la place qui lui revient de par ses capacités et son dynamisme, en Afrique et dans le monde, et ce, en prenant en main de son propre développement.
En effet, pour lui, le concept de " lutte contre la pauvreté " n'est pas un simple slogan politique ésotérique, enivrant mais stérile, c'est une véritable stratégie nationale à mettre en place pour la mutation qualitative du cadre de la vie de la population de Madagascar, dans le respect de son identité culturelle. Cela implique de définir le développement d'une manière positive et dynamique et non par référence au sous développement actuel.

2-Le président de la République

Marc Ravalomanana, avec une visée présidentielle bien en tête, se présente comme candidat à la vice-présidence de l'Église de Jésus-Christ à Madagascar FJKM, (église réformée), l'un des quatre piliers du Conseil des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) et est élu, sans coup férir, lors de l'élection d'octobre 2001. Son élection était prévisible du fait même de sa position en tant que principal financier de l'Église de Jésus-Christ à Madagascar. Il a su s'appuyer sur les courants religieux, un relais de propagande à Madagascar ayant déjà fait ses preuves.

La seule fois où l'église fit campagne fut lors du référendum sur la révision constitutionnelle en 1998 : aucun parti de l'opposition n'avait fait campagne pour le « non », les quatre églises du FFKM ont lu un communiqué qui aurait incité les fidèles à voter « non » et le président Ratsiraka a failli perdre son référendum.

À la tête d'une nouvelle association dénommée Tiako i Madagasikara (J'aime Madagascar), Marc Ravalomanana brigue la présidence de la République en 2001. En annonçant sa candidature à Imerinkasinina, son village natal, sur le parvis du temple protestant FJKM local, il s'est placé d'emblée dans un courant d'inspiration politico-religieuse, sachant très bien que la moitié des 15 millions de Malgaches sont de religion chrétienne et que 45 % des chrétiens sont des fidèles de son église, l'église réformée FJKM.

Marc Ravalomanana, maire de la ville d'Antananarivo a annoncé le dimanche 05 août 2001 sa candidature aux présidentièlles sous les couleurs de l'association " Tiako i Madagasikara " (J'aime Madagasikara). C'était dans son village natal, au cours d'une conférence de presse sur la paroi du temple protestant FJKM local, qu'il proclame sa lancée dans la course à la magistrature suprême. Marc Ravalomanana s'est déclaré pour un développement rapide de la Grande Ile. Il compte accélérer toutes les actions entreprises pour assumer le plus vite possible une amélioration des conditions de vie des malgaches. Il veut s'attaquer aux différents maux qui rongent la société malgache, entre autres la corruption, la pauvreté, l'ingérance et veut protéger sa nation.
Son modèle politique est Franklin Roosevelt, l'un des plus importants présidents des Etats-Unis, et sa phrase fétiche est : " Aza matahotra fa minoa fotsiny ihany ", qui signifie en malgache : " n'ayez pas peur, croyez seulement en moi ".

Marc Ravalomanana s'attaquera aussi à l'insécurité qui touche la majorité de la population. Le premier magistrat de la "ville des Mille " a souligné que son accession à la Présidence de la République lui donnerait beaucoup plus de marge de manœuvre. Il pourra aussi continuer ce qu'il a initié à Antananarivo. Il se positionne ainsi en tant que bon manger qui entend reléguer au musée la lenteur dans la gestion des affaires nationales. Dans sa lutte politique, ses principes sont la réforme de l'Etat, la lutte contre la pauvreté, avec ses corollaires que sont l'éducation et santé, et une politique cohérente d'aménagement du territoire comme base d'un développement économique et social.

Dans le domaine de l'éducation, la priorité portera sur la lutte contre l'analphabétisme et le renforcement le la formation professionnelle et technique qui doit fournir des compétences adaptées aux besoins d'une économie de conquête. Cela implique bien sûr le renforcement de la formation des éducateurs (école normale, université,…) et une réelle valorisation des métiers de l'éducation.

Dans le domaine de la santé, qui est un droit pour tous les citoyens, l'effort portera en priorité sur l'accès aux soins pour les plus démunis, des centres de base seront multipliés, l'utilisation des médicaments génériques développée systématiquement et la population des personnels de santé adaptée aux nouveaux objectifs. La lutte contre les grandes endémies présentes à Madagascar (peste, choléra, paludisme), contre le sida, devra être renforcée pour aboutir ) leur éradication progressive. Les efforts pour l'équipement des hôpitaux seront redoublés.

La politique d'aménagement du territoire sera axée sur une mise en valeur équilibrée des potentialités régionales dans un esprit de réduction des disparités. Elle est basée sur le désenclavement des régions, le développement et l'entretien des infrastructures e liaison, la relance d'une économie plus agressive autour des pôles urbains à restructurer et à développer. Elle s'appuiera également sur une réforme du foncier, de l'agriculture et des réseaux de commercialisation des produits afin de répondre aux besoins alimentaires de la population. De même, l'économie du pays ne peut se contenter d'une croissance alignée sur les moyennes mondiales. Elle doit faire preuve d'agressivité, dans un esprit de conquête de nouveaux marchés internes et externes, pour des produits de qualité reconnue.

C'est dans cet esprit de partenariat, et non d'assistanat, que Marc Ravalomanana souhaite mettre en œuvre ces politiques, et ce, dans le respect de la souveraineté nationale de Madagascar.

CONCLUSION

En bref, Marc RAVALOMANANA est doté d'une personnalité aussi riche que bienveillante. A la fois économiste et politicien de talent, il mène de main de maître toutes les actions qu'il entreprend d'ailleurs avec une stratégie hors d'atteinte.
Il incarne l'image de la prospérité dont les Malgaches ont toujours rêvé. Actuellement premier homme du pays, il compte sortir rapidement ses compatriotes de la pauvreté et se donne comme priorité d'instaurer dans le pays le " FAHAMARINANA " et le " FAHAMASINANA " garants d'un développement durable et effectif.
Les prouesses qu'il a déjà effectuées dans différents domaines et dont il s'est toujours distingué lui ont valu des reconnaissances et une notoriété incontestables.

D'ores et déjà, tous les Malgaches ainsi que la communauté internationale doivent le soutenir et collaborer avec lui afin que tous puissent œuvrer dans un effort commun et donner à la grande île l'avenir radieux qu'elle mérite.

Il appartient à l'ethnie Merina. Autodidacte, il dirige la petite laiterie familiale et la transforme grâce au soutien d'un proche de la famille, et avec l'aide de la Banque Mondiale, en une entreprise industrielle de dimension nationale : le groupe Tiko S.A. Il est marié et a quatre enfants.

En décembre 1999, il est élu maire d'Antananarivo, hors des partis politiques, sous les couleurs de l'association Tiako Iarivo (J'aime Iarivo). Il engage la réhabilitation de la capitale et lance de vastes opérations d'assainissement et de grands chantiers d'infrastructures urbaines avec comme devise : la « lutte contre la pauvreté ».

L'élection contestée de 2001

Le 16 décembre 2001 a lieu le premier tour de l'élection présidentielle de Madagascar.

Les résultats, selon le ministère de l'Intérieur, donnent Marc Ravalomanana en tête avec 46,44 % des suffrages devant le président sortant Didier Ratsiraka, 40,61 %. Ces chiffres sont contestés par le Comité de soutien à Marc Ravalomanana et par son organisation de campagne Tiako'i Madagasikara, qui ont fait leur propre collecte de résultats. Ils affirment que Ravalomanana est vainqueur au premier tour avec environ 53 % des suffrages et réclament une confrontation des procès-verbaux originaux dont ils possèdent un exemplaire. Le 17 janvier 2002, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a accepté à ce qu'un nouveau décompte des voix se tienne pour départager les deux candidats. Le 26 janvier, cette Cour Constitutionnelle a publié son résultat selon lequel Ravalomanana a obtenu la majorité des voix, mais pas assez pour être déclaré vainqueur de l'élection2. Mais les partisans de Marc Ravalomanana contestent ce verdict de la HCC et appellent les gens à descendre dans la rue.

Excité par ses partisans regroupés sur la place du 13 mai, Marc Ravalomanana se préparait, dès le 20 février, à s'auto-proclamer coûte que coûte "président de la République" et le 22 février 2002 il franchit le pas et s'autoproclame "président de la République"2 soutenu par une partie des membres de la Haute Cour Constitutionnelle et quelques magistrats au stade municipal de Mahamasina (Antananarivo).

L'auto-investiture du 22 février 2002 n'a pas été acceptée par la communauté internationale. Marc Ravalomanana a dû renouer avec la voie diplomatique et accepte la médiation du président sénégalais Abdoulaye Wade.

Les choses ont évolué différemment. Le conseiller spécial de Marc Ravalomanana, Norbert Lala Ratsirahonana, ancien président de la Haute Cour Constitutionnel, a su convaincre les membres de la HCC de confirmer la victoire du candidat Marc Ravalomanana au premier tour. Après un nouveau décompte2, une deuxième investiture a eu lieu, cette fois-ci « légale », le 6 mai 2002. Les représentations diplomatiques envoient leur numéro deux[réf. nécessaire] à Mahamasina assister à une cérémonie officialisant l'entrée en fonction de Ravalomanana.

Le régime Ravalomanana fort de ce statut légal recouvre le contrôle de l'administration. Il a fallu à nouveau démanteler les barrages "anti-économiques"2 dont celui sur la RN2 reliant Antananarivo à Toamasina, la ville du grand port. Pour cette mission, les réservistes ont été préférés à des éléments de l'armée régulière pour désarmer les milices et les militaires aux ordres de Ratsiraka et assurer la pacification du territoire. Les États-Unis ont été les premiers à reconnaître le nouveau pouvoir à Madagascar après l'issue de la crise politique de 2002.

Présidence

À l'issue de la crise post-électorale de 2002, Marc Ravalomanana et son parti Tiako i Madagasikara devaient une nouvelle fois légitimer leur accession au pouvoir. C'est chose faite avec les élections législatives et communales largement dominées 3. Le premier mandat du président Ravalomanana a été plutôt calme et stable grâce à la politique de la "main tendue" de l'AREMA, parti de Didier Ratsiraka (dirigé par leur secrétaire national, Pierrot Rajaonarivelo) qui, pour favoriser un climat de paix sociale a préféré choisir le numéro deux du TIM d'être le président du Sénat pourtant à majorité AREMA. Les partis de l'opposition sont minoritaires mais bien présents, en particulier au Sénat dont la présidence a été confiée au numéro deux du TIM. Chose rare dans la démocratie malgache[réf. nécessaire], le Premier ministre Jacques Sylla a été maintenu à son poste durant tout le mandat présidentiel.

Marc Ravalomanana fut réélu au premier tour de l’élection présidentiel du 3 décembre 2006 avec l'obtention de 54,79 % (2 435 199 ) des voix.

Les opposants réclament la révision de la loi électorale que l'ancien président Didier Ratsiraka aurait conçue pour se maintenir au pouvoir. Ils délaissent la campagne sur le référendum du 4 avril 2007. La révision de la Constitution concerne la mise en place des régions, la reconnaissance de la liberté de religion à la place de la laïcité, l'anglais en tant que troisième langue officielle. Sans adversaires, le TIM domine le Parlement et a un millier de maires élus, soit deux sur trois.

Lalao ra8Première Dame Lalao Harivelo Rakotonirainy.

Née le  : 3 mai 1953

à  :

Fille de : RAKOTONIRAINY François

et de : Razaiarivelo Helmine

Et «  Neny » fut. Si elle n’existait pas, Marc Ravalomanana l’aurait inventée. Lalao Ravalomanana a remis à l’honneur le rôle de la Première Dame. On la voyait dans les œuvres de charité, aux côtés des associations de femmes. A la tête de son propre business. Le mari avait un forte personnalité, mais la femme était un fort personnage. A preuve, le mari est en exil. Elle a su manœuvrer pour louvoyer entre la politique et le social, donnant l’image d’une mère de famille.

- Parcours professionnel.

  • Direction de Tiko

Gouvernance

Marc Ravalomanana a adopté un nouveau style très chef d'entreprise, il veut aller vite tout en restant pragmatique 4. Mais cette confusion de genre le conduira à sa perte puisqu'il confond "caisse de l'Etat" et la trésorerie de son entreprise. Il encourage les Malgaches à travailler dur, vite et bien. Les concepts en anglais font leur apparition[réf. nécessaire] : rapid result initiatives, private public partnership, task force, ownership, leadershipnon par souci du développement de Madagascar mais par une haine tenace qu'il porte envers la France. Des services administratifs ont été créés dans le but d'instaurer une bonne gouvernance : le Bianco pour lutter contre la corruption, le SAMIFIN contre le blanchiment d'argent, le Central Intelligency Service, le Conseil supérieur de la défense nationale5... Cependant le style du président n'est pas du goût de ses opposants et d'une large partie de la population qui l'accusent q'affairrisme et de pratiques autocratique du pouvoir. Ces accusations entraineront d'ailleurs sa chute.

Économie

Il aura été marqué par le recours à des entreprises étrangères pour gérer les compagnies nationales Jirama (eaux et électricité) et Air Madagascar. Une mesure de détaxation périodique a été appliquée sur des produits spécifiques afin de relancer la consommation et aider certains secteurs de l'économie. L'Economic Development Board of Madagascar est créé pour faciliter les investissements. L'effacement de ses dettes permet au pays d'investir dans son développement.

Le MAP ou Plan d'action pour Madagascar est un plan de développement quinquennal qui se présente en termes d'engagements et de défis à relever pour réduire la pauvreté et atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Marc Ravalomanana mise sur la révolution verte : multiplier la production alimentaire par trois et faire de la crise alimentaire mondiale une opportunité.

Des pôles intégrés de croissance sont mis en place en partenariat avec la Banque mondiale. Toamasina est décrétée capitale économique. Les projets miniers (ilménites, nickel, cobalt, pétrole) sont devenus concrets et apportent le développement économique et social dans la région. Des doutes persistent sur leur impact écologique, le réel apport au développement local, les bénéfices que l'État perçoit.

Le projet d’agrobusiness de Daewoo Logistics 

Le projet d’agrobusiness de Daewoo Logistics  en 2008, qui envisageait un bail emphytéotique de 99 ans sur une surface de 1,3 millions d’hectares répartie dans 4 régions de Madagascar, reste le projet emblématique des accaparements de terres dans le monde 5 années plus tard. Considéré par certains Malgaches comme une invention et par le Collectif TANY comme un cauchemar (1), ce projet revient dans les actualités.

Qui est Daewoo ?

DaewooLe conglomérat Daewoo est fondé en 1967 par Kim Woo-choong. Il opère dans de nombreux domaines, dont la construction navale, les armes, l’électroménager, les appareils électroniques, et l’automobile.

Malgré un endettement excessif, le groupe se maintient grâce aux appuis politiques dans plusieurs pays et à la position de son dirigeant à la tête de la Fédération coréenne des industries. Sa position devient cependant de plus en plus fragile.

Daewoo est finalement démantelé en 1999 par le gouvernement sud-coréen à la suite d’une faillite frauduleuse.

L’ancien patron Kim Woo-choong a été condamné par la justice sud-coréenne en mai 2006, à dix ans de prison pour fraude et détournement de fonds en liaison avec cette faillite retentissante. Il a été amnistié début 2008.

Daewoo Logistics Corporation est né du démantèlement du groupe Daewoo en 1999. Elle s’est d’abord consacré aux activités de logistique et de transport pour les sociétés d’import/export : transport maritime, logistique de ports ou d’aéroport.

Depuis 2006, Daewoo Logistics a aussi développé de grands projets de développement de ressources naturelles en Indonésie : plantation de maïs, huile de palme, caoutchouc, et mines de charbon.

Que fait Daewoo Logistics à Madagascar ?

Depuis début 2008, Daewoo Logistics s’occupe d’une partie de la logistique et du transport nécessaire au projet Ambatovy Nickel, qui est lui-même une coentreprise entre le canadien Sheritt, Korea Resources Corporation (Kores) et le japonais Sumitomo.

Il n’y a pas de société appelée Daewoo Madagascar. Daewoo Logistics a un bureau local qui s’occupe exclusivement de transport. Par contre, c’est une filiale de Daewoo Logistics, appelée Madagascar Future Entreprise, et qui a son siège à Antananarivo (Ivandry) qui s’occupe d’agribusiness.

Quelles sont les origines de « l’affaire Daewoo » à Madagascar ?

Fin Octobre, une délégation de Daewoo Logistics, de Kores, et d’une autre grande société coréenne, Posco (sidérurgie/métallurgie) rend visite au président Ravalomanana.

Madagascar Future Entreprise a bien effectué des études sur des terres, les a remises au gouvernement et a déposé auprès de l’EDBM une demande d’autorisation pour pouvoir acquérir des terrains. En soi, ces démarches sont conformes à la législation.

Nous n’avons pas pu recouper la surface de terrains pour lesquels une demande a été effectivement déposée.

L’affaire éclate véritablement lorsque le 17 novembre, Daewoo Logistics annonce à la presse coréenne avoir marqué son accord pour louer 1,3 millions d’hectares pour une durée de 99 ans.

L’information est reprise par le correspondant local de la BBC, et les principales agences de presse en matière financière : Bloomberg, Reuters, AFP, Associated Press qui interviewent notamment le directeur financier de Daewoo Logistics, Shin Dong-hyun.

La médiatisation de l’affaire augmente encore lorsque le Financial Times affirme que la location de terres pourrait se faire gratuitement.

Le gouvernement malgache nie que les accords aient été déjà donnés, ou que la cession soit gratuite. Dans un premier temps, Daewoo dénonce la présentation des faits par le Financial Times, mais ne critique pas celle faite par les autres médias.

Erreur d’interprétation de la part de Daewoo Logistics, erreur de communication entre les représentants locaux de Daewoo et leur siège social ou projet réel déjà très avancé ? Il nous est difficile de répondre.

DAEWOO : Concession d'exploitation de terre (1,3 millions d'hectares)

Daewoo terrain1Daewoo terrain

En juillet 2008, Marc Ravalomanana avait offert au sud-coréen Daewoo une énorme concession d'exploitation de terre (1,3 millions d'hectares, soit l'équivalent de la moitié des terres arables de l'île), gratuitement et pour 99 ans.

Daewoo Madagascar chez le président Ravalomanana

Ra8 deawoo3vendredi 31 octobre 2008

Une délégation d’opérateurs économiques sud-coréens - conduite par le Président de la Compagnie Daewoo Madagascar, Kim Kwon Lin, accompagné du Président Directeur Général de Kores Resources Corporation, Kim Sihng Jong, du représentant de Daewoo Logistics Corporation, Yong Nam Ahn, et enfin du Vice-Président de la compagnie Posco EC, Jeong Tae Hyun, est venue rendre compte au Chef de l’Etat des progrès et avancement des investissements appuyés par la Corée du Sud à Madagascar. De sources officielles, ces Coréens sont dans l’aménagement du territoire, la réforme foncière, le secteur minier et l’exploitation du nickel à Ambatovy, en l’occurrence, et enfin, l’agriculture et l’élevage. Ils envisagent d’intensifier les projets d’investissements de leurs secteurs d’intervention, pour ne citer que l’extension des investissements miniers vers l’exploitation d’autres métaux.

Crise politique de 2009

Ce projet encore en étude participe au début de la contestation de l'autorité de Marc Ravalomanana.

S'ajoutant à cela une grande incompréhension de la décision prise par Marc Ravalomanana d'acquérir un jet présidentiel à 60.000.000 USD.

"Air Force-One" et le FMI"

Au début du mois de janvier, le président Marc Ravalomanana réceptionnait un nouveau Boeing 737 destiné à son usage propre. Force One a été acheté à Disney World, son ancien propriétaire, pour 60 millions de dollars. Le FMI a voulu savoir si, vu son montant, cette dépense avait suivi la procédure prévue par la loi malgache. Le ministre des Finances a expliqué que l'achat avait été financé pour moitié sur le budget de la présidence et pour le reste sur les fonds personnels de Marc Ravalomanana, ce qui est proscrit en matière de finances publiques. Première conséquence pour Madagascar, le FMI a suspendu le déblocage de 35 millions de dollars d’aides budgétaires.

De plus, les virulentes critiques de la part de politiciens comme Herizo Razafimahaleo contre Marc Ravalomanana dans son obstination à maintenir à tout prix le sommet de l’Union Africaine prévu pour 2009 à Antananarivo a donné de la légitimité à la contestation.

Le meneur de cette contestation, le maire de la capitale Andry Rajoelina, critique Marc Ravalomanana en l'accusant de pratiques autocratiques et de mainmise sur la sphère économique. La crise prend une ampleur très importante à la fin de l'année 2008 et le 26 janvier 2009 la foule haranguée par le meneur saccage la radio MBS, l'imprimerie Blue Print et les magasins Magros, tous appartenant à Marc Ravalomanana. Le 7 février 2009 surnommé le samedi rouge, la garde présidentielle tire sur la foule qui se dirigeait vers le palais présidentiel d'Ambohitsirohitra causant de nombreux décès et blessés par balle. Aucune enquête n'a encore permis d'établir la vérité sur cet événement. Depuis l'Afrique du Sud, où Marc Ravalomanana a dû s'exiler pour sa sécurité et celle de sa famille, il demandera qu'une enquête internationale soit menée pour éviter la partialité de la Justice Malgache d'ailleurs remaniée dès l'accession de Andry Rajoelina à la tête de la transition. En mars 2009 une partie de l'armée rejoint le mouvement de contestation et prend d'assaut le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra, dans lequel toutefois le président Ravalomanana ne se trouve pas.

Andry Rajoelina accusait le président d'alors d'avoir vendu l'île aux compagnies étrangères et de spolier les paysans. "Dans la constitution, il est stipulé que les terres de Madagascar ne sont ni à vendre ni à louer, aussi l'accord avec Daewoo est-il annulé", a déclaré le nouveau leader de l'île.

Le président malgache annule la cession de terres à Daewoo

AndryAndry Rajoelina a annoncé l'annulation de l'accord de cession de terres à la société sud-coréenne, qui était à l'origine de la colère contre son prédécesseur Marc Ravalomanana.

Le nouveau président malgache Andry Rajoelina a annoncé jeudi 19 mars l'annulation de l'accord de cession de terres à la société sud-coréenne Daewoo Logistics, qui avait nourri la colère contre son prédécesseur Marc Ravalomanana, contraint à la démission mardi.
"Dans la Constitution, il a été stipulé que les terres sont inaliénables: l'accord Daewoo est annulé mais nous ne sommes pas contre travailler avec les investisseurs", a indiqué mercredi soir à des journalistes M. Rajoelina.
"Si on veut vendre des terres à Madagascar il faut changer la Constitution et consulter la population", a-t-il souligné.
En novembre, la population malgache avait appris via la presse étrangère l'existence d'un protocole d'accord qui accordait à Daewoo Logistics 1,3 million d'hectares de terres non cultivées (soit la moitié de la superficie de la Belgique) pour produire de l'huile de palme et du maïs.

Une trahison pour la population

La société sud-coréenne s'était en contre-partie engagée à construire des infrastructures et à créer 70.000 emplois, avec un investissement de 6 milliards de dollars sur 20 ans.
Dans un pays où la cession de terres à des étrangers est largement vécue comme une trahison, cette affaire avait alimenté la crise ouverte entre Marc Ravalomanana et l'opposant Andry Rajoelina.
La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar a officiellement entériné mercredi l'accession au pouvoir d'Andry Rajoelina, après avoir validé l'ordonnance par laquelle le président Ravalomanana, lâché par l'armée, a démissionné mardi en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les a ensuite remis au chef de l'opposition.

Que va-t-il se passer ?

Le directeur financier de Daewoo Logistics reconnaît courant janvier que le projet est désormais bien compromis : « Nous avons de graves difficultés à Madagascar. Le projet se déroulait correctement, mais il a été brutalement stoppé à cause des compte-rendus des médias. Ces compte-rendus ont mis en colère les malgaches car il les rend honteux de faire partie de ce qu’ils appelent un système néo-colonial ».

Le 10 février, plusieurs dépêches des grandes agences financières (AFP, Reuters) rapportent de nouveaux propos de Shin Dong-Hyun, le directeur financier de Daewoo Logistics : le projet sera vraisemblablement retardé en raison de la situation politique à Madagascar, la chute du prix du maïs dans le monde et la difficulté actuelle à lever des financements sur les marchés internationaux.

La situation politique est toutefois présentée comme le principal obstacle : « Nous sommes toujours désireux d’investir là-bas. (...) Nous avons fait tout ce qui était prévu dans les textes, mais le gouvernement de Madagascar n’a pas pu procéder aux actes nécessaires pour nous permettre de continuer. (...) Nous attendons une réponse pour passer à l’étape suivante. »

Selon ces dépêches d’agence, les projets de Daewoo Logistics restent proches de ceux présentés en Novembre à la presse coréenne : planter 2.000 hectares de maïs au cours de l’année 2009, avant de s’étendre jusqu’à 1 million d’hectares de maïs dans la partie ouest de Madagascar, et 300.000 hectares dans l’est pour des plantations de palmier à huile.

Shin Dong-Hyun réaffirme que le projet est intéressant pour Madagascar. Il pourrait créer 71.000 emplois, et entraîner 6 milliards de dollars d’investissement en infrastructure (routes, chemins de fer, port, aménagements et écoles).

« Madagascar est un pays pauvre qui a besoin d’investissements étrangers pour son développement économique » dit-il. « Daewoo investit dans une région sous-développée à une époque où les grands investisseurs internationaux envisagent de réduire leur investissement ou de se retirer du pays. (...) Nous espérons que Madagascar retrouvera la stabilité politique aussitôt que possible. Nous attendrons. »

Réformes

Sous la présidence de Marc Ravalomanana, les réformes ont été nombreuses : la redynamisation de la décentralisation et de la déconcentration, la réforme foncière pour donner aux paysans un titre, la possibilité aux investisseurs étrangers d'acquérir un terrain, la réforme fiscale visant à augmenter le nombre de contribuables et la recette, le "ciel ouvert". La plus grande réforme serait la transformation de l'Éducation Nationale du primaire - qui dure sept ans – jusqu'au niveau supérieur. Marc Ravalomanana fait entrer l'apprentissage de l'anglais en primaire et envoie des jeunes étudier aux États-Unis.

Marc Ravalomanana n'a jamais remis en cause les principaux choix stratégiques des précédents dirigeants, à savoir : la francophonie, la totale coopération avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), un système financier dominé par les banques françaises. Par contre il a confié au cabinet allemand Lahmeyer la gestion de la société d'État de distribution d'eau et d'électricité JIRAMA et à Lufthansa Consulting la direction de la compagnie nationale Air Madagascar. Des tentatives de reforme du secteur des transports comme le retrait de l'organisation francophone ASECNA pour une gestion directe de l'espace aérien national a échoué7.

Jusqu'à son départ, Marc Ravalomanana n'a pas réussi à imposer au CIO et à la FIFA sa vision de l'organisation et du financement du sport national.

Relations internationales

Marc Ravalomanana a été reçu docteur honoris causa par trois universités, Université d´ Antananarivo, Abilene Christian University9 et l'Université de Pékin.

Crise politique de 2009

Un projet encore en étude d'une location de 1,3 million d'hectares à l'entreprise sud coréenne Daewoo Logistics en novembre 2008 11 participe au début de la contestation de l'autorité de Marc Ravalomanana. S'ajoutant à cela une grande incompréhension de la décision prise par Marc Ravalomanana d'acquérir un jet présidentiel à 60.000.000 USD. De plus, les virulentes critiques de la part de politiciens comme Herizo Razafimahaleo contre Marc Ravalomanana dans son obstination à maintenir à tout prix le sommet de l’Union Africaine prévu pour 2009 à Antananarivo a donné de la légitimité à la contestation.

Le meneur de cette contestation, le maire de la capitale Andry Rajoelina, critique Marc Ravalomanana en l'accusant de pratiques autocratiques et de mainmise sur la sphère économique. La crise prend une ampleur très importante à la fin de l'année 2008 et le 26 janvier 2009 la foule haranguée par le meneur saccage la radio MBS, l'imprimerie Blue Print et les magasins Magros, tous appartenant à Marc Ravalomanana. Le 7 février 2009 surnommé le samedi rouge, la garde présidentielle tire sur la foule qui se dirigeait vers le palais présidentiel d'Ambohitsirohitra causant de nombreux décès et blessés par balle. Aucune enquête n'a encore permis d'établir la vérité sur cet événement. Depuis l'Afrique du Sud, où Marc Ravalomanana a dû s'exiler pour sa sécurité et celle de sa famille, il demandera qu'une enquête internationale soit menée pour éviter la partialité de la Justice Malgache d'ailleurs remaniée dès l'accession de Andry Rajoelina à la tête de la transition. En mars 2009 une partie de l'armée rejoint le mouvement de contestation et prend d'assaut le palais présidentiel d'Ambohitsorohitra, dans lequel toutefois le président Ravalomanana ne se trouve pas.

Le 17 mars 2009, il passe son plein pouvoir (interprété comme démission par certains et passation de pouvoir pour d'autres) sous la pression des militaires. Le gouvernement du général Charles Rabemananjara est dissout par décret du chef de l'État. Les fonctions de président de la République et de Premier ministre sont confiées à un directoire militaire à qui le président Ravalomanana remet le pouvoir14. Il est prévu que le directoire soit présidé par le vice-amiral Hippolyte Rarison Ramaroson, « le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues » 15. Quelques heures plus tard, l'amiral Ramaroson transmet le pouvoir à Andry Rajoelina qui prend ses fonctions de président de la Haute Autorité de transition. Cette dernière transmission de pouvoir n'est pas étonnante puisque les militaires du CEMGAM ont déjà annoncé que le directoire militaire sera renié. La transmission du pouvoir ne s'est pas faite sous la menace selon le vice-amiral Hyppolyte Rarison Ramaroson. Le 24 mars, il réapparait au Swaziland.

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Le saviez-vous?

Marc Ravalomanana prenait comme modèle Franklin Roosevelt, un des plus grands présidents des Etats-Unis et un politicien fervent.

Palmarès

  • Grand Commandeur de l'Ordre de l'Etoile et la Clé de l'océan Indien de la République de Maurice ;
  • Classe spéciale de la Grand-Croix ( Sonderstufe des Großkreuzes ) de la Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne en 2006 ;
  • Doctorat honorifique en droit de l'Abilene Christian University of Texas en 2008 ;
  • Doctorat honorifique de l'Université d'Antananarivo en 2007.

Madagascar Elections 2013: sans Andry Rajoelina ni Marc Ravalomanana

En attendant le communiqué officiel sur les décisions prises lors de ce 32è Sommet ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Sadc (Maputo, 17-18 août 2012), c’est le ministre des Affaires étrangères des Seychelles, Jean-Paul Adam, qui a levé un pan du voile concernant la sortie de crise à Madagascar. C'était en milieu de cet après-midi du samedi 18 août 2012 à Maputo.

Ainsi, M. Adam a dévoilé que : Le sommet a reconnu le droit à chaque individu de se présenter aux élections. Il a pris note des recommandations de l'équipe de médiation de la SADC qui a déclaré que si les deux présidents devaient ne pas se présenter, cela faciliterait l'ensemble du processus d'apaisement conduisant à des élections pacifiques ».

Et le ministre seychellois d’appuyer ce schéma électoral malgache en précisant que « les quinze pays de la SADC envisagent désormais l'organisation d'élections à Madagascar sans l'ancien président Marc Ravalomanana ni l'actuel président de la Transition Andry Rajoelina ».

Par ailleurs, en ce qui concerne le retour de l’ancien président Ravalomanana, et toujours selon M. Adam, « une mission spécifique va être chargée d'évaluer ses implications pour la sécurité et il y a un accord sur le fait que le retour du président Ravalomanana sera réglé de façon à ce qu'il n'y ait pas de menace pour la sécurité de Madagascar, ni de menace pour sa propre personne ».

Jeannot Ramambazafy

Présidentiel : Ravalomanana choisit son épouse

Le camp de l’ancien président choisit Lalao Ravalomanana pour être sa candidate à la présidentielle. Marc Ravalomanana décide de ne revenir au pays qu’après les élections.
La mouvance Ravaloma­nana présente une nouvelle équation. Elle propose une nouvelle offre sur sa position par rapport à la sortie de crise et tente d’acculer le régime et la communauté internationale.
« Nous avons décidé de présenter Lalao Ravalomanana [épouse de l’ancien président Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud] à l’élection présidentielle », a indiqué Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation de la mouvance, hier. Il a ainsi annoncé la décision prise durant la rencontre entre la délégation composée d’une trentaine de membres, dont les ténors de la formation politique, et son chef de file en Afrique du Sud, ce week-end.
Le camp de l’ancien président a mis une condition à sa participation aux différentes consultations populaires. « Nous affirmons notre volonté d’aller aux élections pour sortir de la crise. C’est le seul moyen de mesurer les forces des partis politiques », a soutenu Mamy Rakotoa­rivelo. « Mais nous boycotterons le scrutin si l’on refuse le dossier de notre candidate », a-t-il déclaré.
La réunion des dirigeants de la mouvance Ravaloma­nana en Afrique du Sud a également adopté une autre résolution importante. « Le président [Marc Ravalomanana] a personnellement décidé de ne revenir au pays qu’après les élections. Nous allons appliquer nous-mêmes les dispositions de la Feuille de route une fois que nous serons au pouvoir si le régime et la Commu­nauté de développement de l’Afrique australe (SADC) rechignent à le faire », a indiqué Mamy Rakotoarivelo.
Dans une certaine mesure, Marc Ravalomanana est arrivé à imposer sa position aux membres de sa mouvance durant la réunion des deux parties. L’ancien chef de l’Etat s’était montré ferme sur le choix du candidat de la mouvance durant son intervention téléphonique au cours de la manifestation de ses partisans à Behoririka, samedi. Il avait laissé entendre qu’une partie de la direction de la mouvance avait quelque velléité de présenter, sans son consentement, un candidat à la course à la magistrature suprême.
Nouvelle offensive
À l’instar de Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale du Tanora malaGasy Vonona, parti fondé par Andry Rajoelina, président de la Transition, le régime se montre prudent devant l’évolution de la situation. « Nous allons encore réfléchir sur ces décisions », a souligné la vice-présidente du Conseil supérieur de la Transition, après avoir minimisé le retour de l’ancien président après les scrutins. « C’est une évidence. Il n’y a pas de raison pour qu’il revienne au pays une fois qu’il ne se présente pas aux élections », a-t-elle réitéré. Lanto Rakoto­mavo a banalisé les décisions de la mouvance Ravalo­manana pour éviter de la mettre en position de force pour négocier.
Avec une telle offre, le camp Ravalomanana tente une nouvelle offensive à une période charnière de la Transition. Il essaie de mettre le régime et la communauté internationale dos au mur. Dans les conditions actuelles, la candidature de Lalao Ravalomanana risque fort de passer à la trappe car elle ne remplit pas les conditions d’éligibilité. Le code électoral exige une résidence « physique » de six mois pour tous les candidats au moment du dépôt de candidature. Ce qui n’est pas le cas pour l’épou­se de l’ancien président.
La mouvance Ravalo­manana se repositionne sur l’échiquier politique à la veille des élections. Les décisions ont été prises au moment de l’arrivée à Madagascar de Joaquim Chissano, ancien président mozambicain et médiateur de la crise, et la veille de la réunion « préparatoire » en vue d’une « réconciliation », organisée par le Conseil chrétien des Eglises alors que l’ancien président Didier Ratsiraka, a annoncé son retour pour stimuler cette rencontre.
Equipe de campagne désignée
La rencontre entre l’ancien président Marc Ravalomanana et une lourde délégation de sa mouvance en Afrique du Sud, ce week-end, n’a pas uniquement décidé du nom de la candidate de la mouvance à la présidentielle. Elle a aussi mis en place une équipe pour gérer la campagne. Selon certaines indiscrétions, Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès, Pierrot Botozaza, vice-Premier ministre chargé de l’Economie et de l’industrie, et Guy Rivo Randrianarisoa, porte-parole de la mouvance, constituent ce « comité technique ». Hanitra Razafimanantsoa, vice-présidente du Conseil supérieur de la Transition, complète le tableau d’une équipe qui, a priori, représente les tendances au sein de la mouvance, hormis celles du Malagasy Mitolona ho an’i Madagasikara et du Teza. Le cas du Parti social démocratie est une question à part.
Iloniaina Alain

Fête nationale – La présence de Ravalomanana évoquée

Les partisans de Marc Ravalomanana n’attendent que son retour depuis cinq ans. Une fois encore, il est annoncé pour ce mois de juin, avant le 26 juin.

Defile2Risque calculé. Marc Ravalomanana pourrait assister à la célébration du 54e anniversaire de l’indépendance de Madagascar. Une source auprès de la mouvance Ravalomanana a confié que l’ancien Chef d’État malgache aurait reçu une invitation officielle en tant qu’ancien Chef d’État de la part de la Présidence de la République. Aucun responsable de la Présidence concerné par ce genre de sujet n’a pu être joint par téléphone hier pour obtenir une version officielle.
Une invitation pour
Marc Ravalomanana paraît toutefois tout à fait logique dans la mesure où le régime Rajaonarimampianina prône la mise en place d’une récon­ciliation nationale d’une part, et envoie la même invitation aux autres anciens chefs
d’État locaux d’autre part. Autrement dit, les Didier Ratsiraka, Albert Zafy et Andry Rajoelina.
Le régime ne prendra toutefois pas le risque de voir Marc Ravalomanana débarquer tôt à Madagascar en dépit de cette invitation qui lui serait envoyée. L’ancien Patron d’Iavoloha ne disposerait pas encore de son passeport, selon la version de son camp. Il a encore une affaire avec la justice sud-africaine l’empêchant de quitter le pays Arc en ciel, avait confié Arisoa Lala Razafi­trimo, la ministre malgache des Affaires étrangères.
Compliqué
Sauf bouleversement de la situation ou une mesure exceptionnelle du tribunal sud-africain, il sera difficile pour le fondateur du parti Tiako i Madagasikara de rejoindre la Grande Île afin d’assister à la fête nationale malgache.
Par ailleurs, le Président Hery Rajaonarimampianina en personne a indiqué à maintes reprises que le moment n’est pas encore opportun pour un retour à Madagascar du dernier Président de la Troisième République.
La lettre de Brian Currin, avocat de Ravalomanana, adressée à Sindiso Ngwenya, Secrétaire général du COMESA (Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe) diminue les chances de revoir Marc Ravalo­manana à Madagascar
après cinq années d’exil en Afrique du sud. « Avec l’ancien Président, j’ai rencontré le Président Rajaonari­mam­pianina. Il croit qu’il a le droit absolu et le pouvoir de bloquer le retour à Madagascar du Président Ravalomanana….Pendant cette rencontre avec le Président Rajaonarimam­pianina à Sandton, non seulement il a rejeté  des arguments légaux sur l’attribution du passeport de l’ancien Président
et son retour, mais il a refusé de s’engager pour résoudre ensemble ces problèmes », a écrit Brian Currin, traduit de l’anglais.

CONGRÈS DU TIM

Le prochain Congrès du parti de Ravalomanana, Tiako i Madagasikara (TIM), devrait se tenir au plus tard début août. Les membres du Bureau national seront élus à l’occasion de ce Congrès. Puis suivra l’investiture des candidats du Tim lors des prochaines communales. En attendant ce grand rendez-vous, les membres du TIM se sont réunis hier à Faravohitra où un comité national de rassemblement a été créé. Il est composé de Lalao Ravalomanana, tout juste de retour d’Afrique du sud, de Rajemison Rakotomaharo, de Mamy Rakotoarivelo et de Pierrot Botozaza.

Lova Emmanuel

Réunion du GIS-M – Le retour de Marc Ravalomanana divise

10.07.2014

Sujet passionnant pour les uns, lassant pour les autres, le cas de l’ancien président Marc Ravalomanana continue d’animer l’actualité politique nationale.

Comme attendu, le retour à Madagascar de Marc Ravalomanana a été évoqué lors de la réunion à huis-clos du Groupement international de soutien pour Madagascar (GIS-M) qui s’est tenue hier à l’hôtel Ibis, Ankorondrano.
À cette occasion, Arisoa Razafitrimo, ministre des Affaires étrangères, qui a représenté le Président Hery Rajaonarimampianina, a mis les points sur les « i » et est allée droit au but. Dans son discours d’ouverture à cet événement, elle a tenu à indiquer que des normes de droit international universellement admises veulent qu’aucun citoyen, quelle que soit sa situation, ne peut prévaloir d’exonération de poursuite judiciaire et être au dessus de la Loi.
Cette déclaration de la ministre fait référence au cas de l’ancien Chef d’État, en exil en Afrique du Sud depuis 2009 et qui est sous poursuite judiciaire, aussi bien dans ce pays qu’à Madagascar.
En marge de la réunion, Arisoa Razafitrimo a été plus explicite. Elle a précisé que les conditions sur le retour de Ravalomanana à Mada­gascar ne sont pas encore toutes réunies. « Il faut se demander ce qu’il apportera au pays s’il vient à rentrer à Madagascar  Si on estime que son retour pourrait créer des troubles, est-il nécessaire d’y insister  », a-t-elle poursuivi.
La ministre se veut, toutefois, rassurante et affirme que le régime Rajaonarimam­pianina n’a pas ménagé ses efforts dans ce sens. « Depuis la réunion du (GIS-M) 28 mars, le gouvernement a axé ses efforts sur la stabilité politique, la paix sociale, la poursuite de la réconciliation nationale et la relance économique. Il s’est attaqué aux préparatifs des communales et les autres aspects de la Feuille de route à savoir le retour des exilés politiques, l’indemnisation des victimes des événements de 2002 et 2009 ainsi que la continuation du processus de réconciliation nationale », a-t-elle souligné.
Position variée
Pendant la session à huis-clos de cette rencontre, la Commu­nauté internationale a rappelé à la partie malgache que des points de la Feuille de route attendent toujours d’être appliqués, a confié une source avisée. Effectivement, il y a eu des discussions importantes sur le retour des exilés, de l’indem­nisation des victimes de la crise de 2002 et 2009, a confirmé Hawa Ahmed Youssouf, représentante de l’Union africaine.
Celle-ci a déclaré que personne ne peut empêcher un ressortissant malgache de rentrer chez lui. « Des conditions sont encore à remplir mais ça n’empêche pas le retour des exilés politiques », a-t-elle mis en exergue. Eric Wong, représentant diplomatique américain à Mada­gascar, a été plus bref en indiquant que des défis sont encore à relever. Gert Johannes Gobbler, ambassadeur sud-africain, de son côté, a affirmé que le retour de Ravalomanana dans la Grande île n’est pas encore possible dans l’immédiat. Il encourage, en revanche, le dialogue entre l’ancien locataire d’Iavoloha et le Président Rajaonarimampianina afin de parvenir à une entente.
Le retour à Madagascar de Ravalomanana divise toujours autant. Aussi bien au niveau de la classe politique locale qu’au niveau de la Commu­nauté internationale, la position des acteurs est variée. Marc Ravaloma­nana est accusé par la Justice malga­che d’être le commanditaire de la tuerie du 7 février 2009 devant le palais d’Ambohi­tsorohitra. Son procès, qui s’est tenu pendant la période transitoire, est qualifié « d’éli­mination politique » par ses partisans.
À maintes reprises, il a manifesté son souhait de retourner à Madagascar, mais en vain. Après la défaite de son candidat lors de la Présidentielle de 2013, il a décidé de soutenir le candidat vainqueur Hery Rajaona­rimampianina. Un soutien qu’il a réitéré récemment lors de son intervention téléphonique à la presse locale.
Lova Emmanuel

Ravalomanana se dit prêt à être traduit en justice

Ra8 avec documentCoûte que coûte. Fidèle à Hery Rajaona­ri­mampianina pour l’intérêt des Malgaches, selon ses propos, Marc Ravalomanana a déclaré, hier, depuis l’Afrique du Sud où il est en exil, qu’il peut être traduit devant la Justice malgache dans le cadre du procès sur l’Affaire du 7 février 2009, si c’est nécessaire. C’était lors d’une intervention téléphonique, hier, à Bel’Air.
L’ancien Chef d’État a réitéré dans la même foulée qu’il rejette le verdict de la Justice locale, sorti pendant la période transitoire en août 2010. Celui-ci le condamne aux travaux forcés à perpétuité. Selon les explications de Me Désiré Randriana­rivelo, son avocat, le procès de l’ex-Président n’a pas respecté la « justice équitable ». « Il n’a pas assisté à ce procès et la Cour qui avait mené ce procès n’était pas habilitée à le faire », a souligné l’avocat.
Noeline Ramanante­nasoa, ministre de la Justice, a indiqué jeudi que les chefs d’inculpation contre Marc Ravalomanana sont maintenus en dépit du changement de régime. Arisoa Raza­fitrimo, ministre des Affaires étrangères, quant à elle, a déclaré dans la même journée que des normes de droit international universellement admises veulent qu’aucun citoyen, quelle que soit sa situation, ne peut prévaloir d’exonération de poursuite judiciaire et être au dessus de la Loi. Et ce, en référence au cas Ravalomanana.
Ces deux ministres du gouvernement Kolo étaient parmi les victimes du régime Ravalomanana. Arisoa Razafitrimo figurait dans la longue liste d’exilés politiques après la crise de 2002, autrement dit, dès que Marc Ravalomanana était arrivé à la tête du pays. Quant à Noeline Ramanantenasoa, son époux, Emilson, gouverneur de Fianarantsoa à l’époque de Didier Ratsiraka, avait passé une période en prison lors du premier mandat de Ravalomanana.
Justice et politique
Firiana Ranesa, magistrat en fonction, a expliqué que, juridiquement, un procès ne peut pas être réorganisé. « Le jugement (de Ravalomanana, ndlr) était rendu par défaut. Le droit de l’accusé est donc réservé. En outre, le cas de Ravalo­manana a été jugé par une Cour criminelle ordinaire alors que, normalement, cela aurait dû revenir à une Haute Cour de Justice », a-t-il rappelé. Toutefois, a poursuivi le magistrat, la Haute Cour Constitutionnelle a décidé en 2003 qu’en l’absence d’une Haute Cour de Justice, les procès de Pierrot Rajaona­rivelo et consorts soient menés par une Justice ordinaire.
Ce schéma a été repris pour celui de Ravalomanana. « Le cas de Ravalomanana est délicat étant donné que politique et justice y sont mélangées. À mon avis, comme en politique rien n’est impossible, politiquement parlant et strictement, son procès pourrait être réorganisé », a-t-il ajouté. Le camp Ravalomanana, de son côté, ne s’active pas encore dans l’immédiat pour la réorganisation de ce procès.
L’ancien Président a réitéré lors de cette intervention téléphonique à la presse que le blocage de son passeport au niveau du ministère des Affaires étrangères est le seul obstacle à son retour à Madagascar. Mercre­di, à défaut de passeport, il a de nouveau demandé un « laissez-passer » auprès de l’ambassade malgache en Afrique du Sud, sans avoir obtenu de réponse.

« LA JUSTICE SUD-AFRICAINE N’EST PAS HABILITÉE »

Me Désiré Randrianarivelo, désormais le seul interlocuteur officiel de Ravalomanana, a indiqué, qu’a priori, la Justice sud-africaine n’est pas habilitée à traiter le dossier de l’ancien Chef d’État sur l’Affaire du 7 février 2009. « Le lieu de fait et le domicile de toutes les parties ne permettent pas cette procédure. En outre, il n’y a aucun accord de coopération juridique entre l’Afrique du Sud et Madagascar », a-t-il souligné. Autrement dit, ce procès, dont le plaignant n’est autre que l’Association des victimes des événements du 7 février, concerne des ressortissants malgaches pour un fait qui s’est produit à Madagascar.
Lova Emmanuel

Retour de Ravalomanana – Arisoa Razafitrimo oriente la piste côté sud-africain 

À entendre la ministre des Affaires étrangères, la complication du retour de Marc Ravalomanana ne serait pas une question de paperasse. La justice sud-africaine pourrait être concernée.

Arisoa maeUne autre piste. Ques­tionnée par la presse sur le cas du retour de Marc Ravalo­manana, ancien président de la République, Arisoa Razafitrimo, ministre des Affaires étrangères, a laissé entendre que le facteur de blocage n’est pas forcément du côté malgache, mais pourrait se trouver dans le camp sud-africain.
« Je vous donne une piste. Demandez à l’ambassade d’Afrique du Sud pourquoi Marc Ravalomanana n’est pas encore rentré », a suggéré à la presse, hier, la chef de la diplomatie malgache, en marge d’un événement qui s’est tenu au ministère des Affaires étrangères à Anosy. Selon ses propos, son département a reçu une « note verbale officielle » de l’État sud-africain demandant à la Grande île « de l’aide dans une enquête » concernant Marc Ravalomanana.
La ministre des Affaires étrangères n’a cependant pas donné plus de détail sur l’objet ou les raisons de cette enquête. A entendre Arisoa Razafitrimo, le sujet du passeport de Marc Ravalomanana bloqué par son département pourrait n’être qu’un faux problème ou un leurre dans une velléité de faire une polémique.
Un autre paramètre
« S’il [Marc Ravalomanana] veut vraiment rentrer, il peut prendre un sauf-conduit ou un laissez-passer », a-t-elle expliqué. Une démarche qu’il peut faire auprès de l’ambassade malgache en Afrique du Sud. À entendre le discours de Arisoa Razafitrimo, son département n’a rien à voir dans le statu quo qui concerne le retour au pays de l’ancien chef de l’État exilé depuis 2009 dans le pays Arc-en ciel. De même, l’État malgache n’est pas le seul acteur à peser sur le sujet, en demandant aux journalistes de s’adresser à l’ambassade sud-africaine.
Contactée en fin d’après-midi pour donner son avis, aucun responsable de l’ambassade d’Afrique du Sud n’a pu être joint. Toutefois, certains analystes avancent que l’enquête évoquée par Arisoa Razafitrimo pourrait concerner la plainte déposée par l’association des victimes du 7 février (AV7), en 2012, devant le tribunal sud-africain.
Selon certains observateurs, durant la Transition, la plainte de l’AV7 avait restreint la liberté de déplacement de Marc Ravalomanana hors du territoire du pays Arc-en-ciel, sauf dérogation spéciale pour prendre part aux concertations dans la recherche de consensus de sortie de crise. L’exemple le plus récent a été sa rencontre avec Andry Rajoelina, ancien président de la Transition, aux Seychelles en juillet 2012.
Toutefois, l’on ignore jusqu’ici où en est la plainte de l’AV7. Joint au téléphone, Baona Rafaramandimby, président de l’association, a déclaré qu’« il y a peu de temps, notre avocat a adressé une lettre au président de la République [Hery Rajaonari­mampianina] pour avoir l’autorisation de procéder à une enquête à Madagascar portant sur les faits de 2009. Mais jusqu’ici, il n’y a eu aucune réponse ». Baona Rafaramandimby a également affirmé que « le procès est toujours en cours ».
Contactés pour apporter leur version de l’affaire, les ténors des partisans de Marc Ravalomanana ont été injoignables. Aussi, est-il probable que le retour au pays de l’ancien chef de l’État ne dépend seulement plus que de l’État malgache et que la justice du pays Arc-en-ciel fait également partie des paramètres à prendre en considération.
Les Sud-Africains se targuant de l’indépendance de leur justice, il est probable que les négociations diplomatiques pourraient difficilement y trouver leur compte. Néanmoins, du côté malgache, le sujet pourrait ne plus être un problème. « Le président Rajaonari­mam­pianina et Marc Ravalomanana se sont déjà entretenus et ont mis les choses au point sur ce sujet », a soutenu Arisoa Razafitrimo.
Garry Fabrice Ranaivoson

Le retour de Ravalomanana reste au second plan

L’apaisement reste la condition sine qua non du retour de Marc Ravalomanana. Par ailleurs, le gouvernement reflètera la réconciliation nationale.

Discours1 copieChacun ses priorités. À son retour d’Addis-abeba, capitale de l’Ethiopie, pour assister au 22e sommet de l’Union africaine (UA), Hery Rajao­narimampianina, président de la République a tenu une conférence de presse à son arrivée à Ivato hier. À l’instar du discours qu’il a tenu à la tribune de l’instance continentale, la réconciliation était au centre des échanges avec les journalistes.
« Il y a la réconciliation d’un côté et l’apaisement de l’autre », a rétorqué le Prési­dent de la République hier, en réponse à la question sur le retour de l’exilé d’Afrique du Sud. Durant la Transition, le rapatriement de l’ancien Chef d’État a été le principal facteur de blocage des multiples négociation pour mettre fin à la crise. L’article 20 de la Feuille de route soutient que l’ancien président ne pourra rentrer « qu’après l’instauration d’un environnement politique et sécuritaire favorable ». Le président Rajaonari­mampianina n’a toutefois pas indiqué si au stade actuel, un retour du fondateur de la société Tiko serait propice ou pas pour l’apaisement.
À entendre le propos du numéro un de la République, rapatrier son prédécesseur ne ferait seulement pas partie de ses priorités de gouvernance et de sa politique de réconciliation.
Déterminant
« Comme je l’ai toujours dit, ma priorité sont les vingt millions de Malgaches », a-t-il réitéré. Lors de la conférence de presse d’hier, le Chef de l’État a été accueilli par tous les chefs d’institutions et les membres du gouvernement, notamment ceux de la mouvance Ravalomanana.
« Sur le cas de Marc Ravalo­manana, la discussion avec le Président de la République a débuté depuis un certain temps. Laissons-la suivre son cours », a déclaré Roland Ravato­manga, chef de délégation de la mouvance de l’exilé d’Afrique du Sud. Il a néanmoins martelé que la priorité de sa formation politique reste le retour au pays de son leader. Le ministre de l’agriculture semble toutefois plus conciliant dans ses propos.
Le ton complaisant de ses partisans pourrait être justifié par le fait que le lobbying de leur leader semble être dans l’impasse, face aux congratulations internationales en cascade à l’endroit du président Rajaonari­mampianina. Devant la presse hier, le locataire d’Ambohi­tsorohitra a affirmé qu’il n’y a aucun problème entre lui et Andry Rajoelina, ancien Chef de la Transition. Mettre en pointillé le retour au pays de Marc Ravalomanana pourrait être, pour le Président de la République, une manière de garder une relation saine avec l’ancien numéro un de la Transition et ses partisans regroupés au sein du Mapar. La plupart des membres de cette plateforme restent en effet réticents au rapatriement de l’ancien Chef d’État.
Dans la conjoncture actuelle, il est clair que le président Rajaonarimampianina a la tête ailleurs, la mise en place de son gouvernement déterminera de la suite de son mandat. Non seulement la teneur de la coopération de Madagascar avec ses collaborateurs étrangers sera conditionnée par la composition du nouvel Exécutif, mais aussi la configuration de l’arène politique. « Mon gouvernement reflètera la réconciliation nationale, tant dans sa composition que sa méthode de travail », a affirmé l’homme fort de la République. Pour cela, il devra trouver un consensus pour une cohabitation de ses partisans et ses adversaires.
Garry Fabrice Ranaivoson

Retour de Ravalomanana – Le Président déçoit Brian Currin

Brian currin avocat de ra8 1Vers un nouvel échec   Dans une lettre adressée à Sindiso Ngwenya, Secré­taire général du COMESA (Marché Commun de l’Afri­que Orientale et Australe), Brian Currin, l’avocat de Marc Ravalomanana a abordé la question du retour à Mada­gascar du dernier Président de la Troisième République. Dans cette lettre, cet avocat sud-africain a confié une partie de la discussion entre les deux hautes personnalités malgaches lors de leur rencontre en Afrique du sud. C’était le 24 mars en Afrique du sud en marge de la cérémonie d’investiture de Jacob Zuma, Président sud africain.
« Avec l’ancien Président, j’ai rencontré le Président Rajao­narimampianina. Il croit qu’il a le droit absolu et le pouvoir de bloquer le retour à Madagascar du Président Ravalomanana…Pendant cette rencontre avec le Président Rajaonari­mam­pianina à Sandton, non seulement il a rejeté des arguments légaux sur l’attribution du passeport de l’ancien Président et son retour, mais il a aussi refusé de s’engager pour résoudre ensemble ces problèmes », a écrit Brian Currin, traduit de l’anglais.
Le retour à Madagascar de Ravalomanana est l’un des sujets chauds qui ne semblent pas préoccuper Rajao­nari­mampianina.
Cul-de-sac
À maintes reprises, il a indiqué que ce n’était pas encore le bon moment pour que le fondateur du parti Tiako i Madaga­sikara (TIM) retrouve la Grande Île. Ce dernier l’a quittée en 2009 suite au coup d’État dirigé par Andry Rajoe­lina, maire d’Anta­nanarivo à l’époque.
Force est de reconnaitre que Marc Ravalomanana a beaucoup misé sur le nouveau régime Rajaonari­mampianina pour pouvoir rentrer à Madagascar. Aussi fier qu’il est, l’ancien Chef d’État malgache a fait profil bas pour reconnaître la victoire du nouveau Président face à son candidat lors de la Présidentielle de 2013.
Mais cette stratégie semble inefficace vu l’évolution de la conjoncture politique locale, particulièrement le sujet du retour de Ravalomanana à Madagascar.
Pour certainement signifier à Ravalomanana que son retour n’est pas une priorité, le locataire d’Iavoloha n’a pas répondu à la demande d’audience de Brian Currin lors de son passage dans la Grande Île, la semaine dernière. « Je suis déçu du fait que le Président a ignoré ma demande la semaine dernière », s’est plaint cet avocat sud-africain. En effet, Rajaonarimam­pianina avait confié à Iavoloha que Brian Currin faisait office d’interlocuteur entre Ravalo­manana et lui.
En difficulté, le camp Ravalomanana fait un pas en arrière. Dorénavant, elle remet le cas Ravalomanana aux institutions étrangères, cette fois-ci, le COMESA. « Il a besoin d’être poliment informé : le retour de l’ancien Président est inscrit dans la législation internationale, locale et la Feuille de route. Il peut l’initier à tout moment. La Feuille de route oblige le gouvernement à prendre toutes les mesures pour la sécurité des exilés qui décident de retourner à Mada­gascar », a proposé Brian Currin dans cette même lettre adressée au SG de la COMESA.
Lova Emmanuel

Noëline Ramanantenasoa :« J’ai pardonné à Ravalomanana »

Noeline ranmanantenasoa min justiceNoëline Ramanantenasoa, ministre de la Justice, s’est exprimée à cœur ouvert, mercredi, en exclusivité, sur les séquelles que le régime Ravalomanana lui avait laissées, ainsi qu’à sa famille. Avant d’être jeté en prison, son époux, Emilson, gouverneur de Fianaran­tsoa à l’époque de Didier Ratsi­raka, était la cible d’une véritable chasse à l’homme une fois Marc Ravalomanana arrivé au pouvoir en 2002 (voir crise malgache de 2002). L’ancien Président Marc Ravalomanana, condamné à perpétuité par la justice malgache pendant la période transi­toire à propos de la tuerie du 7 février 2009 devant le palais d’Ambohi­tsorohitra, est actuellement en exil en Afrique du Sud. De l’eau a coulé sous les ponts et la famille Emilson est dorénavant en position de force par rapport à Marc Ravalomanana. La ministre évoque par la même occasion la reforme apportée à la Justice.
• Y-a-t-il réellement une coopération entre la Justice malgache et son homologue sud-africaine concernant le cas de Marc Ravalo­manana  ?
– Comme vous le savez, l’association des victimes des événements du 7 février 2009 a déposé une plainte auprès de la Justice sud-africaine contre Marc Ravalomanana. La Justice sud-africaine nous a demandé de lui fournir des explications sur la modalité du procès de Ravalo­manana en 2009. Ceci se fait par canal diplomatique. Autrement dit, elle fait parvenir sa demande auprès du ministère malgache des Affaires étrangères. Celui-ci envoie ensuite cette demande à notre ministère. Le procès de Ravalomanana est un dossier classé clos. Maintenant, nous sommes obligés de le réexaminer pour satisfaire cette demande de la Justice sud-africaine. Cette coopération ne signifie en aucun cas que l’on va refaire le procès de l’ancien Président. C’est juste à titre informatif.
• L’avocat de Ravalo­manana a demandé un nouveau procès pour son client. Est-ce faisable  ?
– J’en ai déjà discuté avec l’avocat de Ravalomanana. Je lui ai dit que ça ne sert à rien d’insister sur la conformité ou non de la modalité du procès de son client car, cela ne nous amène à rien. Je lui ai fait savoir que j’attendais plutôt de sa part, donc, de la part de Ravalo­manana, à ce que l’on parle de réconciliation. Je lui ai dit que s’il insistait sur le procès de Ravalomanana, je lui demanderais son avis si les procès (politiques) entre la période (de crise) 2002 et 2003 étaient justes ou non.
• N’y-a-t-il aucun moyen pour annuler ce procès  ?
Une fois prononcé, un verdict judiciaire demeure. Dans notre cas, en 2002, mon mari a purgé sa peine de prison. Mais seul un verdict judiciaire peut effacer un autre. Sinon, il y a la Grâce présidentielle ou une amnistie.
• Vous venez d’évoquer la réconciliation nationale. Avez-vous pardonné à Marc Ravalomanana  ?
– Mon époux avait déclaré en 2003, alors qu’il se trouvait encore en prison, qu’il avait pardonné à Ravalo­manana. En tant que chrétien, cela aggrave la plaie si on ne pardonne pas à la personne qui nous a fait du mal, particulièrement chaque fois qu’on revoit cette personne. Person­nellement, je lui ai pardonné depuis longtemps en dépit des malheurs que ma famille et moi avions vécu à son époque. Actuellement, sans la moindre rancune, les juges qui avaient pris en main le procès de mon époux travaillent avec moi en tant que collègues. Quelques uns d’entre eux me demandent même des services que je n’ai pas refusés, comme je l’ai fait à mes autres collègues. Quand on pardonne, il faut le faire avec sincérité. Je souhaite seulement que de part et d’autre (du côté de Ravalomanana et du leur), on reconnaisse notre faute et notre erreur. Quand vous le faites, vous êtes pardonné. On ne devrait pas faire comme si de rien n’était sinon on revivra ce que l’on a vécu dans notre histoire politique ces dernières décennies. À mon avis, après avoir crevé l’abcès, le pardon réciproque effectué, il faudra ériger une stèle en commémoration de la réconciliation nationale. Chaque fois que la génération future la verra, elle s’apercevra que les Malgaches ne devraient plus s’entretuer, s’entredétruire et ne plus piller les biens d’autrui.

• Pendant la période transitoire (2009-2013), on a dénoncé l’amalgame entre Justice et politique au niveau de votre ministère ?  Que feriez-vous pour redorer le blason de votre institution  ?
– Je ne le crois pas… c’est votre propre constatation des faits. Nous, techniciens du ministère, avons toujours privilégié le principe de la continuité quel que soit le Prési­dent du pays. Sous le régime Ravalomanana, j’étais rattachée au service de vulgarisation des services juridiques. Sous Rajoelina, j’étais dans la direction de la promotion des intégrités. Je n’ai jamais vu que politique et Justice étaient mélangées, quel que soit le régime en place. Actuellement, au poste de ministre, je poursuis les efforts fournis par mes prédécesseurs pour améliorer la Justice malgache. Il faut admettre que certains magistrats ne sont pas très corrects dans leur travail. Raison pour laquelle les gens manquent de confiance en la Justice. Plusieurs étapes dont l’élaboration d’un code d’éthique, entre autres ont été déjà faites dans le cadre de cette amélioration. Précédemment, le thème véhiculé par le ministère était « Comment redorer le blason de la Justice   ». Mainte­nant, C’est « Redevabilité des juges. Juges, n’oubliez pas que vous êtes des fonctionnaires. Votre responsabilité est sacrée et vous travaillez pour le peuple ». Des résultats concrets ont été observés dernièrement.
• Qu’en est-il du Conseil pour la magistrature malgache (CSM)  ?
– Le projet de loi sur le CSM est présenté à la session extraordinaire de l’Assemblée nationale en cours. On a tout fait pour le présenter lors de la session ordinaire mais cela n’a pu être fait étant donné que bon nombre de détails dans ce projet de loi étaient revus à plusieurs reprises. On a essayé de recueillir au maximum les avis des concernés. Raison de ces amendements fréquents du texte.
Propos recueillis par Lova Emmanuel

nouvelles tractations autour du retour de Ravalomanana

Te hody

Le retour de l’ex-Président malgache, Marc ravalamonana, dans son pays fait de nouveau la Une des journaux locaux. Une réunion du GIS-M, pendant laquelle le sujet a été abordé, s’est tenue hier à huis clos, à Ankorondrano.
 

Le retour de Marc Ravalomanana, l’ex-Président malgache exilé en Afrique du Sud, continue de défrayer la chronique sur l’île Rouge. « Le retour de Marc Ravalomanana n’est pas pour demain », mais selon l’ambassadeur de la République sud-africaine à Madagascar, « des tractations sont en cours entre l’Union africaine, la SADC, l’Afrique du Sud et le gouvernement malgache à propos du retour de Marc Ravalomanana ». Selon le diplomate, Ravalomanana et l’actuel Président malgache, Hery Rajaonarimampianina, doivent discuter et définir ensemble les conditions de ce retour d’exil.

Et même si personne n’est contre le retour de l’exilé, comme l’affirme la ministre des Affaires étrangères, Arisoa Lala Razafitrimo, voilà cinq ans que Ravalomanana n’a toujours pas pu faire son grand retour. Mais la chef de la diplomatie malgache prévient toutefois qu’aucune personne n’est au-dessus de la loi et ne peut être exempte de poursuites judiciaires pour des allégations de crimes dont elle est accusée. Indirectement, elle invite l’ex-Président déchu à réfléchir par deux fois avant de vouloir rentrer dans son pays.

En réalité, Madagascar n’est pas prête à accueillir son exilé. Arisoa Lala Razafitrimo l’avoue à demi-mot en précisant que le gouvernement est en train d’installer la stabilité politique. Un avis partagé par le chef du gouvernement qui a précisé que la démocratie et la stabilité sur l’île sont encore fragiles et que les autorités ne peuvent s’autoriser des imprudences qui risqueraient de tout ébranler, rapporte Madagascar-tribune.com. Toutes les conditions ne seraient pas réunies pour assurer un retour paisible de Ravalomanana au pays. En bref, le gouvernement craint un risque de trouble dû ou provoqué par ce retour.

Réunion à huis-clos du GIS-M

Pour sa part, la représentante de l’Union africaine a signifié l’incompétence du Groupement international de soutien pour Madagascar (GIS-M) qui s’est réuni à huis clos, ce mercredi, à l’hôtel Ibis d’Ankorondrano. C’est durant cette réunion que la ministre malgache des Affaires étrangères a déclaré à propos de Ravalomanana : « Il faut se demander ce qu’il apportera au pays s’il vient à rentrer à Madagascar. Si on estime que son retour pourrait créer des troubles, est-il nécessaire d’y insister », a-t-elle souligné.

Lors de cette session à huis clos, la Communauté internationale a rappelé à la partie malgache que des points de la feuille de route attendent toujours d’être appliqués, a confié une source à L’Express de Madagascar. Les discussions ont tourné autour du cas des exilés, de l’indém­nisation des victimes de la crise de 2002 et 2009, a confirmé Hawa Ahmed Youssouf, représentante de l’Union africaine.

Cette dernière a d’ailleurs indiqué que personne ne pouvait empêcher un ressortissant malgache à rentrer chez lui. « Des conditions sont encore à remplir, mais ça n’empêche pas le retour des exilés politiques », a-t-elle mis en exergue.

Ravalomanana a toujours exprimé le souhait de rentrer au pays. Mais la date programmée de son retour reste encore, à ce jour, un grand mystère, et ce, malgré le soutien qu’il a apporté au candidat vainqueur de la récente Présidentielle, Hery Rajaonarimampianina, après la défaite de son candidat. Un soutien qu’il a récemment réitéré lors de son intervention téléphonique à la presse locale.

Ravalomanana menace le régime Rajao : "Ne nous poussez pas à bout"

L’ex-Président malgache, Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud, a menacé le régime Hery Rajaonarimampianina. Il réclame son passeport afin de regagner au plus vite Madagascar et réintégrer la politique.
 

Le retour de Marc Ravalomanana continue de faire couler beaucoup d’encre. Depuis sa terre d’exil en Afrique du Sud, l’ex-Président malgache s’est insurgé contre les tergiversations du régime de Rajaonarimampianina sur son retour au pays. Il met en garde le gouvernement de Roger Kolo sur les risques qu’il fait courir au pays en fermant les yeux sur ce qu’il a convenu avec le Président Hery Rajaonarimampianina.

Lors d’une conversation téléphonique, samedi, avec les partisans de chez Magro Behoririka, Ravalomanana a publiquement partagé son indignation face aux difficultés qu’il rencontre pour récupérer son passeport. Or, l’ex-dirigeant, exilé depuis 2009 suite à la crise politique, estime que son absence de Madagascar a assez duré et que son retour assurera la stabilité politique. Un point de vue partagé par quelques économistes issus de l’Ecole nationale d’Administration (ENA) de Paris, qui ont mis en exergue les performances économiques de l’île Rouge avant la crise de 2009, note le journal malgache en ligne Tribune.com. Le taux de croissance étaient en effet de 7% en 2008 alors qu’il était négatif en 2002 avant l’élection de Ravalomanana.

Le gouvernement opposé à son retour

Ce dernier estime qu’il est temps pour lui d’apporter son savoir-faire au pays. Et pour ce faire, il n’a pas hésité à menacer le régime Rajaonarimampianina. « Ne nous poussez pas à bout », a-t-il déclaré.

Lors d’une réunion en juillet dernier du Groupement international de soutien pour Madagascar (GIS-M), la ministre malgache des Affaires étrangères, Arisoa Lala Razafitrimo, avait déclaré à propos de Ravalomanana : « Il faut se demander ce qu’il apportera au pays s’il vient à rentrer à Madagascar. Si on estime que son retour pourrait créer des troubles, est-il nécessaire d’y insister », avait-t-elle souligné.

Marc Ravalomanana désavoué par son propre camp ?

Les membres du parti de Marc Ravalomanana ne semblent pas vouloir cautionner les menaces émises par ce dernier, samedi, à l’encontre du pouvoir en place. Ils invitent à apaiser les tensions.
 

Après la sortie de l’ex-Président malgache, Marc Ravalomanana, samedi, pour dénoncer et menacer le régime Rajaonarimampianina, son propre parti, Tiako i Madagasikara (TIM), a pris la décision, lundi matin, lors d’une conférence de presse à son siège à Bel’Air, de calmer le jeu. Le président du TIM, Solofonantenaina Razoarimihaja, a annoncé contre toute attente un rapprochement entre son parti et celui du Président en place.

« Un accord devrait être honoré. Faites ce qu’il y a de mieux pour arriver à cette fin. Il faut qu’ils voient ensemble de près le fond des problèmes par un débat politique », a-t-il affirmé avant de souligner que « nous n’avons pas encore reçu de consigne particulière après cette déclaration du Président Ravalomanana ». Le président du TIM a d’ailleurs fait savoir que son parti a la même idéologie que le régime actuel, selon Lexpress.mu, et qu’il ne songe pas à basculer dans l’opposition. Le parti de Ravalomanana semble vouloir privilégier la voie pacifique pour régler le conflit et permettre à l’ancien Président de revenir sur l’île Rouge.

« Ne nous poussez pas à bout »

Le ton est bien loin de celui employé samedi dernier par Ravalomanana. L’ex-Président en exil en Afrique du Sud avait menacé le régime Rajao afin que son passeport lui soit restitué et qu’il fasse son grand retour au pays. « Notre patience a des limites. Ne nous poussez pas à bout et à faire ce que nous n’avons pas envie de faire car, cela pourrait vous coûter cher », avait-il lancé lors d’une conversation téléphonique avec ses partisans.

Selon Guy Rivo Randrianarisoa, le porte-parole de la mouvance Ravalomanana, le passeport sera remis à leur leader le 20 août.

Ravalomanana négocie-t-il avec Washington son retour à Madagascar ?

L’ex-président malgache en exil en Afrique du Sud, Marc Ravalomanana, a rencontré, ce week-end, le chargé d’affaires américain Eric Wrong. Le but de cette entrevue est restée secrète, mais, selon certaines sources, les débats ont tourné autour du retour à Madagascar de Ravalomanana.
 

Marc Ravalomanana ne veut pas être oublié en Afrique du Sud, et il le fait comprendre. L’ancien président malgache, en exil depuis 2009 au pays arc-en-ciel, a rencontré, ce week-end, le chargé d’affaires américain Eric Wrong. Le but de cette rencontre n’a pas été dévoilée, mais selon le journal Newsmada qui se base sur des « sources concordantes », les discussions auraient tourné autour du retour au pays de l’ancien chef d’Etat.

En dépit de son soutien au régime de Rajao, Marc Ravalomanana se voit, aujourd’hui encore, contraint de séjourner en Afrique du Sud, sans passeport. Ces derniers jours, ce dernier a multiplié les sorties médiatiques pour dénoncer sa situation. Et pour cause, la réconciliation nationale sur l’île rouge, suite à la crise politique de 2009, doit permettre le retour de Ravalomanana.

Mais dans plusieurs déclarations récentes, les autorités malgaches ont estimé qu’ils étaient encore tôt pour envisager ce retour. Lors d’une réunion qui s’est organisée à huis clos, mercredi 9 juillet, par le Groupement international de soutien pour Madagascar (GIS-M), la ministre malgache des Affaires étrangères, Arisoa Lala Razafitrimo, a déclaré à propos de Ravalomanana : « Il faut se demander ce qu’il apportera au pays s’il vient à rentrer à Madagascar. Si on estime que son retour pourrait créer des troubles, est-il nécessaire d’y insister », a-t-elle souligné.

Rencontre Ravalomanana-Wong – Des intérêts réciproques évoqués

Eric wongLes États-Unis n’abandonnent pas l’ancien président Marc Ravalomanana. Pour autant, ils veulent entretenir une bonne relation avec le régime Rajaonarimampianina.

Pile et face. Eric Wong, chargé d’affaires de l’Am­bassade des Etats-Unis a confirmé avoir rencontré l’ancien président Marc Ravalomanana en Afrique du Sud le 9 août. « Cette rencontre était inscrite dans mon agenda. D’ailleurs, en provenance de Washington, j’étais obligé de faire escale en Afrique du Sud ce qui a facilité notre rencontre », a-t-il souligné hier en marge de la célébration de la fête de l’indépendance indonésienne, à Ivato. Au menu de cet entretien, l’application de la Feuille de route, particulièrement son article 20. « Il ne faut pas oublier que certains articles de cette directive de sortie de crise ne sont toujours pas appliqués », a-t-il souligné. Cet article 20 stipule le retour à Madagascar de tous les exilés politiques.
Ce n’est pas la première fois que Washington insiste sur le retour de Marc Ravalo­manana dans la Grande Île. Cette rencontre entre Eric Wong et l’ancien locataire d’Ambohitsorohitra confirme une fois de plus les bons liens entre les deux parties. Le Chargé d’affaire américain a confié que « cet entretien en Afrique du Sud était pour l’intérêt de l’un et de l’autre » sans donner plus de précision. L’intérêt de Ravalo­manana est simple et déjà connu : son retour à Madagascar. Quand à celui des États-Unis, il demeure assez complexe. On peut toutefois estimer que cela devrait avoir un lien avec la nouvelle politique américaine en Afrique. « Ouvrir un nouveau chapitre sur la relation entre l’Afrique et les États-Unis », avait indiqué Grant Harris, Conseiller spécial du Président Barack Obama et Directeur général des Affaires africaines de son administration. C’était lors d’une radio-conférence, tenue il y a quelques jours au Centre de presse d’Antsakaviro. Autrement dit, Washington voudrait tenir et maintenir une bonne relation avec le régime Rajaonarimampianina. Ce serait sans aucun doute leur principal intérêt. Ce qui pourrait également expliquer le silence radio observé par Marc Ravalomanana ces derniers temps alors qu’il n’avait cessé de tacler le régime en place avant cette rencontre avec Eric Wong.
« Aucun deadline »
Interrogé si cette rencontre de 9 août peut se traduire par une alliance sans faille de Washington avec Marc Ravalomanana, Eric Wong a répondu que le Président Barack Obama avait également reçu le Président Hery Rajaonarimampianina à Washington (lors du sommet Etats-Unis-Afrique début août). Bref, les Etats-Unis maintiennent sa bonne relation avec Ravalomanana sans toutefois compromettre sa politique en Afrique, particulièrement à Madagascar.
Cependant, même si les Etats-Unis soutiennent le dernier Président de la troisième République, ils ne veulent pas exprimer la pression au régime en place. Raison pour laquelle, ils n’émettent aucun deadline sur le retour à Madagascar de Marc Ravalo­manana. « Ce genre de décision appartient à la SADC », a précisé Eric Wong.
« Le retour de Ravaloma­nana est un problème qui demande une intention particulière car c’est une affaire en suspens de la Feuille de route. Tout le monde admet toutefois que cela ne se fera pas pour demain », a indiqué de son côté Gert Johannes Gobler, ambassadeur sud-africain à Madagascar, toujours en marge de la célébration de la fête d’indépendance indonésienne à Ivato. Puis de souligner que la SADC, dont l’Afrique du Sud est l’un des pays ténors, n’a fixé aucun deadline aux autorités malgaches sur ce retour de Ravalomanana. Il a toutefois affirmé que cela nécessite une discussion entre Ravalo­manana et Rajaonari­mampianina et nécessite également une issue politique. « Nous souhaitons que ce dialogue se poursuive »,
a-t-il conclu. Marc Ravalo­manana et Hery Rajaonari­mampianina se sont déjà rencontrés en mai en Afrique du Sud. La relation entre les deux est tendue depuis quelques semaines. Ravalo­manana a accusé son homologue de ne pas avoir respecté ses engagements.

LA SADC PERSISTE SUR LA FEUILLE DE ROUTE

À l’issue de son 34e sommet à Zimbabwe, la SADC a exhorté l’ensemble des acteurs politiques malgaches à adhérer à la Feuille de route et d’assurer sa mise en œuvre intégrale. Par ailleurs, elle a réaffirmé son engagement à soutenir Madagascar dans le cadre des processus de dialogue, de réconciliation et de reconstruction nationale. Par la même occasion, elle a également appelé la Communauté Internationale à soutenir le processus de développement engagé par la Grande Île.

Lova Emmanuel

Ravalomanana jubile après une rencontre avec la SADC

Le retour de Marc Ravalomanana est-il, cette fois-ci, à l’ordre du jour ? Une rencontre a eu lieu, lundi, entre une mission de la SADC et l’ex-Président exilé. Et à en croire ce dernier : l’heure est venue de rentrer au pays.

La rencontre entre une mission de la SADC et Marc Ravalomanana, lundi à Pretoria, se voulait pourtant discrète. Les émissaires de cet organe régional se sont entretenus avec les ex-chefs d’Etats et le président de la République de Madagascar. Si les différentes personnalités de la Grande île ont préféré garder le silence après cette rencontre, l’ancien président en exil en Afrique du Sud s’est au contraire empressé de commenter la réunion de lundi.

« Seul mon retour d’exil est la solution à cette crise », a-t-il annoncé. Et d’ajouter : « La SADC fera son possible pour que cela se fasse dans les plus brefs délais ». Pourtant, aucune information en ce sens n’a été communiquée par les membres de la mission de la SADC. D’ailleurs, la réunion n’est pas encore terminée, de nouvelles rencontres sont au programme afin de faciliter la réconciliation nationale à Madagascar, dont le retour au pays de Marc Ravalomanana. Mais d’après Newsmada, l’indiscrétion de ce dernier « pourrait remettre en cause le processus de sortie de crise ».

Un retour jugé précoce

Le retour du Président exilé, à maintes reprises annoncé, est toujours en suspens. En effet, dans plusieurs déclarations récentes, les autorités malgaches ont estimé qu’il était encore tôt pour envisager ce retour. Le Pasteur Edouard de la mouvance Zafy Albert a dénoncé les atermoiements du dirigeant actuel, Hery Rajaonarimampianina, et de son gouvernement. Il les accuse de clamer partout la réconciliation nationale tout en la bloquant. Ce militant du Comité de réconciliation nationale (CRN) a rappelé que la feuille de route prévoit notamment le retour des exilés politiques, dont celui de Ravalomanana, mais aussi la libération de tous les prisonniers politiques. Selon Tabera Randriamanantsoa, un autre leader du CRN., c’est pour cette raison « que les bailleurs et investisseurs hésitent à concrétiser les aides et financements annoncés », rapporte Madagascar-tribune.

Marc Ravalomanana déroute ses partisans

lundi 6 octobre 2014, par Bill

Intervenant ce samedi 4 octobre 2014 sur la place du Magro, Marc Ravalomanana a déclaré le retrait de son appui et de son soutien au régime Hery Rajaonarimampianina. Il n’a cependant pas appelé les membres de sa mouvance qui évoluent dans les institutions de la Quatrième République à déposer leur démission. Il n’a pas non plus appelé les députés de la mouvance Ravalomanana à prendre position et à diriger l’opposition parlementaire. Déçu par les comportements du gouvernement qui lui a retiré son passeport et par l’hypocrisie manifeste de ses membres, selon ses termes, il leur retire sa confiance. D’après l’exilé d’Afrique du Sud, il n’y a plus aucun espoir pour qu’il rentre au pays et d’ailleurs, ajoute-t-il, les bailleurs de fonds sont sceptiques quant à la crédibilité et à la volonté de ce régime à cheminer vers la véritable démocratie. Marc Ravalomanana déclare entre autres qu’il va rencontrer prochainement le président sud-africain, Jacob Zuma. Contrairement aux déclarations de certains qui y voient un recours ou un appel au secours pour qu’il puisse rentrer au pays, Marc Ravalomanana précise qu’il va discuter de développement et de conjoncture politique à Madagascar.

Comme pour rassurer ses fidèles partisans de chez Magro Behoririka, l’ancien président réitère qu’il va venir : « ho avy aho ! » ; est-ce une menace ou un mot d’ordre ? En tout cas, Marc Ravalomanana avait dans une précédente intervention téléphonique averti, qu’il est prêt à rééditer 2002. Le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, Roland Ravatomanga, ministre de l’Agriculture du gouvernement Roger Kolo, pour sa part est embarrassé et déclare attendre des notifications précises sur le sujet. Quant à Guy Rivo Randrianarisoa qui avait conduit une délégation auprès de Marc Ravalomanana en Afrique du sud, il est injoignable étant sans doute à l’extérieur.

Ravalomanana opposant

mardi 7 octobre 2014, par Léa Ratsiazo

« Je ne suis pas au courant », dit le Président Rajaonarimampianina. Lors de son intervention en direct au Magro ce dernier week-end l’ancien Président Ravalomanana a confirmé sa décision de ne plus soutenir le régime actuel et son basculement vers le camp de l’opposition. Questionné sur ce sujet lors de sa visite à Antsiranana hier 06 octobre, le Président de la République Hery Rajaonarimapianina a répondu qu’il « n’est pas au courant ». Ce qui est improbable selon les observateurs. S’il n’est pas vraiment au courant, c’est que ses conseillers et ses proches ne font pas vraiment leur travail. Il est plus vraisemblable qu’il soit au courant mais ne sachant pas que répondre aux journalistes sans entraîner trop de polémiques, il s’est défilé en attendant une prise de décision.

Cela fait deux semaines que l’ancien président Marc Ravalomanana a annoncé sa décision de ne plus soutenir ce régime. Le 04 octobre dernier, il a même précisé qu’il est déçu d’avoir apporté son appui à ce régime qui ne tient pas sa parole et est hypocrite et qu’il est temps de changer maintenant.

Le ministre du camp Ravalomanana, Roland Ravatomanga aurait dû démissionner depuis cette annonce car il n’aurait plus sa raison d’être au sein du régime, mais comme tout politicien qui a obtenu une place, il n’a rien fait. Il se contente de ne pas répondre aux questions des journalistes sur le sujet. Comme le ministre du camp de Ravalomanana n’a pas démissionné, il est fort probable qu’il ferait partie des ministres non reconduits lors du prochain remaniement annoncé comme imminent.

La mouvance Ravalomanana exige la démission de ses ministres

jeudi 9 octobre 2014, par Léa Ratsiazo

Lors de la manifestation des partisans de Ravalomanana au Magro Behoririka ce 08 octobre, les membres et militants de la mouvance de l’ancien Président ont exigé la démission du gouvernement actuel des ministres issus de leurs rangs. Ils s’attendaient au départ volontaire de ces ministres mais comme cela ne s’est pas fait, ils l’exigent publiquement. Selon les orateurs de Behoririka, l’ancien Président donne libre choix aux ministres mais les militants réclament le départ pur et simple de l’exécutif.

Quant aux députés, ils n’ont pas l’obligation de démissionner, étant des élus, mais ils devront quitter les groupes parlementaires qui soutiennent le régime et se déclarer officiellement opposants. L’ancien Président et les militants sont unanimes sur ce point. Ils lancent également des appels aux autres groupes politiques pour rejoindre les rangs de l’opposition.

Les partisans de Ravalomanana lors de cette réunion font remarquer que finalement les élections n’ont pas résolu la crise et que le régime n’a pas du tout tenu parole. Au contraire, les problèmes se sont accentués au niveau sécuritaire, social et économique et la feuille de route n’est même pas mise en œuvre dans son intégralité.

Comme il était maintes fois évoqué ici, depuis la déclaration officielle de l’ancien Président Ravalomanana de son basculement dans le camp des opposants, les membres de l’exécutif issus de son rang auraient dû tout de suite déposer leurs démissions. On attend la réaction des responsables politiques concernés d’ici quelques jours après cette revendication publique des militants.

En fait il n’y a plus qu’un ministre issu officiellement des rangs de la mouvance Ravalomanana, en la personne de Roland Ravatomanga, ministre de l’Agriculture.

RETOUR DES EXILÉS

Signature feuille de routeLes partis politiques malgaches ont signé en septembre une "feuille de route" visant à rétablir l'ordre constitutionnel après près de trois années de crise, suite au renversement de M. Ravalomanana par le maire de la capitale Andry Rajoelina, en mars 2009.

Le texte, qui évoque une amnistie, envisage le retour des exilés "sans conditions". Mais s'il prévoit bien celui du président déchu, une "note explicative" a été ajoutée, qui précise que le terme "sans conditions" ne suggère et n'implique pas "une exonération de poursuites judiciaires".

Or Marc Ravalomanana a été condamné à trois reprises par contumace depuis qu'il a quitté le pouvoir, dont à une peine de travaux forcés à perpétuité pour la mort d'une trentaine de manifestants devant le palais présidentiel en février 2009.

EXÉCUTION DU MANDAT D'ARRÊT

"Il va y avoir une exécution du mandat d'arrêt. C'est une décision de justice, on ne peut pas se permettre de ne pas l'exécuter", a réagi le général Richard Ravalomanana (un homonyme), en charge de la sécurité pour la province d'Antananarivo, à l'annonce du retour de l'ancien président.

"Il y aura un dispositif d'arrestation qui va dépendre de la situation, et un dispositif de la gestion de la foule car il y a eu un appel à un attroupement", a ajouté le général, reconnaissant "des risques d'accrochages" avec ses partisans, mais précisant que les forces de l'ordre seront déployées dans la capitale pour éviter tout incident.

"Ce serait une erreur grave si j'étais arrêté à Madagascar", a rétorqué Marc Ravalomanana. "Je n'ai rien à craindre, je n'ai rien fait de mal, a-t-il répété à plusieurs reprises vendredi, notant qu'il était absent lors des faits, en 2009. Il y a eu un procès par contumace conduit par un tribunal fantoche, je n'étais pas là, et j'ai demandé à plusieurs reprises une enquête indépendante", a-t-il expliqué.

CANDIDAT À LA PROCHAINE ÉLECTION

"Je rentre à la maison pour faire la paix, pas la guerre", a souligné le président déchu, qui dit reconnaître désormais l'autorité de transition – dirigée par Andry Rajoelina – mise en place par la feuille de route à Madagascar, même s'il se considère toujours comme le chef de l'Etat "démocratiquement élu".

Marc Ravalomanana a une fois de plus dit qu'il comptait se présenter à la prochaine élection présidentielle, dont la date n'a pas encore été fixée. En cas de réélection, celui qui a été renversé parce que son régime devenait trop autocratique a notamment promis liberté de la presse et liberté d'expression.

L'ancien président malgache Marc Ravalomanana est de retour à Madagascar

« Rendez-vous à Faravohitra » avait promis l’ancien Président Ravalomanana à ses partisans quand il était intervenu en direct au Magro Behoririka samedi 11 octobre dernier. Sa femme Lalao Ravalomanana était présente à la manifestation. « Ne vous rassemblez pas, mais je serais de retour la semaine prochaine, rendez-vous directement à Faravohitra » avait-il dit. Il est vrai que c’était la énième promesse de retour mais cette fois ci c’était la bonne.

5 ans et 7 mois (moins 4 jours) après son départ de Madagascar, l’ancien Président Ravalomanana est de retour au pays dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 octobre. La journée d’hier était riche en évènements pour la capitale malgache. Le fil des évènements du 13 octobre 2014 :

Marc Ravalomanana est rentré cette nuit à Antsirabe

Lundi 13 Octobre 2014

 

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C'est un événement politique : l'ancien chef de l'Etat malgache Marc Ravalomanana est de retour au pays, après cinq ans d'exil. (source : rfi.fr)
 

Il vivait en Afrique du Sud depuis son renversement en 2009. Il est arrivé ce lundi matin à Antananarivo, à bord d'un avion privé affrété par la SADC, l'organisation régionale de développement.

Marc Ravalomanana est rentré dans la nuit de dimanche à lundi à Madagascar. Une information donnée par plusieurs de ses proches, dont le chef de sa délégation, puis très vite confirmée par une première courte apparition publique. Devant son domicile, l'ancien président s'est adressé à des partisans.

Arrivée discrète par avion

C’est par un avion privé que l’ancien président est arrivé de Johannesburg, où il vivait en exil depuis son renversement en mars 2009. Toujours selon ses proches, il était accompagné d’éléments de la SADC, la Communauté d’Afrique australe, organisation médiatrice dans la crise politique malgache depuis cinq ans.

Marc Ravalomanana avait annoncé plusieurs fois son retour. Il avait même tenté de prendre l’avion par deux fois, mais les autorités l’en avaient empêché. Ses partisans s’étaient à l’époque rassemblés pour l’accueillir. Il y avait eu de grands attroupements aux abords de l’aéroport. C'est finalement en catimini qu’il est rentré chez lui ce lundi.

Le calme à Antananarivo

Samedi dernier, lors du meeting hebdomadaire de ses partisans, il était intervenu par téléphone. Il leur avait annoncé un retour imminent, mais leur avait dit de ne pas se rassembler. C’était sans doute l'une des conditions de son retour ; qu'il ne s’accompagne pas de troubles, ce que craignaient les autorités jusqu’à présent.

Ce lundi, la situation est calme dans la capitale malgache. On s’attend néanmoins à un rassemblement des partisans de Marc Ravalomanana dans l’après-midi, devant son domicile.

N.R.

Le régime s’en prend à Jean-Marc Koumba

Koumba2L’affaire du retour en catimini de Marc Ravalomanana le lundi 13 octobre dernier fait encore de vagues. Jean-Marc Koumba, ancien garde du corps de l’ancien président, reconverti en homme d’affaires dans le tourisme à Antsirabe, vient d’être interpellé par les forces de l’ordre. L’Allemand est soupçonné d’avoir participé et facilité le retour de Marc Ravalomanana.

Le régime cherche à tout prix des têtes à faire tomber après avoir été impuissant et ridiculisé devant le retour très discret de Marc Ravalomanana le lundi 13 octobre dernier à Antananarivo. Jean-Marc Koumba, ancien garde rapprochée de l’ancien président et de sa femme ultérieurement, vient d’être interpellé vendredi par les forces de l’ordre, faisant actuellement l’objet d’enquête autour de ce retour de son ancien patron à Madagascar. Jean-Marc Koumba a été emmené à la brigade criminelle de Fiadanana, vendredi dernier, selon de sources concordantes, pour audition de la section de recherche criminelle de la gendarmerie. Il aurait été soupçonné d’avoir participé à ce retour en catimini, insupportable pour le régime, de Marc Ravalomanana. Mais Jean-Marc Koumba nie en bloc les accusations portées contre lui. Il aurait défendu que sa personne n’ait guère quitté sa demeure le jour où Marc Ravalomanana avait débarqué au pays. 20 employés de son Hôtel à Antsirabe auraient confirmé la même version.
Après avoir quitté les fonctions de sécurité rapprochée d’une personnalité, Jean-Marc Koumba se lance dans les affaires. Il gère avec sa femme un hôtel dans une banlieue d’Antsirabe. Il s’installe depuis presque une décennie dans cette ville avec sa famille et n’apparaît plus auprès d’une quelconque personnalité politique. Cela aurait servi facilement de mobile pour les enquêteurs d’interpeller cet ancien proche de Marc Ravalomanana dans le cadre de l’enquête autour de son retour au pays. Le jeudi 16 octobre dernier, certaines presses de la capitale avaient relayé une information émanant du service de communication de la gendarmerie selon laquelle un avion suspect aurait atterri à l’aérodrome d’Antsirabe, débarquant un homme transportant un colis suspect qui aurait été Marc Ravalomanana. Mais jusqu’à présent, le régime n’a jamais rendu public les véritables circonstances de l’arrivée de Marc Ravalomanana. La gendarmerie n’a pas confirmé que l’ancien président se trouvait dans le colis suspect. Mais, comme Jean-Marc Koumba habitait dans cette ville, la ligne de mire de la gendarmerie est orientée facilement vers ce ressortissant allemand.
Jean-Marc Koumba conteste son inculpation dans cette affaire. L’ancien garde rapprochée de Marc Ravalomanana a entamé une grève de la fin depuis quelques jours suivant son interpellation, contestant surtout les conditions de sa détention. Les amis étrangers de cet ancien champion des arts martiaux commencent à se manifester après son interpellation sur les réseaux sociaux. Mais, sa femme Lila Koumba Randriambololona, a lancé un appel au calme et à la retenue. On se demande alors, pourquoi l’enquête ne s’adresse pas directement à Marc Ravalomanana, assigné à résidence à Antsirananana sous haute surveillance des forces de l’ordre, afin de savoir quand et comment il est entré dans le pays le lundi 13 octobre dernier. On craint alors des manœuvres sournoises derrière ces interpellations de quelques personnes opérées par le régime en place. Car, de sources concordantes affirmaient que quatre sous-fifres, gardiens et simples employés, de l’aérodrome auraient été arrêtés et jetés en prison suite à cette affaire d’une entrée suspecte d’un avion inconnu à Antsirabe.

Retour a mcarMarc Ravalomanana est rentré dans la nuit de dimanche à lundi à Madagascar. Une information donnée par plusieurs de ses proches, dont le chef de sa délégation, puis très vite confirmée par une première courte apparition publique. Devant son domicile, l'ancien président s'est adressé à des partisans.

Marc Ravalomanana avait annoncé plusieurs fois son retour. Il avait même tenté de prendre l’avion par deux fois, mais les autorités l’en avaient empêché. Ses partisans s’étaient à l’époque rassemblés pour l’accueillir. Il y avait eu de grands attroupements aux abords de l’aéroport. C'est finalement en catimini qu’il est rentré chez lui ce lundi.

Le calme à Antananarivo

Samedi dernier, lors du meeting hebdomadaire de ses partisans, il était intervenu par téléphone. Il leur avait annoncé un retour imminent, mais leur avait dit de ne pas se rassembler. C’était sans doute l'une des conditions de son retour ; qu'il ne s’accompagne pas de troubles, ce que craignaient les autorités jusqu’à présent.

Ce lundi, la situation est calme dans la capitale malgache. On s’attend néanmoins à un rassemblement des partisans de Marc Ravalomanana dans l’après-midi, devant son domicile.

L'ancien président malgache Ravalomanana arrêté après son retour d'exil

Retour a madagascar1"Je suis ici devant vous pour confirmer que je suis bel est bien de retour dans mon pays", a lancé à ses partisans Marc Ravalomanana, vers 06H00 GMT à son domicile d'Antananarivo.

Il a demandé à ses partisans de le protéger au cas où les forces de l'ordre tenteraient de l'arrêter. Marc Ravalomanana a été condamné trois fois sous le régime de "transition" d'Andry Rajoelina, l'ancien maire d'Antananarivo qui l'avait renversé et a dirigé la Grande Ile entre 2009 et début 2014.

Il a notamment été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort d'une trentaine de partisans d'Andry Rajoelina abattus par sa garde le 7 février 2009, devant le palais présidentiel.

La situation ayant changé après les élections démocratiques de décembre 2013, il avait annoncé en juillet qu'il était prêt à comparaître devant une cour malgache pour répondre des accusations portées contre lui.

Après cinq ans d'exil, l'ex-chef d'État Marc Ravalomanana est rentré, lundi, à Madagascar. Condamné par contumace pour la mort d'opposants, il a été arrêté dès son arrivée. La présidence tempère, précisant qu’il a été "mis en sécurité".

Retour a madagascar vavahadyLe pouvoir n’a pas tardé à réagir. Trois heures après la conférence de presse de l’ancien président et quelques heures après l’intervention du directeur de cabinet de la Présidence Henri Rabary-Njaka qui a déclaré que des mesures allaient être prises contre ce dernier, 40 éléments des forces de l’ordre composés notamment d’hommes du GSIS ont procédé à une arrestation rapide à Faravohitra. Les éléments des forces de l’ordre ont dispersé à coup de grenades lacrymogènes les personnes qui se rassemblaient en dehors du domicile de Marc Ravalomanana avant de tirer à balles réelles sur la porte d’entrée. A l’intérieur, les hommes armés et cagoulés ont forcé les gens qui s’y trouvaient à s’allonger sur le sol avant de « prendre » l’homme qu’ils cherchaient. L’ancien chef de l’Etat n’a pas fait de résistance contrairement aux deux éléments de sa sécurité que les forces de l’ordre ont violemment agressés.

Condamnation. Alors que l’ex-exilé d’Afrique du Sud était détenu au « Toby Ratsimandrava » à Andrefan’Ambohijanahary, son avocat Désiré Randrianarivelo a tenu à Faravohitra une conférence de presse pour dénoncer une « arrestation illégale » et la « violence » avec laquelle cette arrestation a été effectuée. « Les forces de l’ordre n’étaient pas munis d’un mandat. Par ailleurs, on a bafoué le statut d’ancien chef d’Etat dont dispose Marc Ravalomanana. Et encore, Marc Ravalomanana est privé de son droit d’être assisté par ses avocats durant son audition. », a déploré Désiré Randrianarivelo qui a été immédiatement contredit au cours de la même conférence de presse par Benja Andriamihanta de la CENI-T, un autre juriste de la Mouvance Ravalomanana, pour qui l’arrestation de l’ex-exilé d’Afrique du Sud a été faite dans le respect de l’Etat de droit et que l’ancien président n’a pas été arrêté, mais mis en sécurité.

Cohabitation. Après son audition au « Toby Ratsimandrava » qui a duré deux heures hier, Marc Ravalomanana a été conduit dans un endroit jusqu’ici inconnu. Il serait en ce moment placé en résidence surveillée, mais on ne sait pas où. A Mantasoa ou à Ambatolampy ? A Arivonimamo ou à Manjakandriana ? Nos dernières informations indiquent que l’ancien président est placé en résidence surveillée à Arivonimamo. Quel que soit l’endroit de cette résidence surveillée, la communauté internationale ne peut pas rester indifférente au sort de l’ancien président. D’ailleurs, si ce dernier a pu rentrer hier à Madagascar, c’est parce que des organisations régionales comme la SADC et des pays comme la France (Quai d’Orsay), les Etats-Unis, l’Allemagne, la Norvège, l’Afrique du Sud…y auraient contribué de près ou de loin. Jusqu’ici, le régime de Hery Rajaonarimampianina considère Marc Ravalomanana comme son adversaire politique. Mais jusqu’à quand ? Pour certains observateurs politiques avertis, une alliance Ravalomanana-Rajaonarimampianina n’est pas à exclure. Cette alliance pourrait se matérialiser par une cohabitation au sein d’un gouvernement. Dans ce cas, Andry Rajoelina serait le grand perdant.

L’ancien président malgache Marc Ravalomanana a été arrêté, lundi 13 octobre, quelques heures seulement après son retour dans son pays, rapporte l'AFP. Marc Ravalomanana avait été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort d'une trentaine de partisans d'Andry Rajoelina, l'ancien maire d'Antanarivo. Ce dernier l'avait renversé, puis avait dirigé l'île entre 2009 et début 2014.

Des gendarmes l’ont interpellé à son domicile après avoir dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes, selon la radio privée Free FM. "Une quarantaine d'éléments des forces spéciales ont forcé le portail du domicile du président, en tirant sur la serrure", a précisé à l'AFP une source proche de l’ancien chef d'État, qui a préféré rester anonyme. "Le président a été emmené, maintenu par deux éléments cagoulés."

La présidence malgache rejette toutefois cette version et affirme que Marc Ravalomanana n’a pas été interpellé, mais placé en lieu sûr pour le protéger. "Monsieur Marc Ravalomanana n'a pas été arrêté. Il n'a pas été emprisonné. Il est mis en sécurité contre les menaces de toutes sortes", a déclaré le président actuel Hery Rajaonarimampianina lors d’une conférence de presse, précisant que l'ordre public était en jeu.

Un retour surprise

Retour a madagascar2Pour la première fois depuis 2009, Marc Ravalomanana est rentré à Madagascar, dans la nuit de dimanche à lundi, depuis l'Afrique du Sud où il s'était exilé. Selon la présidence malgache, cette fin d’exil n’était pas programmée et a été faite en toute illégalité. "Le régime actuel déclare qu'on ne lui a pas demandé son avis et qu'il n'est pas au courant du retour au pays de l'ancien président Marc Ravalomanana", a déclaré le directeur de cabinet du président Hery Rajaonarimampianina sur l’antenne de la radio nationale.

Les conditions de ce retour sont pour l'instant assez floues. "On l'a appris ce matin, alors qu'il était déjà chez lui. Ce n'était pas prévu", explique Gaëlle Borgia, la correspondante de France 24 à Madagascar. "On ne sait pas comment il est rentré. Il a refusé de répondre à cette question. Il n'a pas voulu qu'on lui demande ni quand, ni comment il était rentré. Il a juste dit qu'il est rentré sans passeport et que c'était plus ou moins avec le concours des autorités sud-africaines. La présidence malgache a déclaré de son côté qu'elle n'était pas au courant."

Le site de RFI rapporte pour sa part qu'il est arrivé "à bord d'un avion privé affrété par la SADC, l'organisation régionale de développement", qui est médiatrice dans la résolution de la crise politique malgache.

"Je suis ici pour soutenir la paix et la démocratie" 

Déclaration de SEM Hery Rajaonarimampianina concernant le retour au pays de l’ancien Président Marc Ravalomanana

"Mes Chers Compatriotes, L’ancien Président Marc Ravalomanana est arrivé ce matin à Antananarivo. Il n’a pas estimé nécessaire d’en informer au préalable le Gouvernement tout comme il n’a pas cru utile de solliciter de l’Administration une autorisation quelconque.

Madagascar est un Etat de droit. J’ai déjà déclaré tant à la population malgache qu’à l’ensemble de la Communauté Internationale que le retour de Monsieur Marc Ravalomanana doit obligatoirement figurer dans le processus de réconciliation nationale et se réaliser uniquement dans le cadre de ce processus.

Certes, tout citoyen malgache doit pouvoir circuler librement. Cependant, le cas de Monsieur Marc Ravalomanana est particulier dés lors qu’il s’agit de sa protection personnelle et de la sécurité publique qui requierent des dispositions spécifiques.

Il ne m’a pas appelé, il ne m’a pas contacté. Les termes de son propos lors du point de presse qu’il a organisé dans la matinée illustrent ses intentions et sa volonté réelles, dont notamment l’absence de toute considération à l’endroit du choix du peuple. Il n’a pas hésité à pousser ce dernier à verser dans l’illégalité (au non-respect de la loi).

Mes Chers Compatriotes,

Nous avons choisi la Démocratie, nous devons défendre cette Démocratie. Nous ne pouvons donc pas accepter de tels dérapages. J’ai pris mes responsabilités de Chef d’Etat et continuerai à le faire dans un souci de protéger l’ordre public. Je remercie ceux, d’ici ou de l’étranger, qui ont d’ores et déjà désavoué totalement et condamné le comportement de Monsieur Ravalomanana.

Les Forces de l’ordre ont décidé de prendre leurs responsabilités. Monsieur Ravalomanana Marc n’a pas été arrêté. Il n’est pas emprisonné. Il est mis en sécurité contre les menaces de toutes sortes. En assurant néanmoins rester dans le registre de l’apaisement, nous ne céderons pas face aux provocations de toutes parts.

Mes Chers Compatriotes,

J’aimerai dire à tous mon attachement à la réconciliation nationale. J’y ai travaillé durant plusieurs mois. C’est dans ce cadre que je reste disponible à toutes discussions mais dans le respect du peuple malgache et de la paix sociale. J’appelle ainsi les uns et les autres à rester calme et demeurer dans l’unité nationale pour permettre au Gouvernement de résoudre en toute sérénité ce problème."
 

Retour de Ravalomanana : Une nouvelle donne politique s'ouvre

Lakroan'i Madagasikara : Publié par Babany C. le 2014-10-15 10:20:00

Ravalomanana est arrivé. On aurait aimé fredonner la chansonnette “Zorro est arrivé, sans se presser…”. Une bonne fin quand Zorro est là. Malheureusement, pour l’instant le retour de Ravalo n’augure ni une stabilité ni une belle fin.

L’arrivée incognito de Marc Ravalomanana ce lundi 13 octobre bouscule le microcosme politique. Pris au dépourvu, les partisans de Ravalo n’ont pas pu s’organiser pour protéger leur “Dada”. Les responsables de l’AV7 (Association des Victimes du 7 février 2009) sont restés sans voix. Le Ministère de la Justice n’a pas bougé. On sait combien les anciens responsables tant de l’EMMO-Reg que la Ministre de la Justice ont été directs et ont fait savoir que si Ravalomanana mettait les pieds à Madagasikara il serait immédiatement arrêté pour faire valoir une décision de Justice. Les responsables en place n’ont pas daigné faire connaître leur avis.
 

Communauté internationale

Ravalomanana a vécu pendant ces dernières années en Afrique du Sud. La logique voudrait que les responsables d’Afrique du Sud connaissent la sortie de Ravalomanana du territoire sud-africain. L’ambassadeur Sud-Africain, à Antananarivo, a été reçu par la Ministre des Affaires Etrangères. Démarche normale en diplomatie. Aucun écho n’en est sorti. On susurre que l’Ambassadeur aurait affirmé que les dirigeants Sud-Africains ne sont pas concernés par ce retour inopiné de Ravalomanana. Langage diplomatique ? Faut-il croire que les frontières de la République de l’Afrique du Sud sont aussi des passoires ?

Les diplomates en place à Antananarivo, formant le GIS-M, se sont réunis d’urgence ce lundi 13 octobre. Aucun communiqué n’en est sorti. Cela illustre la difficulté que représente le cas Ravalomanana. Face à ces silences, les supputations vont bon train. “On dit que” le départ a été facilité pour mettre le pouvoir malagasy au pied du mur. Le déblocage des fonds est conditionné par l’application totale de la Feuille de Route. Le retour des exilés politiques fait partie de ces conditions (et ultérieurement la libération des prisonniers politiques). Comme le président Hery Rajaonarimampianina semble traîner des pieds, Ravalomanana a été catapulté pour accélérer la réconciliation.

Y a pas à dire l’ombre de la Communauté Internationale plane toujours dans le fonctionnement au quotidien de la vie politique, économique et sociale de Madagasikara.

Les nationaux

Le retour inopiné de Ravalomanana bouleverse la donne politique. Le Groupe parlementaire TIM se déclare Groupe parlementaire d’opposition. Cela dame le pion à tous les opposants qui se sont déclarés auparavant. Cela change le paysage politique au sein de l’Assemblée nationale surtout à la veille de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire axé sur le budget 2015. Cela fragilise la place du PM et de son équipe et par ricochet le pouvoir de Hery Rajaonarimampianina. Les négociations sont désormais ouvertes pour trouver une nouvelle majorité au sein de l’Assemblée Nationale. Le MAPAR va-t-il accepter de travailler avec ce qui reste du PMP ? On imagine mal le MAPAR s’allier avec le groupe parlementaire TIM.

Les tractations seront encore plus vives avec les communales et les municipales. On remarque que les réactions des partis politiques tardent et arrivent au goutte à goutte. Comme si la peur au ventre étreigne nos politiciens. Même au sein de la Mouvance Ravalomanana les réactions tardent. Les partisans de Ravalo sont divisés entre attentisme (prudence) et action immédiate (frustration).

Réconciliation

Depuis l’exil de Ravalomanana on a affirmé que la réconciliation est conditionnée par la présence effective des dirigeants (quatre durant la Transition : Rajoelina, Ravalomanana, Ratsiraka, Zafy ; et cinq après la Transition avec le président Rajaonarimampianina). Ravalomanana est de retour. Les animateurs pour une réconciliation (FFM, CRN…) se frottent les mains. Tous les ingrédients sont réunis pour terminer leur travail. Tous… sauf l’union des réconciliateurs ! Le FFKM se trouve encore aux abonnés absents. Notons que la prise de position du FJKM se penchant du côté de Ravalomanana, vice-président du Bureau National du FJKM, risque de constituer un frein à la participation du FFKM aux travaux de réconciliation.

La donne a changé. Beaucoup d’éléments demeurent incontrôlables. On ignore la position réelle de l’armée. Unie ? Si oui, derrière qui ? Le responsable de l’EMMO-Reg Analamanga déclare qu’il ignore qui a donné l’ordre d’action du GSIS et consorts. Cela nous donne la division qui règne dans ce milieu. Les militaires anti-Ravalo vont-ils rester les bras croisés ? Un politicien a récemment révélé que les camions de Ravalomanana sont entre les mains de certains hauts-gradés ! On n’est pas sorti de l’auberge !

Le retour de Ravalomanana (comme son départ) montre une fois de plus que nos frontières sont perméables. Son retour réussira-t-il à rouvrir les plaies ou au contraire à les fermer ? C’est ce dernier qu’on souhaite à ce pays qui mérite mieux que ce qu’apportent les politiciens actuels.

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Marc Ravalomanana : Arrivé à 17h à Diégo après plusieurs escales, il a passé la nuit à l’Amirauté

15 octobre 2014

Le traitement infligé à l’ancien président a compromis les négociations sur le déblocage de fonds par la Banque mondiale pour Madagascar.

La destination finale de l’hélicoptère militaire portant l’immatriculation 5RMOL qui a transporté d’Antananarivo à 12h30 l’ancien président n’est pas encore fixée par le régime en place. Et ce, malgré le fait que le Conseil des Ministres d’hier matin aurait décidé de refouler Marc Ravalomanana en Afrique du Sud. En effet, après son décollage d’Antananarivo, l’Alouette militaire a immédiatement rejoint l’aéroport d’Amborovy, Mahajanga. Après cette escale majungaise, l’hélico se serait ravitaillé en 350 litres de kérosène à Antsohihy où la prochaine destination  a fait l’objet des vives discussions en haut lieu. Anjajavy (entre Mahajamba et Port-Berger) ou Anosilava (Analalava) ? Finalement, l’hélico transportant l’ancien président aurait mis le cap sur Diégo Suarez. L’appareil aurait atterri à l’aéroport d’Arrachart hier à 17h. Marc Ravalomanana aurait été immédiatement embarqué dans une voiture Mercedez qui l’a amené à la résidence présidentielle Amirauté où il a passé la nuit hier.

Sous haute sécurité. D’après nos sources, ce n’est qu’une énième escale. L’ancien président serait transféré dans un autre endroit ce jour. Quoi qu’il en soit, l’arrivée de Marc Ravalomanana à Diégo Suarez a fait l’objet d’une forte mobilisation militaire. Les hauts responsables militaires au niveau de la région Diana se sont réunis hier de 17h à 19h. Cette réunion aurait été convoquée par des membres du gouvernement en charge du maintien de l’ordre qui se trouveraient à Diégo depuis hier matin. Une source bien informée indique que la résidence Amirauté est placée sous haute sécurité depuis hier. Des blindés seraient postés pas loin du bâtiment. Notre source dévoile que Morondava serait la prochaine destination avant l’Afrique du Sud. Chose curieuse, la communauté internationale se tait devant cette situation qui risque de compromettre une sortie de crise apaisée pour la Grande Ile. Des membres de cette communauté internationale ont tenté de trouver un consensus sur le cas de l’ancien président, mais ils auraient échoué.

Etat de santé. Hier, la famille de Marc Ravalomanana a haussé le ton pour condamner ce que le pouvoir est en train d’infliger à ce dernier. « Nous allons porter plainte. », a annoncé sa femme Lalao qui veut avoir une rencontre avec le président Hery Rajaonarimampianina pour parler du cas de son mari. Le fils Tojo Ravalomanana n’a pas caché ses inquiétudes sur l’état de santé de son père : « Papa a plus de 60 ans. Il a besoin de prendre tous les jours des médicaments. Ce qui n’est pas le cas depuis son arrestation. » En tout cas, la famille de l’ancien président appelle à une vraie réconciliation nationale. Reste à savoir si le régime en place dira non à cet appel.

R. Eugène 
 

Madagascar : réactions à la situation suite au retour de Ravalomanana

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La Communauté internationale a réagi, à travers des communiqués relayés mercredi par ses représentations à Madagascar, au retour surprise de l'ancien président malgache Marc Ravalomanana, qui s'était exilé en Afrique du Sud depuis plus de cinq ans.

La présidente de la Commission de l'Union Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a déclaré mercredi qu'elle "regrette l'animation par l'ancien Président Ravalomanana d'une conférence de presse quelques heures seulement après son retour, et condamne fermement les propos qu'il a tenus à cette occasion".

"Ce retour s'est effectué sans concertation ni avec les autorités malgaches ni avec la Communauté de développement de l' Afrique australe (SADC)", a-t-elle précisé. Elle a souligné que la remise en cause de la légitimité des institutions malgaches, issues d'élections libres et démocratiques et dont les résultats ont été reconnus par l'ensemble de la communauté internationale, y compris l'UA et la SADC, est "une provocation inadmissible".

De son côté, l'ambassadeur de l'Union Européenne à Madagascar, Antonio-Sanchez Benedito Gaspar, dans un communiqué, a affirmé avoir partagé la position de l'UA.

L'action unilatérale de M. Ravalomanana et les propos qu'il a tenus "compromettent les acquis démocratiques obtenus à la suite d'un long et difficile processus de sortie de crise appuyé par la communauté internationale, y compris par l'UE", selon le communiqué de l'UE.

L'UE "soutient pleinement les institutions élues démocratiquement et elle est prête à continuer à appuyer, en tant que partenaire privilégié de Madagascar, leurs efforts de développement et redressement économique", dit le communiqué.

La France, à travers une déclaration du porte-parole du Quai d' Orsay relayée par son ambassade à Madagascar, déclare "soutenir la position très claire exprimée par l'UA, qui a condamné les propos tenus par l'ancien président Ravalomanana après son retour à Madagascar sans accord politique ni concertation".

Le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis à Madagascar, Stephen C. Anderson, a "réaffirmé le soutien du gouvernement américain envers le gouvernement élu de manière démocratique à Madagascar, dirigé par le président Rajaonarimampianina".

Le diplomae américain a aussi souligné "l'importance de la réconciliation politique nationale comme étant essentielle si l'on veut que Madagascar parvienne à la stabilité politique et le développement économique qui permettront d'améliorer la vie du peuple Malagasy".

Dans leur prise de position, l'UA, l'UE, la France et les Etats- Unis ont mis l'accent sur les principes d'apaisement et de réconciliation nationale.

Rentré d'Afrique du Sud lundi, Marc Ravalomanana s'est montré en public à son domicile à Antananarivo, déclarant que "j'étais président en exercice quand j'ai quitté le pays, maintenant que je suis de retour, le peuple malgache sait ce qu'il a à faire".

Peu après cette conférence de presse, les éléments du Groupe de sécurité et d'interventions spéciales (GSIS) malgache et de l'Etat- Major Mixte Opérationnel de la Région (Emmo-Reg) l'ont emmené. Le président Rajaonarimampianina a soutenu, dans une déclaration à la nation, que M. Ravalomanana n'a pas été arrêté ni emprisonné mais a été mis en sécurité contre les menaces de toutes sortes.

Selon une déclaration de la primature malgache publiée sur son site internet, l'ancien président est en bonne santé et qu'il est placé dans un lieu bien sécurisé et convenable.

Marc Ravalomanana, âgé de 63 ans, a été élu président malgache lors de l'élection présidentielle en décembre 2001 et réélu en décembre 2006. Suite à une vague de protestation antigouvernementale déclenchée en décembre 2008, par le maire d'Antananarivo de l'époque Andry Rajeolina, il a été contraint de quitter le pouvoir sous la pression des militaires en mars 2009 et de s'exiler en Afrique du Sud.

Madagascar a été géré depuis lors par un pouvoir de transition ayant à sa tête Andry Rajoelina, non reconnu par la communauté internationale. Sous la médication de la SADC, le pays a tenu les élections en décembre 2013.

M. Ravalomana a tenté en vain, à plusieurs reprises, de rentrer dans son pays. Fin

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Source: Agence de presse Xinhua
 

Soutien à Hery Rajaonarimampianina

L’Union Africaine, la France et les États-Unis ont tour à tour affiché leur soutien à Hery Rajaonarimampianina à travers leurs déclarations respectives.
« Il appartient aux autorités malgaches de traiter cette affaire dans le respect du droit malgache et dans l’esprit d’apaisement et de responsabilité qui a prévalu jusqu’ici, en lien avec les organisations régionales compétentes, la Communauté de développement des États d’Afrique australe, l’Union africaine et la Commission de l’Océan Indien », a annoncé la France.
De son côté les États-Unis avancent que « au cours de conversations avec des dirigeants politiques Malagasy, Stephen Anderson, Chargé d’Affaires de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, a réaffirmé le soutien du Gouvernement américain au gouvernement élu de manière démocratique à Madagascar, dirigé par le Président Rajaonarimampia­nina ». Un soutien que l’Union Africaine a partagé en saluant le Chef de l’État malgache pour sa manière de gérer la situation actuelle.

Réaction de Didier Ratsiraka : A la mouvance Ravalomanana, refléchissez bien avant de ruer dans les brancars !

A son domicile de Faravohitra, Didier Ratsiraka se réjouit du retour de son rival, mais s’est étonné des provocations de Marc Ravalomanana.

Qui vous dit que Marc Ravalomanana est parti d’Afrique du Sud pour réjoindre Madagascar ?

En tous les cas, Didier Ratsiraka est formel : « Marc Ravalomanana n’est pas arrivé à Madagascar à pied »

La présence de Marc Ravalomanana à Madagascar peut-être une formidable occasion de concrétiser enfin la réconciliation nationale. Donc avant d’élever la voix, avant de tendre la corde, réfléchissons ensemble.

Sylvain Rabotoarison Président de la FFM :

En réaction au retour de Marc Ravalomanana, le président du FFM indique qu’il s’agit d’une occasion de déclencher la mise en œuvre de la réconciliation nationale. Cette réconciliation commencera par les chefs d’Etat malgaches pour se répandre au niveau de la société.

Toutes les conditions sont réunies pour mettre en œuvre la réconciliation, selon Sylvain Rabotoarison, Président du FFM. A présent que tous les hefs d’Etat, anciens et présents sont sur le territoire national, la mise en œuvre de cette réconciliation sera plus aisée.

Sylvain Rabotoarison a salué le discours de Hery Rajaonarimampianina dans lequel il indique qu’il accorde un attachement à la réconciliation nationale. Le Chef d’Etat a également avancé qu’il est ouvert à toute discussion dans le cadre de cette réconciliation.

La FJKM condamne…

L’Église protestante calviniste malgache a condamné la violence et la brutalité avec lesquelles Marc Ravalo­manana, actuel vice-président de la FJKM, a été interpellé hier dans sa demeure à Faravohitra. Dans une déclaration à la presse, elle organisera pour demain un culte œcuménique à la FJKM d’Andrianarivo en vue de soutenir l’ancien Chef d’État malgache.

….Me Randrianarijaona aussi
Désiré Randrianarijaona, avocat de Marc Ravalo­manana a estimé que les éléments des forces de l’ordre qui ont interpellé Marc Ravalomanana à Faravohitra n’ont présenté ni mandat d’arrêt ni mandat d’amener. Il a également souligné qu’il dispose du statut d’ancien Chef d’État, il a le droit au respect. Il n’est pas non plus une personne condamnée.

Mapar garde le silence
Jean Brunelles Razafi­tsiandraofa, Président du groupement parlementaire Mapar, a indiqué que les membres de Mapar d’Andry Rajoelina se sont convenus de s’abstenir de tout propos concernant les événements d’hier. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de cette plateforme pro-Rajoelina, hier, dans l’après-midi.

Randriamanantsoa : « La réconciliation nationale est en danger »
Tabera Randriamanan­tsoa, Président du Comité pour la réconciliation nationale (CRN), craint les suites de cette arrestation de Marc Ravalomanana. « Les autorités auraient dû le laisser tranquille à Faravohitra si elles se souciaient réellement de sa sécurité. Quels que soient les propos du Président Hery Rajaonarimampianina, sa décision d’interpeller Ravalomanana ne nous mènera nullement vers l’apaisement. Au contraire, cela entrave le processus de réconciliation nationale »,
a-t-il souligné.

Andry Rajoelina : Le silence est assourdissant du côté de l’ancien Président de la Transition Andry Rajoelina. Un silence stratégique ?

Pierrot Rajaonarivelo : « Marc Ravalomanana doit s’engager à respecter toutes les Institutions »
(Midi Madagasikara 17/10/14)
 

Suite au retour inopiné de Monsieur Marc Ravalomanana au pays et devant la cacophonie observée actuellement, le MDM apporte son point de vue qui est libre de toute forme de haine et de fanatisme car faut-il rappeler que son Président a été lui aussi en son temps victime de turpitudes politiciennes.

Midi : Comment voyez-vous le retour de l’ancien Président ?

Pierrot Rajaonarivelo : « La véritable raison de ce retour nous échappe tout autant que ses objectifs mais un fait mérite la réflexion de tous, une non maîtrise de la présence de Monsieur Ravalomanana sur le territoire national risque d’engranger d’énormes problèmes qui replongeraient encore une fois notre pays dans les affres d’une crise aux conséquences incommensurables. Le MDM qui a fait de la lutte contre la pauvreté son leitmotiv, son credo et qui a érigé la misère comme son seul ennemi, apporte ses suggestions afin d’éviter au pays un éternel retour en arrière ».

Midi : Quelles sont ces suggestions?

P. R. : « Que Monsieur Marc Ravalomanana soit libre de ses actes car son expérience, son savoir-faire, ses relations nous seront utiles pour développer réellement notre pays et comme il l’a spécifié lui-même, il est venu pour apporter des solutions à cette pauvreté que vive la grande majorité de nos compatriotes. Mais pour ce faire, il doit s’engager solennellement à respecter toutes les lnstitutions qui existent et ne rien entamer pour mener des actes de déstabilisation par la rue. L’Etat qui en annonçant sa volonté de ne pas l’arrêter et l’emprisonner a fait preuve d’une grande mansuétude, acte auquel le MDM souscrit, devrait alors assurer sa protection, celle de sa famille et de ses biens. Maintenant, si Monsieur Ravalomanana en tant que chef de parti politique joue les règles acceptées de la démocratie pour faire connaître son point de vue sur la marche des affaires de la nation, tant mieux »!

Midi : Et à propos de la réconciliation nationale ?

P.R. : « Afin d’élaguer pour de bon toute forme de suspicion, de doute et de haine, le MDM préconise de tenir dans les plus brefs délais les assises d’une véritable Réconciliation Nationale à l’issue desquelles nous osons l’espérer se dégagera une authentique solidarité nationale pour que notre patrie puisse aller de l’avant et pouvoir véritablement se développer ».

Propos recueillis par R.O

 

Madagascar : l'Union africaine approuve l'arrestation de Ravalomanana

mercredi 15 octobre 2014 / par Assanatou Baldé
 

Retour a madagascar hommes cagoules1L’Union africaine a vivement condamné les propos de Marc Ravalomanana, qui a remis en cause l’élection présidentielle malgache, approuvant la façon dont les autorités ont géré le retour de l’ex-Président malgache, qui a été interpellé par des forces de l’ordre.

A peine de retour depuis lundi à Madagascar, après six ans d’exil en Afrique du Sud, que l’ex-Président Marc Ravalomanana suscite déjà des polémiques. L’Union africaine (UA) l’a en effet condamné, ce mercredi, suite à la remise en cause, lors d’une conférence de presse, de l’élection présidentielle et de la légitimité du Président élu Hery Rajaonarimampianina, soulignant une « provocation inadmissible ».

Selon un communiqué de l’UA, « la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, regrette la tenue par l’ancien Président Ravalomanana d’une conférence de presse, quelques heures seulement après son retour, et condamne fermement les propos qu’il a tenus à cette occasion ». D’après la dirigeante, « la remise en cause de la légitimité des institutions malgaches, issues d’élections libres et démocratiques et dont les résultats ont été reconnus par l’ensemble de la communauté internationale, y compris l’UA et la SADC, est une provocation inadmissible ».

Quant à l’ex-Président malgache, il a été interpellé quelques heures après son arrivée, lundi, à son domicile, où il donnait une conférence de presse. Pour le moment, il est détenu dans un endroit secret. Une mesure approuvée par l’UA qui « s’est réjoui des mesures subséquentes prises par le gouvernement malgache pour gérer la situation ». Les autorités malgaches n’étaient visiblement pas au fait du retour inattendu de Marc Ravalomanana. Il s’était réfugié en Afrique du Sud après avoir été renversé en mars 2009.

MARC RAVALOMANANA EN RESIDENCE SURVEILLEE A ANTSIRANANA

« La vie socio-politique est bouleversée depuis l’arrivée inopinée et l’arrestation de l’ancien président Marc Ravalomanana », titre Tribune. Sa famille a organisé une conférence de presse à son domicile de Faravohitra, sa mouvance a tenu un meeting au Magro Behoririka et le FJKM se mobilise. Marc Ravalomanana a été kidnappé, dénonce son fils Tojo Ravalomanana. Les forces de l’ordre ne disposaient pas de documents officiels pour l’arrêter, précise-t-il, montrant aux journalistes les traces de balles tirées au travers des portes et l’état des huisseries saccagées par les forces spéciales. À ses yeux, ces agissements démontrent le non-respect des droits de l’homme et ne peuvent  être le fait d’un État de droit. Marc Ravalomanana est en bonne santé et bien traité là où il est retenu, déclare le premier ministre Kolo Roger. « Un médecin s’occupe de lui ». « Nous avons entendu parler d’un menace de mort sur la vie de l’ancien président, raison pour laquelle le régime a pris cette mesure » réplique-t-il. Pour un minimum d’apaisement, son épouse, Lalao Ravalomanana, a demandé une rencontre avec Hery Rajaonarimampianina, tandis que son fils Tojo a exigé que sa famille, son avocat et son médecin puissent le voir dans les meilleurs délais afin de vérifier qu’il n’a subi aucune violence et qu’il est bien traité. Tojo affirme que le lieu de résidence surveillée demeure inconnu. Les effets vestimentaires et médicaments qui lui sont  destinés ne lui sont pas encore parvenus.

Les rumeurs les plus folles ont couru sur le lieu où l’ancien président est retenu en secret. Plusieurs villes ont été citées : Arivonimamo, Toamasina, Mahajanga et Antsiranana. Selon plusieurs sources, cependant, Marc Ravalomanana a été placé en résidence surveillée à la résidence l’Amirauté à Antsiranana, un bâtiment de la base aéronavale de ce chef-lieu de région, dans l’extrême Nord du pays. Transporté par hélicoptère, il aurait fait escale à Mahajanga, où il aurait été reconnu par le personnel de l’aéroport, puis à Antsohihy (région Sofia). Le choix d’Antsiranana pourrait s’expliquer par l’éloignement de la ville par rapport à Antananarivo, à plus de deux jours de route. Par ailleurs, probablement du fait de son éloignement, les habitants d’Antsiranana semblent peu sensibles aux « humeurs révolutionnaires », qui trouvent le plus souvent leur source dans la capitale. Des indiscrétions soutiennent que la résidence l’Amirauté aurait été réaménagée depuis quelques jours, suite au récent passage de Hery Rajaonarimampianina. Si cela a été fait dans l’optique que le chef de l’État y séjourne durant son séjour, la réhabilitation n’aurait pas été réalisée à temps. Toutefois, selon L’Express, ce fait pourrait renforcer l’idée que le retour en catimini de Marc Ravalomanana s’est concrétisé suite à un arrangement avec le pouvoir. Même si ce dernier affirme ne pas avoir été informé de ce projet de retour, l’Amirauté comme point de chute aurait pu faire partie des termes de l’arrangement. Le retour au pays de l’ancien président aurait pu constituer un point positif pour le pouvoir mais son interpellation musclée a provoqué l’effet inverse, estime le quotidien.

Des proches de la famille indiquent avoir reçu des informations selon lesquelles les autorités sud-africaines auraient refusé l'entrée sur son territoire d'un aéronef en provenance de Madagascar. Un aéronef dans lequel aurait pris place Marc Ravalomanana. Une information qui n'a pas été commentée par l'ambassade sud-africaine.

Les médias de Johannesburg affirment que l’ambassadeur de l’Afrique du Sud à Madagascar, Gert Johannes Grobler, est en contact régulier avec le président Rajaonarimampianina. Une information confirmée par des sources auprès de la présidence. L’avenir de Marc Ravalomanana serait au centre des discussions. L’Afrique du Sud tenterait de négocier sa libération.

Le ministère de la communication a appelé à la vigilance les stations audiovisuelles de la capitale. « Nous avons le devoir et l’obligation de rappeler aux uns et aux autres la nécessité de respecter les textes en vigueur dans l'exercice de la liberté d'information » indique un communiqué. Il met en garde les médias contre « les propos incitant à la révolte des populations, à la perturbation de l'ordre et de la sécurité publics ».

Le retour de Marc Ravalomanana est révélateur de la vulnérabilité des frontières malgaches, écrit L’Express. « Madagascar est trop vaste, c’est la responsabilité de tous de surveiller ses frontières », a rétorqué Hery Rajaonarimampianina en réponse à la question.

Réactions. Au Magro de Behoririka, les partisans de l’ancien président haussent le ton. Naika Eliane précise que la mouvance est prête à négocier avec le pouvoir pour faire libérer l’ancien président.

Le pasteur Randriamisata du HMF déclare que l’église protestante FJKM est perturbée par l’arrestation et l’emprisonnement en secret de son vice-président. Il menace de rééditer les actions de 2009 et affirme que les actes perpétrés sont opposés à l’esprit de réconciliation et d’apaisement prôné par le régime.

A l’assemblée nationale, le parti TIM qui compte 19 députés annonce qu'il retire son soutien à la majorité présidentielle PMP avec laquelle il avait fait bloc contre le camp Rajoelina. « Nous affirmons publiquement que le groupe parlementaire TIM est le groupement légal de l'opposition à partir de maintenant ». Une dizaine de députés de la mouvance Ravalomanana ont rencontré ses partisans au Magro Behoririka, sous la surveillance des forces de l’ordre. Ils les ont appelés au calme.

Le CRN, fondé par l'ancien président Albert Zafy, condamne l’arrestation. « Comme tout citoyen malgache, Marc Ravalomanana jouit du plein droit de rentrer au pays. Nous condamnons énergiquement toute utilisation de force dans l’interpellation de Marc Ravalomanana qui a été un président élu par le peuple », indique Tabera Randriamanantsoa, secrétaire général du CRN. Il affirme que les conditions pour la tenue du sommet des chefs d’État sont maintenant réunies. L’absence de Marc Ravalomanana était le dernier obstacle à sa tenue. Il demande au FFKM e prendre ses responsabilités pour l’organisation d’un tel sommet.

Le Pr. Raymond Ranjeva, juriste international, « condamne les méthodes utilisées par des éléments de la gendarmerie. (...) [et] tiens à stigmatiser ces actes révélateurs d’une politique et d’une pratique qui portent atteinte aux droits de citoyen, et qui révèlent la nécessité de guérir notre nation de ses maux ».

Le GTT International basé à Genève a adressé une lettre ouverte à la communauté internationale pour lui demander de faire pression pour l'application intégrale de la feuille de route. Il condamne « un enlèvement barbare suivi d'une disparition forcée » et demande à la communauté internationale de faire pression sur le gouvernement pour libérer sans condition l'ancien président et garantir son intégrité physique, le respect des droits civils et politiques, le droit de visite pour sa famille, ainsi que le droit de disposer d'un avocat.

Les membres du GIS-M ont tenu une réunion d’urgence au siège du bureau de liaison de l’UA. Le retour surprise de Marc Ravalomanana n’a provoqué officiellement aucune réaction de la communauté internationale. Il semble toutefois que l’évènement a ait provoqué en son sein une vive agitation. La réunion convoquée au pied levé a fait le plein de diplomates. La communauté internationale se trouve au cœur de la tornade. Elle insistait en effet depuis de longs mois sur la concrétisation entière de la feuille de route. Devant la presse, l’ancien exilé a clairement indiqué que son retour a été possible grâce à l’appui de certains membres de la communauté internationale. L’Afrique du Sud et les États-Unis ont été notamment cités. Une rencontre se serait tenue entre Gert Johannes Grobler, ambassadeur sud-africain et Arisoa Razafitrimo, ministre des affaires étrangères. Cette dernière aurait pu demander des explications sur les soupçons de participation des autorités sud-africaines au retour de l’ancien chef de l’État. Les observateurs estiment cependant, qu’au risque de provoquer un grave incident diplomatique, les membres de la CI ne se seraient pas hasardés dans une telle opération.

L’UA sort de son silence et condamne les propos de Marc Ravalomanana. Après deux jours de silence, la présidente de la Commission a publié un communiqué dans lequel elle « regrette l'animation par l'ancien président Ravalomanana d’une conférence de presse quelques heures seulement après son retour, et condamne fermement les propos qu’il a tenus à cette occasion ». Elle « considère que la remise en cause de la légitimité des institutions, issues d’élections libres et démocratiques et dont les résultats ont été reconnus par l’ensemble de la communauté internationale, y compris l’UA et la SADC, est une provocation inadmissible ». Elle « se réjouit des mesures subséquentes prises par le Gouvernement pour gérer la situation (…) et appelle toutes les parties prenantes malgaches, en général, et les acteurs politiques, en particulier, à faire preuve de retenue et de responsabilité ».

Retour de Ravalomanana : Prétoria ouvre une enquête

La manière avec laquelle Marc Ravalomanana a réussi à quitter l’Afrique du Sud et puis entrer dans le territoire malgache soulève encore beaucoup de questions.

Lors d’une conférence tenue jeudi à Ankorondrano, Gert Johannes Gobbler, ambassadeur sud-africain a réitéré que « ni la SADC et ni le pays hôte (Afrique du Sud) de Marc Ravalomanana étaient au courant du retour prévu de Marc Ravalomanana« . Pour éclaircir une bonne fois pour toute ce mystère, Johannes Gobbler a officiellement annoncé l’ouverture d’une enquête en Afrique du Sud. « Nous sommes troublés. Marc Ravalomanana a résidé sur notre territoire depuis cinq ans. Les autorités sud-africaines vont ouvrir une enquête sur le vol et auprès des responsables des frontières sud-africaines pour découvrir comment il a pu quitter le pays« , a-t-il souligné. Marc Ravalomanana ne dispose pas encore de passeport, le sien étant bloqué au ministère malgache des Affaires étrangères.

De son côté, la partie malgache n’a encore rien annoncé sur cette intrusion de Marc Ravalomanana dans la Grande Île. La Gendarmerie malgache affirme toutefois avoir aperçu le weekend dernier un avion « fantôme » à l’aérodrome d’Antsirabe et soupçonne particulièrement celui-ci d’avoir été celui de l’ancien président.

Effet d’annonce ou réalité? Il est toutefois étonnant d’apprendre que les responsables de l’aérodrome n’ont pu obtenir ni le numéro d’immatriculation de l’aéronef ni intercepté son atterrissage ni empêché son décollage. 

Nomenjanahary

Madagascar: Ravalomanana à Diego Suarez (nord), sa famille autorisée à le voir 

L'ex-chef d'Etat malgache Marc Ravalomanana, arrêté après son retour d'exil et ses attaques visant l'actuel président, est confiné à Diego Suarez (nord) et sa famille a été autorisée à lui rendre visite, a indiqué une ancienne ministre, membre de sa mouvance.

"Je le confirme, la famille Ravalomanana vient de partir pour voir Marc Ravalomanana à Diego", a déclaré à l'AFP l'ancienne ministre de l'Elevage, membre de la mouvance Ravalomanana, Mme Ihanta Andriamandranto.

Le Président Marc Ravalomanana est bel et bien en prison

     Selon les informations recueillies auprès de la délégation ayant effectuée une visite à Diégo, le président Marc Ravalomanana n’est pas en résidence surveillée. Toutes les conditions de sa détention prouvent qu’il est bel et bien en prison. Installé dans une petite chambre toilette et douche à l’intérieur, poignée de la porte condamnée, Marc Ravalomanana ne jouit d’aucune liberté de circuler, de communiquer voire même de sortir de son camp de détention, BANA-Diégo.

     L’heure de visite est fixée entre 9H à 16H. Toutes les personnes qui veulent le rencontrer doivent se plier aux règles d’emprisonnement : fouille complète, aucun téléphone portable, aucun journal. Sa restauration est assurée par un Hôtel situé à proximité du camp.

     Cependant, les informations ont confirmé que Marc Ravalomanana n’a subi aucune maltraitance physique comme on l’a véhiculé dernièrement sur les réseaux sociaux.
     La famille sera de retour demain Vendredi 17 Octobre et tiendra un point de presse relatif à la situation.

Nadia Andriambololonarivo

Madagascar: la femme de l'ex-président appelle les Malgaches à "se lever" pour "libérer" le pays.

(AFP 17/10/14)
 

Lalao appelElle s'exprimait depuis Diego Suarez (nord) où le gouvernement l'a autorisée à voir son mari jeudi. Elle a affirmé qu'il était emprisonné dans des conditions indignes: Ce n'est pas juste, c'est illégal, ce n'est pas digne", a-t-elle dit.

Le gouvernement avait assuré mercredi que M. Ravalomanana, 61 ans, se trouvait "dans un endroit digne de son rang".

"Continuons notre lutte. Laissez sortir Dada (papa, ndlr)", a-t-elle lancé, à la veille d'une manifestation que la mouvance Ravalomanana veut organiser dans la capitale et pour laquelle elle a demandé une autorisation.

"L'usage de la force, de gaz lacrymogène, d'une arme, nous éloigne de la réconciliation nationale", a-t-elle ajouté.

M. Ravalomanana, au pouvoir de 2002 à 2009, a été arrêté à Antananarivo lundi où il est rentré clandestinement après six ans d'exil en Afrique du Sud.

Après des attaques contre l'actuel gouvernement issu des élections tenues fin 2013, ce dernier a décidé de le confiner en raison, selon lui, de menaces de troubles à l'ordre public et pour la vie de l'ex-président.

Guy Rivo, le porte-parole de la mouvance Ravalomanana, a indiqué à l'AFP vendredi que l'ancien chef d'Etat était enfermé dans une chambre sans possibilité de sortir.

Selon M. Rivo, la porte ne peut s'ouvrir que de l'extérieur, et l'ex-président n'a le droit ni à la télé, ni au téléphone, ni à un stylo. Ses repas lui sont préparés à l'extérieur par du personnel hôtelier de la ville.

Sa famille a pu le voir pendant cinq heures mais sans pouvoir déjeuner avec lui, et c'est la seule visite à laquelle elle a eu droit.

"La suite donc c'est de voir comment on peut faire donc pour le sortir de cet isolement, pour le faire rentrer chez lui et assurer sa sécurisation dans sa résidence familiale à Faravohitra (un quartier de la capitale Antananarivo, ndlr). C'est la demande de la famille", a déclaré M. Rivo.

Madagascar : Ban appelle à respecter le droit

(AFP 17/10/14)
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a critiqué les propos tenus par Marc Ravalomanana à son retour à Madagascar et "insisté sur l'obligation de respecter le gouvernement démocratiquement élu et l'Etat de droit", a indiqué jeudi son porte-parole Stephane Dujarric. M. Ban "a pris acte" du retour de l'ancien président malgache et il "rejette les propos remettant en cause la légitimité des institutions issues des récentes élections, que M. Ravalomanana a tenus". Rentré à Madagascar dimanche soir, apparemment à l'insu des autorités, M. Ravalomanana avait donné lundi une brève conférence de presse avant d'être arrêté. Il avait alors déclaré:...
 

L'ex-président Marc Ravalomanana va rester à Madagascar

Manifestation(Belga) L'ex-président malgache Marc Ravalomanana, en résidence surveillée depuis son retour lundi dans le pays, ne sera pas expulsé et sera invité à participer au processus de réconciliation nationale, a annoncé à l'AFP le directeur de cabinet de la présidence Henry Rabary-Njaka.
"Nous ne sommes pas un pays qui va exiler ou expulser ses propres ressortissants. Ce n'est pas du tout dans la mentalité. Il est là et on espère que M. Ravalomanana participe effectivement à ce processus" de réconciliation nationale, a déclaré M. Rabary-Njaka, interrogé sur le sort de M. Ravalomanana, revenu clandestinement à Madagascar en début de semaine.
A propos de la libération de l'ancien chef d'Etat, envoyé à Diego Suarez dans le nord du pays, où il est retenu dans une résidence présidentielle, sans téléphone ni moyen de communiquer avec l'extérieur, le directeur de cabinet a répondu: "Je pense que la situation va évoluer très, très vite ça j'en suis convaincu", sans toutefois annoncer aucune date pour sa libération.
Samedi, une manifestation de 200 à 300 partisans de M. Ravalomanana a été dispersée au gaz lacrymogène par la police à Antananarivo.
(Belga).
 
 
Commentaires (2)

1. Aimée Andriamiseza samedi, 02 Juillet 2016

Bonjour , la photo d investiture du président Marc Ravalomanana est incluse dans le livre" Madagascar l ile occultée" , paru cette année 2016.
Livre d Histoire de 1600 a 2008 sur rois et reines , colonisation , républiques / Edition EDILIVRE .COM
Laic et apolitique

2. Chris vendredi, 07 Février 2014

merci pour ce mémo...Cet Homme est trop grand pour nous, trop bien pour nous, et trop sage pour nous...nous sommes condamnés à rester mal..gaches comme nos colonisateurs souhaitaient...
J'éspère qu'un jou, il rentrera pa la grande porte car quelque part, au fond de cette majorité silencieuse qui ne dit rien, le regret et la nostalgie attendent ce jour en embuscade! Bon courage Ra8, et continue ce mémo, il y a encore plein de choses à dire et l'histoire n'est pas finie

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Date de dernière mise à jour : jeudi, 18 Mai 2017

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